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Les déchiffreurs de l’éducation

Les déchiffreurs de l’éducation
Pour savoir combien il y a de « décrocheurs sans diplôme », il faut vraiment s’accrocher ! Depuis un an, le ministre Chatel communique abondamment sur les nombres de « décrocheurs » et de jeunes quittant le système éducatif sans diplôme, en avançant des chiffres aussi variables que fantaisistes, sans que l’on sache comment ils ont été construits. Quelques extraits de ce florilège :[Un] dispositif permet de repérer de façon précise les jeunes en situation de décrochage à partir d’une définition désormais stabilisée : sont considérés comme décrocheurs les jeunes de plus de 16 ans scolarisés l’année précédente, qui ont quitté une formation de niveau V ou IV sans avoir obtenu le diplôme sanctionnant cette formation.Ainsi, pour l’Éducation nationale, entre juin 2010 et mars 2011, 254 000 jeunes répondant à ces critères ont été identifiés et 72 000 d’entre eux sont suivis par le réseau des missions locales. Quand on publie des données chiffrées, la déontologie veut qu’on en donne la méthode. Related:  décrochage scoalire

Décrocheurs : le Ministre grossit les chiffres pour pouvoir annoncer des succès Lutter contre le décrochage scolaire auppose de le connaitre. Et la LOLF impose que les politiques publiques se dotent d’indicateurs permettant de suivre leur impact On pouvait tout naturellement que la volonté affirmée de lutter contre le décrochage se fondait sur une connaissance statistique précise du phénomène, permettant de construire un indicateur chiffré de sa réduction Le collectif des déchiffreurs de l’éducation, né le 4 avril 2012, fondé par un certain nombre d’organisations et de chercheurs qui se sont regroupés pour “manifester leur préoccupation face aux pressions exercées par le pouvoir exécutif sur la production et la diffusion des données relatives au système éducatif.” consacre un de ses premiers articles aux décrocheurs, sous le titre “Décrocheurs : accrochez-vous !

La persévérance scolaire comme alternative au raccrochage Le recensement des décrocheurs n’est pas une mince affaire. Dès 1992, le ministère en dénombre quarante-cinq-mille par an. À la fin des années 90, les mêmes sources en donnent 8 % d’une classe d’âge, soit environ soixante-mille. Le 11 juillet 2004, le journal Libération en compte cent-mille. En 2005 le ministre de l’Éducation en personne arrive à cent-cinquante-mille. Ce chiffre fait foi aujourd’hui bien qu’il n’incorpore pas le cumul des effectifs d’année en année. L’appareil scolaire comptabilise les décrocheurs sans jamais avoir défini le décrochage. Le décrochage étant mal identifié, les décrocheurs sont parfois répertoriés dans des rubriques hétéroclites : changement d’établissement, réorientation, entrée dans la vie active, scolarisation par correspondance, départ à l’étranger, alternance, etc. In fine, qu’il concerne des décrocheurs ou de décrochés, le phénomène semble recouvrir au moins trois réalités souvent imbriquées :

Les décrocheurs du système éducatif : de qui parle-t-on ?−France, portrait social - Insee Références - Édition 2013 | Insee Un quart des jeunes entrés en 6e en 1995 n'ont pas terminé avec succès leur formation dans l'enseignement secondaire. Ils sont « décrocheurs ». Parmi eux, huit sur dix n'ont pas de diplôme de l'enseignement secondaire et deux sur dix ont un BEP ou un CAP, mais ont échoué dans la formation qu'ils ont poursuivie ensuite. Les jeunes décrocheurs ont souvent eu des difficultés scolaires et sont souvent d'origine sociale modeste, mais pas tous. On distingue trois grands profils de décrocheurs : des jeunes au faible niveau d'études qui ont massivement redoublé au collège (près de la moitié des décrocheurs) ; des jeunes avec un bon niveau d'études à l'entrée au collège, mais qui échouent au CAP, au BEP ou au Baccalauréat (un tiers des décrocheurs) ; et des jeunes qui sont passés par des enseignements spécialisés au collège (section d'enseignement générale et professionnel adapté - SEGPA - notamment) (un cinquième des décrocheurs) .

Les déchiffreurs de l’éducation | Collectif …. Illustration concrète d’une alternative éducative à l'école : le choix de la Pédagogie Freinet | Marine Baro, institutrice honoraire, maître formateur Paris.                         marine.baro @ free.fr Rien ne change : les ministres successifs de l’Education Nationale dédaignent tout ce que les mouvements pédagogiques alternatifs proposent. Pourtant l’éducation nouvelle n’est pas si nouvelle elle a une histoire, elle ne succède pas à la pédagogie traditionnelle, elle lui est contemporaine. Elle s’inspire d’une longue tradition de pédagogues depuis les humanistes de la Renaissance qui déjà estimaient que « l’enfant n’est pas un vase qu’on remplit mais un feu qu’on allume ». Les ministres croient que l’école a changé (depuis mai 68) et n’ont de cesse de la remettre dans le droit chemin de la tradition alors que les rapports qu’ils commandent à leurs experts ne cessent de constater et de déplorer l’immobilisme du système. Même si la majorité des enseignants ne classent plus leurs élèves, ceux-ci s’en chargent en fonction des notes rendues publiques dans la classe. La note sous-estime les qualités personnelles de chacun La notation est une manière paresseuse d’évaluer le travail

Atlas académique des risques sociaux d’échec scolaire : l’exemple du décrochage / Atlas des risques de déchochages Cette publication est coéditée par le ministère de l'Education nationale (plus exactement par la Direction de l’évaluation, de la prospective et de la performance) et le Céreq. Elle propose une vision conjointe des disparités territoriales de conditions de vie des enfants, susceptibles d’être associées à une réussite scolaire plus ou moins forte, et d’exposition au décrochage, mesurée par la part des non diplômés parmi les 15-24 ans non scolarisés. L’illustration fine de ces disparités est permise par la présentation de cartes à l’échelle du canton. Pour en savoir plus sur la démarche méthodologique. Cet Atlas décrit la situation de chaque académie selon une double approche cartographique, à l’échelle des cantons. Atlas académique des risques sociaux d'échec scolaire : l'exemple du décrochage. Télécharger l'ouvrage en pdf (32 Mo) Un éclairage comparé des politiques de formation professionnelle.

Ecole : 200 000 décrocheurs 6 décembre 2013 - En France, 200 000 jeunes sont en décrochage scolaire chaque année. 48 % des décrocheurs ont un père ouvrier, contre 5 % un père cadre supérieur. Un quart des jeunes inscrits en sixième en 1995 - soit 200 000 sur 800 000 - ont « décroché » du système scolaire, selon l’Insee [1]. Le concept de décrochage mesure l’abandon en cours de route, non le niveau : il s’agit des élèves qui, après le CAP ou le BEP, ont quitté l’enseignement secondaire sans autre diplôme. Parmi ces 200 000 jeunes, 40 000 ont obtenu un CAP ou un BEP, mais ont décroché par la suite, notamment en bac professionnel. Les deux tiers des décrocheurs sont en difficulté dès le collège. Les décrocheurs sont le plus souvent issus de milieux populaires : près de la moitié ont un père ouvrier. Il resterait à expliquer les raisons d’un tel niveau de décrochage. Le décrochage est élevé car « l’accrochage » est relativement difficile en France par rapport aux autres systèmes éducatifs. Pour en savoir plus :

Informer sur une tablette, la leçon de South by South West 2013 Crédit: Flickr/CC/MokshaDolphin «Cela ne sert à rien de dupliquer, sur une tablette, les contenus prévus pour un journal imprimé», lance Mario Garcia à South by South West, le festival des geeks organisé chaque année à Austin, aux Etats-Unis. Cela ne sert à rien, et pourtant, la majorité des éditeurs d’informations ont ce réflexe. Ils seraient plus avisés d’observer de près deux des activités préférées des propriétaires de tablettes: le fait de se pencher en avant, pour chercher dans l’instant une information, et le fait de se pencher en arrière, pour consulter au calme, et souvent le soir, des contenus. Comment les internautes lisent-ils des informations sur les tablettes? >> Lire ou relire les tendances de South by South West 2012 >> Comment les utilisateurs s’informent sur tablette Des lecteurs de l’intime aux lecteurs méthodiques Le choix du premier contenu Plus d’engagement? Crédit: étude Adobe, mars 2013 A l’horizontal Le triptyque de l’information Trois types d’interfaces, une préférence

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