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Au-delà du brainstorming

Au-delà du brainstorming
Nous avons fréquemment mentionné Jonah Lehrer dans nos colonnes. Ce jeune neuroscientifique, blogueur et écrivain, a le don pour éclairer les sujets souvent complexes de la cognition de manière claire et originale. Dans un récent article pour le New-Yorker, il s’est penché sur le phénomène de l’intelligence collective, et notamment sa forme la plus ancienne et la plus commune, le « brainstorming ». Le brainstorming en question Le brainstorming, nous explique-t-il, est né peu après la fin de la Deuxième Guerre mondiale, à l’instigation d’Alex Osborn, publicitaire en vue de l’époque. Problème, explique Lehrer, cette technique est loin d’être aussi efficace qu’on veut bien le dire. Image : Vaut-il mieux brainstormer avec soi-même qu’avec les autres ? Les bienfaits de la critique Mais surtout, ce que Lehrer met en cause, c’est l’interdiction de toute critique. Les lois de la composition Lehrer a été chercher la réponse du côté de… Broadway ! Les lieux créatifs Ce n’est pas ce qui s’est passé. Related:  Blog & veille autour de l'IC

Méthodes d'IC-i et maintenant L'effet de la brillance dans les illusions d'optique Figure 1: Illusion de White Difficile à croire, mais toutes les sections grises des bandes de la figure 1 sont de la même couleur, tant dans la colonne de gauche que dans celle de droite. Même chose pour les deux lunes de la figure 2, où l'illusion est encore plus déconcertante: alors qu'on a l'impression que la lune (La Lune est l'unique satellite naturel de la Terre et le cinquième plus grand satellite du système solaire avec un diamètre de 3 474...) de gauche est totalement blanche et celle de droite totalement noire, elles sont en réalité pareilles et comportent toutes les deux des zones blanches et des zones noires. Ce genre d'illusion est dû au fait que, même si les objets sont physiquement identiques, l'interprétation de leurs propriétés peut varier en fonction de la brillance de leur environnement (L'environnement est tout ce qui nous entoure. C'est l'ensemble des éléments naturels et artificiels au sein duquel se déroule la vie humaine. Figure 2: Illusion d'Anderson et Winawer

Les lieux créatifs virtuels, tiers lieux éphémères ? Le Jam lancé par Nekoé et IBM en avril 2010 n’est pas sans rappeler certaines dynamiques qui sont au cœur des tiers lieux. Pourtant, de nombreux aspects opposent le « brain storming virtuel géant » Nous republions ci-après un de nos articles sur le Nekoé Jam en nous posant la question des différentes formes que peut prendre la nouvelle dynamique sociétale. En avril 2010, le cluster Nekoé à lancé un Jam en partenariat avec IBM, membre du cluster. On peut définir cette opération comme l’organisation d’un brain storming virtuel (les échanges se font avec une plate-forme électronique) géant (plus de 600 participants). L’opération se structure en quatre phases : le choix des thèmes d’échanges, la mobilisation de participants, le déroulement du brain storming proprement dit (sur trois jours pleins), l’analyse du contenu et sa valorisation. Zones Mutantes avait participé activement à cet événement et publié plusieurs articles sur le sujet. Comment fonctionne le cerveau collectif géant ?

La pertinence des algorithmes Sur l’excellent Culture Digitally, le sociologue Tarleton Gillespie (@TarletonG) vient de publier un court essai (.pdf) sur la « pertinence des algorithmes » pour réfléchir à la place des algorithmes dans la culture et la connaissance (cet essai se veut l’introduction d’une anthologie sur le sujet qui devrait paraître… à l’automne 2013 aux presses du MIT). Tarleton Gillespie s’est longuement intéressé à comment les plates-formes utilisent les algorithmes pour gérer les « mauvais contenus » (voir « ces algorithmes qui nous gouvernent ») ce qui lui a permis de dresser le tableau des techniques algorithmiques émergentes en cours de déploiement. Une manière d’approfondir les propos d’Evgeny Morozov dont nous vous faisions part récemment. Qu’est-ce qu’un algorithme ? « Les algorithmes jouent un rôle de plus en plus important dans le choix de l’information que nous considérons comme la plus pertinente pour nous. Ils sont un élément crucial de notre participation à la vie publique.

Dossier - Intelligence collective, noosphère, capitalisme cognitif, déterminisme technique, autorégulation, propriété intellectuelle. Questions de communication - Revue de recherche en sciences de la Communication Interface-Conscience | Le développement durable au service de la performance Mémoire: la fabrique de faux souvenirs - Fondamental L’équipe du prix Nobel Susumu Tonegawa, du Massachusetts Institute of Technology (MIT, États-Unis), a eu recours à une technique assez récente, l’optogénétique, pour "visualiser" l'enregistrement des souvenirs chez la souris et les manipuler. Des neurones sont génétiquement modifiés chez des souris pour produire des protéines réactives à la lumière. Cette population bien précise de neurones peut alors être activée très simplement avec de la lumière. Tonegawa et ses collègues ont placé des souris dans des nouvelles cages où elles recevaient des chocs électriques modérés au bout de quelques minutes. Ils ont identifié les neurones activés pendant ce choc et les ont rendus réactifs à la lumière. L’équipe de Mark Mayford (Scripps Research Institute, SD, États-Unis) a utilisé une méthode différente pour mieux comprendre ce qui pouvait perturber la fabrication d’un souvenir.

La créativité expliquée Peut-on vraiment « manager », « améliorer la créativité, par des moyens précis ? J’avoue personnellement avoir toujours été assez sceptique sur le sujet, en partant du principe que si on innove à partir d’une méthode connue et éprouvée, alors ce n’est plus de l’innovation, par définition. Et les étagères des librairies consacrées au développement personnel, au management, voire au New Age, abondent en techniques infaillibles d’amélioration de la créativité, du jeu de rôle au mindmapping en passant par la programmation neurolinguistique, le brainstorming ou le sacrifice de boucs (la méthode la plus efficace à mon avis). Mais Anthony McCaffrey, dont les travaux ont été présentés ces jours-ci dans Science Daily, semble relancer le débat. Il est vrai que le bonhomme suscite l’intérêt puisqu’il a reçu un don de 170 000 $ de la National Science Foundation pour développer sa théorie et surtout mettre au point une technologie qui permettrait de lui donner une application pratique. Rémi Sussan

Technologies et coopération Internet ne nous rend pas seul, soulignions-nous dernièrement. Mais en quoi nous aide-t-il à coopérer entre nous ? Dans son nouveau livre, Ensemble : les plaisirs rituels et la politique de la coopération (Amazon, extraits), le sociologue Richard Sennett, enseignant à la l’école d’économie de Londres et à l’université de New York, s’est intéressé à la coopération. Pour comprendre pourquoi elle se produit – et parfois, pourquoi elle ne se produit pas. Après Craftman (L’artisan, traduit en français sous le titre Ce que sait la main : La culture de l’artisanat), qui s’intéressait à l’impulsion innée que nous avons à bien faire les choses, ce livre est le second d’une trilogie (baptisée homo faber) sur les compétences dont les humains ont besoin pour une coexistence heureuse (le suivant, annoncé, portera sur les villes). La valeur de la coopération réside dans l’informel Face à la crise, estime le sociologue, les règles formelles s’avèrent souvent insuffisantes. Dialectique contre dialogique

Digital Marketing Mix ithink.fr / Paul-Henri Brunet blogofcollectiveintelligence L’envie d’aller voir ailleurs, c’est aussi dans les gènes Qu’est-ce qui poussent certains êtres humains à partir à l’aventure ? Une nouvelle étude sur les abeilles pourrait d'une manière étonnante aider les chercheurs à comprendre la génétique complexe qui sous-tend nos désirs à faire de nouvelles expériences. Des chercheurs de l’université de l’Illinois ont examiné le comportement et les gènes qui sont exprimés dans le cerveau des abeilles spécialisées dans la quête de nouvelles ressources alimentaires. Tout d'abord, ils ont découvert que seules quelques abeilles participent à ces efforts de recherche. Dans un grand enclos extérieur sous surveillance, les chercheurs ont disposé divers mets dont se repaissent les abeilles et observé celles qui décidaient de sortir pour aller explorer leur environnement. Ces gènes codent principalement pour des catécholamines (glucamate et GABA) associées aux circuits de récompense et de motivation chez les vertébrés.

Innovation sociale: l'économie de demain? | ParisTech Review Il y a innovation et innovation Nous vivons aujourd’hui, dit-on, dans le monde de Joseph Schumpeter, qui avait mis en évidence les cycles de création-destruction animant l’économie capitaliste. L’économiste autrichien pointait notamment deux facteurs de renouvellement: l’innovation technologique et le rôle des entrepreneurs. L’innovation technologique recouvre plusieurs formes: création d’un produit, nouveau procédé de production, nouvelle organisation de la production, nouveau marché ou nouvelle source de matière première ou d’énergie. L’entrepreneur est très précisément celui qui fait le pari de l’innovation, dont il assure la réussite grâce à son dynamisme. Depuis longtemps les modèles d’affaires et de management se sont haussés au niveau de l’innovation technologique. L’art d’organiser les hommes, de jouer de leurs interactions, est au cœur de la création de valeur. Profit, non-profit: une distinction dépassée? Elle demande à être étudiée, analysée, valorisée.

Vers une physique de l’information Lorsqu’on a trop longtemps le nez dans le guidon, on en vient trop vite à considérer le numérique comme une simple technique, aux impacts évidents certes, mais finalement pas plus fondamentale que la mécanique auto. Or il s’agit de tout autre chose. Depuis sa naissance, avec John von Neumann et Alan Turing (et même avant, si on remonte jusqu’à Leibniz) la réflexion sur la « computation » traitait avant tout de la nature de l’esprit, voire de celle de la réalité elle-même. Comme Turing, von Neumann ou aujourd’hui Stephen Wolfram, le physicien David Deutsch fait partie de cette lignée de « philosophes du numérique », et son apport dans ce domaine a été considérable puisqu’il est l’un des pères de l’informatique quantique, qu’il avait imaginé dès les années 80. Sur les fondements de la théorie, il existe deux papiers, un premier, philosophique, écrit par Deutsch seul (sans trop de maths) et un autre plus technique, tout récent (avec trop de maths). Une physique du possible Rémi Sussan

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