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A 75 % les riches partiront ?

A 75 % les riches partiront ?
Mais qu’ils partent donc, ils ne nous manqueront pas. Ils sont très remplaçables, leur fortune est inutile à l’économie, et elle est un trouble à l’ordre public. Ah oui : en partant, qu’ils n’oublient pas de déposer leur passeport à la porte. Les faux-semblants de la gauche serpillière Il y a suffisamment de raisons d’être affligé de la campagne du candidat « socialiste » — qui ne trouve mot à redire au traité MES [1] institutionnalisant les principes de l’« ajustement structurel », promet de renégocier le TSCG [2] avec la franchise d’un trafiquant de voitures d’occasion, fait des moulinets contre la finance avant de se rendre à Londres jurer l’innocuité de ses intentions réelles — il y a, donc, suffisamment de raisons d’affliction pour ne pas noter le moindre tressaillement du gauchomètre, dont tous les tracés étaient restés jusqu’ici absolument plats. Les « impossibilités » du mauvais vouloir À négligeable, négligeable et demi... Trickle down... ou trickle up economics ?

Le plein emploi, un concept dépassé Dans le passé, cet inestimable trésor a contribué bien davantage que le pétrole du Texas ou les inventeurs de la Silicon Valley aux performances économiques du pays. Et, de nos jours, ça continue. Depuis décembre 2007 (date d’entrée dans la récession au sens du NBER), les employeurs américains se sont débarrassés de 8,4 millions d’emplois (en net). Emplois civils - Une comparaison des différentes récessions Source : Fed de Dallas A 9,7 % (la dernière donnée disponible), le chômage dans la zone euro se situe à 2,5 points de pourcentage au dessus de son niveau le plus bas dans le cycle, il y a deux ans. On va me dire que des destructions de capacités et d’emplois ont lieu malgré tout en zone euro. Emploi (glissement annuel en %) Source : Datastream, Natixis Ce genre de politique permet, dit-on, de protéger le capital humain et d’économiser de l’argent pour les entreprises en évitant les coûts de réembauche. Zone euro - Productivité et salaire réel par tête (base 100 en janvier 2002) 1. 2. 3.

Frédéric Lordon : leur dette, notre démocratie - transcription : J'ai dû louper un épisode... Vous vous souvenez peut-être de l'intervention très forte de Frédéric Lordon lors du colloque co-organisé par Attac et Médiapart... Eh bien Saadia m'en a envoyé la transcription ( merci à elle !) et elle est en-dessous ( et là en PDF) "Leur dette, notre démocratie" : Frédéric Lordon Frédéric LORDON Leur dette, notre démocratie Conférence du 15 Janvier 2012 organisée par ATTAC et Médiapart Puisque les questions de cette table ronde sont posées carrément, j'ai pris le parti d'y répondre de même, c'est-à-dire sans circonlocutions inutiles. La démocratie représentative est morte...vive l'oligarchie autistique ? Ce sera l'un des deux en tout cas ; car la chose que par charité, nous persistons à appeler « démocratie représentative » est morte et bien morte, et ça fait un moment déjà : souvenez-vous de l’époque gratinée du Traite Constitutionnel Européen... Le tiers intrus au contrat social Le problème donc n’est pas dans ces points focaux. La question de la souveraineté

Crise de la dette : et si on nous prenait pour des c… Oui, vous l’entendez partout, tous nos malheurs viennent désormais de cette fameuse dette qui oblige nos gouvernements à encore plus de rigueur, c’est à dire à nous demander de nous serrer la ceinture. S’il n’y avait pas autant de dette, tout irait mieux, nous ne serions pas à l’aube d’une apocalypse économique. Ces fameuses dettes des pays industrialisés les plus riches, on vous l’a assez répété, sont en permanente augmentation : nous vivons au dessus de nos moyens. Ah ! Scélérats de citoyens ! Ils dépensent trop ! Oui, mais il y a des chiffres qui ne trompent pas, et qui peuvent nous intéresser… Par exemple, saviez-vous qu’entre 1993 et 2010, le taux d’imposition moyen des entreprises, calculé sur 80 pays, était passé de 38% à 25% ? Ah, oui, ça fait bizarre…parce qu’il faut rappeler que l’impôt sur les sociétés ce n’est pas comme l’impôt sur le revenu, avec l’impôt sur les sociétés, on ne taxe que les bénéfices. Une dette publique, c’est quoi ? La dette, un problème ?

La fièvre de l'évaluation - Julien Damon, article Organisations L’évaluation est devenue omniprésente, qu’il s’agisse de recherche ou de soins, d’individus ou de lois. Célébrée ou critiquée, elle est érigée en priorité des politiques publiques. Une culture de l’évaluation ? Qu’ont en commun l’enfant en maternelle, le ministre, le chercheur, le médecin ou encore le policier ? Ils peuvent aujourd’hui être « évalués ». Les évaluations, en complément et en développement des traditionnelles notations et appréciations, se sont implantées particulièrement dans l’éducation. Depuis une trentaine d’années, l’évaluation s’est affirmée dans le cadre d’un puissant mouvement de réforme des politiques publiques. On est même passé à une « culture de l’évaluation » répandue dans de nombreux domaines. Qu’est-ce qu’évaluer ? Pour les économistes ou les comptables, évaluer c’est d’abord estimer, sans nécessaire appréciation politique. L’opération d’évaluation consiste, financièrement, à calculer une valeur d’après des données et des critères déterminés. P. Julien Damon

Frederic Lordon à 75 % les riches partiront ? J’ai déjà indiqué que j’aimais beaucoup Frédéric Lordon. Cet économiste talentueux à une analyse acérée et souvent très juste, enrobée d’un don oratoire exceptionnel. J’ai fait miennes plusieurs de ses propositions, comme le SLAM.Parfois, je ne suis pas tout à fait en phase avec certaines tonalités un peu agressives ou outrancières de la forme du discours, comme ici – même si je partage assez le fond. Vendredi 16 mars 2012, par Frédéric Lordon. Mais qu’ils partent donc, ils ne nous manqueront pas. Les faux-semblants de la gauche serpillière Précisément, on reconnaît la gauche serpillière, la gauche pleurnicheuse, la gauche qui ne veut pas être de gauche, aux chaudes larmes qu’elle verse sur la souffrance sociale sans jamais vouloir interroger, et encore moins modifier, les structures qui ne cessent de la recréer. Les « impossibilités » du mauvais vouloir À négligeable, négligeable et demi… De l’inutilité sociale de la fortune à l’époque actionnariale Trickle down… ou trickle up economics ?

Dette: les “PIGS” vont-ils contaminer l’Europe ? Il y a deux semaines, je décryptais sur le datablog d’OWNI l’exposition des banques françaises au risque de restructuration de la dette de la Grèce. Comme je le concluais : la Grèce à elle seule ne ferait pas tomber le secteur bancaire français, en lui infligeant – dans le pire des cas – des pertes d’environ 30 milliards d’euros. Mais en fait, la grande crainte ne réside pas dans la seule faillite de la Grèce, mais dans le risque de contagion à d’autres pays, et notamment les “PIGS” (acronyme de Portugal, Ireland, Greece, Spain) qui sont les pays les plus en difficulté actuellement. Les déficits publics des PIGS Faisons tout d’abord un petit point sur la situation des comptes publics de ces pays. Les statistiques d’Eurostats nous permettent de tracer l’évolution des déficits publics ainsi que du ratio d’endettement. Portugal Quant à la situation de l’Irlande et de l’Espagne, les courbes semblent suggérer que le scénario est un peu différent. Nous n’avons donc pas tout vu… Espagne monde enggul;

Que cache l’engouement pour les relocalisations ?, par Gérard Duménil et Dominique Lévy La prolongation de la crise ouverte en 2008 a hissé une thématique au premier plan des débats : la désindustrialisation des pays du « centre » du système-monde (Etats-Unis et Europe). Le président américain Barack Obama, qui entame une année électorale, a choisi cette question comme l’une des lignes directrices de sa campagne (avec la lutte contre l’industrie financière, responsable du premier épisode de la crise, et la question des inégalités ). Un mot a fait son apparition : l’insourcing. symétrique de l’outsourcing, c’est-à-dire la sous-traitance. Difficile de mettre en doute l’urgente nécessité d’un retour de l’industrie, après un mouvement massif de la production vers les périphéries. On rappellera d’abord que la désindustrialisation est un processus plus général et ancien que la délocalisation. Taille de l’article complet : 2 038 mots. Gérard Duménil & Dominique Lévy (3) De 36 % (en 1960), pour l’Allemagne de l’Ouest seulement, à 23 %. (7) Cf.

Euro, terminus ? La science économique n’existe pas. Il n’y a que de l’économie politique. Il faut pourtant toujours des événements extrêmes pour dessiller ceux qui feignent de croire, ou pire, croient de bonne foi, que l’administration des choses pourrait remplacer la délibération des hommes. Ça tombe bien, en voilà un qui s’annonce. La perspective d’une sortie de la Grèce de l’euro, puis celle d’une possible décomposition de la monnaie unique par effet de contagion, promettent de rappeler à grand spectacle ce qu’il en coûte d’ignorer la part politique de l’économie. Némésis politique C’est là un chemin que les corps sociaux, sans doute stupidement attachés à quelque archaïque réflexe de conservation de soi, renâclent pourtant à suivre jusqu’au bout. C’est ce retour et rien d’autre qui sème l’effroi dans une Europe volontairement vassalisée aux marchés, et portée avec eux à croire que les populations ne pouvaient décemment venir interférer avec l’administration des choses. Sortie, mode d’emploi

Le prix de transfert, arnaque légale 60% du commerce mondial serait désormais assuré par les échanges intra-groupe. Une technique qui peut facilement être détournée pour conduire des opérations d'évasion fiscale. Explications. Les comptables seraient-ils devenus les plus grands blanchisseurs de la planète, loin devant les trafiquants en tout genre ? A lire l’analyse du rapport d’audit réalisé sur les mines zambiennes de Mopani, plusieurs méthodes financières appliquées par les actionnaires soulèvent en tous cas des questions sur la qualité de la régulation financière mondiale. En résumé, Glencore International AG et First Quantum Minerals Ltd utilisent les techniques comptables suivantes : Ces trois techniques ont un objectif unique : faire en sorte de payer le moins d’impôt possible, en jouant sur les variations des règles fiscales internationales. 60% du commerce mondial est réalisé intra groupe Une balle (pays A, coût 1 euro, taxé à 30%) – Une balle vendue (pays B, coût 10 euros, taxés à 30%)

I Was a Warehouse Wage Slave Illustration by Mark Matcho "Don't take anything that happens to you there personally," the woman at the local chamber of commerce says when I tell her that tomorrow I start working at Amalgamated Product Giant Shipping Worldwide Inc. She winks at me. I stare at her for a second. "What?" She smiles. Several months prior, I'd reported on an Ohio warehouse where workers shipped products for online retailers under conditions that were surprisingly demoralizing and dehumanizing, even to someone who's spent a lot of time working in warehouses, which I have. So I fretted about whether I'd have to abort the application process, like if someone asked me why I wanted the job. The application process took place at a staffing office in a run-down city, the kind where there are boarded-up businesses and broken windows downtown and billboards advertising things like "Foreclosure Fridays!" Macduff Everton/CorbisIn the center of the room, a video plays loudly and continuously on a big screen.

La fausse solution des eurobonds Au point où le destin de la zone euro, et en fait de l’Union tout entière, se trouve rendu à l’alternative radicale de l’explosion ou du fédéralisme complet, il semble bien que vae victis soit la réponse, malheur aux vaincus, aux demi-habiles et aux faux visionnaires, architectes prétendus d’une grandiose construction politique mais sans la moindre culture politique, ou du moins persuadés que l’ingénierie des pactes fiscaux pouvait leur en tenir lieu. Il est à craindre en effet que les ouvriers paniqués de la onzième heure ne puissent accomplir ce qui aurait dû être entrepris depuis très longtemps, mais à quoi en fait ils se sont toujours refusés, et que le temps compté d’une crise aigüe ne leur laissera pas accomplir : la construction d’une souveraineté démocratique européenne. Les eurobonds (façon Capitaine Haddock) Mais cette solution en est-elle vraiment une ? Les marchés, le tout et les parties Ne pas perdre la normalisation des « partenaires » par les marchés…

Les Etats-Unis sont-ils à l’aube d’une décennie perdue ? Je prends les paris, le marché actions américain rebondira lorsque Ben Bernanke — papy Soupline, pour les intimes — annoncera formellement qu’il remet une couche d’assouplissement quantitatif. Ce sera la fête, le patron de la Fed sera enfin le héros qu’il a toujours cru pouvoir devenir. Les cours grimperont pendant six semaines avant de chuter de 30% en quatre mois et de toucher un plancher deux ans plus tard et 45% plus bas. Comment je sais ça ? Car je suis Madame Soleil Levant et je prédis l’avenir des Etats-Unis. Retour sur le Quantitative Easing à la sauce japonaise C’est en effet du côté du soleil levant qu’il faut regarder pour voir le futur. Pour une fois, je ne jouerai pas au cynique, ou si peu… Oui, le succès a été au rendez-vous, je le reconnais. Ensuite, les choses se sont gâtées. C’est ce qui attend les Etats-Unis, dont le futur a des airs de fatalité. Le Quantitative Easing made in Etats-Unis Remarquez, ça finira peut-être par lui porter chance.

L’obsession de la flexibilité ? Un court-termisme économique dangereux » Article » Ownipolitics, Bilan, débats et enjeux

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