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Tu seras violée ma fille

Tu seras violée ma fille
8 mars ; journée internationale des droits des femmes. Fleurissent les communiqués de presse débiles pour nous honorer, nous la femme, et les réflexions de type "trop débile cette journée, c'est tous les jours les droits de femmes" (sorties de la bouche de celles et ceux qui n'en parlent évidemment jamais). Quand on naît avec un vagin, très vite on t'explique comment les choses vont se passer. Si tu sors tard/avec ces mecs/en boite, il va t'arriver "quelque chose". (et tu l'auras un peu cherché puisqu'on t'avait prévenu). Ce quelque chose est assez simple ; un inconnu va violemment t'écarter les cuisses et te rentrer son pénis dans le vagin. C'est compliqué de faire comprendre ca. Dans l'espace public, un homme a beaucoup plus de risques d'être tué qu'une femme ; pourtant on ne va jamais lui souligner que s'il sort de chez lui, il risque de finir avec un couteau planté dans la plèvre. Le pire est que les femmes ont intériorisé cela.

http://www.crepegeorgette.com/2012/03/08/tu-seras-violee-ma-fille/

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Consentir à Iacub (remontage d'article car EDIT). Il y a quelques sujets qu'il ne faut JAMAIS aborder entre féministes : la prostitution, le voile, Andrea Dworkin et Marcela Iacub. On va donc parler de cette dernière qui se fend d'un texte dans Libé, comme au bon vieux temps. Pour celles et ceux qui sont en train de me faire un 20 de tension, rien qu'à la lecture de son nom, on se calme, on respire. Calcul du nombre de viols Les plaintes enregistrées par la police ne suffisent pas et même les enquêtes de victimation ne disent pas toute la vérité de l'ampleur du phénomène. Le Nouvel Observateur a publié le 19 novembre un manifeste contre le viol signé par 313 femmes, dont des personnalités comme Clémentine Autain ou Marie-Laure de Villepin, l'ex-épouse de l'ancien Premier ministre, mais aussi des femmes moins connues, déclarant avoir été violées –il compte désormais à plus de 700 signatures. Le magazine affichait entre autres sur sa une la phrase-choc «Une victime toutes les 8 minutes en France».

Viol masculin vs viol féminin En plus d’être un phénomène de société, dont personne ne parle, le viol revêt plusieurs échelles: un viol perpétré sur une personne est une chose différente que le viol utilisé dans les conflits armés, à grande échelle. Néanmoins, il semble que les ressorts à l’œuvre derrière le viol, féminin comme masculin, soient quasi semblables, à quelques nuances près. Et tiennent de l’ordre du mythe, du symbole, et de l’image qu’on a et qu’on se fait d’un homme dans la société. Dans le détail, le viol est commis à 98% par des hommes en France, l’âge des victimes va de 2 à 85 ans, et les proportions avancées de viol d’hommes sont de l’ordre de 7 à 10% — les chiffres sont semblables dans d’autres pays. Les clichés les plus courants sur le viol sont le consentement plus ou moins tacite de la victime, la typologie de l’agresseur et une attitude sexuellement provocante de la part de la victime. Le viol individuel n’est reconnu comme crime que depuis 1980.

Les victimes coupables, ou Yaka et Yakapa au dur pays de la réalité Après un petit résumé des croyances sur le viol, j’aimerais me pencher sur un aspect particulier de ces croyances, qui est très présent dans les discours aussitôt qu’on parle de viol. Il s’agit de la responsabilité des victimes. Mais pourquoi cette responsabilité? Comment s’exprime-t-elle dans les discours? Que font les victimes qu’il ne faudrait pas faire? Débuts de réponses.

Comprendre la culture du viol A Steubenville, une jeune fille a été violée. Plus exactement, après qu'elle soit en plein coma éthylique, elle a été transportée de lieu en lieu par deux adolescents rigolards, violée et filmée, sous le regard d'autres personnes. Des photos et videos ont été publiées sur les réseaux sociaux dont certaines plaisantant sur ce viol. Certains ont même twitté la scène en direct avec le hashtag #rape. Viol, films et rigolade.

Je ne supporte plus vos abjections au sujet du viol *Les passages en italique correspondent aux commentaires cités Donc il y a ce passage (1/9 du texte) de mon dernier article qui relate qu'après avoir passé la soirée avec un groupe de mecs que je ne connaissais pas très bien, j'ai préféré partir malgré le froid et le fait que je n'avais nulle part où aller (Le texte se déroule à une époque où j'étais SDF, vous pouvez le lire ici pour mieux comprendre de quoi il s'agit), et puis y'a ce commentaire d'un courageux anonyme qui tombe. Il chouine parce que je suis trop méchante d'assimiler groupe de mecs et viol, et que putain, il en a marre de toujours lire ce genre d'histoires où les relations humaines sont réduites à des coups. Et puis que merde, SYSTEMATIQUEMENT, on assimile groupe de mecs et viol, et qu'on s'en sort plus dans la vie quoi.

Les aventures de Yaka et Yakapa Ces derniers temps, on a reçu tellement d’excellents conseils sur comment faire pour ne pas être violées, que je me suis dit que ça méritait bien une petite note éducative. Je vous présente donc nos deux protagonistes, Yaka et Yakapa. Nous pouvons d’emblée remarquer quelques différences entre Yaka et Yakapa. Merci de ne pas me violer Alors il y a ces adolescents qui violent une fille comateuse aux USA. Et la presse qui se met à plaindre les violeurs. Parce que leur vie, à eux, est détruite. Je veux comprendre... la culture du viol Nous vous avions parlé il y a quelques temps du slut-shaming ; continuons sur ce thème avec la culture du viol. La culture du viol décrit un environnement social et médiatique dans lequel les violences sexuelles trouvent des justifications, des excuses, sont simplement banalisées, voire acceptées. C’est par exemple un environnement qui culpabilise les femmes quant à leurs tenues et leur apparence. Dire (ou penser) qu’une femme victime de viol qui se balade seule le soir en talons et en mini-jupe “l’a bien cherché”, c’est faire peser sur la victime la responsabilité du crime – car le viol est un crime, n’est-ce pas (ce petit rappel est important pour la suite).

Les mythes autour du viol EDIT ; certains commentaire peuvent être très choquants surtout pour les victimes de viol et d'agressions sexuelles. je choisis de les laisser en connaissance de cause car ils illustrent souvent notre propos. Les mythes autour du viol désignent les croyances entourant le viol, les victimes et les coupables. On les définit par des attitudes et croyances fausses mais profondément et constamment entretenues qui servent à nier et à justifier le viol. Ces mythes servent à décrédibiliser la personne violée et à excuser le violeur. Ainsi le comportement passé d'une victime peut servir à justifier qu'elle a cherché ce qui lui est arrivé. Une photo de Tristane Banon a ainsi servi à la décrédibiliser (rappelons que DSK a reconnu l'agression sexuelle sur Banon mais qu'il n'a pas été condamné car il y a prescription).

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