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Pour une utilisation décomplexée du mot noir

Pour une utilisation décomplexée du mot noir
«Black», «minorité visible», «issu de la diversité»... Les contournements sont nombreux, aussi bien à l’écrit qu’à l’oral. Comme si ne pas dire permettait d'éviter le racisme. La presse française se met depuis peu à écrire le mot «noir» de manière plus fréquente, peut-être moins gênée. Avec la création du Conseil représentatif des associations noires de France (Cran) en 2005, ainsi que le documentaire et le livre de Pascal Blanchard (Noirs de France, La France noire), ou encore le numéro «100% Noirs de France» de Respect Magazine, il semble que le mot soit devenu moins tabou. «Dans la France des “Blacks” et des “Renois”, on va peut-être, grâce au travail abattu par Pascal Blanchard, commencer à appeler les Noirs des… Noirs», écrivait Sabine Cessou dans SlateAfrique. On parle de personnes «issues de la diversité», de «minorités visibles», parfois même de «blackgeoisie». Les choses se sont depuis assouplies, mais l'attitude est loin d'être décomplexée. Avec ou sans majuscule? Claire Levenson

http://www.slate.fr/story/52115/noir

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DARK GIRLS: EMOTIONS &VERITES SANS TABOU A COEUR OUVERT Dimanche dernier, c'est sur la chaîne OWN, appartenant à Oprah Winfrey, que fut diffusé l'un des documentaires les plus attendus de l'année. Celui-ci s'intitule " DARK GIRLS"et a été réalisé par Bill Duke et D. Channsin en 2011. Prévenir et combattre le racisme et toutes les formes de discrimination Les ouvrages scientifiques de référence Memmi (A.), Le racisme, Paris, Gallimard, [1982] 1994, 256 p. Albert Memmi est un auteur franco-tunisien qui a analysé les relations sociales induites par la colonisation et par la différenciation. Il souligne, dans cet ouvrage, les liens entre idéologie raciste et rapports de domination.L’ouvrage peut faire l’objet d’un travail collectif dès la terminaleQuelques phrases tirées de l’ouvrage : « Le racisme consiste en une mise en relief de différences ; en une valorisation de ces différences ; enfin en une utilisation de cette valorisation au profit de l’accusateur » « Le racisme est la valorisation, généralisée et définitive, de différences, réelles ou imaginaires, au profit de l’accusateur et au détriment de sa victime, afin de justifier une agression ». Taguieff, (P.

L’utilisation du mot « Black » pour les Noir-e-s de France : une insulte sans nom. – Pensées En Blancs Cassées Il est de plus en plus tendance d’appeler « Black » les personnes de couleur noire en France. Et ce malgré le fait qu’il existe déjà un mot dans la langue française pour caractériser ces individus : Noir-e. Il s’agit d’un anglicisme qui n’évoque rien de bon pour la société française. Tout d’abord, ce mot contribue fortement à l’africainétasunisation des français-e-s noir-e-s. Qu’est-ce qu’on a fait au bon Dieu ? (2014) : le racisme, c’est rigolo Claude et Marie Verneuil n’ont vraiment pas de chance : trois des quatre filles de ces Français issus d’une vieille famille catholique se sont mariées respectivement un Juif, un Arabe et un Chinois, alors que la quatrième s’apprête à leur présenter Charles, son fiancé ivoirien. Pour ces provinciaux racistes, la pilule ne passe pas. Alors, pour retrouver le fragile équilibre familial, les trois gendres conspirent vainement pour faire rater le mariage de la cadette. Le « salut » viendra finalement des deux patriarches Verneuil et Koffi (le père de Charles, tout aussi raciste et réactionnaire que son alter ego auvergnat) qui, après avoir sérieusement mis en danger les choses, se rendent compte de leur manque d’ouverture et réussissent à réconcilier les uns et les autres.

Incendie mortel dans une usine squattée par des Roms à Lyon LE MONDE | • Mis à jour le | Shahzad Abdul et Richard Schittly ((à Lyon)) Trois personnes, deux femmes et un enfant, sont mortes lundi 13 mai dans l'incendie d'une usine désaffectée qui était squattée par environ 150 à 300 Roms à Lyon, selon un bilan provisoire établi par les pompiers et la Préfecture. L'incendie, qui s'est déclaré vers minuit, a totalement embrasé le bâtiment d'environ 150 m² situé dans le 8e arrondissement de Lyon.

Ethnicisations ordinaires, voix minoritaires Il n'y a pas de minorités ici » : ce fait social demeure impensé dans le débat public comme dans la recherche française (Amiraux et Simon, 2006). Abdelmalek Sayad l'avait pourtant souligné dès 1979 : toute migration de travail constitue, ipso facto, une migration de peuplement ; l'établissement familial des immigrés est cependant longtemps resté inconcevable, tant du point de vue des migrants que de celui de l'État et des sociétés de départ comme d'installation. Aujourd'hui, les descendants d'immigrés apparaissent collectivement distingués des autres Français en se voyant imputer ­ et en investissant parfois ­ des catégories ethniques diverses : selon « l'origine » géographique et/ou nationale, la culture, la religion, etc. Les mobilisations politiques, telles que la Marche pour l'Égalité et contre le Racisme (dite Marche des Beurs), posant la question du statut des immigrés et de la place de leurs descendants au sein de la société française, remontent à 1983.

Ce que le mot « racisé-e » exprime et ce qu’il masque Dans un article paru en octobre 2014 à l’occasion de la sortie en salles aux Etats-Unis de Dear White People (texte traduit et publié sur ce site au moment de la sortie du film en France), Stephen Kearse pose d’entrée que « La plus grande puissance du racisme est sa capacité à simplifier radicalement le monde », à rendre celui-ci « univoque ». La tâche fondamentale de tout travail antiraciste consiste alors selon lui à « contester et [à] saper cette simplicité artificielle, en exposant la complexité implacable du monde ». L’étude du terme « racisé-e » et de ses usages permet justement de mettre à jour à la fois la manière dont les simplifications et réductions du racisme imprègnent l’antiracisme même, mais aussi comment le vocabulaire antiraciste – et plus particulièrement ce terme – peut être porteur de complexifications et de clarifications politiques salutaires. C’est toute l’ambigüité des usages du mot « racisé-e » dont nous aimerions ici discuter. Centralité de la race

Le « racisme anti-Blancs » déconstruit en un sketch Le racisme anti-blancs, ou « racisme inversé », est au coeur de ce génial sketch par l’humoriste Aamer Rahman. Un must-see. Aamer Rahman, comédien de stand-up australien originaire du Bangladesh, fait partie du duo Fear of a Brown Planet aux côtés de Nazeem Hussain. Relations sentimentales et questions de races Il y a peu de temps, j’évoquais brièvement mon scepticisme de la possibilité, à titre personnel, d’être en couple avec un homme blanc… Au risque du malaise que ca va déclencher, c’est l’un des trucs qui m’a tjs rendue sceptique de pouvoir une relation réelle avc 1 blanc #LRT — Ms Dreydful (@MsDreydful) 20 mai 2013 Avant d’aller plus en avant, je précise que ce post se situe dans la catégorie "Humeurs", et comme tous les posts de cette catégorie, il repose principalement sur mon expérience et mes sentiments personnels qui ne sont pas (forcément) à généraliser. Basée sur mon expérience donc, il est orienté cis et hétérosexuel. Néanmoins, il se trouve tout de même dans la rubrique "Réflexions", au vu des idées intersectionnelles antiracistes et antisexistes qui vont être exprimées ici.

Lettre à Natacha Polony : le « jeune musulman » de ses fantasmes n’existe pas ››› Nadia Henni-Moulai - Hanane Karimi - Fatima Khemilat La journaliste Natacha Polony a publié le 28 juillet dans Le Figaro une lettre ouverte à « un jeune compatriote musulman » (1). Trois jeunes Françaises -une journaliste et deux doctorantes- nous ont adressé cette réponse au débat (mal) lancé par la journaliste, et pourtant si fondamental dans la société française. (Pierre Haski).

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