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A 75 % les riches partiront ?

A 75 % les riches partiront ?
Mais qu’ils partent donc, ils ne nous manqueront pas. Ils sont très remplaçables, leur fortune est inutile à l’économie, et elle est un trouble à l’ordre public. Ah oui : en partant, qu’ils n’oublient pas de déposer leur passeport à la porte. Les faux-semblants de la gauche serpillière Il y a suffisamment de raisons d’être affligé de la campagne du candidat « socialiste » — qui ne trouve mot à redire au traité MES [1] institutionnalisant les principes de l’« ajustement structurel », promet de renégocier le TSCG [2] avec la franchise d’un trafiquant de voitures d’occasion, fait des moulinets contre la finance avant de se rendre à Londres jurer l’innocuité de ses intentions réelles — il y a, donc, suffisamment de raisons d’affliction pour ne pas noter le moindre tressaillement du gauchomètre, dont tous les tracés étaient restés jusqu’ici absolument plats. Les « impossibilités » du mauvais vouloir À négligeable, négligeable et demi... Trickle down... ou trickle up economics ? Related:  Les "riches" et ultra-riches

Nicolas Sarkozy, «le président des riches» selon une étude Terra Nova La Fondation Terra Nova, think tank proche du PS, publie mardi une étude visant à démontrer que Nicolas Sarkozy aura été durant son quinquennat «le président des riches», avec «84 milliards d'euros distribués» prioritairement aux ménages les plus aisés et aux entreprises. Dans ce rapport sur «le bilan redistributif du sarkozysme», la fondation souligne que «ces cadeaux considérables» représentent «plus de 4 points de PIB» et que sans eux «la dette publique de la France (85% du PIB aujourd'hui) serait inférieure à celle de l'Allemagne (83,5%)». La loi Tepa visée Elle relève que «plus de la moitié» de cette redistribution «a été décidée dès 2007 à travers la loi Tepa» (travail, emploi, pouvoir d'achat), ce qui a eu pour effet d'«amoindrir la capacité budgétaire de la France à lutter contre la crise». Selon Terra Nova, Nicolas Sarkozy a bel et bien été «le président des riches».

Le Blog d'Olivier Berruyer sur les crises actuelles Dans cette très intéressante interview, traduite pour nous par Valérie Courteau, l’économiste senior au FMI Michael Kumhof revient sur le lien entre la crise et les inégalités. En annexe, j’ai repris 2 de ses articles. “Sauf à réduire les disparités de revenus, l’effondrement financier à venir est inévitable, affirme l’économiste Michael Kumhof. Une conclusion surprenante venant d’un chercheur senior au FMI. En interview, il affirme que l’égalité est la meilleure recette contre la crise.” Les packages de sauvetage du FMI sont généralement associés à des “ajustements structurels”, à la privatisation et à la libéralisation. Kumhof considère que la cause principale de la crise financière en 2008 et la crise de la dette en 2011 est l’accroissement des inégalités, en particulier aux États-Unis. Dans un article coécrit avec Romain Rancière en 2010, Kumhof fait valoir que l’augmentation des écarts de revenus a conduit à une augmentation des ratios d’endettement des ménages. MK: Non MK: Oui. et :

Banque mondiale : une ambition mais peu d’espoir pour les pays émergents - Economie La ministre des Finances du Nigeria Ngozi Okonjo-Iweala a été la première à s’exprimer, ce lundi 9 avril 2012, devant le conseil d'administration de la Banque mondiale (BM). Le mardi 10 avril, ce sera le tour du Colombien José Antonio Ocampo, professeur à l’université Columbia à New York et mercredi 11 avril, de l’Américain d’origine coréenne Jim Yong Kim qui dirige la prestigieuse université de Darmouth. La tradition veut que, depuis la création il y a 60 ans des deux institutions financières internationales, le Fonds monétaire international soit présidé par un Européen et la Banque mondiale par un Américain. Cette année, les règles du jeu ont changé puisque le prochain patron de la Banque mondiale doit être auditionné et choisi sur des critères de compétence. Parmi les trois candidats en lice, c’est la Nigériane Ngozi Okonjo-Iweala qui semble la plus qualifiée. Un manifeste en faveur de Ngozi Le Colombien José Antonio Ocampo connaît, lui aussi, les rouages de la Banque mondiale.

Le plein emploi, un concept dépassé Dans le passé, cet inestimable trésor a contribué bien davantage que le pétrole du Texas ou les inventeurs de la Silicon Valley aux performances économiques du pays. Et, de nos jours, ça continue. Depuis décembre 2007 (date d’entrée dans la récession au sens du NBER), les employeurs américains se sont débarrassés de 8,4 millions d’emplois (en net). Emplois civils - Une comparaison des différentes récessions Source : Fed de Dallas A 9,7 % (la dernière donnée disponible), le chômage dans la zone euro se situe à 2,5 points de pourcentage au dessus de son niveau le plus bas dans le cycle, il y a deux ans. On va me dire que des destructions de capacités et d’emplois ont lieu malgré tout en zone euro. Emploi (glissement annuel en %) Source : Datastream, Natixis Ce genre de politique permet, dit-on, de protéger le capital humain et d’économiser de l’argent pour les entreprises en évitant les coûts de réembauche. Zone euro - Productivité et salaire réel par tête (base 100 en janvier 2002) 1. 2. 3.

Crise de la dette : et si on nous prenait pour des c… Oui, vous l’entendez partout, tous nos malheurs viennent désormais de cette fameuse dette qui oblige nos gouvernements à encore plus de rigueur, c’est à dire à nous demander de nous serrer la ceinture. S’il n’y avait pas autant de dette, tout irait mieux, nous ne serions pas à l’aube d’une apocalypse économique. Ces fameuses dettes des pays industrialisés les plus riches, on vous l’a assez répété, sont en permanente augmentation : nous vivons au dessus de nos moyens. Ah ! Scélérats de citoyens ! Ils dépensent trop ! Oui, mais il y a des chiffres qui ne trompent pas, et qui peuvent nous intéresser… Par exemple, saviez-vous qu’entre 1993 et 2010, le taux d’imposition moyen des entreprises, calculé sur 80 pays, était passé de 38% à 25% ? Ah, oui, ça fait bizarre…parce qu’il faut rappeler que l’impôt sur les sociétés ce n’est pas comme l’impôt sur le revenu, avec l’impôt sur les sociétés, on ne taxe que les bénéfices. Une dette publique, c’est quoi ? La dette, un problème ?

Is It Time to Take Pity On The Rich? All of the times we’ve been worrying about whether we can afford our health care premiums, how to pay the mortgage after losing a job or how to feed our children while we wait for the next pay day, we’ve forgotten one very important detail. The rich have much bigger problems. Or so claims an article in Bloomberg News where the top 1 percent of earners complain about the budget cutbacks they have had to make because their Wall Street bonuses just aren’t as large these days. Some of those sacrifices they’ve had to make? Cutting annual ski trips, choosing between paying the private school tuition or the rental on the summer cottage or even giving up their $7500 a year country club memberships. One executive quoted complained, “People who don’t have money don’t understand the stress…Could you imagine what it’s like to say I got three kids in private school, I have to think about pulling them out? Her commenters agree. Do you think the rich have it harder in the economic downturn?

LE MONDE-ÉCONOMIE, La machine à concentrer la richesse, lundi 6 – mardi 7 février 2012 La machine à concentrer la richesse Dans une allocution prononcée le 12 janvier, Alan B. Krueger, président du Conseil des conseillers économiques du président Obama, a examiné « La montée et les conséquences de l’inégalité aux États-Unis ». Alors que de 1947 à 1979, les revenus de l’ensemble de la population américaine croissent annuellement d’un peu plus de 2%, toutes catégories économiques confondues, sur la période qui s’étend ensuite de 1979 à 2010, les 20% les plus riches voient leurs revenus bruts augmenter de 1,2% par an, alors que, parallèlement, ceux des 20% les plus pauvres baissent eux de 0,4%. Les cadeaux fiscaux consentis par les deux administrations Bush aux ménages les plus fortunés viennent encore renforcer la tendance : si dans l’ensemble, les 20% les moins riches voient leurs revenus après impôts augmenter de 18% sur la période 1979-2007, ceux du 1% le plus fortuné, grimpent pendant ce temps-là de 278%. À quoi attribuer le creusement des écarts ?

Le web français pourrait-il finir par être autant surveillé que le web anglais? Le Sunday Times a annoncé le 1er avril dernier que le gouvernement britannique se prépare à légiférer sur la possibilité pour la police et les services de sécurité, de surveiller les communications électroniques et téléphoniques, ainsi que les consultations de sites internet de tous ses ressortissants. Poisson d'avril ? Pas sûr. Le gouvernement britannique tient à préciser que seules les données de communications seraient collectées, à savoir l’heure, la durée, l’identité des personnes communiquant, les numéros de téléphone ou adresses mail, ainsi que les informations sur l’ordinateur d’envoi. Ainsi, et sous couvert de lutte contre la criminalité et le terrorisme, le gouvernement britannique fait un pas de plus vers l’Etat espion, justifiant des atteintes à la liberté et à la vie privée, dépassant le seul cadre des criminels et terroristes. Quid d’une telle procédure en France

La fièvre de l'évaluation - Julien Damon, article Organisations L’évaluation est devenue omniprésente, qu’il s’agisse de recherche ou de soins, d’individus ou de lois. Célébrée ou critiquée, elle est érigée en priorité des politiques publiques. Une culture de l’évaluation ? Qu’ont en commun l’enfant en maternelle, le ministre, le chercheur, le médecin ou encore le policier ? Ils peuvent aujourd’hui être « évalués ». Les évaluations, en complément et en développement des traditionnelles notations et appréciations, se sont implantées particulièrement dans l’éducation. Depuis une trentaine d’années, l’évaluation s’est affirmée dans le cadre d’un puissant mouvement de réforme des politiques publiques. On est même passé à une « culture de l’évaluation » répandue dans de nombreux domaines. Qu’est-ce qu’évaluer ? Pour les économistes ou les comptables, évaluer c’est d’abord estimer, sans nécessaire appréciation politique. L’opération d’évaluation consiste, financièrement, à calculer une valeur d’après des données et des critères déterminés. P. Julien Damon

Dette: les “PIGS” vont-ils contaminer l’Europe ? Il y a deux semaines, je décryptais sur le datablog d’OWNI l’exposition des banques françaises au risque de restructuration de la dette de la Grèce. Comme je le concluais : la Grèce à elle seule ne ferait pas tomber le secteur bancaire français, en lui infligeant – dans le pire des cas – des pertes d’environ 30 milliards d’euros. Mais en fait, la grande crainte ne réside pas dans la seule faillite de la Grèce, mais dans le risque de contagion à d’autres pays, et notamment les “PIGS” (acronyme de Portugal, Ireland, Greece, Spain) qui sont les pays les plus en difficulté actuellement. Les déficits publics des PIGS Faisons tout d’abord un petit point sur la situation des comptes publics de ces pays. Les statistiques d’Eurostats nous permettent de tracer l’évolution des déficits publics ainsi que du ratio d’endettement. Portugal Quant à la situation de l’Irlande et de l’Espagne, les courbes semblent suggérer que le scénario est un peu différent. Nous n’avons donc pas tout vu… Espagne monde enggul;

Pierre Sarkozy rapatrié en France aux frais de l'Etat? Les voyages de Pierre Sarkozy sont décidément bien mouvementés. Après avoir «miraculeusement» échappé à la mort il y a deux ans au Brésil, le fils du chef de l’Etat a été victime d’une intoxication alimentaire en Ukraine la semaine dernière et a été rapatrié avec un Falcon de l’Etat, révèle ce mercredi Le Canard Enchaîné, cité par Rue 89. L’Elysée confirme en partie l’information Pierre Sarkozy, ou plutôt DJ Mosey, était sur le point de mixer dans une soirée privée d’Odessa lorsqu’il a été pris de maux le conduisant à être hospitalisé. L’Elysée a confirmé les faits au Canard Enchaîné, précisant que Nicolas Sarkozy avait «payé par chèque sur ses deniers personnels la somme de 7.632 euros».

Le Blog d'Olivier Berruyer sur les crises actuelles Sur un sujet qui me tient particulièrement à coeur, les inégalités, je vous propose aujourd’hui la traduction de cet article de Stewart Lansley du 19 mars 2012, traduit pour www.les-crises.fr par Valérie Courteau, que je remercie.Stewart Lansley est chercheur à l’Université de Bristol et auteur de «The Cost of Inequality : Why Economic Equality is Essential for Recovery », Gibson Square, 2012. Au cours des trente dernières années, une part croissante du gâteau économique mondial a été « colonisée » par les pays riches. C’est cette concentration de revenus qui est la véritable cause de la crise actuelle. Elle a créé les conditions du krach de 2008 et maintenant nous conduit dans une ère de crise quasi-permanente. L’orthodoxie économique des 30 dernières années tient qu’une dose sévère d’inégalité amène les économies à la pleine croissance de façon plus efficace et plus rapide. Depuis les trente dernières années, nous avons exploité un modèle économique défectueux. Stewart Lansley

Pétrole : l’introuvable prime de risque iranienne - Blogs Market-Makers La forte hausse du prix du pétrole (+15% pour le cours du Brent depuis le 1er janvier) suscite un certain nombre d’interrogations à la fois sur ses véritables causes que sur son impact potentiel. En particulier, beaucoup a été dit sur l’intégration d’une prime de risque Iran (embargo, guerre, fermeture du détroit d’Hormuz…). Rien n’est moins sûr cependant. Le prix du pétrole dépend de trois paramètres majeurs : 1. l’évolution de l’offre : choc pétrolier, quotas, incidents climatiques, contrôle des exportations nettes par les pays producteurs. 2. La demande, marginale en particulier. 3. l’environnement financier : la fameuse ‘financiarisation’ des matières premières. La crise iranienne pose avant tout la question de l’offre et les possibles évolutions de prix en fonction du degré d’interruption des exportations de l’Iran. La demande de pétrole est avant tout une affaire de pays émergents et de Chine. Il envoie un message clair : il n’y a pas de prime iranienne ! Pétrole et marché actions 1.

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