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Les conspirationnistes et les contre-cultures : style « paranoïde » et mode social de pensée

Les conspirationnistes et les contre-cultures : style « paranoïde » et mode social de pensée
Stéphane François Cet article doit être vu comme un « work in progress » pour reprendre une expression anglo-saxonne, c’est-à-dire comme un travail en cours, une réflexion non finalisée. Nous y analyserons une vision-du-monde, une Weltanchauung, qui se manifeste par une conception complotiste du monde. Cette vision-du-monde se développe considérablement dans les milieux populaires depuis le début des années 2000. De fait, les discours qui nous intéressent dans cet article s’inscrivent donc globalement dans une conception paranoïaque-critique du monde, ainsi que dans une forme de pensée mythique, bricolée au sens donné à ce terme par Claude Lévi-Strauss (Lévi-Strauss, 1962), ayant des liens vers une interprétation paranoïaque-clinique. Comme nous l’avons dit précédemment, ces thèmes conspirationnistes connaissent un succès croissant, grâce à une diffusion de type « viral » sur Internet (Sperber 1996). Le complot paranoïde est une création moderne, datant de la fin du XVIIIe siècle. Related:  Thème 4 : s'informer

Comment vérifier les images des réseaux sociaux ? De plus en plus d’intox circulent sur les réseaux sociaux, que ce soit sur les migrants, la guerre en Syrie. En fait sur à peu près tous les sujets d’actualité. Un type de manipulation y fleurit particulièrement : les détournements de photos et de vidéos. La mauvaise nouvelle, c’est que les médias n’ont pas les moyens de vérifier toutes ces images sur le terrain. La bonne, c’est qu’il existe aujourd’hui tout un panel d’outils et de techniques qui permettent d’enquêter sur ces hoax. 1- Peut-on être sûr à 100 % ? 2- Analyse technique et enquête 3- Première vérification : la date de l’image 4- Google image 5- Les données Exif 6- La géolocalisation c’est fantastique, mais… 7- L’analyse d’image 8- Google Maps, Earth, et Street View 9- Qui est l’auteur ? 10- Utilisez les réseaux pour vérifier les réseaux 11- Créez votre propre réseau 12- Et l’instinct dans tout ça ? 13- La manip’ ne vient pas toujours d’où on l’attend 14- Quelques personnes à suivre 15- Quelques lectures (en anglais) Google image

La Presse à la Une - Action pédagogique Etudier les quatre niveaux de lecture d'une image photographique de presse indiqués par Frédéric Lambert : effet de réel, symbolique, rhétorique et reconnaissances culturelles. (« Quatre niveaux de lecture d'une image photographique de presse », in Paul Almasy, Le photojournalisme : informer en écrivant avec des images, Paris, Cfpj, 1990) Effets de réel Cette photographie reprend les codes qui transcrivent la réalité ou les effets de réel et notamment la perspective frontale : « la ligne d'horizon, les lignes et le point de fuite assurent le lecteur qu'il est à la place du photographe, comme s'il assistait au fait, à l'événement. » Le spectateur, mis ainsi à la place de témoin de la scène, distingue au premier plan le sol recouvert de décombres et sur la droite des poutres ayant écrasé des voitures. Symbolique Rhétorique Reconnaissances culturelles « Toute photographie de presse est aussi la citation d'une culture d'images qui appartient autant au photographe qu'au lecteur ».

La Presse à la Une - Action pédagogique huit unes de quotidiens sont proposées ici et retracent, de 1783 à 2001, les grandes étapes de l’évolution des unes. • Les élèves sont invités à classer ces unes dans l’ordre chronologique de leur réalisation. Qu’est-ce qui les a conduits à ce choix : les dates de parution inscrites sur les unes ? ou la reconnaissance de certains traits d’une modernité en progrès d’un numéro à l’autre ? • Dégager, pour chaque quotidien, le progrès constaté dans l’affichage de l’information : le colonage (Le Figaro), la gravure (Le Matin), les photographies (Le Petit Journal), l’organisation des gros titres et la place de la photographie (Paris-Soir), les titres-chocs et la publicité (France-Soir), le gigantisme et la centralité des photos, puis la couleur (Libération). • Analyser la manière dont la photographie occupe en une une place croissante au XXe siècle. Pour chaque numéro, qu’est-ce qu’on veut mettre en valeur par la photographie ? Sites à consulter pour aller plus loin Les Unes.

La presse à la une La presse dans la cité Par Thierry Grillet La presse, dans nos têtes et dans les faits, est associée à la démocratie. Or ce lien ne va pas de soi. Libération, Le Parisien, Le Figaro, L’Équipe, Le JDD, Le Progrès de Lyon, L’Est républicain, Le Monde, Le Réveil de Mauriac, Ouest-France, Sud-Ouest, Le Dauphiné libéré, Le Petit Bleu d’Agen, La Voix du Nord et tant d’autres… avec la multiplicité de ses titres qui racontent déjà une histoire, la presse fascine. Parce que, quotidiennement, avec le journal, c’est un nouveau monde qui s’écrit. Contribuer à faire naître un sentiment collectif Cette relation de la presse à la démocratie n’est pas une partie, ni même l’essentiel de « La presse à la une » ; en effet, la presse écrite ne se résume pas, loin de là, aux pages politiques. Une démocratie d’expression La presse, dans nos têtes et dans les faits, est associée à la démocratie.

La Presse à la Une - Action pédagogique Questions. Que met en valeur la composition de l'image ?. Quels attributs permettent d'identifier en partie les personnages représentés ?. Quels sens donnez-vous à leur apparence physique et à leurs gestes ?. Quelle est l'intention de Daumier ? Site à consulter pour aller plus loin Les Protocoles des sages de Sion Un faux à la diffusion planétaire Cette image est la couverture du livre Les protocoles des sages de Sion. L’ouvrage se présente comme la transcription des actes d’une rencontre secrète des dirigeants d’une société secrète juive d’inspiration sioniste. Elle met au point un plan diabolique de prise de contrôle du monde et d’avènement du « royaume d’Israël » : « Le roi des juifs sera le vrai pape de l’univers, le patriarche de l’Eglise internationale » ; « Les chrétiens sont un troupeau de moutons, et nous sommes pour eux des loups ». Ce texte relève à la fois du plagiat, puisqu’il reprend notamment de nombreux passages d’un texte satirique de Maurice Joly, hostile à Napoléon III : Dialogue aux enfers entre Machiavel et de Montesquieu (1864), et du faux, fabriqué par un informateur de l’Okhrana, la police secrète tsariste, Matveï Golovinski, pour servir de justification à une politique de persécution des juifs. Une caricature antisémite grossière et sanglante

« Les Protocoles des sages de Sion », histoire d'un document antisémite factice | RetroNews - Le site de presse de la BnF Le Journal de Roanne en parle la même année comme d'un « livre d’un puissant intérêt, un livre à lire et à faire lire, car il jette sur les événements passés, présents, et probablement futurs, des lumières vraiment étonnantes ». « Comment les Juifs veulent conquérir le monde (tout simplement) et par quels moyens ils comptent réussir, c’est ce que nous disent ces “Protocoles”. Ah ! Machiavel et Montesquieu sont de tout petits garçons à côte des “Sages de Sion”. La presse d'extrême droite n'est pas en reste : citant abondamment l'ouvrage, elle s'en sert régulièrement pour « décrypter » l'actualité. « S’il ne représentait en réalité aucun pays, quelle organisation occulte servait donc Wilson ? En cette année 1921, le journal britannique le Times va toutefois démontrer qu'une grande partie des Protocoles des sages de Sion a été plagiée sur le Dialogue aux enfers entre Machiavel et Montesquieu de Maurice Joly, un pamphlet satirique anti-Napoléon III rédigé par Maurice Joly et paru en 1864.

« Les fake news prolifèrent sur l'ignorance et la saturation de l’information » Immigration, constitution, illégitimité d’Emmanuel Macron, des fake news s’échangent sur les réseaux sociaux des Gilets jaunes. Ces thèses farfelues et dangereuses sont parfois relayées par des intellectuels ou des élus de la République. Le site Conspiracy Watch, créé en 2007, surveille et analyse ces phénomènes et mouvements conspirationnistes dont l’impact global est difficile à évaluer. « Nous luttons contre la désinformation, la radicalisation, le racisme et l’antisémitisme de manière apartisane et indépendante », précise le fondateur de l’Observatoire du conspirationnisme, Rudy Reichstadt. Décryptage. Comment expliquez-vous la rapidité de la diffusion des fake news et thèses complotistes sur les réseaux sociaux des Gilets jaunes ? Rudy Reichstadt : Précisons qu’il s’agit presque toujours de reconfigurations, de réagencements de théories complotistes plus anciennes. R. Une autre fake news a circulé massivement : la France n’aurait « plus de Constitution »… Quelle en est l’origine ?

D'où vient le mythe du complot juif ? Un Français sur cinq croit qu’il existe une conspiration des Juifs visant à prendre le contrôle du monde. C’est le résultat d’un sondage de l’Ifop commandé par Conspiracy Watch et la Fondation Jean-Jaurès. Selon l’étude, rendue publique en février 2019, 22% des Français ont répondu par l’affirmative à la question "estimez-vous que Dieudonné a plutôt raison ou plutôt tort quand il dit qu’il existe un complot sioniste à l’échelle mondiale ?". Ce sondage intervient dans un contexte de hausse des actes antisémites en France, avec une série de profanations de tombes juives et l'apparition de croix gammées sur une oeuvre représentant Simone Veil. Le mythe de la conspiration juive est peut-être la plus vieille théorie du complot puisqu’elle remonte aux débuts du christianisme. L'Église véhicule notamment la figure des Juifs "déicides" qui auraient livré le Christ aux Romains pour le faire crucifier. D’où vient le mythe d’un complot juif ? Il n’existe pas de complot juif. De quand date ce mythe ?

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