background preloader

Le mème, ou l'art du détournement humoristique sur Internet

Le mème, ou l'art du détournement humoristique sur Internet
Le Monde.fr | • Mis à jour le | Par Damien Leloup Cela peut commencer avec à peu près n'importe quoi. Une photographie, une citation dans une série télévisée, un dessin, une vidéo… Quelque part sur Internet, quelqu'un y ajoute une dose d'humour, parfois absurde, et le tout est largement diffusé, modifié à nouveau, amplifié : un mème est né. Le mot, inspiré du grec ancien, a été inventé par le biologiste et spécialiste du comportement animal Richard Dawkins dans les années 1970. Dans son livre, The Selfish Gene, Dawkins postule que, tout comme les gènes transmettent des caractéristiques biologiques, il existe des éléments culturels qui se transmettent d'une personne à l'autre et sont, là encore comme les gènes, soumis à des mutations. La définition de Dawkins est large, et peut s'appliquer à presque toutes les productions de l'esprit humain. Exemple récent – et encore en cours de développement : l'ours volant.

http://www.lemonde.fr/technologies/article/2012/05/01/le-meme-ou-l-art-du-detournement-humoristique-sur-internet_1693705_651865.html

Related:  geoftocheAutour des mèmesCulture numérique

Le critique culturel est mort. Vive la smart curation! L’avenir de la critique est-il entre les mains des «machines»? Premier épisode de notre série sur l'avenir de la recommandation à l'ère numérique. Cet article de Frédéric Martel pour Slate s’inscrit dans un programme de recherche sur la «Smart Curation» qu’il coordonne à l’université des arts de Zurich (ZHdK) et d’une mission d’expertise du Centre national du livre (ministère de la Culture, Paris). Le « mème » Internet Doge est devenu une marque Cette photo d'un chien japonais, objet de centaines de milliers de détournements en ligne, a été rachetée par une entreprise américaine. Le Monde.fr | • Mis à jour le | Par Grégor Brandy (Journaliste) C'est une histoire tellement absurde qu'elle en devient sérieuse. Il y a quelques semaines, une entreprise du nom d'Ultra Pro International LLC a racheté la photo d'un mème, un élément de la culture Internet. Lire : Le mème, ou l'art du détournement humoristique sur Internet

Curation par algorithme, le rêve déçu de la toute-puissance de la machine Cet article de Frédéric Martel pour Slate s’inscrit dans un programme de recherche sur la «Smart Curation» qu’il coordonne à l’université des arts de Zurich (ZHdK) et d’une mission d’expertise du Centre national du livre (ministère de la Culture, Paris). Il sera repris dans la réédition en poche de son livre Smart, Enquête sur les internets. Retrouvez le premier épisode: Le critique culturel est mort. Vive la smart curation! Retrouvez le troisième épisode: La smart curation est à inventer L’avenir de la critique culturelle est-il entre les mains des «machines»?

Wattpad, le club de lecture en ligne des adolescentes Si vous avez plus de 20 ans, Wattpad ne vous disait probablement rien avant d’apprendre l’existence, début janvier, d’une certaine Anna Todd. Cette Américaine de 26 ans est l’auteure d’After, une fanfiction publiée sur Wattpad, lue par 12 millions de personnes. Depuis début janvier, ce «Fifty shades of Harry Styles» s’arrache en français et en version augmentée sur les rayons des librairies hexagonales. On sait désormais à peu près tout de cette auteure surprise —elle a écrit les 2.500 pages en V.O. avec ses deux pouces, sur son téléphone, elle ne relisait jamais ses premiers jets, elle a un bouledogue français... Voilà pour l’essentiel.

BHL : extension du domaine du mème … capture d'écran du site de l'Elysée Punctum : quelque chose ne va pas dans cette photographie officielle figurant sur le site de l’Elysée. Quelque chose me point, me pique, déchire l’ordre classique de la représentation politique… je souris, ça ne va pas… Est-ce le costume trop sombre pour une tenue de travail ? l’absence de cravate ? Erreur 451 : le nouveau code signalant la censure sur internet Contre le piratage, le terrorisme, pour les intérêts économiques... Ces dernières années de nombreux Etats, dont la France, ont adopté des lois menant à la censure sur internet. Ce n'était pas prévu par les standards... jusqu'à présent. Un nouveau code d'erreur vient effectivement d'être approuvé. Lorsqu'on navigue sur internet, on est parfois confronté à des erreurs, sous forme de codes.

La «smart curation» est à inventer Si les critiques culturels traditionnels sont une espèce en voie de disparition, si les algorithmes peuvent être biaisés et s’ils peinent, en tout cas, à proposer des recommandations réellement pertinentes, il devient nécessaire d’inventer une nouvelle forme de prescription. C’est ce que j’ai choisi d’appeler ici: la «smart curation». Face au talon d’Achille d’Internet –l’abondance–, le retour au modèle traditionnel de la critique n’est plus pertinent. Fait d’êtres de chair et d’os, intrinsèquement lié à la culture analogique ou imprimée classique, ce modèle devient obsolète du fait de son élitisme et de son incapacité à «filtrer» efficacement et rapidement la masse de contenus accessibles. Surtout, il propose une vision unique du «bon goût», prend en compte un nombre réduit de critères et est incapable de fournir des recommandations variées en fonction des parcours, des situations, des niches et –osons le mot– des «communautés» culturelles. Éditorialisation intelligente

Anatomie d'un mythe 2.0 Un webdocumentaire réalisé par Folklore et coproduit par l' Office national du film (ONF) et Le Devoir s'intéresse aux mythes qui naissent en ligne. Prenant la forme d'un essai interactif, Mythe 2.0 s'attarde à la construction du «mème», phénomène viral que Wikipédia définit comme un «élément culturel reconnaissable, répliqué et transmis par l'imitation du comportement d'un individu par d'autres individus». Fondant sa trame narrative sur le clip Tequila Heineken , dont la vidéo captée dans un bar montréalais est devenue un phénomène viral l'an dernier, le documentaire s'intéresse aux étapes qui mènent au mème, de la captation de la scène à sa diffusion massive et sa récupération dans la société. L'idée est née chez les membres de l'agence Folklore lors de la crise étudiante de 2012, où l'écart entre la réalité et l'information sur les réseaux sociaux était flagrant. «Nous nous sommes interrogés sur la culture web du partage et du remix, explique Marc-Antoine Jacques, de Folklore.

Il nous faut des journalistes designers Dans un monde de plus en plus technologique, complexe, changeant, chaotique, le futur de l’information passe désormais par des collectifs d’experts réunis autour d’événements, par de nouveaux formats narratifs visuels, par le design de services – et pas seulement de contenus-- conformes aux besoins d’une société en pleine mutation. Dans cette transition, les journalistes doivent -- s’ils veulent continuer d’avoir un impact sur une société de plus en plus défiante -- accepter des modifications profondes de leur manière de raconter, de faire comprendre le monde, afin de mieux éclairer les citoyens, voire de les inspirer. Ils doivent non seulement utiliser bien plus les outils numériques et les nouvelles technologies, mais aussi accepter de repenser la manière dont ils conçoivent leur rôle, de partager leur mission, de collaborer dans des process qui font leur preuve dans le monde des start-ups.

Related: