
Jérôme Bel se souvient de la Cour d'honneur d'Avignon Le chorégraphe conçoit un hommage au festival fondé par Jean Vilar en conviant des amateurs à raconter leurs souvenirs de spectacles. Des danseurs et des comédiens les illustrent.. Une annonce était glissée dans le programme du Festival 2011. Sur une centaine de témoins, Bel en a recruté quatorze. Ladies first: Virginie Andreu, professeur de collège à Châteauroux, ouvre le spectacle. On frissonne également lorsqu'à la faveur de la nuit, les murs de la Cour laissent fuser leurs fantômes: Vitez et son Soulier de satin, Gérard Philipe en Prince de Hambourg. Dans ce projet qui couvre les années 1947 à 2013, Bel choisit ses citations. Il y a tout dans ce spectacle de Jérôme Bel, sauf ce qui fait la Cour d'honneur et qu'on revit par éclats dans les scènes données par les vrais artistes: la surprise, l'agacement, la démesure, le sentiment pour le public d'être provoqué, emmené ailleurs, poussé dans ses limites. Jusqu'au 20 juillet.
Gina Pane Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre. Pour les articles homonymes, voir Pane. Gina Pane est une artiste française, née à Biarritz le 24 mai 1939 et morte à Paris le 5 mars 1990. Elle est l'une des représentantes majeures de l'art corporel. Biographie[modifier | modifier le code] Née à Biarritz d’un père italien et d’une mère autrichienne, Gina Pane passe une partie de son enfance en Italie. Œuvre[modifier | modifier le code] Analyse de l'œuvre[modifier | modifier le code] Gina Pane distingue elle-même trois périodes dans son évolution artistique : Une première période, de 1968 à 1970-71, où, par ses actions corporelles, elle met en question la relation personnelle à la nature : « Pierres déplacées » (1968), « Terre protégée » (1968-1970) ou "Enfoncement d'un rayon de soleil" (1969). Par la voie du souvenir, de ses actions et par les évidentes références à l'histoire de l'art d'Ucello à Memling, Gina Pane révèle une démarche profondément liée au sacré.
Jérôme Bel tend la main aux spect-acteurs" LE MONDE | • Mis à jour le | Fabienne Darge Avis de recherche. En vue de la pièce qu'il prépare pour la Cour d'honneur du Palais des papes en 2013, Jérôme Bel souhaite rencontrer des spectateurs ayant assisté à un ou plusieurs spectacles dans ce lieu depuis la création du Festival. On est en juillet 2011. Avec Jérôme Bel, c'est un drôle de Tintin du théâtre expérimental qui entre dans la Cour d'honneur. Le théâtre est à la fois le sujet et l'objet des spectacles de Jérôme Bel, homme de... Maurizio Cattelan Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre. Maurizio Cattelan est un artiste italien né à Padoue le 21 septembre 1960[1]. Il vit et travaille à New York. Entretenant une allure recherchée de mythique « ragazzo[2] » italien, il est devenu aujourd'hui une figure majeure de l'art contemporain, un détenteur de records d'enchères dans les salles de vente[3] et un agitateur professionnel. Il est désigné comme « le Buster Keaton de l'art contemporain[5] » ou comme « l'idiot du village » de l'art contemporain[6] ». Biographie[modifier | modifier le code] Gamin des rues, issu d'un milieu populaire, il débute par toutes sortes de petits boulots, mais sans succès et vit licenciement sur licenciement. « La pire période de mon existence. Au début des années 1980, pour occuper son oisiveté, il se met à fabriquer des petits meubles en bois, qu'il tente de vendre, ce qui lui permet d'entrer en contact avec des personnalités du design comme Ettore Sottsass et le groupe de Memphis.
"Cour d'honneur" de Jérôme Bel sur Culturebox: les souvenirs du public d'Avignon | Culturebox Publié le 17/07/2013 à 11H55, mis à jour le 20/07/2013 à 16H02 Une petite annonce "Avis de recherche. En vue de la pièce qu'il prépare pour la Cour d'honneur du Palais des papes en 2013, Jérôme Bel souhaite rencontrer des spectateurs ayant assisté à un ou plusieurs spectacles dans ce lieu depuis la création du festival": la petite annonce, parue pendant le festival d'Avignon 2011, a eu un succès inespéré. Sur la centaine de personnes qui se sont présentées, Jerôme Bel en a choisi 14. © Christophe Raynaud de Lage Je me souviens Ainsi dans le spectacle, tour à tour ils se lèvent, disent leur nom et témoignent. Un projectionniste au cinéma Utopia raconte comme la voix d'Agnès Sourdillon lui avait fait "l'effet d'un citron dans la bouche", et voici que l'actrice s'avance pour jouer quelques vers de "L'Ecole des femmes", et chacun des 2.000 spectateurs imagine un citron. Outre un extrait de "L'École des Femmes" de Molière, des acteurs rejouent les scènes évoqués par les spectateurs.
"Cour d'Honneur" de Jérôme Bel au Festival d'Avignon 2013 | Culturebox Un spectacle sur les spectateurs : découvrez la nouvelle création "participative" de J.Bel, dans la Cour d'honneur. Avec cette nouvelle création, J. Bel questionne la mémoire du théâtre, en s'appuyant sur les souvenirs, sentiments de spectateurs ayant assisté à des représentations données dans la Cour d'Honneur. "J’ai eu l’idée de donner la parole à des spectateurs pour essayer de savoir (…) quelles sont les conséquences des spectacles, de l’art. Réagir Cour d’honneur est un spectacle sur la mémoire du théâtre et un spectacle sur les spectateurs. Chaque pièce de Jérôme Bel est une réflexion sur le fonctionnement de la représentation théâtrale, sur le dispositif théâtral occidental. Un théâtre qui vaut pour tous les théâtres Cour d'honneur, répétition. © Christophe Raynaud de Lage / Festival d'Avignon La mise en scène de véritables spectateurs, qui n’étaient jamais montés sur une scène Dans ce spectacle, "il fallait donner la place qui devait revenir au spectateur : la place d’honneur."
L’insensé « Le spectateur en scène » pourrait résumer le projet de Cour d’Honneur du Palais des Papes, la nouvelle création de Jérome Bel, donnée pendant 2H00, au sein de la cour d’Honneur du Palais des papes, pour cette 67ème édition du festival d’Avignon. Arnaque ? Théâtre dans le théâtre ? Coup magistral ? Faire théâtre de tout ? Mot d’ordre couru et asséné par Antoine Vitez à une autre époque où le théâtre texto-centré « interdisait » d’autres formes ou les maintenait à la marge, c’est en définitive ce leit-motiv qui pourrait servir à définir la proposition de Jérome Bel. Le spectacle pourrait tenir là en son entier, si Bel n’y avait ajouté, au commencement, une figure warlikovskienne, sortie tout droit des voûtes de la Cour (et des Bienveillantes), qui interpelle rageusement, en russe, le public. Vous en aviez le temps, non, depuis 2009, alors que dans le programme vous écrivez que ce travail avait pour objet la « mémoire » ? Le tout à l’ego monologué Faire du théâtre….
Occupy Avignon ! La place du spectateur est un bon sujet de philosophie, et pour une fois le sujet d’un spectacle bien trop politiquement correct: «Cour d’Honneur» de Jérôme Bel réunit dans la Cour d’Honneur du Palais des Papes quatorze spectateurs, leurs souvenirs, et quelques rares artistes. C’est le type même de spectacle qu’on aurait envie d’aimer. Car ils sont courageux, les quatorze spectateurs en pleine lumière, assis sur des chaises sur le plateau de la Cour d’Honneur du Palais des Papes. Leurs paroles sont très belles, toutes singulières. On trouve un peu démagogue le choix de cette parole de spectatrice qui dit pourquoi elle n’est jamais venue dans la Cour d’Honneur, évoque le prix des places, l’arrogance du public cultivé du «In». L’émotion de ces «Je me souviens» est liée parfois à d’immenses spectacles, mais surtout avec un choc, éblouissement ou non. On regrette malgré tout que ces paroles de spectateurs ne soient pas directement confrontées au théâtre lui-même. Odile Quirot
"Cour d'honneur", un drôle de pari et un formidable hommage au théâtre LE MONDE | • Mis à jour le | Par Fabienne Darge Ils sont arrivés simplement sur la scène encore mouillée de pluie, dans leurs vêtements "de ville", ils se sont assis sur les chaises en plastique noir qui constituaient le seul et unique décor. Et ils nous ont regardés, nous, les spectateurs, comme en miroir, eux qui étaient là parce qu'ils avaient été à notre place, il n'y a pas si longtemps encore. C'était le début de Cour d'honneur, le drôle de pari fait par Jérôme Bel, de créer un spectacle dont l'héroïne serait la Cour d'honneur du Palais des papes, ce lieu mythique du théâtre français, et dont les acteurs seraient des spectateurs évoquant leurs souvenirs. Deux heures et des poussières plus tard, on pouvait dire que le pari était plutôt réussi. La réussite tient d'abord au choix des "performeurs" passés de l'autre côté du miroir – ou du "quatrième mur" qui sépare traditionnellement la scène et la salle, et qui n'existe pas, dans les spectacles de Jérôme Bel.