
Dimorphisme sexuel de stature — Priscille Touraille Priscille Touraille : anthropologue J’ai grandi dans un environnement de théologiens, et toute mon adolescence, j’ai été taraudée par cette question : sur quelles bases un savoir de type religieux peut-il se prétendre plus vrai qu’un autre (au point que les discours de vérité aient pu servir de justification pour détruire des cultures et des populations entières) ? À l’âge de 12 ans, j’ai entendu parler une ethnologue à la radio, et ça été la révélation : j’ai décidé à ce moment-là que je ferai ce métier, parce que je voulais défendre le fait que les idées et les croyances qui forment notre culture n’ont pas de raison a priori d’être considérées comme supérieures à celles défendues par d’autres cultures… La division Homme/Femme Le projet anthropologique est d’étudier toutes les cultures humaines vivantes, et d’essayer –son objectif limite– de les comparer entre elles. Je vous renvoie à la définition ordinaire des dictionnaires. Retour au menu Double dimension biologique et sociologique
Le sexe est bien une construction : en discutant nature, culture et féminisme. Pascal Picq, paléoanthropologue de son état, a fait paraître dans le Monde renvoyant dans les cordes les 80 imb... abru... députés qui "pensent" (quand on écrit "théorie du genre sexuel" et qu'on prétend que cela a pour objectif de justifier la pédophilie, c'est que l'on est soit un crétin, soit quelqu'un de très malhonnête, et j'ai trop de respect pour nos représentant pour choisir la seconde option) qu'il ne faut pas dire aux lycéens que les gênes ne déterminent pas tout le comportement sexuel de l'être humain. Pourtant - peut-être du fait d'un certain opportunisme editorial - son texte s'intitule "Le sexe n'est pas que construction". Donnons d'abord la parole à Pascal Picq, en profitant pour redire la très haute tenue de son texte et en saluant sa défense de la place des théories du genre dans la formation scientifique des lycéens : C'est là qu'une partie des sciences humaines pose problème. On le voit, le ton est sans concessions.
Mort de Descoings : ceux qui ne font pas leur coming out, et les autres L’homosexualité de Descoings sur Rue89 Nous avons d’abord repris une tribune de Patrick Thévenin, dans le cadre de notre partenariat avec Minorités, « Descoings, homo pour les puissants, hétéro pour les autres » qui a provoqué de nombreuses et parfois violentes réactions. L’écrivain Arthur Dreyfus lui a répondu sur notre site « Descoings, pas assez homo : M.Thévenin, on ne tue pas les morts ». Les médias français font mal leur travail et ils s’imaginent que nous ne le voyons pas. Il y a plusieurs mois, j’avais écrit un texte sur Google, principal agrégateur de l’« outing » (révélation de l’homosexualité). La tempête provoquée par le texte du journaliste Patrick Thévenin, publié sur Minorités et notre partenaire Rue89, n’a rien de nouveau par rapport à ce que dit notre site, sans relâche, depuis 2008. Dix ans de retard et des responsables Sur tous les sujets égalitaires (mariage, homoparentalité, lutte contre l’homophobie, visibilité et « coming out »), nous avons dix ans de retard.
Les cultures enclines au viol et les cultures sans viol | Sexisme et Sciences humaines - Féminisme Partie 2 : le cas de la culture occidentale Je vais commencer une petite série sur les cultures enclines au viol. Je débuterai par le résumé des études d’anthropologie, notamment celles qu’a menées Peggy Reeves Sanday, et qui l’ont conduit à penser qu’il existait des cultures sans viol et des cultures enclines au viol . Femmes Minangkabau L’anthropologue Peggy Reeves Sanday a étudié plusieurs sociétés préindustrielles afin d’établir leur vision du viol, mais aussi de la sexualité et des rapports entre les hommes et les femmes. En 1982, elle a ainsi publié une première étude interculturelle où elle comparait 156 sociétés du monde entier 1 . Culture sans viol : le viol est rare, voire absent (47% des sociétés étudiées) Culture où le viol est présent, mais où il manque de données sur sa fréquence (35% des sociétés étudiées). Dans une étude de 1993 2 portant sur 35 sociétés préindustrielles, Patricia Rozée a trouvé des chiffres bien différents. Les cultures enclines au viol Femmes Gusii 1. 2. i
Culture du viol et Lara Croft Dans un de ses articles sur le dernier opus du jeu video Lara Croft, voici ce qu'écrit Joystick Magazine à propos de la tentative de viol de l'héroïne : "faire subir de tels supplices à l'une des figures les plus emblématiques du jeu video, c'est tout simplement génial. Et si j'osais, je dirais même que c'est excitant". Revenons tout d'abord sur l'idée que "violer Lara Craft est une idée géniale". Si géniale que, depuis la Bible, en passant par Angélique marquise des anges, Orelsan et autres, l'idée perdure et est vue et revue. La littérature, le cinéma, la télévision regorgent de femmes qui sont violées et qui sont vengées ou, plus rarement, se vengent. Femme avant un viol (Irreversible, Noé). Parlons ensuite de cette fameuse excitation autour du viol qu'aurait ressentie notre journaliste devant cette scène. Il ne s'agit pas de se demander s'il est mal d'être excité devant un viol mais de comprendre très exactement de quoi on parle.
Every Badass Woman Was Once A Mighty Girl Engaging with quality books and cinema creates more evolved people. Period. Feel free to write an angry FB post about why you don’t need to do either of those things. Oh wait, nevermind, y’all ain’t like that! We love artsy intelligent stuff here at Autostraddle! About A Mighty Girl : A Mighty Girl is the world’s largest collection of books and movies for parents, teachers, and others dedicated to raising smart, confident, and courageous girls. Also, A Mighty Girl doesn’t have separate categories for Black, Latina, Asian or differently abled. So spread the word about this website and use it to build up the catalogues and media libraries of all the badass little kids in your world. gabrielle Gabrielle Rivera is an awesomely queer Bronx bred, writer, spoken word artist and director. gabrielle has written 59 articles for us.
Prostitution : les hommes ont-ils plus de besoins sexuels que les femmes ? Si, le genre est bien affaire de théorie Depuis que les courants religieux réactionnaires et d’extrême droite ont popularisé en France l’expression « théorie du genre » dans un sens péjoratif, nombre de promotrices et promoteurs des études sur le genre clament que le genre n’est pas de la théorie, opposant qu’il s’agit d’un fait. Or ce faisant, elles et ils s’inscrivent dans une posture théorique, qui consiste à nier la valeur et la réalité du travail de théorisation effectué par les études sur le genre, validant ainsi l’acception dévalorisante et anti-intellectualiste qu’en donnent leurs opposant-e-s. Fantasmes : faut-il les partager ? Peut-on partager ses fantasmes avec son ou sa partenaire ? Injonctions genrées : le carcan du mâle puissant, paradoxale soumission à la norme Valérie CG soulignait récemment le fait que le système patriarcal avait également des conséquences sur les hommes, et que le rôle que notre société leur assigne les enferme dans des comportements normés... PrevNext
Au nom de l'égalité, réduisons les performances des meilleurs élèves C'est l'un des projets les plus secrets du ministre de l'éducation Vincent Peillon, et pourtant l'un des plus ambitieux. Je ne peux révéler par quels contacts j'ai pu en avoir vent, car les personnes en question risqueraient de perdre leur place. Mais la controverse ne tardera guère à se nouer tant il s'agit d'une rupture radicale avec ce que nous avons l'habitude de penser comme la justice scolaire. Quel est ce projet ? Tout part d'un constat très simple : certains élèves sont plus doués que d'autres pour les études. Dès lors, une solution simple est proposée : réduire le niveau des meilleurs élèves afin que tout le monde ait sa chance. Ce projet se décline cependant différemment selon les sexes. Dès lors, tout garçon qui obtiendra des résultats exceptionnels devra faire la preuve qu'il est bien un garçon et pas une fille plus ou moins déguisée. Vous trouvez tout cela complètement débile ? Bref.
Rich Adrienne, La contrainte à l’hétérosexualité et autres essais « Ne cédons pas à la tentation de troquer la possibilité d’agrandir et de renforcer ces réseaux, et de les étendre à toujours davantage de femmes, contre l’illusion du pouvoir et du succès comme “femmes d’exception”, ou “privilégiées” dans nos professions. »Adrienne Rich, « Ce qu’il nous faut pour œuvrer », p. 38. 1 L’essai avait déjà été traduit par Christine Delphy et Emmanuèle de Lesseps et publié en 1981 dans (...) 1« Qu’est-ce qu’une femme a besoin de savoir ? » Cette question est le titre d’un des textes d’Adrienne Rich figurant dans La contrainte à l’hétérosexualité et autres essais. Elle pourrait servir de fil conducteur à la lecture de ce court ouvrage récemment coédité par les Nouvelles Questions Féministes et les éditions Mamamélis. 3L’analyse d’Adrienne Rich met en évidence l’existence d’un « continuum lesbien », expression par laquelle est désigné un « large registre d’expériences […] impliquant une identification aux femmes » (p. 85).
L’essentialisme ou le déterminisme des sexes La plupart des commentaires sexistes envers les femmes sont fondés sur l’essentialisme, c’est à dire qu’on leur attribue des caractéristiques, qui seraient culturelles ou naturelles. On entend ainsi souvent dire que « les femmes sont sensibles », « qu’elles ont l’instinct maternel », ou, comme l’a récemment déclaré le président de l’université d’Harvard : « Des différences naturelles entre les sexes expliqueraient pourquoi les femmes sont moins nombreuses que les hommes à faire carrière en maths et en sciences » L’essentialisme tend à réactualiser un débat opposant la nature et la culture. Le roi Testostérone Une croyance, communément répandue, dit que les hormones, et la testostérone en particulier, organisent le comportement et conditionnent nos attitudes. L’argument biologique dépeint l’agression masculine comme la plus grande différence comportementale entre les hommes et les femmes, différence qui serait normale et innée. La génétique, un argument essentialiste ?
Lutte contre la prostitution, lutte contre le capitalisme J'ai longtemps hésité à faire ce billet. En fait, cela fait deux bons mois que j'y réfléchis. Mais la violence des trolls sur le sujet m'avait jusqu'à présent retenu. Le premier camp, qui a reçu le soutien récent de la ministre la plus à même de peser sur ces questions, est celui des "abolitionnistes" - le terme est parfois contesté par certains au sein de leurs rangs, je l'utilise donc par facilité. En face d'eux, se trouvent les "réglementaristes" - là encore, l’appellation ne fait pas l'unanimité. Cela n'est pas toujours évident, notamment quand on rentre dans les textes les plus violents des abolitionnistes, mais les deux camps partagent un même souci des prostituées : aucun des deux ne se satisfait de la situation actuelle. On le voit : le débat se situe d'abord au niveau des principes et des valeurs, et sa radicalisation provient sans doute de cette guerre des dieux. Et pourtant, personne ne va proposer d'abolir le travail domestique ou le travail de care.
Not so Modern Family: Top sitcoms make for sexist, inaccurate television The unemployment rate for women characters on network sitcoms is staggering. In the five highest rated primetime sitcoms – The Big Bang Theory, Modern Family, Two Broke Girls, Two and a Half Men, and How I Met Your Mother – the majority of the male characters are professionally accomplished, while the female characters are almost all unemployed or financially struggling. Skip to next paragraph Subscribe Today to the Monitor Click Here for your FREE 30 DAYS ofThe Christian Science MonitorWeekly Digital Edition There is a difference between quirky, flawed characters and ones who are incapable of professional success. The only accomplished women on any of these shows are on The Big Bang Theory. The male characters on these shows are not just employed (and attractive to women), but most of them are wildly successful. The male characters on these shows are far from perfect. Not only is this portrayal of women sexist – it’s inaccurate. And women in the labor force is hardly a recent phenomenon.
Le débat inné/acquis est-il dépassé ? C’est devenu un lieu commun de la vulgarisation scientifique : en ce qui concerne les dispositions psychiques humaines, la science a permis de dépasser le débat entre « inné » (de droite) et « acquis » (de gauche). Mais de quel débat parle-t-on exactement, et sur quelles données scientifiques cette affirmation est-elle fondée ? En février dernier, en pleine campagne présidentielle, le biologiste Pierre-Henri Gouyon, chercheur et professeur de renom intervenant fréquemment dans l’espace public pour parler d’évolution, de génétique, d’écologie et de bioéthique, donnait une conférence sur l’inné et l’acquis présentée comme suit : « La question de ce qui est inné ou dû à l’environnement social dans les comportements humains défraie régulièrement la chronique. Qu’il s’agisse de questions de genre/sexe ou de comportements déviants, ces sujets resurgissent particulièrement en périodes pré-électorales.
Les vêtements et la police du genre Il paraît que, dans une dimension parallèle, il y aurait du machisme au Parlement de la République Française. Heureusement, il ne s’agit que d’une fiction colportée par des esprits mal tournés. Une fiction qui a cependant bien alimenté la presse ces derniers jours. Rappelons les faits, d’une importance fondamentale: Cécile Duflot, ministre EELV de l’Egalité des territoires et du Logement (dans cette dimension parallèle, bien sûr), a osé se présenter à l’Assemblée Nationale pour la sessions des questions au gouvernement du 17 juillet vêtue d’une ROBE. Alors évidemment, comment s’étonner que des exclamations et des sifflements se soient élevés des bancs UMP. 1) "Nous n’avons pas hué ni sifflé Cécile Duflot, nous avons admiré." Patrick Balkany, député UMP qu’on ne saurait une seconde accuser d’être malhonnête de mauvaise foi. 2) "Enfin, on peut regarder une femme avec intérêt sans que ce soit du machisme!" Le Même. Balkany, mon idole. Et PAF! Robe déplacée? La police du genre AC Husson Like this: