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Tu seras violée ma fille

Tu seras violée ma fille
8 mars ; journée internationale des droits des femmes. Fleurissent les communiqués de presse débiles pour nous honorer, nous la femme, et les réflexions de type "trop débile cette journée, c'est tous les jours les droits de femmes" (sorties de la bouche de celles et ceux qui n'en parlent évidemment jamais). Quand on naît avec un vagin, très vite on t'explique comment les choses vont se passer. Si tu sors tard/avec ces mecs/en boite, il va t'arriver "quelque chose". Ce quelque chose est assez simple ; un inconnu va violemment t'écarter les cuisses et te rentrer son pénis dans le vagin. C'est compliqué de faire comprendre ca. Dans l'espace public, un homme a beaucoup plus de risques d'être tué qu'une femme ; pourtant on ne va jamais lui souligner que s'il sort de chez lui, il risque de finir avec un couteau planté dans la plèvre. Imaginez Messieurs que vous preniez un métro bondé et que vous ne sachiez pas si un mec ne va pas vous coller sa bite contre la cuisse. Related:  Culture du viol

Hypersexualisation des petites filles : tous un peu cons, un peu complices ? Chantal Jouanno a rendu le 5 mars son rapport sur l’hypersexualisation des fillettes. Une question délicate, quand on considère qu’une société équilibrée se construit dès l’enfance de ses membres. Et que l’égalité hommes-femmes en est une composante essentielle. Un phénomène dérangeant En effet, ce rapport fait froid dans le dos. L’hypersexualisation des petites filles, c’est le fait qu’elles s’habillent de façon sexy et provocante, maquillage, string et talons à l’appui, dès huit ou neuf ans. Si certains parlent pour cette tranche d’âge de « préadolescence », d’autres, comme Catherine Monnot, n’hésitent pas à considérer cette classification supplémentaire comme une pure stratégie marketing. Parents impuissants ou complices ? Mais il suffit de compter les strings et les tubes de rouge à lèvres dans les cours des écoles primaires pour constater que les parents, s’ils n’encouragent pas forcément, restent souvent passifs. Et c’est exactement le problème, parents ou pas, qui nous fait frémir.

Consentir à Iacub (remontage d'article car EDIT). Il y a quelques sujets qu'il ne faut JAMAIS aborder entre féministes : la prostitution, le voile, Andrea Dworkin et Marcela Iacub. On va donc parler de cette dernière qui se fend d'un texte dans Libé, comme au bon vieux temps. Pour celles et ceux qui sont en train de me faire un 20 de tension, rien qu'à la lecture de son nom, on se calme, on respire. Passons déjà sur l'attaque sur Autain ; j'ai eu confirmation de plusieurs personnes qui ont lu le bouquin que Autain parle juste d'une personne violée - un cas individuel donc - qui développa un cancer après son viol. Mais évoquons la suite. Et parlons surtout du consentement qui n'apparait pas dans la loi sur le viol (Tout acte de pénétration sexuelle, de quelque nature qu'il soit, commis sur la personne d'autrui par violence, contrainte, menace ou surprise est un viol). Les féministes ont beaucoup interrogé la notion de consentement. Iacub questionne donc le consentement. MAJ du 03 décembre. Sauf que non.

Comprendre la culture du viol A Steubenville, une jeune fille a été violée. Plus exactement, après qu'elle soit en plein coma éthylique, elle a été transportée de lieu en lieu par deux adolescents rigolards, violée et filmée, sous le regard d'autres personnes. Des photos et videos ont été publiées sur les réseaux sociaux dont certaines plaisantant sur ce viol. Certains ont même twitté la scène en direct avec le hashtag #rape. Viol, films et rigolade. Le 18 mars l'un a été condamné à un an de prison, l'autre à deux ans. Alors c'est quoi la rape culture ? Ce fait-divers nous montre, dans toute son horreur, ce qu'est la culture du viol, ce qu'est une société où non seulement l'on viole, mais où l'on encourage, entraîne, pousse à trouver le viol normal, inévitable, naturel et au fond drôle. Il serait simple - et c'est ce qui est en général fait - de se dire qu'on est face à des gens ivres, qui ont perdu conscience de ce qu'ils faisaient, ou des fous, ou des malades. 09:25.

Les victimes coupables, ou Yaka et Yakapa au dur pays de la réalité Après un petit résumé des croyances sur le viol, j’aimerais me pencher sur un aspect particulier de ces croyances, qui est très présent dans les discours aussitôt qu’on parle de viol. Il s’agit de la responsabilité des victimes. Mais pourquoi cette responsabilité? 1/ La responsabilité des victimes, ou comment ne pas se faire violer Commençons par noter cette subtilité grammaticale : on dit plutôt « elle a été cambriolée » ou « elle a été assassinée ». C’est subtil, me direz-vous. Représentation du viol de Lucrèce par Tarquien. Florilège: « Honnêtement je trouve ce sujet assez réac, dans le sens où je suis une fille, et je ne me suis jamais laissé faire par un mec qui a pu aller trop loin avec moi (j’entend par là les mains au cul dans les transport en commun, les commentaires sur ma personne, etc), et j’ai toujours réussi à me faire respecter. Il suffit donc de se faire respecter pour ne pas être violée? Mmmmh… Remplaçons « geek » par « femme ». No comment. Plus loin, une femme remarque:

La construction du masculin, Entretien avec Daniel Welzer Lang Pour Daniel Welzer Lang, l’apprentissage de la virilité a longtemps été le produit d’une socia- lisation bien spécifique pour les garçons. Aujourd’hui, la domination masculine perd de sa force, et les nouveaux modèles masculins restent à définir. Sociologue, maître de conférences à l’université Toulouse-Le-Mirail auteur notamment de Nouvelles approches des hommes et du masculin, Presses universitaires du M i rail, 2000 ; Les hommes aussi changent. Que pensent les hommes des femmes ?, Payot, à paraître en février 2004 ; avec Gérard Ignasse, Genre et sexualité, L’Harmattan, 2003. Sciences Humaines : Vous êtes l’auteur de nombreuses recherches sur les rapports entre les sexes. Daniel Welzer Lang : Pour parodier Simone de Beauvoir, on pourrait dire en effet que « l’on ne nail pas homme, on le devient ». Les travaux du psychologue Christophe Dejours ont bien montré qu’un ouvrier du bâtiment ne peut pas dire qu’il a peur.

The Enliven Project – The truth about false accusation The fear of getting falsely accused of rape just doesn’t compare to the fear of an actual rapist getting away with his or her crime. Statistics from Justice Department, National Crime Victimization Survey: 2006-2010 and FBI reports. NOTE (2/6/13): As so many people continue to visit this site and share this convo-graphic, we’ve updated this post to include the context from this post. As a wife, mom, survivor, and regular person until Monday morning, I am overwhelmed and astounded by the reaction and response to the “Truth About False Accusation” infographic, and encouraged by the dialogue that has emerged as a result of it. We accept and encourage debate on this and any future infographics released by The Enliven Project. The purpose of this graphic is to compare (primarily men’s) fear of being falsely accused of being a rapist to the many challenges around reporting, prosecuting, and punishing rapists. Two key figures drive that point home:

Merci de ne pas me violer Alors il y a ces adolescents qui violent une fille comateuse aux USA. Et la presse qui se met à plaindre les violeurs. Parce que leur vie, à eux, est détruite. Et la foule des anonymes, cruelle, sauvage, qui se met à insulter, à menacer la victime, parce qu’elle aurait du se taire. Et puis il y a ce texte, Comprendre la culture du viol, parce que c’est bien de cela qu’on parle, la RAPE CULTURE, pour citer « Nous vivons dans des sociétés qui excusent, banalisent, normalisent, tolèrent le viol. ». Certains de mes amis masculins, ont aujourd’hui évoqué leur choc à la lecture de l’article que cite précédemment. Qu’est ce qu’elle faisait dehors à cette heure-là ? Lorsqu'une femme est agressée, force est de constater que les réactions sont toujours du même type : elle l'a cherché. Il est particulièrement stupéfiant de lire les réactions à l'agression d'une femme pour constater que nous ne sommes jamais à notre placez, toujours dans l'erreur, dans le mensonge ou dans l'exagération. « il y a très, très longtemps, les femmes dirigeaient le royaume. Les hommes commencèrent à trouver que ce n’était pas une bonne chose, et appelèrent à une réunion pour discuter de ce qu’il y avait lieu de faire. Ils décidèrent de réunir les femmes et de les faire danser nues devant eux. Quand les femmes arrivèrent et que les hommes leur dirent ce qu’elles devaient faire, elles refusèrent car, dirent-elles, elles avaient honte de faire une telle chose. Une femme voilée est agressée ? On nous demande d'obéir à des règles qui changent en permanence, qu'on ne connait pas, qui seraient implicites mais peu claires. Un femme voilée est agressée ? Donnez nous les règles.

NKM et Belkacem au Grand Journal : l'interview machiste d'Ariane Massenet Jeudi soir j'ai regardé pour la première fois depuis longtemps, le "Grand Journal" de Canal Plus. Michel Denisot recevait pour l'occasion les porte-paroles respectives de Nicolas Sarkozy et François Hollande, Nathalie Kosciusko-Morizet et Najat Vallaud-Belkacem. Le Grand Journal du 8 mars 2012 : deux femmes qui parlent au nom de deux hommes Journée de la femme oblige, dans sa chronique, "le grand oral", Ariane Massenet a souhaité interroger les deux invitées sur "la part de féminité" de François Hollande et Nicolas Sarkozy. Ce fut un drame. La "part de féminité", vue par Ariane Massenet Premières questions d'Ariane le tout ponctué de ses gloussement habituels : "Sont-ils galants ? Traduction puisqu'il s'agit de "part de féminité". "Est-ce qu’ils manifestent facilement leurs doutes ?" "Chose très pratique, précise Ariane, "ils vont chez le coiffeur régulièrement ?" Et Najat Belkacem de confirmer : "C’est pas compris dans la fiche de poste de porte-parole." "Ils ont un pêché mignon ? "Oui."

Je veux comprendre... la culture du viol Nous vous avions parlé il y a quelques temps du slut-shaming ; continuons sur ce thème avec la culture du viol. La culture du viol décrit un environnement social et médiatique dans lequel les violences sexuelles trouvent des justifications, des excuses, sont simplement banalisées, voire acceptées. C’est par exemple un environnement qui culpabilise les femmes quant à leurs tenues et leur apparence. Dire (ou penser) qu’une femme victime de viol qui se balade seule le soir en talons et en mini-jupe “l’a bien cherché”, c’est faire peser sur la victime la responsabilité du crime – car le viol est un crime, n’est-ce pas (ce petit rappel est important pour la suite). Remarquez l’omniprésence, dans notre société, d’éléments appartenant à la culture du viol. L’univers des jeux vidéos est également un vecteur de la culture du viol. Le problème avec ce point de vue est que contrairement au meurtre et aux mutilations physiques, le viol n’est pas universellement condamné dans nos sociétés. Bien.

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