
Rapport 2020 de la médiatrice de l'Éducation nationale et de l'Enseignement supérieur... En 2020, la crise sanitaire a frappé de plein fouet le système éducatif, et particulièrement les publics les plus vulnérables. Elle a mis en relief certaines fractures, sociales, économiques ou numériques ; elle a creusé les inégalités scolaires, accentué les phénomènes de décrochage, de discrimination ou d’exclusion et accru notamment les difficultés des personnes en situation de handicap. Elle a renforcé chez certains un sentiment d’isolement et d’éloignement des services publics, qui s’est traduit parfois par des messages de détresse ou de colère difficiles à contenir. Dans un contexte d’anxiété généralisée, marqué par une recrudescence des conflits et des violences et par la dégradation de la santé mentale de nombreux jeunes, certains défauts persistants du système éducatif, comme le manque d’accompagnants, de personnel médico-social, de médecins de prévention ou de psychologues se sont fait cruellement sentir.
Les grandes écoles, toujours une histoire de famille ?... Les (très) bonnes notes au lycée conduisent aux meilleures filières ? Oui, mais pas seulement. De nombreuses études montrent les limites de la méritocratie à la française. « En France, le concours a longtemps été considéré comme un moyen de garantir la méritocratie républicaine en permettant un accès juste et équitable aux formations les plus prestigieuses, expliquent les auteurs d'une récente étude intitulée « Grandes écoles : des politiques d'ouverture sociale en échec » . Cette vision positive de la méritocratie fait cependant l'objet de vives contestations en raison de l'ampleur et de la persistance des inégalités sociales d'accès aux filières les plus sélectives : les classes préparatoires et les grandes écoles », Concrètement ? Au cours du XXe siècle, les écoles se sont ouvertes progressivement à d'autres classes sociales. Ce constat doit être cependant nuancé. Les jeunes natifs de Paris ont plus de chances d'intégrer les écoles les plus prisées qu'il y a un siècle…
Société fracturée : dans le monde du travail, la formation retisse les liens... En mars 2020, l’épidémie de Covid-19 et les mesures prises par l’ensemble des gouvernements à travers le monde contraignent les employeurs à passer en quelques jours au 100% distanciel et numérique. Une transition brutale, loin d’avoir été réussie par tous. Les responsables RH sont en première ligne pour relever le défi. Mais comment lutter contre les idées reçues liées à la formation en ligne et s’adapter à un bouleversement sociétal de grande ampleur ? Comment tirer parti des opportunités du numérique pour recréer un véritable lien social ? Quels sont les formats qui marchent ? Passer du jour au lendemain de la vie de bureau au 100% télétravail avait de quoi faire pâlir bon nombre d’employeurs. Certaines organisations, comme le leader français des produits reconditionnés BackMarket, avaient déjà inscrit le travail à la distance et les outils digitaux au cœur de leur culture d’entreprise. Moral en berne et Zoom fatigue Solitude et découragement. 85 millions d'emplois Philippe Burger
Plus de stages et moins de cours ? Le lycée professionnel s'inquiète d'une nouvelle réforme qui "renonce à l'ambition scolaire"... A la fin de la seconde, Melvin n'a pas tellement eu le choix. "On m'a dit : 'Soit tu continues en bac pro transports, soit tu arrêtes le lycée'", raconte le jeune de 20 ans. Lui souhaitait se diriger vers la filière commerce. Souvent perçu comme "la filière poubelle" ou "le parcours de la dernière chance", le lycée professionnel est aujourd'hui pointé du doigt pour son fort taux d'absentéisme et de décrochage. Mais le projet présenté mi-septembre par le chef de l'Etat ne convainc pas les principaux syndicats, qui se sont mobilisés lors de la journée de grève interprofessionnelle du mardi 18 octobre. >> On vous explique pourquoi la réforme du lycée professionnel fait polémique Contacté par franceinfo, le ministère renvoie vers les groupes de travail initiés le 21 octobre pour réunir les acteurs du secteur autour de la table. Le conseil de classe de 3e au collège est un moment charnière pour tous les élèves. En atelier, les conséquences sont flagrantes. * Le prénom a été modifié.
Semaine de l’industrie : Pourquoi les filles sont-elles toujours aussi peu nombreuses en écoles d’ingénieurs ?... Prêcher la bonne parole partout en France. A l’occasion de la 11e édition de la Semaine de l’industrie, 4.500 événements gratuits sont organisés ces jours-ci pour promouvoir les métiers industriels et leur mixité. Car l’heure est grave. Selon la dernière enquête nationale d’IESF (Ingénieurs et Scientifiques de France) publiée en septembre, les écoles d’ingénieurs comptaient seulement 28 % de filles. « Un chiffre qui n’a pas bougé depuis 2013 alors qu’il progressait de manière constante les quarante années précédentes », informe Philippe Dépincé, président de la commission formation et société à la Conférence des directeurs des écoles françaises d’ingénieurs (CDEFI). Des chiffres d’autant plus alarmants que la pénurie d’ingénieurs pose un problème économique : selon le rapport de l’IESF, la France diplôme chaque année 38.000 ingénieurs par an, alors qu’il en faudrait 60.000 pour répondre aux besoins du marché du travail. Une situation plus ou moins marquée selon les écoles
L’apprentissage, est-il réellement le succès que l’on dit ?... La loi 2028-771 « pour la liberté de choisir son avenir professionnel » du 5 septembre 2018 est considérée par la majorité des observateurs comme un véritable succès quand il s’agit de parler de son volet apprentissage. Une telle unanimité nécessite qu’on se penche un peu sur ses performances, tout particulièrement par le fait que 2023 devrait être l’année de réforme pour les acteurs de l’apprentissage. Après le « Big bang », le « Mini bang » de l’apprentissage ? C’est le moment de s’interroger sur la dynamique de l’apprentissage ? 1, 2018, une réforme réussie L’apprentissage est une vieille histoire en France, la première loi date de 1851 qui définit un contrat entre « un fabricant, un chef d’atelier ou un ouvrier » et « une autre personne qui s’oblige, en retour, à travailler pour lui ». Avec la loi de 2018, non seulement le plafond de verre a cédé en dépassant les 500 000 contrats signés, mais en plus, elle a lancé une dynamique nouvelle pro-apprentissage. 2, Un écosystème durable ?
EDUCARIB N°1 - JANVIER 2025... This website uses cookies The cookies we use on Flipsnack's website help us provide a better experience for you, track how our website is used, and show you relevant advertising. If you want to learn more about the cookies we're using, make sure to check our Cookie policy We use essential cookies to make our site work for you. We use performance cookies to understand how you interact with our site.They help us understand what content is most valued and how visitors move around the site, helping us improve the service we offer you. Please note that declining these cookies will disable the ability to communicate with Flipsnack support. We use marketing cookies to deliver ads we think you'll like.They allow us to measure the effectiveness of the ads that are relevant for you.
TEMOIGNAGES. Stress de l'examen, entrée sur le marché du travail, angoisse liée à Parcoursup... Ces trois générations de femmes racontent l'évolution du bac... Coup d'envoi aujourd'hui des épreuves finales du baccalauréat : les 724 633 candidats commencent, comme le veut la tradition, par l'épreuve de philosophie. Publié le 16/06/2025 07:39 Mis à jour le 16/06/2025 07:40 Temps de lecture : 5min Le baccalauréat, dont les épreuves finales commencent lundi 16 juin, a-t-il toujours la même valeur ? Vérification à Grambois, dans le Vaucluse : Chiara, 17 ans, qui passe le bac cette année, sa mère Emma, 50 ans, et sa grand-mère Mireille, 71 ans, sont installées autour de la table de la cuisine. L'angoisse de rater son bac, Emma aussi s'en souvient bien. "Pour ma génération, il fallait avoir le bac, faire des études pour avoir un travail. Sa fille confirme : "Pour moi, c'est une formalité. Le bac n'a plus du tout la même valeur. Emma le reconnaît : le bac, à ce moment-là, ouvrait toutes les portes. Chiara a été acceptée dans une école de communication à Aix-en-Provence, mais certains dans sa classe attendent encore de savoir où ils seront à la rentrée.