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Ça m'est arrivé : j'ai été victime d'un viol

Ça m'est arrivé : j'ai été victime d'un viol
Free Bird a vécu une expérience traumatisante à l’âge de treize ans : elle a été violée. Ce n’est que sept ans plus tard qu’elle s’est décidée à porter plainte… Récit de ce parcours du combattant, qui rend compte des difficultés rencontrées lorsque vient le moment de parler. Depuis l’affaire DSK, on ne parle plus que de ça. Le viol est revenu sur le devant de la scène… Chacun se fait son opinion sur ces affaires, mais surtout sur les victimes. En 2011, seulement 1 femme sur 10 victime de viol ose porter plainte. Je fais partie de ces femmes qui ont eu le malheur de se trouver au mauvais endroit, au mauvais moment. J’ai passé cette agression sous silence pendant sept longues années. Au bout de cinq ans, je me suis dit qu’il fallait que j’en parle. Vient le moment de porter plainte… Quand on essaye de faire entendre sa voix à la justice française, on se dit qu’avouer son viol à la famille, c’est du pipi de chat ! Ou encore : Deuxième round J’ai cru à ce moment là que j’allais exploser. Related:  ViolJustice & viol en France

Témoignage - La vie sexuelle après un viol En novembre 2011, Free Bird vous parlait de ses efforts pour faire condamner celui qui l’avait violée. Aujourd’hui, c’est une autre madmoiZelle qui témoigne, pour vous faire part des conséquences que ce drame a eu sur sa vie et sur son rapport au sexe. - Attention : certains paragraphes sont assez crus, et pourraient choquer les plus sensibles. « Ma première fois, ce sera avec un Homme qui m’aimera. Avec l’homme de ma vie. Ce sera beau, romantique, plein de douceur ». Cette vision des choses, je l’ai eue, j’y croyais. Lorsqu’il me pousse dans cette douche, et referme la porte derrière nous, je mets un moment à réaliser ce qu’il se passe. « J’ai quatorze ans, et je suis une salope« Le soir même, sans trop réaliser ce qui est arrivé, je couche sur le papier les détails de cette après-midi d’horreur. Un jeu sans enjeux Pendant plus d’un an, le même schéma se répète inlassablement. J’ai fini par me calmer. Et si je ratais quelque chose ? Je ne considère pas que ce que j’ai vécu m’ait brisée.

Les violeurs d'une lesbienne condamnés à 12 et 15 ans de prison | YaggYagg Deux hommes ont été condamnés, ce vendredi 14 juin, à 12 et 15 ans de prison, pour le viol d’une lesbienne à Béziers, en 2010. Pour l’avocat de la jeune femme, le viol avait à l’évidence une «connotation corrective». «Ils l’ont violée, puis l’ont sodomisée en lui faisant jurer qu’elle n’aimerait plus jamais les femmes, expliquait Me Philippe Terrier à l’ouverture du procès. Ça a été atroce. La défense, pourtant, a voulu expliquer l’agression par la quantité d’alcool bue par les deux hommes et leur victime. La cour d’assises de l’Hérault, à Montpellier, a finalement reconnu les deux hommes coupables d’avoir commis un viol en réunion à caractère homophobe. Photo Capture

Je veux comprendre... le slut-shaming — Publié initialement le 16 juillet 2012 Le slut-shaming, que l’on pourrait traduire par « stigmatisation des salopes », consiste à rabaisser ou culpabiliser une femme à cause de son comportement sexuel (pratiques, nombre de partenaires, vêtements « provocants »…). Concrètement, c’est votre camarade de classe qui raconte à tout le monde qu’unetelle est « une vraie salope » parce que c’est elle qui l’a dragué pour qu’il finisse dans son lit. C’est votre copine qui dit que cette fille est une pute parce qu’elle coucherait avec n’importe qui. C’est cette nana de Tumblr qui a ressenti le besoin de signaler à toutes les femmes que leurs poitrines doivent rester à l’intérieur de leur haut : Réaction de Laci Green (Laci, on t’aime) : Le problème, c’est que ce type d’humour entretient l’idée que le sexe est dégradant pour les femmes. Les méfaits du slut-shaming Commençons par les dommages les plus évidents : le slut-shaming blesse les personnes qui en sont victimes. Cercle vicieux.

Muriel Salmona «La réalité des violences sexuelles est l’objet d’un déni massif» Dès l’introduction de votre Livre noir des violences sexuelles (1), vous précisez que les violences sexuelles sont en augmentation, et que les victimes sont à 80 % des femmes. Cette situation paraît aberrante dans notre pays, au XXIe siècle… Muriel Salmona. Malheureusement, les chiffres sont catastrophiques. Toutes les enquêtes le montrent, les victimes sont issues de tous les milieux sociaux et de toutes les catégories professionnelles, et les violences sexuelles sont commises essentiellement par des hommes, par des proches ou quelqu’un de connu par la victime dans 80 % des cas. Malgré le Mouvement de libération des femmes (MLF) et les progrès en matière d’égalité ces quarante dernières années, nous sommes encore loin du compte concernant les violences, les discriminations et les inégalités subies par les femmes en France. Vous voulez dire que notre société se rend complice de ces violences, en n’écoutant pas assez les victimes et en ne les protégeant pas ? Muriel Salmona.

Je veux comprendre... la culture du viol Nous vous avions parlé il y a quelques temps du slut-shaming ; continuons sur ce thème avec la culture du viol. La culture du viol décrit un environnement social et médiatique dans lequel les violences sexuelles trouvent des justifications, des excuses, sont simplement banalisées, voire acceptées. C’est par exemple un environnement qui culpabilise les femmes quant à leurs tenues et leur apparence. Dire (ou penser) qu’une femme victime de viol qui se balade seule le soir en talons et en mini-jupe “l’a bien cherché”, c’est faire peser sur la victime la responsabilité du crime – car le viol est un crime, n’est-ce pas (ce petit rappel est important pour la suite). Remarquez l’omniprésence, dans notre société, d’éléments appartenant à la culture du viol. L’univers des jeux vidéos est également un vecteur de la culture du viol. Le problème avec ce point de vue est que contrairement au meurtre et aux mutilations physiques, le viol n’est pas universellement condamné dans nos sociétés. Bien.

Un violeur vit dans ma ville : la police le sait et s’en fout J’ai emménagé il y a trois jours dans cette ville pour y commencer ma première année d’étude supérieure. Le grand saut, quoi. Making of Jérémie T, 18 ans, nous a adressé ce témoignage, « sur le viol d’une amie qui restera surement impuni ». Il nous a demandé de ne pas publier son nom complet. Jérémie précise qu’un médecin a donné à son amie un traitement anti-HIV et qu’elle est suivie par un psy. Soirée chez des filles de ma promotion : nous sommes quatre, je suis le seul garçon. Après nous être étalés sur nos histoires de cœurs passées, avoir écouté un mec à la radio parler de ses problèmes d’érection et avoir joué à des jeux d’ados débiles (ce que nous sommes, malgré ce que nous croyons), le moment fatidique est arrivé. Une des filles reçoit un appel. « J’ai un truc à vous dire mais je ne sais pas comment le dire. Il la viole, l’humilie, l’insulte Elle nous raconte son histoire. Nous la soutenons, l’incitons à aller voir la police. « Il y a eu pénétration ? Ça refroidit.

Harcelée après avoir subi un viol, une adolescente se suicide Pondu par Sophie-Pierre Pernaut le 10 avril 2013 Rehtaeh Parsons est une adolescente de 17 ans qui s’est suicidée après avoir été violée par 4 garçons qui ont distribué des photos d’elle pendant son agression à leur école. L’histoire de Rehtaeh Parsons ne fait pas plaisir à lire, loin de là : elle bouleverse totalement. Elle menait une existence somme toute semblable à celle de beaucoup d’autres adolescentes de 15 ans jusqu’à ce qu’elle soit violée lors d’une soirée par quatre garçons. « Rehtaeh est partie aujourd’hui parce que les quatre garçons pour qui violer une fille de 15 ans était normal ont pensé que distribuer une photo d’elle pour détruire son esprit et sa réputation pourrait être drôle. Après que la photo a été partagée avec les autres élèves, le bullying était si fort que Rehtaeh et sa famille ont dû déménager comme l’explique le site Gawker. En ce qui concerne la justice, elle n’a pas été faite selon Leah. Pour aller plus loin : Plus de Sophie-Pierre Pernaut sur le web :

Catherine Bonnet, une pédopsy en exil Nous avons rendez-vous avec Catherine Bonnet à la gare du Nord, à Paris, devant l'Eurostar. Elle rentre en Angleterre, où elle s'est exilée : « Vous me reconnaîtrez, j'ai un manteau bleu turquoise, deux valises et un sac à dos. Depuis que j'ai dû quitter la France, je nomadise avec mes affaires. » La folle aventure de cette pédo­psychiatre parisienne commence en 1996. Cette année-là, en signalant aux autorités judiciaires des agressions sexuelles subies par des enfants, Catherine Bonnet était loin d'imaginer que ces enfants seraient considérés comme menteurs et qu'on s'acharnerait à la « museler ». Pouvait-elle se douter qu'elle perdrait travail et logement, contrainte de devenir, à soixante-deux ans, pédopsy­chiatre intérimaire dans des ser­vices hospitaliers britanniques ? En 1996, année où éclate l'affaire Dutroux, Catherine Bonnet a acquis une solide réputation de spécialiste de la maltraitance à enfants. Malveillance intentionnelle ou déni d'une réalité insupportable ?

Drag-King, l'atelier où les filles apprennent à se travestir DRAG KING - Elles sont une petite quinzaine dans le grenier de la Maison Muller. Consciencieusement, chacune se bande la poitrine. Elles appuient le plus fort possible. Il faut à tout prix cacher l'une des dernières preuves de féminité. Sous l'œil aussi attentif qu'expert de Camille et de Louise, les candidates à la transformation y mettent tout leur cœur. Pendant deux heures, toutes ces filles vont laisser de côté leurs petites robes d'été et leurs talons hauts pour devenir un vrai drag-king, le pendant masculin de la drag-queen. Mini Valentine, une grande blonde de 26 ans, lisse son pantalon encore et encore. Toutes ensemble, elles apprivoisent cette nouvelle partie de leur anatomie: s'asseoir sur le canapé, marcher, se tenir debout, tout est à revoir. "Oh mon dieu, s'écrie un apprenti drag-king, je ressemble à mon frère. Avant d'arriver Camille et Louise ont débité deux perruques, une blonde, une brune pour celles qui voudraient utiliser de la colle et se faire une vraie barbe.

Catherine Bonnet : pédopsychiatre en exil pour avoir signalé des agressions sexuelles sur des d'enfants Extraits de l'article "Catherine Bonnet, une pédopsy en exil": La folle aventure de cette pédo­psychiatre parisienne commence en 1996. Cette année-là, en signalant aux autorités judiciaires des agressions sexuelles subies par des enfants, Catherine Bonnet était loin d’imaginer que ces enfants seraient considérés comme menteurs et qu’on s’acharnerait à la « museler ». En 1996, année où éclate l’affaire Dutroux, Catherine Bonnet a acquis une solide réputation de spécialiste de la maltraitance à enfants. Très vite, les premières ­plaintes de pères arrivent au conseil départemental de l’ordre des médecins, demandant la radiation de la psychiatre. « Seuls les parents présumés agresseurs ont été reçus. Malveillance intentionnelle ou déni d’une réalité insupportable ? Les sanctions ne se font pas attendre. Livres de Catherine Bonnet Quelques dates 14 juillet 1944.

Project Unbreakable Six mois de prison pour un accusé des "tournantes" de Fontenay-sous-Bois Un homme de 29 ans a été condamné mercredi 29 mai à Créteil à six mois de prison ferme pour sa participation aux "tournantes" de Fontenay-sous-Bois, viols collectifs pour lesquels 14 autres hommes ont été jugés en 2012. Sa peine a été assortie de six mois de sursis, tandis que le deuxième accusé, 27 ans, qui comparaissait pour tentatives de viols, a été relaxé. Plus tôt, le parquet de Créteil avait requis respectivement deux ans ferme et six mois avec sursis à l'encontre des deux hommes. La plaignante, Nina, 30 ans, avait 16 ans lors des faits, ses agresseurs présumés 13 et 14. A lire : Le calvaire de Nina, victime de viols collectifs dans sa cité La précédente audience, en septembre et octobre 2012 devant la cour d'assises du Val-de-Marne, s'était déroulée dans une ambiance très tendue. "Les dossiers sont très peu constitués", a expliqué Aurore Miquel, qui défendait le principal accusé.

Ces pauvres garçons qui violent à l’insu de leur plein gré | Rue69 Un garçon bien sous tout rapport. Une fille en mini-jupe. Forcément en mini-jupe. Si ce n’est pas une mini-jupe, ce sera un pantalon moulant, un décolleté plongeant, une robe au minimum sexy. Ils boivent comme des trous. Parce qu’elle avait envoyé tous les signaux d’un consentement ; parce que lui-même était un peu à l’ouest ; parce que ça se passe toujours comme ça : avant le sexe, il faut pas mal d’alcool. Violer ou faire la fête, pourquoi choisir ? Le jeune homme qui nous explique ceci est l’auteur d’un témoignage qui fait grand bruit dans la blogosphère anglo-saxonne. Publié sur le site américain Good Men Project – une branche de la fondation du même nom qui promeut une masculinité éclairée et tente, via des livres et des conférences, de répondre à la question « qu’est-ce qu’un homme bon ? Souvent bourré aux fêtes, il ne sait plus trop s’il doit demander ou non leur accord aux filles (elles aussi bourrées) avec qui il envisage d’avoir des relations sexuelles. Las.

Une grand-mère de Six-Fours condamnée pour agressions sexuelles sur ses petites-filles | La Seyne-sur-Mer Vingt ans après les faits, une grand-mère a été renvoyée devant le tribunal et condamnée pour des viols perpétrés sur ses trois petites filles. Dans cette famille six-fournaise qui se présente sous des dehors bien ordinaires, les façons de vivre, dans l'intimité du foyer, l'étaient bien moins. Derrière la vitrine sociale reluisante de la tribu B. - où l'on est CRS de père en fils -, il y a de bien terribles secrets. Des pratiques qualifiées d'agressions sexuelles pour lesquelles Christiane, 78 ans, l'aïeule, désormais veuve, a été renvoyée vendredi devant le tribunal correctionnel de Toulon pour des faits commis il y a plus de vingt ans. Ses victimes ? Ses trois petites filles. Débats douloureux Après de longs débats douloureux à la barre face à une grand-mère assez rigide, le tribunal, présidé par Mme Carriou, s'est prononcé. Aux trois années d'emprisonnement avec sursis requis par M. Durant de longues minutes, Marie, Lucie et Cindy* ont évoqué les curieux rituels familiaux.

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