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Le magazine Elle, ou comment changer les apparences pour que rien ne change

Le magazine Elle, ou comment changer les apparences pour que rien ne change
On ne peut évoquer la dite « presse féminine » sans passer le magazine Elle au crible d’une critique qui, bien que très incomplète sous la forme qu’on va lire ici, permet d’entrevoir les voies plus ou moins subtiles par lesquelles s’immisce aujourd’hui le sexisme dans les médias s’adressant aux femmes. Fleuron du groupe Hachette Filipacchi Médias, lui-même propriété du groupe Lagardère et premier éditeur mondial de magazines, Elle propose chaque semaine – et chaque jour sur son site Internet – un concentré de poncifs sexistes, maquillés derrière une rhétorique dont la « modernité » se résume à l’usage permanent d’anglicismes et emmitouflés dans un amas de publicités haut de gamme. On ne prendra ici que quelques exemples qui nous ont semblé révélateurs de tendances de fond. La réussite des femmes selon Elle Elle se montre attachée à la « réussite » des femmes : louable intention à l’évidence ! Article paru dans Médiacritique(s) n°2 (janvier 2012), toujours en vente.

http://www.acrimed.org/article3794.html

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La primaire socialiste vue depuis les médias sociaux Comme les sondeurs aiment à donner leur avis sur une « Primaire citoyenne » dont on ne connaît même pas le corps électoral, je me suis dit que je pouvais moi aussi jouer à la Madame Irma de la politique. En redressant des sondages bidons ? En interprétant les tarots de Marseille ? En lisant dans les lignes de la main des candidats ? Non, ma boule de cristal se trouve dans les médias sociaux. Et plus précisément dans l’analyse de l’influence de chacun des 6 candidats sur Facebook et Twitter, réseaux sociaux qu’ils privilégient pour leurs campagnes. Image de la femme et stéréotypes de genre… par Manon, Oscar et Slimane… À l'occasion de la Journée Internationale de la Femme, l'Espace Pédagogique Contributif va publier plusieurs travaux de recherche consacrés au féminisme. Après le très bel exposé de Sybille consacré à l'écrivaine Colette ("Colette ou le féminisme humaniste"), voici une non moins remarquable contribution : Manon, Oscar et Slimane, tous trois élève de Première S, ont choisi d'aborder la question des stéréotypes de genre... La question du genrerôles et stéréotypesSocio-anthropologie de l'image de la femme par Manon B., Oscar P. et Slimane H.

Les mots de la politique Les mots de la politique (31) : Marine Le Pen, le FN et le « plafond de verre » « Nous avons brisé ce plafond de verre, nous faisons entrer 3 députés qui vont représenter chacun 1 million d’électeurs [à l'Assemblée Nationale] ». Ainsi s’est exprimée Marine Le Pen dimanche, au soir du second tour des élections législatives qui ont vu son parti retrouver une présence parlementaire. Dans ces mots une expression singulière : le « plafond de [...] « Ensemble, choisissons la France » – Copé droitise (encore) l’UMP Penser la politique en fonction des slogans peut paraître une démarche réductrice. elle-et-ses-produits-derives-feministes Le féminisme est devenu bankable. Mais pas n’importe lequel : le féminisme doit être glamour et surtout « enjoué » selon les mots de Karl Lagerfeld qui n’a pas hésité à récupérer le mouvement de la façon la plus cynique qui soit en transformant un défilé de mode en fausse manif. Des mannequins habillées en Chanel de pied en cap ont ainsi défilé en brandissant des pancartes vides de sens telles que « Make fashion not war » « Free freedom » ou « Be different ».

L'université, c'est trop intellectuel pour les médias C'est étonnant : quand on lit la presse, quand on écoute la radio, à propos de l'Université d’Été du PS de la Rochelle, on entend trois choses. La première, c'est qu'il n'y a que deux candidats : François Hollande et Martine Aubry. Mais que seul François Hollande a ses chances.

colere-nom-feminin-et-autres-objets Ca fait un moment que la question me travaille, que l’écriture d’un billet sur le sujet me démange mais je ne savais pas par quel bout le prendre. Et puis j’ai toujours du mal à critiquer une initiative féministe. C’est idiot mais je me dis qu’il y a déjà tellement de dissensions entre nous, de gens prompts à nous cracher dessus qu’il ne vaut mieux pas en rajouter. Un peu comme des parents qui auraient des désaccords profonds entre eux mais refuseraient de les exposer devant leurs enfants, histoire de garder une impression de bloc, d’unité. Pas besoin de laver notre linge sale en public. La fabrique du mépris, ou faire pratiquement de tout une commodité [Avec la permission de Robin Cangie, une américaine qui tient un blog à robinoula.com, j'ai traduit le billet suivant.Je vous laisse découvrir.Bonne lecture.] Il y a quelques jours, j'ai écrit sur la façon inquiétante dont le mépris suinte dans les aspect les plus banals de nos vies (vous pouvez lire le billet ici). C'est si important, et toxique pour nous. Plus je pense à l'émergence du mépris dans notre culture, plus je me rends compte que ce n'est pas par accident. Nous vivons aujourd’hui dans une société qui fabrique du mépris, à la fois d’une façon délibérée et comme sous-produit de notre style de vie.

La femme moderne selon les magazines féminins Nymphomane, superficielle, ultra-consommatrice, la femme vantée par la presse féminine fait peur à voir. Pour un garçon, partir en vacances avec une fille implique deux choses: 1) supporter ses interminables séances de bronzage et 2) en profiter pour feuilleter les magazines féminins qui traînent sur le coin de sa serviette. Une lecture appréciée de la plupart des mâles, quoiqu'ils en disent: sous prétexte de se moquer de leurs traditionnels psycho-tests, c'est l'occasion de se rincer l'œil en douce (tous les mecs savent qu'il y a bien plus de demoiselles à poil dans Elle que dans n'importe quel FHM). Mais ça permet aussi de se mettre activement à la place d'une fille pendant quelques minutes. Et, là, franchement, quand on voit le nombre d'injonctions ultra-culpabilisantes auxquelles la gent féminine est soumise à longueur de pages, on la plaint. Ah, on nous murmure à l'oreillette que la presse féminine est simplement «frivole» et «pas prise de tête».

Replay 9/11 La question revient sans cesse. Comment nous débrouillons-nous avec les milliers d’images auxquelles nous sommes exposés en permanence? La réponse est simple.

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