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Évolution (biologie)

Évolution (biologie)
Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre. En biologie, l'évolution est la transformation des espèces vivantes qui se manifeste par des changements de leurs caractères génétiques et morphologiques au cours des générations. Les changements successifs peuvent aboutir à la formation de nouvelles espèces. La théorie de l'évolution est une explication scientifique de la diversification des formes de vie qui apparaissent dans la nature. Cette diversification depuis les premières formes de vie est à l'origine de la biodiversité actuelle. L’histoire des espèces peut ainsi être écrite et se représente sous la forme d'un arbre phylogénétique. L'idée d'évolution est très ancienne et peut déjà se trouver chez certains philosophes de l'Antiquité (Lucrèce, 98-54 av. Avec la découverte de la génétique par Mendel la théorie de l'évolution s'est peu à peu affinée[3]. Les hommes ont cherché l'origine de la diversité du vivant dès la période antique. Jean-baptiste de Lamarck Related:  Phylogénie

Classification phylogénétique Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre. Cette classification est principalement fondée sur les méthodes de la cladistique, méthode établie en 1950 par Willi Hennig[1]. Cette méthode révolutionna ainsi toute la systématique à partir de la fin des années 1960. L'analyse cladistique qui sert de base à l'établissement de cette classification considère les caractères à toutes les échelles à valeur égale : les caractères macroscopiques et microscopiques issus de l'anatomie comparée et de l'embryologie, les caractères moléculaires[2] issus de la biochimie et de la biologie moléculaire, ainsi que les données apportées par la paléontologie. Principes[modifier | modifier le code] « Erreurs » induites par la classification classique[modifier | modifier le code] Comparaison entre classifications classique et phylogénétique. La classification traditionnelle n'a pas pour fonction de retracer la parenté et l'évolution des espèces. Méthodes[modifier | modifier le code]

Théorie synthétique de l'évolution Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre. Pour les articles homonymes, voir TSE. La théorie synthétique de l'évolution Histoire de la théorie synthétique de l'évolution[modifier | modifier le code] Définition[modifier | modifier le code] Aujourd'hui, l'évolution n'est plus envisagée comme la transformation d'individus isolés mais comme celle de groupements d'individus de même espèce, c'est-à-dire des populations. Une population évolue quand la fréquence d'une version d'un gène appelée allèle (ou de plusieurs allèles) s'y modifie. Lorsque l'ensemble des individus qui constituent une espèce forme plusieurs populations isolées, chacune de ces populations peut acquérir des caractères particuliers et donner naissance à des variétés différentes au sein de la même espèce. La "barrière" qui sépare les variétés d'une même espèce peut être de nature variée. L'évolution, faits et théorie[modifier | modifier le code] Le membre antérieur de tous les Vertébrés présente une structure analogue.

Arbre phylogénétique Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre. Arbre phylogénétique, basé sur le génome d'après Ciccarelli et al. (2006)[1] Les arbres phylogénétiques ne considèrent pas les transferts horizontaux, et un nouveau modèle se développe en phylogénie, celui de graphe ou réseau phylogénétique qui permet de les prendre en compte, ainsi que les recombinaisons. Historique[modifier | modifier le code] Darwin est le premier à avoir illustré et popularisé le concept d'un arbre de la vie, dans son ouvrage De l'origine des espèces, publié le . L'arbre phylogénétique de Darwin[modifier | modifier le code] La première esquisse de Darwin d'un arbre phylogénétique tirée de son First Notebook on Transmutation of Species (1837). L'arbre de la vie tel qu'il apparaît dans On the Origin of Species by Natural Sélection, 1859. Les travaux de Darwin étaient à l'origine titrés Phylogeny via Oogeny. « Les affinités de tous les êtres de la même classe ont parfois été représentées sous la forme d'un grand arbre.

Richard B Goldschmidt Biologiste américain d'origine allemande (Francfort-sur-le-Main 1878-Berkeley, Californie, 1958). Après avoir acquis lors de ses études universitaires une solide formation de zoologiste, il axe ses premières recherches, dans les années 1900, sur des problèmes de morphologie animale. Il contribue à mettre en évidence et à expliquer le phénomène de la constance cellulaire chez les nématodes, ou vers ronds. Il étudie également les céphalocordés. Ces animaux, qui ressemblent à des poissons, sont les ancêtres primitifs des vertébrés. R. Entre 1911 et 1920, le chercheur effectue des expériences qui l'amènent à découvrir le phénomène de l'intersexualité. Passionné par les problèmes d'évolution, il est l'un des premiers à démontrer la valeur des techniques génétiques pour l'étude expérimentale de ces problèmes. À la fin des années 1920, Goldschmidt commence à abandonner les papillons pour ses recherches génétiques et il se tourne vers la drosophile.

Caractère ancestral et caractère dérivé Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre. S'il est commun à plus d'un taxon -c'est-à-dire qu'au moins une autre espèce a hérité de ce caractère-, et qu'il a par ailleurs dérivé dans une tierce espèce au moins du taxon, il constitue alors une symplésiomorphie. S'il est spécifique à un seul taxon, il s'agit plus précisément d'une autapomorphie (c'est notamment le cas si ce taxon constitue un groupe terminal, cul-de-sac évolutif par exemple) S'il est commun à plus d'un taxon, il constitue une synapomorphie, qui détermine un groupe monophylétique, ou holophylétique, donc un clade en phylogénétique Ce sont des notions fondamentales pour construire des phylogénies, par la méthode cladistique. Illustration de apomorphie, synapomorphie et symplésiomorphie. Exemples[modifier | modifier le code] Chez les vertébrés[modifier | modifier le code] Dans l'exemple, tous les poissons actuels ont toujours le caractère ancestral « nageoires paires ». Chez les angiospermes[modifier | modifier le code]

Info Guide phylogénétique illustré du monde végétal Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre. Ce guide phylogénétique illustré du monde végétal permet, pour l'ensemble des groupes végétaux ainsi que pour les champignons, d'accéder directement aux images entreposées sur le site de Wikimedia Commons (base de données photographique et, comme Wikipédia, co-projet de Wikimedia). L'accès peut se faire soit de manière simplifiée vers les principaux grands groupes, soit de façon plus ciblée via un arbre phylogénétique. Cet arbre est en grande partie tiré de l'ouvrage de Lecointre : Classification phylogénétique du vivant. Guides phylogénétiques illustrés[modifier | modifier le code] Accès simplifié et direct aux grands groupes[modifier | modifier le code] Accès par l'arbre phylogénétique détaillé[modifier | modifier le code] Les liens de l'arbre phylogénétique (colonne de gauche) mènent aux articles correspondant de wikipédia. Le signe (+) renvoie à la classification phylogénétique du groupe considéré. Voir aussi[modifier | modifier le code]

Phylogénie Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre. On représente couramment une phylogénie par un arbre phylogénétique. Le nombre de nœuds entre les branches, qui représente autant d'ancêtres communs, indique le degré de parenté entre les taxons. Plus il y a de nœuds et donc d'ancêtres entre deux espèces, plus leur parenté est éloignée, c'est-à-dire que leur ancêtre commun est ancien. Dans un arbre (dendrogramme) élaboré par phénétique (phenogramme), la longueur des branches représente la distance génétique entre taxons ; dans un arbre élaboré par cladistique (cladogramme), on place sur les branches les événements évolutifs (états dérivés de caractères homologues) ayant eu lieu dans chaque lignée. Présentation[modifier | modifier le code] Cladistique[modifier | modifier le code] Ainsi l'aile de la chauve-souris et de l'oiseau sont-ils homologues en tant que membres antérieurs, et non en tant qu'ailes. Phénétique[modifier | modifier le code] le groupe des reptiles.

Primates (classification phylogénétique) Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre. Cette page a pour objet de présenter un arbre phylogénétique des Primates, c'est-à-dire un cladogramme mettant en lumière les relations de parenté existant entre leurs différents groupes (ou taxa), telles que les dernières analyses reconnues les proposent. Ce n'est qu'une possibilité , et les principaux débats qui subsistent au sein de la communauté scientifique sont brièvement présentés ci-dessous, avant la bibliographie. Le cladogramme présenté ici se veut cohérent avec les dernières analyses publiées et accessibles. Il n'est pas forcément consensuel, et on peut toujours se référer à la bibliographie indiquée au bas de l'article. Le symbole ▲ renvoie à la partie immédiatement supérieure de l'arbre phylogénétique du vivant. Les habitudes typographiques des botanistes et des zoologistes sont différentes. Gorilla gorilla (Gorille des montagnes)Mandrill (Mandrillus sphinx, Cercopithecidae)

Mammalia (classification phylogénétique) Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre. Cette page a pour objet de présenter un arbre phylogénétique des Mammalia (ou Mammifères), c'est-à-dire un cladogramme mettant en lumière les relations de parenté existant entre leurs différents groupes (ou taxa), telles que les dernières analyses reconnues les proposent. Ce n'est qu'une possibilité, et les principaux débats qui subsistent au sein de la communauté scientifique sont brièvement présentés ci-dessous, avant la bibliographie. Le cladogramme présenté ici se veut cohérent avec les dernières analyses publiées et accessibles. Il n'est pas forcément consensuel, et on peut toujours se référer à la bibliographie indiquée au bas de l'article. Le symbole ▲ renvoie à la partie immédiatement supérieure de l'arbre phylogénétique du vivant. Les habitudes typographiques des botanistes et des zoologistes sont différentes. Mark S.

Le vivant (classification phylogénétique) Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre. Du fait de ses méthodes nouvelles, la phylogénie, science récente à l'origine de la classification phylogénétique du vivant, est en plein essor et propose parfois des résultats en contradiction avec les anciennes classifications, uniquement basées sur des critères morphologiques et physiologiques. Aussi, certains points particuliers font parfois encore l'objet de débats au sein de la communauté scientifique. L'objectif, s'il y a lieu, est également de présenter ces derniers ici. L'un des enjeux majeurs à la racine de l'arbre du vivant est évidemment la place de cette racine par rapport aux groupes connus. Depuis Carl Woese on considère qu'il y a trois « empires du vivant » (les Archaea, les Eubacteria et les Eukaryota) avec une racine introuvable puisque l'analyse supposerait d'avoir un groupe externe... Actuellement, il est impossible de savoir comment le monde viral s'articule avec le monde cellulaire. Portail de l’évolution

Considérations ontogénétiques et phylogénétiques concernant l’origine de la parole 1 Cette recherche a été financée en partie par : Programme Pluri-Formations Études Culturelle, Langu (...) 1La parole – pierre de touche pour le moins philosophique, cognitive, linguistique et sociale – confère un statut singulier à l'Homme en tant qu'espèce vivante. Le questionnement de l’origine de la parole, les conditions de son émergence, la nature de sa production et de sa perception, la compréhension de son acquisition et de sa pathologie, l'exploration de sa diversité dans les langues du monde, suscitent de nombreuses questions. 2La fin du XXe et le tout début de ce siècle révèlent une véritable réarticulation des recherches dans le domaine de l’émergence de la parole et du langage (EPL par la suite). 5L’Université du Québec à Montréal a organisé ( au cours de l’été 2010 un Summer Institute in Cognitive Sciences consacré à l’Origine du langage. Figure 1 2.1 La contagion des idées scientifiques 2.2 La circularité des preuves Figure 2 Figure 3

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