
La responsabilité de la presse dans la répression de la Commune de Paris La répression de la Commune est sans conteste le massacre le plus sanglant de l’histoire de Paris. La Semaine Sanglante, qui s’est déroulée du 21 au 28 mai 1871, s’est soldée par la mort de 30 000 Communards. Les massacres ont été suivis d’exécutions systématiques et de déportations massives. La presse et les intellectuels jouissent en France d’un prestige peu commun. La grande presse et les intellectuels font bloc contre la Commune Dès le commencement du soulèvement, les élites conservatrices appellent le gouvernement d’Adolphe Thiers à châtier durement les Communards. Adolphe Thiers, qui a dirigé la répression de la Commune, passait, aux yeux d’une partie de la presse, pour un modéré. Le massacre commence, au grand soulagement de ceux qui l’avaient réclamé pendant des semaines. « Quel honneur ! Pourquoi une telle fureur contre la Commune ? George Sand. La scission entre le peuple et les élites Jean Jaurès Vincent Ortiz
18 mars 1871 - Début de la Commune de Paris Le 18 mars 1871, une émeute éclate à Paris, sur la butte Montmartre. Adolphe Thiers (73 ans), chef du gouvernement provisoire de la République, renonce à la réprimer et s'enfuit à Versailles avec tous les corps constitués. C'est l'amorce de la «Commune». Maîtres malgré eux de la capitale, les révolutionnaires et militants socialistes vont offrir à la bourgeoisie républicaine l'occasion de se débarrasser une fois pour toutes de la «question sociale». Il en coûtera 20.000 victimes. Provocations À l'automne précédent, après avoir capturé l'empereur Napoléon III et son armée à Sedan, les Prussiens ont assiégé la capitale et le gouvernement de la Défense nationale, qui s'est entre-temps réfugié à Bordeaux, s'est résigné à signer un armistice. Les vainqueurs se voient accorder le droit de défiler le 1er mars 1871 à Paris, dans une capitale en deuil, devant des statues recouvertes d'un voile noir. L'Assemblée nouvellement élue et où dominent les monarchistes attise les tensions. Confusion
Décentralisation en France Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre. La décentralisation en France (à ne pas confondre avec la déconcentration) est « un processus d’aménagement de l’État unitaire qui consiste à transférer des compétences administratives de l’État vers des entités (ou des collectivités) locales distinctes de lui »[1]. Avec le transfert de certaines compétences à une collectivité, l'État doit aussi transférer les ressources correspondantes[2] Cette décentralisation de la République est inscrite dans la Constitution dont l'article 1 précise « l'organisation [de la République française] est décentralisée »[1]. Auparavant, il existait une très relative autonomie des communes et des départements par rapport à l'État, instaurées par les lois de 1871 et 1884. Les types de décentralisation[modifier | modifier le code] Décentralisation institutionnelle[modifier | modifier le code] Décentralisation fonctionnelle (ou technique)[modifier | modifier le code] En 2013[modifier | modifier le code]
Gouvernement de la Défense nationale Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre. Le Gouvernement de la défense nationale. De haut en bas et de gauche à droite : Jules Favre, le général Trochu, Gambetta, Emmanuel Arago, Adolphe Crémieux, Henri Rochefort, Ernest Picard, Glais-Bizoin, Jules Simon, Garnier-Pagès, Jules Ferry, Pelletan Actes gouvernementaux[modifier | modifier le code] Devant l'avance des armées allemandes, la délégation se replie sur Bordeaux. Un des éléphants du zoo de Paris vient d'être fusillé pour fournir de la viande pendant le siège de Paris Il était désormais évident que Paris allait tomber tôt ou tard. Certains Parisiens se sentirent trahis[2], comme l'indique le jeune Clemenceau, nommé en septembre maire du XVIIIe arrondissement de Paris, qui fait placarder sur les murs[Quand ?] « La municipalité du XVIIIe arrondissement proteste avec indignation contre un armistice que le Gouvernement ne saurait accepter sans trahison[3]. » Composition[modifier | modifier le code] Chronologie[modifier | modifier le code]
Association des Amies et Amis de la Commune de Paris 1871 la Commune 18 mars-27 mai 1871 Tentative à implications révolutionnaires, faite par les ouvriers à Paris après l'insurrection du 18 mars 1871, pour assurer, dans un cadre municipal et sans recours à l'État, la gestion des affaires publiques. 1. Le contexte Cette insurrection prend naissance dans cette ville du travail qu'est devenu Paris en pleine croissance démographique (en 1866, sur 1 799 980 habitants, 57 % vivent du travail industriel et 12 % du travail commercial). Très vite, cette république bourgeoise (composée entre autres du général Trochu, de Jules Favre et de Jules Ferry) est accusée de trahison par la population parisienne, qui, depuis le 19 septembre, subit avec héroïsme les conditions d'un siège de plus en plus difficile et qui réclame, en outre, des succès militaires. 2. Dans chaque arrondissement se constituent des comités de vigilance, bientôt chapeautés par un comité central pour aider le gouvernement et mobiliser toutes les forces de la nation. 3. 3.1. 3.2. 3.3. 4. 4.1. 4.2.
Démocratie locale Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre. Après des siècles d'États forts et centralisés, la décentralisation des pouvoirs de l'État en transférant certaines compétences à des collectivités locales ou régionales est un mouvement qui se développe dans l'ensemble des pays européens. L'Europe a défini un certain cadre de démocratie locale, de nature essentiellement normative, dans des domaines tels que les relations interterritoriales, le développement durable, l'aménagement du territoire, ou les droits des minorités. En France, la démocratie locale n'a longtemps existé que dans le cadre des lois de 1871 et 1884, qui prévoyaient une autonomie très réduite des communes et des départements. Définition[modifier | modifier le code] La démocratie locale peut se définir comme le pouvoir de décision transféré dans certains domaines de compétences par un État à une collectivité locale ou régionale dotée elle-même d'institutions démocratiques : province, région, département, ville, etc.
Léon Gambetta Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre. Pour les articles homonymes, voir Gambetta. Croquis du tribun Gambetta. Biographie[modifier | modifier le code] Carte de visite de Léon Gambetta par Lége : borgne avec un œil de verre, il se fait toujours représenter de profil gauche[2]. Origines et formation[modifier | modifier le code] Léon Gambetta est issu d'une famille de commerçants aisés de Cahors : son grand-père Michel est originaire de Ligurie. Sous le Second Empire[modifier | modifier le code] Le Gouvernement de la Défense nationale[modifier | modifier le code] Bien que sa prothèse oculaire soit quasiment invisible, le caricaturiste n'hésite pas à en accentuer la procidence sur le Gambetta en bicorne[2]. Tableau de Jules Didier et Jacques Guiaud représentant le départ de Léon Gambetta de Paris le 7 octobre 1870 à bord d'un ballon monté (musée Carnavalet). Sur le plan militaire, Gambetta essaie d'organiser les armées de secours, intervient dans la nomination des commandants en chef.
L'imaginaire de la commune On attribue d’ordinaire à la Commune de Paris une durée de 72 jours – du 18 mars 1871, lorsque des Parisiennes et Parisiens de Montmartre empêchèrent la réquisition des canons de la ville par les troupes d’Adolphe Thiers, à la sinistre « Semaine sanglante » au cours de laquelle ces mêmes troupes assouvirent la soif de vengeance de la bourgeoisie française en massacrant les insurgé·e·s. Cette réduction temporelle est cohérente avec le récit qui fait de la Commune une réaction nationaliste contre les Prussiens et leurs « collabos » versaillais. Cette histoire à tendance républicaine (la Commune serait la mère de la IIIe République, alors qu’en réalité, cette dernière naquit de son écrasement [1] [1] Kristin Ross reproduit par exemple (p. 45) les propos... ) escamote commodément une réalité pourtant bien comprise, à l’époque, jusque par les anticommunards. [3] « Déclaration au peuple français », 19 avril 1871,... À peu près au même moment, William Morris marchait en Islande. Franz Himmelbauer
Paris 1871 la semaine sanglante Anarchisme Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre. Dans une manifestation à Londres le 9 novembre 2011. Le A cerclé, symbole de l'anarchisme Étoile anarchiste. L'anarchisme est un courant de philosophie politique développé depuis le XIXe siècle sur un ensemble de théories et de pratiques anti-autoritaires[1] d'égalité sociale. Depuis 1857, année où Joseph Déjacque a créé ce néologisme pour en renforcer le caractère égalitaire, le terme libertaire est, souvent, utilisé comme synonyme. Fondé sur la négation du principe d'autorité dans l'organisation sociale et le refus de toute contrainte découlant des institutions basées sur ce principe[2], l'anarchisme a pour but de développer une société sans domination et sans exploitation, où les individus-producteurs coopèrent librement dans une dynamique d'autogestion[3] et de fédéralisme. Pour ses partisans, l’anarchie est donc organisée et structurée : c'est l'ordre moins le pouvoir. Étymologie[modifier | modifier le code]
Adolphe Thiers Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre. Pour les articles homonymes, voir Thiers. Son ralliement définitif à une « République conservatrice » provoque, en mai 1873, sa mise en minorité face aux monarchistes et entraîne sa démission de la présidence de la République. Les débuts[modifier | modifier le code] Origines[modifier | modifier le code] (Voir plus bas le paragraphe Généalogie). Louis Adolphe Thiers est l'un des enfants de Pierre Thiers[2] (1759-1843), par sa seconde épouse Marie-Madeleine Amic (1774-1852). Par son père, aventurier et affairiste quelque peu douteux, qui a pu profiter de l'amitié et de la protection de Lucien Bonaparte, Adolphe Thiers a plusieurs frères et sœurs, dont certains lui causent ultérieurement bien des tracas : - du mariage de Pierre Thiers et de sa première épouse, Claudine Fougasse (1752-1797) : - de la liaison de Pierre Thiers avec, soit Thérèse Cavallieri (puis, Chevalier), soit sa sœur Louise Cavallieri : Thiers historien[modifier | modifier le code]