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Big Data, grande illusion

Big Data, grande illusion
La cause serait entendue : après le cloud computing et l’internet des objets, les « big data » constitueraient la prochaine « révolution » apportée par le numérique. Alan Mitchell, cofondateur et directeur de la stratégie du cabinet britannique Ctrl-Shift, n’est pas d’accord. Pour lui, les Big Data auraient presque un côté contre-révolutionnaire : le chant du cygne d’une informatique productiviste, centralisatrice, centrée sur les grandes organisations. « Les Big Data se fondent entièrement sur la statistique : dégager des schémas et des tendances à partir de grandes collections de données. La statistique fournit une manière extraordinairement puissante et utile de remettre en questions les suppositions et les inférences que les cerveaux humains produisent naturellement – et souvent de manière erronée. C’est formidable. « Mais le principal déficit que rencontre notre société ne réside pas dans la capacité de traiter un grand nombre de données, bien au contraire. Et pourquoi pas ?

http://www.internetactu.net/2012/04/11/big-data-grande-illusion/

Les enjeux de l’extension de l’Open Data au monde de l’entreprise « Ainsi donc, nous souhaitons étendre le nombre et la diversité des données réutilisables. Mais pourquoi, en fait ? Pourquoi, en particulier, les entreprises contribueraient-elles à l’Open Data ? » C’est avec cette question que Daniel Kaplan, délégué général de la Fondation internet nouvelle génération, entamait son intervention de synthèse de la session sur l’Open Data appliquée au monde de l’entreprise pendant la semaine européenne de la réutilisation des données publiques qui se tenait à Nantes du 21 au 26 mai 2012. « Certes, beaucoup d’entreprises veulent agir en bons citoyens, mais cette motivation ne peut pas leur suffire… » Nous n’avons jamais pris les données au sérieux « Nous n’avons jamais pris les données au sérieux et aujourd’hui, elles se vengent », estime Daniel Kaplan.

Les déchiffreurs de l’éducation Pour savoir combien il y a de « décrocheurs sans diplôme », il faut vraiment s’accrocher ! Depuis un an, le ministre Chatel communique abondamment sur les nombres de « décrocheurs » et de jeunes quittant le système éducatif sans diplôme, en avançant des chiffres aussi variables que fantaisistes, sans que l’on sache comment ils ont été construits. Quelques extraits de ce florilège :[Un] dispositif permet de repérer de façon précise les jeunes en situation de décrochage à partir d’une définition désormais stabilisée : sont considérés comme décrocheurs les jeunes de plus de 16 ans scolarisés l’année précédente, qui ont quitté une formation de niveau V ou IV sans avoir obtenu le diplôme sanctionnant cette formation.Ainsi, pour l’Éducation nationale, entre juin 2010 et mars 2011, 254 000 jeunes répondant à ces critères ont été identifiés et 72 000 d’entre eux sont suivis par le réseau des missions locales. Quand on publie des données chiffrées, la déontologie veut qu’on en donne la méthode.

Avons-nous besoin d’Info Labs Grâce aux outils de prototypage rapide à commande numérique, à du matériel et du logiciel désormais facilement bricolables, demain, un grand nombre de personnes seront en mesure de concevoir et fabriquer des objets de leur choix, passant rapidement de l’idée au modèle numérique, du modèle au prototype, voire du prototype à l’objet tangible. C’est l’essence même du projet des Fab Labs (Wikipédia), ces espaces de travail, ces ateliers de fabrication ouverts et accessibles à tous. Mais pourquoi s’en tenir aux objets physiques et à la matière programmable ? La complexité de la matière numérique montre qu’on gagnerait certainement à étendre le concept aux données, aux statistiques, aux algorithmes… Et faire de la matière numérique un objet d’appropriation commun, comme les Fab Labs le proposent pour le monde physique.

Expresso du 16 Mai 2012 Par François Jarraud Flash spécial : L'Ascension de Peillon Vincent Peillon est arrivé le 17 mai à 9heures au ministère de l'éducation nationale où a eu lieu la passation de pouvoirs. Dans la cour plusieurs membres du cabinet ministériel qui devrait être dirigé par Pierre-Yves Duwoye. La prise de pouvoir de Vincent Peillon n'a pas échappé à la règle. Big Data : Making sense at scale D'un récent voyage dans la Silicon Valley (merci aux amis du Orange Institute), je rentre avec une conviction : tout ce que nous connaissions du web va changer à nouveau avec le phénomène des big data. Il pose à nouveau, sur des bases différentes, presque toutes les questions liées à la transformation numérique. En 2008, l’humanité a déversé 480 milliards de Gigabytes sur Internet. En 2010, ce furent 800 milliards de Gygabytes, soit, comme l’a dit un jour Eric Schmidt, plus que la totalité de ce que l’humanité avait écrit, imprimé, gravé, filmé ou enregistré de sa naissance jusqu’en 2003. Ces données ne sont pas toutes des oeuvres. Outre les blogs, les textes, les vidéos (35 millions sont regardées sur Youtube chaque minute) ou le partage de musique, il y a désormais les microconversations, les applications géolocalisées, la production de données personnelles, la mise en ligne de données publiques, les interactions de l’Internet des objets...

Egalité des places, égalité des chances, par François Dubet François Dubet, professeur de sociologie à l'université de Bordeaux et directeur d'études à l'EHESS, a longtemps travaillé sur la question scolaire. Bien qu'il ait quitté ce terrain, on ne peut s'empêcher de penser, à la lecture de son dernier livre Les Places et les chances, qu'il existe des liens forts dans la société français entre la conception que nous avons de la Justice sociale et celle de notre conception de l'école. Par cette mise en tension de deux conceptions de la Justice, la pensée de François Dubet devient un point d'appui incontournable pour (re)penser les récentes réformes de l'école dans une dynamique globale au sein de la société française. Il nous livre ici les points fondamentaux de cette réflexion. La seconde conception de la justice, celle qui s'impose progressivement aujourd'hui, est centrée sur l'égalité des chances offerte à tous d'occuper toutes les places en fonction d'un principe méritocratique. François Dubet

#praTIC : typologie des visualisations du web J’ai eu le plaisir de participer aujourd’hui à la journée PraTIC sur le thème Spatialité et Temporalité du Web, organisée par l’Atelier de Vidéomatique du Laboratoire Paragraphe (UP8), en partenariat avec l’école des Gobelins. Map Marquer - Noun Project Le thème de mon intervention était : Visualisation interactive de données, nouveaux outils et nouvelles mécaniques cognitives pour comprendre le web. Le tabou de la discrimination ethnique à l'Ecole enfin levé ? Par François Jarraud La discrimination scolaire peut-elle se résumer à la question sociale ? Ou faut-il faire entrer dans la discrimination scolaire la question ethnico-raciale ? Ces dernières années plusieurs travaux sont allés en ce sens. On peut penser à ceux de G Felouzis, sur les collèges du Bordelais, ou à ceux de F Lorcerie. Mais d'autres montrent aussi une bonne réussite d' enfants immigrés.

Pour en finir avec la ségrégation scolaire Par François Jarraud Le sociologue Pierre Merle, professeur à l'IUFM de Bretagne, publie un ouvrage sur la ségrégation scolaire qui fait le point sur un phénomène qui frappe de nombreux pays. Au regard de la situation française et de l'analyse de cas étrangers, il fait des recommandations pour que la France cesse d'être un des pays de l'OCDE où l'origine sociale est déterminante pour le destin scolaire. Qu'est-ce qui est totalement absent des publications du ministère de l'éducation nationale ? Même des meilleures comme les études de la DEPP ? La ségrégation scolaire. De quoi OWNI est-il le laboratoire? » Article » OWNI, Digital Journalism OWNI mode d'emploi : comment envisageons-nous notre métier et quel écosystème nous permet, tous les jours, de faire carburer la soucoupe ? En bonus, une galerie photo pleine de gentils aliens /-) Si nous expérimentons et revendiquons « sérendipité » et « bêta permanente », la soucoupe OWNI n’en est pas moins l’espace commun d’une intuition, devenue conviction partagée : l’information indépendante de qualité a un coût que ne peuvent ou ne devraient financer seuls ou majoritairement ni les annonceurs, ni l’État, ni le consommateur final – l’audience – au prix alors de péages ou de contraintes allant à l’encontre de la libre circulation de l’information mais aussi de la définition de ce que devrait être un « beau média » : un média qui chercherait avant tout à délivrer « une information de qualité dans le meilleur des contextes possibles ».

La culture générale, outil de sélection rouillé Des grandes écoles, dont Sciences Po, suppriment de leur examen d'entrée la dissertation de culture générale. Une décision funeste ou salutaire ? LE MONDE CULTURE ET IDEES | • Mis à jour le | Par Anne Chemin Lorsqu'on évoque le spectre de la disparition de la "culture générale", Françoise Melonio soupire. Depuis quelques mois, cette professeure de littérature à la Sorbonne, qui a publié une histoire culturelle de la France aux XVIIIe et XIXe siècles, passe aux yeux des puristes pour une fossoyeuse de la culture générale : elle est la doyenne du collège universitaire de Sciences Po, qui vient de supprimer cette épreuve de l'examen d'entrée.

Vertigineux "big data" Chaque seconde, la masse de données créées sur Internet par les smartphones, ordinateurs et tablettes explose. Appelé "big data" par les experts du Web, cet amas colossal est un marché prodigieux. LE MONDE | • Mis à jour le | Par Sarah Belouezzane et Cécile Ducourtieux

La construction des inégalités scolaires : Dans la classe aussi ? Par Marcel Brun D'où viennent les inégalités scolaires ? Où plutôt comment se construisent-elles et quelle part les pratiques pédagogiques prennent-elles dans leur construction ? De nombreux travaux, par exemple ceux du réseau Reseida (Paris 8), ont tenté ces dernières années de mieux comprendre les difficultés scolaires, notamment en cherchant à saisir comment les « pratiques pédagogiques » pouvaient à leur insu renforcer les inégalités sociales. L'ouvrage "La construction des inégalités scolaires", publié sous la direction De Jean-Yves Rochex et Jacques Crinon aux Presses universitaires de Rennes, fait le point sur dix années de recherche, avec onze chapitres appuyés sur des observations dans les classes.

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