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Ça m'est arrivé : j'ai été victime d'un viol

Ça m'est arrivé : j'ai été victime d'un viol
Free Bird a vécu une expérience traumatisante à l’âge de treize ans : elle a été violée. Ce n’est que sept ans plus tard qu’elle s’est décidée à porter plainte… Récit de ce parcours du combattant, qui rend compte des difficultés rencontrées lorsque vient le moment de parler. Depuis l’affaire DSK, on ne parle plus que de ça. Le viol est revenu sur le devant de la scène… Chacun se fait son opinion sur ces affaires, mais surtout sur les victimes. En 2011, seulement 1 femme sur 10 victime de viol ose porter plainte. Je fais partie de ces femmes qui ont eu le malheur de se trouver au mauvais endroit, au mauvais moment. J’ai passé cette agression sous silence pendant sept longues années. Au bout de cinq ans, je me suis dit qu’il fallait que j’en parle. Vient le moment de porter plainte… Quand on essaye de faire entendre sa voix à la justice française, on se dit qu’avouer son viol à la famille, c’est du pipi de chat ! Ou encore : Deuxième round J’ai cru à ce moment là que j’allais exploser. Related:  ViolJustice & viol en France

Chronique du viol ordinaire (30/08/2013 by Artémise) « Quand une porte a été enfoncée, ensuite c’est difficile de la tenir fermée. » (une prostituée de quatorze ans, citée par Marro dans « La puberté » en 1902 et reprise par Beauvoir dans « Le deuxième sexe » volume deux) "Il faut aussi savoir que beaucoup de filles abusée deviennent des salopes car elles n’ont plus de respect pour elles mêmes" (un player, cité sur Tweeter par l’Elfe, 2013) Être en quelque sorte programmée pour servir, de temps à autre, de sac à foutre au premier clampin venu. A disposition, sans désir ni volonté, je fais de mon corps un objet. On peut établir un parallèle avec les pulsions boulimiques, ou encore l’automutilation, voire certaines formes de toxicomanie. exemple de prédateur sexuel incapable de différer l’actualisation pulsionnelle Mmmh certes, faudrait penser, au moment de l’agression, à demander au violeur : « Minute mec, excuse-moi de t’interrompre mais j’ai une question. a. me cogneras b. m’étrangleras c. me lâcheras » Like this:

Témoignage - La vie sexuelle après un viol En novembre 2011, Free Bird vous parlait de ses efforts pour faire condamner celui qui l’avait violée. Aujourd’hui, c’est une autre madmoiZelle qui témoigne, pour vous faire part des conséquences que ce drame a eu sur sa vie et sur son rapport au sexe. - Attention : certains paragraphes sont assez crus, et pourraient choquer les plus sensibles. « Ma première fois, ce sera avec un Homme qui m’aimera. Avec l’homme de ma vie. Ce sera beau, romantique, plein de douceur ». Cette vision des choses, je l’ai eue, j’y croyais. Lorsqu’il me pousse dans cette douche, et referme la porte derrière nous, je mets un moment à réaliser ce qu’il se passe. « J’ai quatorze ans, et je suis une salope« Le soir même, sans trop réaliser ce qui est arrivé, je couche sur le papier les détails de cette après-midi d’horreur. Un jeu sans enjeux Pendant plus d’un an, le même schéma se répète inlassablement. J’ai fini par me calmer. Et si je ratais quelque chose ? Je ne considère pas que ce que j’ai vécu m’ait brisée.

Les violeurs d'une lesbienne condamnés à 12 et 15 ans de prison | YaggYagg Deux hommes ont été condamnés, ce vendredi 14 juin, à 12 et 15 ans de prison, pour le viol d’une lesbienne à Béziers, en 2010. Pour l’avocat de la jeune femme, le viol avait à l’évidence une «connotation corrective». «Ils l’ont violée, puis l’ont sodomisée en lui faisant jurer qu’elle n’aimerait plus jamais les femmes, expliquait Me Philippe Terrier à l’ouverture du procès. Ça a été atroce. La défense, pourtant, a voulu expliquer l’agression par la quantité d’alcool bue par les deux hommes et leur victime. La cour d’assises de l’Hérault, à Montpellier, a finalement reconnu les deux hommes coupables d’avoir commis un viol en réunion à caractère homophobe. Photo Capture

Too embarrassed to protest I see them every day - the teenage girls at the gates of the sixth-form college, at bus stops, walking home in pairs. They look so confident in their low-cut jeans and grungy T-shirts, their flat shoes - Converse or Vans - chatting into their mobile phones. But are they more confident than we were? When I was 17, and for some years before and after, I was far from confident. It was around this time that I fell in love, not for the first time, but maybe for the first time with someone who also seemed to like me, and this only made things worse. I had met this boy, Tom, on holiday and, unclear when he would be back in London, I had spent day after day sitting by the phone, hoping that he would call. In fact, there were four or five other people at the pub too, all a little older than us, drinking, smoking and talking about things I didn't really understand. There was one man, Derrick, who seemed to be in charge. I stood there frowning. Derrick was restless.

« Je connais un violeur », le Tumblr qui noue la gorge Pondu par Sophie-Pierre Pernaut le 2 septembre 2013 « Je connais un violeur » nous rappelle une vérité : dans 80% des cas, les victimes connaissent leur agresseur. Et elles en parlent sur ce Tumblr poignant. Même si les sensibilisations sur la question sont nombreuses, les violeurs sont associés à une bonne dose de clichés : nombreuses sont les personnes qui les imaginent « fous », en marge de la société, totalement repérables, en somme, et surtout « pas comme nous ». Le Tumblr dont on a décidé de vous parler aujourd’hui prouve le contraire. Sur Je connais un violeur, des femmes qui ont été violées décrivent celui qui les a agressées. Ce Tumblr nous remet surtout face à une réalité : non, les violeurs ne sont pas majoritairement des inconnus instables, mis sur notre chemin par hasard. Et le résultat, ce sont des textes plus ou moins succincts mais néanmoins poignants : en te (re)prenant cette réalité de la face, il y a peut-être bien des chances pour que tu sentes tes tripes se tordre.

Je veux comprendre... le slut-shaming — Publié initialement le 16 juillet 2012 Le slut-shaming, que l’on pourrait traduire par « stigmatisation des salopes », consiste à rabaisser ou culpabiliser une femme à cause de son comportement sexuel (pratiques, nombre de partenaires, vêtements « provocants »…). Concrètement, c’est votre camarade de classe qui raconte à tout le monde qu’unetelle est « une vraie salope » parce que c’est elle qui l’a dragué pour qu’il finisse dans son lit. C’est votre copine qui dit que cette fille est une pute parce qu’elle coucherait avec n’importe qui. C’est cette nana de Tumblr qui a ressenti le besoin de signaler à toutes les femmes que leurs poitrines doivent rester à l’intérieur de leur haut : Réaction de Laci Green (Laci, on t’aime) : Le problème, c’est que ce type d’humour entretient l’idée que le sexe est dégradant pour les femmes. Les méfaits du slut-shaming Commençons par les dommages les plus évidents : le slut-shaming blesse les personnes qui en sont victimes. Cercle vicieux.

Muriel Salmona «La réalité des violences sexuelles est l’objet d’un déni massif» Dès l’introduction de votre Livre noir des violences sexuelles (1), vous précisez que les violences sexuelles sont en augmentation, et que les victimes sont à 80 % des femmes. Cette situation paraît aberrante dans notre pays, au XXIe siècle… Muriel Salmona. Malheureusement, les chiffres sont catastrophiques. Toutes les enquêtes le montrent, les victimes sont issues de tous les milieux sociaux et de toutes les catégories professionnelles, et les violences sexuelles sont commises essentiellement par des hommes, par des proches ou quelqu’un de connu par la victime dans 80 % des cas. Malgré le Mouvement de libération des femmes (MLF) et les progrès en matière d’égalité ces quarante dernières années, nous sommes encore loin du compte concernant les violences, les discriminations et les inégalités subies par les femmes en France. Vous voulez dire que notre société se rend complice de ces violences, en n’écoutant pas assez les victimes et en ne les protégeant pas ? Muriel Salmona.

Ceci n'est pas une pipe, c'est un viol - Ceci n'est pas une pipe, René Magritte - Retrouvez tous nos articles de la rubrique L'explication ici Dominique Strauss-Kahn, mis en liberté surveillée sous caution le jeudi 19 mai, a déménagé dans la nuit de mercredi à jeudi. Il est notamment accusé de viol par fellation. Un rapide tour sur les forumsInternet, dans les commentaires de certains articles consacrés à «l’affaire DSK» — et dans les discussions — permet de se rendre à l’évidence: certaines personnes, hommes et femmes confondus, ont du mal à concevoir comment un homme peut forcer quelqu’un à lui faire une fellation sans le menacer d’une arme. publicité D’abord les chiffres: en 2005, le ministère de l'Intérieur a répertorié 4.412 affaires de viol commis sur des personnes majeures en France, soit une agression toutes les deux heures. Selon l’association Osez le féminisme, il y aurait plutôt 75.000 viols par an en France. Un viol selon la loi française L’illusion du consentement Viol sans violence La réalité est toute autre.

Je connais un violeur Je connais un violeur. C’est un ami, c’est un ami de ma meilleure amie. On avait déjà passé une nuit ensemble, je ne voulais pas coucher avec lui, il l’a bien pris et a été adorable. Mais pas ce soir-là. Rentrés chez lui après une soirée, on couche ensemble, je m’endors. Le reste est flou, mais je sens que lui, que tout son corps, que tout son sexe sont réveillés et me désirent. Toute honteuse je vais aux toilettes, je veux sortir tout ça de moi, j’ai mal, je saigne un peu, je me sens mieux seule dans ces toilettes qu’avec lui dans son lit chaud. Quand je reviens il est de nouveau gentil, me câline, me demande si ça va. Je ne porterai pas plainte. Malgré tous mes efforts pour rationaliser, malgré tous mes discours et le sentiment d’être une femme qui sait s’affirmer, je m’en veux plus de n’avoir pas été plus explicite que je ne lui en veux à lui. Je me sens coupable, mais l’écrire ici m’aide. C’est lui le coupable.

Je veux comprendre... la culture du viol Nous vous avions parlé il y a quelques temps du slut-shaming ; continuons sur ce thème avec la culture du viol. La culture du viol décrit un environnement social et médiatique dans lequel les violences sexuelles trouvent des justifications, des excuses, sont simplement banalisées, voire acceptées. C’est par exemple un environnement qui culpabilise les femmes quant à leurs tenues et leur apparence. Dire (ou penser) qu’une femme victime de viol qui se balade seule le soir en talons et en mini-jupe “l’a bien cherché”, c’est faire peser sur la victime la responsabilité du crime – car le viol est un crime, n’est-ce pas (ce petit rappel est important pour la suite). Remarquez l’omniprésence, dans notre société, d’éléments appartenant à la culture du viol. L’univers des jeux vidéos est également un vecteur de la culture du viol. Le problème avec ce point de vue est que contrairement au meurtre et aux mutilations physiques, le viol n’est pas universellement condamné dans nos sociétés. Bien.

Un violeur vit dans ma ville : la police le sait et s’en fout J’ai emménagé il y a trois jours dans cette ville pour y commencer ma première année d’étude supérieure. Le grand saut, quoi. Making of Jérémie T, 18 ans, nous a adressé ce témoignage, « sur le viol d’une amie qui restera surement impuni ». Il nous a demandé de ne pas publier son nom complet. Jérémie précise qu’un médecin a donné à son amie un traitement anti-HIV et qu’elle est suivie par un psy. Soirée chez des filles de ma promotion : nous sommes quatre, je suis le seul garçon. Après nous être étalés sur nos histoires de cœurs passées, avoir écouté un mec à la radio parler de ses problèmes d’érection et avoir joué à des jeux d’ados débiles (ce que nous sommes, malgré ce que nous croyons), le moment fatidique est arrivé. Une des filles reçoit un appel. « J’ai un truc à vous dire mais je ne sais pas comment le dire. Il la viole, l’humilie, l’insulte Elle nous raconte son histoire. Nous la soutenons, l’incitons à aller voir la police. « Il y a eu pénétration ? Ça refroidit.

Témoignage : J'ai été victime de violences conjugales — Publié le 10 octobre 2012 Un an et demi. Voilà aujourd’hui ce qui me sépare de lui ; ça peut paraître peu mais en dix-huit mois, tellement de choses ont changé dans ma vie… maintenant je suis heureuse. Écrire mon histoire, la raconter et le dénoncer, lui et tous ces autres, je n’y avais pas songé avant. Peut-être par honte, mais « Honte de quoi ? Honte d’être moi, trop naïve. Je ne veux pas qu’on me regarde comme une victime, car je ne veux pas engendrer la pitié dans mon entourage, c’est pourquoi beaucoup ne savent rien de ce qui m’est arrivé. Un an et demi plus tard, alors que la page est tournée, au fond je sais qu’on n’oublie jamais. Maintenant que vous connaissez la fin de cette histoire, intéressons nous au commencement. Il était une fois un prince charmant… J’avais 17 ans tout juste quand je l’ai rencontré à une soirée entre amis, au réveillon du Nouvel An. Il était l’ami idéal, un peu trop même : il a fait en sorte d’aimer les choses que j’aimais. Elle le quitta…

Tumblr «Je connais un violeur»: «Je veux brosser le portrait du violeur ordinaire» Près d’une cinquantaine de témoignages en moins de deux jours. En lançant sur la toile le Tumblr «Je connais un violeur», Pauline ne s’attendait pas à avoir autant de retours. L’idée de cette jeune femme de 27 ans est simple: sortir des idées reçues sur le viol. «Les agresseurs ne sont pas tous des types louches dans des parkings sombres mais bien souvent des personnes de notre entourage», explique-t-elle. Comment avez-vous eu l’idée de lancer ce Tumblr? J’ai moi-même vécu des choses. >> Retrouvez notre article sur le phénomène «Je connais un violeur» Comment expliquez-vous que cela soit tabou? D’abord, les victimes qui ont été agressées par un proche n’ont, très souvent, pas envie d’en parler. Etes-vous surprise d’avoir eu autant de témoignages en si peu de temps? Oui, j’ai vu que près d’une cinquantaine de personnes ont déjà écrit leur histoire.

Harcelée après avoir subi un viol, une adolescente se suicide Pondu par Sophie-Pierre Pernaut le 10 avril 2013 Rehtaeh Parsons est une adolescente de 17 ans qui s’est suicidée après avoir été violée par 4 garçons qui ont distribué des photos d’elle pendant son agression à leur école. L’histoire de Rehtaeh Parsons ne fait pas plaisir à lire, loin de là : elle bouleverse totalement. Elle menait une existence somme toute semblable à celle de beaucoup d’autres adolescentes de 15 ans jusqu’à ce qu’elle soit violée lors d’une soirée par quatre garçons. « Rehtaeh est partie aujourd’hui parce que les quatre garçons pour qui violer une fille de 15 ans était normal ont pensé que distribuer une photo d’elle pour détruire son esprit et sa réputation pourrait être drôle. Après que la photo a été partagée avec les autres élèves, le bullying était si fort que Rehtaeh et sa famille ont dû déménager comme l’explique le site Gawker. En ce qui concerne la justice, elle n’a pas été faite selon Leah. Pour aller plus loin : Plus de Sophie-Pierre Pernaut sur le web :

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