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Le concept de tiers lieu : retour aux sources

Le concept de tiers lieu : retour aux sources
La thèse des tiers lieux, développée par le sociologue Ray Oldenberg, est devenue célèbre pour avoir été utilisée dans la stratégie de marketing des cafés de la marque Starbuck. À la longue, on a fini par la confondre avec la recette Starbuck: faites un sondage, offrez le wifi et le café dans un lieu convivial et le tour est joué, disait-on. Une formule assez aisément exportable dans des lieux comme les librairies, les bibliothèques, les hôtels, et on ne s’en est pas privé. Mais, au-delà des ingrédients de surface, ce modèle représente un véritable projet de sociétéculturedesign que l’on a généreusement galvaudé et caricaturé depuis, faute d’en connaître les fondements. Pour mémoire, je reviens à la source, c’est-à-dire au texte de Ray Oldenberg lui-même et pas au slogan ramassé sur Google qui confond la thèse des tiers lieux qu’on n’a guère lu avec le spécial « design» d’un magazine de déco qu’on a préféré lire pour critiquer ces systèmes sociaux. Retour à la source, notes de lecture 1.

http://bibliomancienne.wordpress.com/2012/04/14/le-concept-de-tiers-lieu-retour-aux-sources/

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Le manifeste des Tiers Lieux Le manifeste des Tiers-Lieux est un ouvrage collectif qui vise à améliorer la compréhension de la dynamique des Tiers-Lieux de manière à diffuser ses valeurs et à démultiplier son impact sur la société. Toutes les informations autour de ce manifeste sont disponible dans l'onglet discussion de cette page. "Un Tiers Lieux ne se définit pas par ce que l'on en dit mais par ce que l'on en fait..." - #TourTT La présentation à l'écran Les Tiers Lieux sont mots clés : #Gens #Communautés #Cultures #IntelligenceCollective #BiensCommuns

Les modèles économiques des Tiers Lieux Définition pour les pressés : Le « Tiers Lieux » est une « configuration sociale » qui se matérialise le plus souvent par un « lieu physique et/ou numérique » dans lequel est activé par l’action du « Concierge* » un « processus singulier » qui va permettre à des « personnes venues d’univers différents », voire contradictoires, de se rencontrer, se parler et créer ainsi un « 3ème langage » leur permettant de construire des projets (en) « communs ». *Concierge est un « rôle tournant » qui s’articule autour de « postures » comme la veilleuse, le jardinier, le facteur, le scrib… Lire et améliorer la définition sur Wikipédia L'ADN des Tiers Lieux Les modèles économiques des Tiers Lieux Stéphanois Le Tiers Lieux physique est une charge de production qui rentre dans le modèle économique d'un bien ou d'un service, il ne se pense donc pas en "Business model" mais en répartition de coûts de production entre ses résidents, ses usagers et ses bénéficiaires.

Coworking et médiation numérique au service de l’emploi Le 6 juin 2012 Pôle-Emploi et ses partenaires s’associaient pour organiser une Journée d’information dédiée aux cadres. Zoomacom y intervenait sur deux points : le coworking, que l’association expérimente en pratique au Comptoir Numérique de St-Étienne. Les Tiers-Lieux, une notion à expérimenter et co-construire Depuis l’Antiquité, les villes comme Babylone, Athènes, Alexandrie, Rome, Bagdad ou Cordoue ont créé des espaces propices à l’innovation, à destination des chercheurs, savants et ingénieurs du monde entier. Au cœur de Babylone, le temple Esagil accueillait des prêtres, médecins, astronomes et renfermait des ateliers, des laboratoires d’expérimentation pharmaceutique et des observatoires qui permettaient à l’Empire d’innover. Les Bibliothèques d’Alexandrie, de Rome, les Maisons de la Sagesse de Bagdad ou encore les Shang Pang de Pékin, fonctionnaient comme de véritables laboratoires et incarnaient déjà le souci d’un emplacement privilégié destiné au loisir de la connaissance. Les savants y trouvaient les instruments, collections, écrits de l’Antiquité grecque et latine, mais aussi des jardins zoologiques et botaniques nécessaires à leurs travaux. La création d’espaces de savoir et d’innovation se retrouve au Moyen-âge avec la construction des monastères. Palais de la Sapienza (Rome) (1)

L'impressionnante montée des tiers-lieux, ces nouveaux espaces de travail On les appelle les "tiers-lieux". Ce sont des espaces de travail qui ne sont ni dans l'entreprise ni au domicile du salarié. Leur nombre a tout simplement été multiplié par trois en six ans ! On en compte désormais 900 et ils sont partout en France, selon le site Néo-Nomade, qui vient d'en faire le comptage exhaustif. A Paris, en région parisienne, mais aussi dans toutes les régions. Un recensement qui dessine une tendance lourde : pour des salariés de plus en plus nombreux, c'est le début de la fin du travail qui se joue avec une unité de lieu, de temps et d'action.

"Je coworke avec un télétravailleur dans un tiers-lieu" Si j'avais voulu inventer un titre incompréhensible au plus grand nombre, je ne m'y serais pas prise autrement. Pourtant, cette phrase résolument ridicule emploie trois mots fort en vogue sur les sites qui se piquent de repérer l'impact des TIC sur nos habitudes et organisations de travail. Coworking, télétravail, tiers-lieux : de quoi parle t-on ? Le coworking : désigne le fait de travailler avec d'autres dans un même bureau. Tiers-lieux - L'État s'engage pour les tiers-lieux dans les territoires Les tiers-lieux sont des espaces physiques pour faire ensemble : coworking, micro-folie, campus connecté, atelier partagé, fablab, garage solidaire, social place, makerspace, friche culturelle, maison de services au public… Les tiers-lieux sont les nouveaux lieux du lien social, de l’émancipation et des initiatives collectives. Ils se sont développés grâce au déploiement du numérique partout sur le territoire. Chaque lieu a sa spécificité, son fonctionnement, son mode de financement, sa communauté. Mais tous permettent les rencontres informelles, les interactions sociales, favorisent la créativité et les projets collectifs.

Tiers-lieu: enquête sur un objet encore bien flou (1/2) C’est un entre-deux Avant de dire ce qu’est un tiers-lieu, commençons par dire ce qu’il n’est pas. La même définition par la négative est à l’œuvre dans les expressions tiers-monde et tiers-état : l’objet se définit par rapport à un système en place (blocs géopolitiques, clergé vs noblesse) dans lequel il s’inscrit en creux. Le tiers se définit en miroir d’un référentiel qui, pour le sociologue urbain américain inventeur du terme « troisième lieu » (Third Place) Ray Oldenburg, est l’univers domestique de la maison vs l’univers du travail.

Je fais du coworking, l'ère annoncée de la fin de la glande Chers co-lecteurs, Depuis quelques semaines, je peux enfin répondre quelque chose à la question bouleversante que ne manque pas de poser untel à autretel quand ils se croisent : “Quoi de neuf, vieux ?”. Trépignant d’impatience, je cache alors mon enthousiasme en répondant nonchalamment : “Je fais du coworking”. Mon interlocuteur feint de savoir de quoi il s’agit, et espère le découvrir en m’écoutant. Conscient de son petit jeu, je me tais, et il abandonne enfin en me demandant benoîtement ce qu’est le coworking. Me retenant de lui foutre une gifle, je lui explique que le coworking est en fait un lieu de travail.

L’hypothèse des tiers lieux culturels L’hypothèse des tiers lieux culturels a été présentée par Raphaël Besson lors d’une Journée organisée par l’Agence Régionale du Livre PACA et intitulée « Bibliothèque, Sciences et numérique » (Gardanne, novembre 2017). Cet article rend compte des premières caractéristiques et questionnements induits par l’hypothèse des tiers lieux culturels. La transformation des lieux culturels : un processus global De nombreux lieux culturels se transforment sous l’effet des mutations du numérique, de la baisse des finances publiques et du caractère stratégique des savoirs dans une économie de la connaissance. Développement des tiers-lieux Patrick Levy-Waitz, président de la fondation Travailler autrement remet aujourd’hui officiellement son rapport sur le coworking, Faire ensemble pour mieux vivre ensemble, à Julien Denormandie, secrétaire d’Etat auprès du ministre chargé de la Cohésion des territoires. Un rapport extrêmement détaillé et une situation des tiers-lieux en France réalisé après une étude de 5 mois et une consultation nationale. L’occasion pour le gouvernement de lancer un plan assez ambitieux de soutien à ce phénomène de société. Si la mission confiée au début de l’année 2018 par Julien Denormandie à Patrick Levy-Waitz visait à établir « un diagnostic partagé sur les espaces de coworking et leur déploiement » afin « d’identifier les modèles les plus adaptés aux territoires et les modèles économiques les plus performants », le rapport final a grandement élargi le champ du travail au phénomène des tiers-lieux, plus riche que le coworking.

Pourquoi la "révolution douce" du télétravail ne prend pas En 1973, lorsque Jack Nilles, ancien ingénieur en télécommunications à la NASA, étudia pour la première fois la possibilité d’utiliser l’électronique pour travailler à distance, il fut impressionné pars tous les avantages potentiels que cela représentait. Il n’était nul besoin d’être un scientifique chevronné pour en comprendre l’intérêt. La société économiserait des milliards en essence et en heures de travail productives. Les entreprises verraient chuter les dépenses liées à leurs locaux et auraient des équipes bien plus fraîches et dispos. Quant aux employés, libérés des heures passées sur l’autoroute et dans les trains de banlieue, ils bénéficieraient d’une meilleure qualité de vie, avec plus de temps, d’énergie et d’argent disponible pour leurs amis et leur famille.

Après le troisième lieu, la deuxième peau Cela fait des années que les bibliothèques publiques entendent parler de troisième ou tiers lieu, l’expression du sociologue Ray Oldenburg qui définit l’endroit où l’on se retrouve après la maison et le travail. Le troisième lieu c’est celui du dehors (ou d’un intérieur externe aux deux premiers), celui de la rencontre, de l’échange et de la socialisation donc, mais aussi des découvertes et des apprentissages informels. Les bibliothèques n’ont jamais été nommées dans la liste que propose Oldenburg.

Nouveaux territoires de l’art, un atout pour innover (par Michel Duffour*) Dans ces espaces s’exprime une des tendances fortes de l’art actuel, le désir de faire de l’œuvre un lieu de prédilection de la rencontre entre les hommes. L’ appellation « nouveaux territoires de l’art » renvoie à des expériences qui ont un fonds commun. Mais ces trois mots, dont je me suis servi avec d’autres chercheurs et acteurs culturels pour nommer des lieux que nous estimions singuliers au regard des institutions existantes, ne sont pas une marque déposée. Qu’on leur préfère d’autres mots – fabriques, lieux alternatifs, espaces intermédiaires – peu importe, puisqu’il s’agit à chaque fois de donner à voir l’originalité et la pertinence d’actes artistiques cherchant à ouvrir des pistes jusqu’alors insuffisamment explorées. Des expériences novatrices

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