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L’image des irradiés qu’on nous cache

L’image des irradiés qu’on nous cache
En une seule image, OWNI propose un état des lieux global des contaminations provoquées par les installations nucléaires françaises au cours des dix dernières années. La France, par tradition, dissimule ces données chiffrées. Derrière lesquelles tentent de vivre, ou survivre, les fantômes de la contamination. Du point de vue de la santé mentale, la solution la plus satisfaisante pour l’avenir des utilisations pacifiques de l’énergie atomique serait de voir monter une nouvelle génération qui aurait appris à s’accommoder de l’ignorance et de l’incertitude…Rapport de l’OMS de 1955, Cité par Jacques Ellul, in Le bluff technologique, p 294 “Légère irradiation d’un expérimentateur”, “perte de protection biologique dans un local de travail”, “accident de niveau 1 sur une échelle qui en compte 7”. RAS, nucléaire : rien à signaler, pour reprendre le titre du documentaire d’Alain de Halleux. Derrière la froideur technocratique rassurante des rapports de l’ASN, la réalité est plus inquiétante. Related:  risques professionnelsNucléaire

Travailler Mieux Les dépôts radioactifs en Europe Au sein des masses d’air contaminées, les radionucléides non gazeux rejetés lors de l’accident ont été transportés sous forme de particules de l’ordre du micromètre, appelés aérosols. Au fil du temps, ils ont fini par retomber au sol sous forme de dépôt sec et, lorsqu’il pleuvait, de dépôt humide. L’importance des retombées radioactives (dépôts) dépendait des trajectoires des masses d’air contaminées, de la distance parcourue par le panache et de l’intensité des pluies (plus d'information). Distribution des retombées radioactives au niveau du sol Les dépôts recouvrent aussi bien les végétaux, les sols, les eaux de surface mais aussi les surfaces bâties et les lieux de vie. Schéma illustrant les retombées atmosphériques sèches et humides et leur répartition entre le couvert végétal et le sol, ainsi que la redistribution du dépôt humide sous l’effet du ruissellement de l’eau de pluie à la surface du sol. L’importance des dépôts en Europe est variable en fonction de très nombreux facteurs :

Les blessés du nucléaire parlent Voici une cartographie interactive pour découvrir la vraie vie des victimes du nucléaire français. Entre les incidents décrits par l'Autorité de sûreté nucléaire et le vécu des travailleurs du secteur, il y a un gouffre. OWNI a voulu montrer l'envers du décor pour ces salariés et sous-traitants irradiés. Chercher l’humain. L’humain intéresse peu l’industrie du nucléaire. De nos jours, il importe d’aller au-delà d’une communication bien rodée mise en place lorsque la France a fait le choix du tout-nucléaire qui consiste à dire que tout va bien. Les rapports ont tous un point commun : ils mettent l’accent sur la seule atteinte corporelle – avec les biais que l’on sait (lien)- , traduisant une vision réductrice de la santé au travail. L’approche sociologique de la santé au travail, sous-jacente au risque d’irradiation et de contamination nucléaire, place ce dernier dans une perspective plus large que la seule relation au entre l’individu et l’exposition aux rayonnements ionisants. [...]

Planque radioactive Le nucléaire, c'est une bonne affaire sauf pour celui qui descend la poubelle. Actuellement, près d'un petit village de la Meuse, un gigantesque chantier attend d'abriter sous-terre plus de 70.000 mètres cubes de déchets nucléaires. Le projet effraie - à raison - les habitants. Deux organisations ont été créées pour arroser d'argent leurs élus et leur collectivité. Cigéo : modélisation de la zone du futur site principal, vue en surface. Entre les départements de la Meuse et de la Haute-Marne, à proximité du village de Bure, étrange ambiance. 15 km2 sous-terre Pour faire accepter le projet, deux groupes d’intérêt public formés pour l’occasion achètent la paix civile en arrosant de subventions les communes et les entreprises : Objectif Meuse et le GIP de Haute-Marne. l’importance qu’il y a à choisir un site pour stocker les déchets de haute et moyenne activité à vie longue en vue d’une mise en exploitation du centre de stockage en 2025. La Meuse sera la poubelle nucléaire de France !

Les nanomatériaux : ennemis invisibles et omniprésents Nanomatériaux, danger ! C'est l'alerte que lance l'Agence nationale de sécurité sanitaire de l'alimentation, de l'environnement et du travail (Anses), dans un avis rendu public jeudi 15 mai. Certains de ces matériaux microscopiques, présents dans de multiples produits de la vie courante, sont « toxiques pour l'homme » et peuvent avoir des effets délétères sur les milieux naturels. L'agence appelle donc à « mettre en place sans attendre un encadrement réglementaire européen renforcé ». Et à « peser l'utilité » de leur mise sur le marché. Lire : La toxicité des nanomatériaux confirmée par une étude américaine Quels sont ces ennemis invisibles ? Elles donnent aux matériaux auxquels elles sont incorporées des propriétés physiques, chimiques ou biologiques hors du commun (robustesse, élasticité, adhérence, conductivité, réactivité…), qui intéressent toute une palette de secteurs industriels. Lire : Les nanomatériaux, un nouveau défi pour la santé des salariés

Bilan / Centrales nucléaires / surveillance Impacts immédiats Les impacts immédiats, essentiellement liés au transit dans les circuits, affectent particulièrement le phytoplancton, le zooplancton, et les juvéniles de poissons. Les effets directs par courant de transit, parfois associés à un effet de chloration utilisée pour éliminer les salissures, ont été les premiers décelés. Dans le phytoplancton, une baisse de production primaire, correspondant à un déficit en biomasse chlorophyllienne, de 30 à 50 % a été observé à Gravelines. Pour le zooplancton, une mortalité immédiate importante d'organismes mous, très fragiles, tels que l'espèce cible Oikopleura dioica à Gravelines a été observée. Le déficit en chlorophylle dans le panache échauffé étant également un facteur défavorable à cet herbivore, l'étude d'un éventuel effet différé du panache de rejet sur cette espèce se poursuit. Impacts à long terme Les impacts à long terme peuvent être la conséquence d'un échauffement local de faible amplitude du milieu. Les retombées scientifiques

Il y a vingt-six ans jour pour jour, à Tchernobyl… Le nouveau sarcophage de la centrale nucléaire de Tchernobyl coûtera plus d'un milliard d'euros A l’occasion du vingt-sixième anniversaire de la catastrophe, plus d’une centaine de manifestations sont organisées partout en France. Une bonne occasion de réfléchir sur l’avenir de l’énergie atomique. Le 26 avril 1986, le réacteur 4 de la centrale nucléaire de Tchernobyl (Ukraine) explosait, provoquant un accident nucléaire sans précédent. Dans les jours qui ont suivi ce drame resté dans toutes les mémoires, des « nettoyeurs » venus de toute l’URSS ont tenté de relever un défi à très haut risque : nettoyer les débris, munis parfois de simples pelles. Entre 600 000 et 900 000 ont été exposés aux radiations. Vingt-six ans plus tard, les militants anti-nucléaire n’ont rien oublié. Le réseau dénonce également la désinformation autour du nombre de victimes. Ce triste anniversaire marque enfin le coup d’envoi des travaux du nouveau sarcophage qui protégera la structure.

Le corium de Fukushima (1) : description et données Corium : c’est le mot tabou de Tepco. Pourquoi l’entreprise responsable de la plus grande catastrophe nucléaire au monde n’en parle jamais ? Tout simplement parce que c’est la matière la plus dangereuse jamais créée par l’homme, une sorte de magma incontrôlable et ingérable, aux conséquences incommensurables. Étant donné que beaucoup d’informations contradictoires circulent sur cette matière rare et mal connue, cet article va essayer de faire le point des connaissances actuelles. Pour réaliser cet article, j’ai tiré beaucoup d’informations du forum technique de Radioprotection Cirkus. Version téléchargeable de l'article entier au format pdf (taille 400 Ko) Traduction de l'article en espagnol par Edgar Ocampo, sur le site Crisisenergetica Traduction de l'article en anglais en cours. Traduction de l'article dans d'autres langues : je cherche des volontaires ! Sommaire Le corium de Fukushima partie 1 : description et données1. 1. 2. 3. 4. 5. 6.

Les maladies émergentes dues aux métaux lourds - handicap-travail.com Les métaux lourds sont un problème très actuel d’une toxicologie souvent méconnue parce qu’insidieuse et à révélation clinique tardive souvent irréversible. L’apparition des maladies émergentes remonte aux alentours des années 80. Ces affections nouvelles qui font souvent sourire, sont pourtant bien réelles et ont pour nom : fibromyalgie, SFC, allergies de toutes sortes, dépressions, spasmophilie, troubles de la sensibilité neuro-musculaire, infections chroniques, mycoses récidivantes, troubles du métabolisme, migraines, douleurs diffuses rebelles à tous traitements. La toxicité des métaux lourds, associée à une susceptibilité génétique individuelle, semble responsable de la progression vertigineuse de ces troubles. Où trouve t- on les métaux lourds ? Les nutritionnistes nous disent de manger du poisson, or celui-ci est un des aliments les plus empoisonnés. Le bœuf, le veau, le mouton et le porc sont chargés en cadmium. La cause ? Nous ne pouvons y échapper ! Comment ne pas faire le lien ?

Nucléaire : voyage au pays des forçats de l'atome Gérard Teyssier connaît les sales boulots du nucléaire. Quinquagénaire robuste, adepte de la course de fond, cet employé de la sous-traitance a notamment décontaminé les sols « avec une machine monobrosse, mais souvent à la main, à quatre pattes, vêtu d'une cagoule, d'une combinaison en papier et d'une paire de gants en vinyle ». Employé par la société Essor à la centrale de Cruas (Ardèche), Gérard est l'une des quelque 22 000 « petites mains » de l'atome, un nombre quasi équivalent à celui des agents EDF affectés au nucléaire. Sans ces « prestataires de service » ou « sous-traitants », qu'EDF appelle des « collaborateurs », voire des « partenaires » – ce qui fait sourire les intéressés –, les dix-neuf centrales françaises ne fonctionneraient pas. Sans eux, impossible aussi d'envisager la révision complète du parc nucléaire dans le cadre du projet Grand Carénage, avec les modifications demandées par l'Autorité de sûreté nucléaire (ASN) après la catastrophe de Fukushima.

Nomades du nucléaire : « Nous n'avons qu'un seul droit, souffrir » - Sous-traitance Philippe Billard, ancien sous-traitant du nucléaire, et porte-parole de l’association Sous-traitance/Santé dans le nucléaire et la chimie, relate sa rencontre avec un ancien collègue spécialisé dans les interventions très exposées à la radioactivité. Atteint d’un cancer, celui-ci hésite à monter un dossier de demande de reconnaissance de maladie professionnelle. Il est fatigué et isolé. Aujourd’hui, je suis allé à la pêche. En sortant du parcours, j’ai rencontré un ancien salarié sous-traitant du nucléaire EDF. Nous avons discuté de choses et d’autres. Nous avons parlé de travail car nous avons travaillé dans la même centrale pendant des années, à Paluel. Une dose annuelle admissible hallucinante Mais, surtout, il lui a été dit que cela ne pouvait pas venir de ses expositions aux rayonnements ionisants, ni même d’une contamination interne (ingestions de poussières). L’accident nucléaire au quotidien Combien de malades du nucléaire y a-t-il exactement ? Philippe Billard

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