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Introduction à une critique de la géographie urbaine

Introduction à une critique de la géographie urbaine
Le mot psychogéographie, proposé par un Kabyle illettré pour désigner l’ensemble des phénomènes dont nous étions quelques-uns à nous préoccuper vers l’été de 1953, ne se justifie pas trop mal. Ceci ne sort pas de la perspective matérialiste du conditionnement de la vie et de la pensée par la nature objective. La géographie, par exemple, rend compte de l’action déterminante de forces naturelles générales, comme la composition des sols ou les régimes climatiques, sur les formations économiques d’une société et, par là, sur la conception qu’elle peut se faire du monde. La psychogéographie se proposerait l’étude des lois exactes, et des effets précis du milieu géographique, consciemment aménagé ou non, agissant directement sur le comportement affectif des individus. Le désert est monothéiste, a-t-on pu dire il y a longtemps. Il est bon d’avoir de l’utilitaire une notion historiquement relative. S’il n’y a pas eu d’erreur dans vos calculs, la réponse doit vous satisfaire." Guy-Ernest Debord Related:  No Walk No Work

Debord(er) la carte - "Une carte du monde ne faisant pas mention du royaume d’Utopie ne mérite même pas un coup d’œil, car elle laisse à l’écart le seul pays où l’humanité finit toujours par aborder." Oscar Wilde, L’Âme humaine et le socialisme, 1891. Fondateur de l’Internationale Situationniste (I.S.), mouvement d’avant-garde fondé en 1957 et dissous en 1972, Guy Debord aimait les cartes et les plans. Plans de Paris, plans de bataille, carte du Tendre et cartes d’état major. Guy Debord, Guide psychogéographique de Paris, Discours sur les passions de l’amour, pentes psychogéographiques de la dérive et localisation d’unités d’ambiance, dépliant édité par le Bauhaus Situationniste, imprimé chez Permild & Rosengreen, Copenhague, mai 1957. La fabrication de cartes psychogéographiques […] peu[t] contribuer à éclairer certains déplacements d’un caractère non certes de gratuité, mais de parfaite insoumission aux sollicitations habituelles. [2] La psychogéographie est donc d’abord affaire d’insoumission.

Le flâneur dans l’espace urbain 1La notion de flâneur, codifiée par W. Benjamin et son œuvre sur les « passages » de Paris, est employée dès la fin du XIXe siècle pour désigner les poètes et les intellectuels qui, en se promenant, observent de façon critique les comportements des individus. Elle demeure aujourd’hui d’un grand intérêt en sciences sociales, mais aussi en philosophie, en littérature et au cinéma, puisqu’elle constitue un outil privilégié pour identifier les modes de déplacement et d’exploration des lieux par les individus et les rapports sociaux qui en découlent. 2De récents travaux sociologiques ont accordé un regain d’intérêt au flâneur. Pour Z. 3L’activité du flâneur consiste principalement à se balader et à traîner, à scruter les environs, mais également à analyser la modernité dans une perspective critique. 4Selon A. 5Ces différentes interprétations reflètent la diversité des points de vue de l’utilisation contemporaine du concept du flâneur. La solitude comme style de vie Flânerie et littérature

L'Internationale Situationniste ( 1957 - 1972 ) L'un des mouvements anti-art le plus méconnu et pourtant le plus influent de l’après-guerre fut sans doute: l’Internationale Situationniste (IS). " Ne travaillez jamais " Guy Debord. " ... Dernier mouvement international d’avant-garde au XXème siècle, l’IS exista entre 1957 et 1972 ; l’épicentre en fut Paris. Elle était composée en alternance de 72 membres au total, européens, américains et nord-africains. Et pourtant, compte tenu de la grande influence que la critique sociale radicale de l’IS a eue sur la révolte étudiante, les idées situationnistes ont connu une large diffusion et laissé leur empreinte, encore perceptible aujourd’hui à l’échelon international, dans l’art, la politique, l’architecture et la culture pop. Pour les Lettristes, la mort de la poésie, son fractionnement jusqu’à la lettre devaient permettre à la langue de s’affranchir. Communiqué de Presse du Musée Tinguely à propos de l'exposition " L'Internationale Situationniste : 1957 -1972" de Juin à Août 2007.

Poétique et rhétorique de la carte dans l'art contemporain Parmi les façons de comprendre les cartes, celle qui consiste à les considérer comme des textes à la manière d’autres systèmes de signes non verbaux – comme la peinture, le théâtre, le cinéma etc. –, n’est pas la moins pertinente [1] Cf. Harley, 2002, p. 36. Le chapitre « Text and contexts... [1] . Les cartes relèvent à la fois du visible et du lisible. L’art conceptuel apparu dans les années 1960 a trouvé dans la cartographie un ensemble de procédures qui nourrissaient ses propres interrogations. À la fin des années 1960 et 1970, la carte a, en effet, été privilégiée par des artistes, peintres ou sculpteurs, qui s’intéressaient au paysage. Les artistes n’ont pas attendu cette époque pour s’intéresser aux cartes. La carte est toujours par rapport à son référent dans un écart que rien ne peut réduire et qui en est constitutif. Fig. 1 - Marcel Broodthaers : Atlas, 1975. Photo. 1 - Luciano Faro : L’Italia d’Oro, 1971. Fig. 2 - Wim Delvoye : Cihatailoi Nord.

Pratiquer la ville. Pour une technologie de la dérive. (Owni) [ Avant-propos de Philippe G. : Double événement pour URBAN AFTER ALL, puisque nous fêtons la 20e chronique et – surtout – la première plume invitée dans ces colonnes. Matthieu, que vous connaissez sûrement pour Urbain, trop urbain, décrypte ici l’évolution de la dérive urbaine, concept cher aux situationnistes et que l’on retrouve aujourd’hui dans nombre d’applications mobiles. Un bien beau sujet reliant l’hier et le demain, donc… Le lien original est à lire ici, et vous pouvez aussi nous suivre sur facebook. Encore merci à Matthieu !] La ville événementielle gagne du terrain. Une technique du déplacement sans but. Que sont ces technologies de la « dérive augmentée » ? Outiller la lecture urbaine Certaines applications mobiles oscillent entre la promenade aléatoire assez passive et la démarche créative. La dérive trouve des ressources inédites dans certaines applications de téléphonie conçues pour ces usages. La dérive situationniste en cinq leçons La situation, le récit, le web

Colloque International Pluridisciplinaire - Sciencesconf.org Tournant spatial et art contemporain Les approches géographiques de l’art contemporain se développent autour de pratiques artistiques qui, depuis les années 1960, ont connu plusieurs transformations de leurs régimes de création, de concrétisation et de mise en visibilité pour devenir « contextuelles » et « relationnelles » – pour reprendre les termes respectifs de P. Ardenne et de N. Bourriaud –, jusqu’à faire – c’est notre postulat – de leur rapport au lieu de mise en œuvre et de mise en vue, de leur « manière de faire » avec l’espace, une question fondamentale, quasi principielle. Approches géographiques de l'art contemporain Dans une période d’émergence et de développement consécutifs de l’intérêt de la géographie pour l’art, il importe donc de faire le point sur les intelligibilités qu’elle propose et sur les fondements théoriques et méthodologiques de celles-ci. Les savoirs géographiques à l'oeuvre dans l'art contemporain Pistes Mots Clés

Conférence - « Le flâneur est indestructible » par Thierry Davila, historien de l'art Amphi Cinéma, École Spéciale d’Architecture © Francis Alÿs, Magnetic Shoes, 1992 Dans le cadre de son cycle de conférences sur la Marche et de son exposition Detached Activists - Engaged Observers, L’École Spéciale d’Architecture reçoit Thierry DAVILA, historien de l’Art - Genève. Introduction par Michaël Batalla, poète et enseignant à l’École Spéciale. En savoir plus : Principales publications : L’Art médecine (en collaboration avec Maurice Fréchuret) (Antibes/Paris, Musée Picasso/RMN, 1999) ; Marcher, créer. Infos Pratiques : Entrée libre dans la limite des places disponiblesAccès à l’École Spéciale

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