background preloader

La conception psychanalytique de la création artistique

La conception psychanalytique de la création artistique
"Avant de terminer cette leçon, je voudrais encore attirer votre attention sur un côté des plus intéressants de la vie imaginative. Il existe notamment un chemin de retour qui conduit de la fantaisie à la réalité : c'est l’art. L'artiste est en même temps un introverti qui frise la névrose. Animé d'impulsions et de tendances extrêmement fortes, il voudrait conquérir honneurs, puissance, richesses, gloire et amour des femmes. Freud, Introduction à la psychanalyse, 1916, trad. "Il existe notamment un chemin de retour qui conduit de la fantaisie à la réalité : c'est l'art. Freud, Introduction à la psychanalyse, 1916, tr. fr. "Ce ne sont pas les épanchements de l'inconscient, mais plutôt la maîtrise des tendances inconscientes, la soumission de la faculté créatrice à une forte discipline esthétique qui seules permettent les oeuvres d'art. […] Bruno Bettelheim, "Points de vue personnels sur l'art et l'éducation artistique", 1962, in Survivre, tr. fr. Retour au menu sur l'inconscient Related:  Psychanalysephiloisamazing

La psychanalyse peut-elle apporter quelque chose au monde contemporain? Pour pouvoir apporter quelque chose de précieux au monde contemporain, la psychanalyse doit être en constante effervescence ou, si l’on veut, en bouleversement permanent—à cause des changements ou des révolutions qui surviennent dans les mentalités, les attitudes de vie et de société, dans la structure de la famille, dans l’histoire des nations et des continents, etc. Ainsi, la psychanalyse classique de Freud—fondée essentiellement sur les vicissitudes inconscientes tout à la fois structurantes et déstructurantes des pulsions, voire des complexes issus de notre psychosexualité infantile refoulée—ne s’invalide pas. Et pourtant, en tant qu’analystes ou chercheurs en psychanalyse, nous devons la restreindre dans son extension et dans son universalité devant, entre autres choses, l’irruption d’événements historiques et les contraintes de notre vie quotidienne a l’orée du XXIe siècle—événements et contraintes que naturellement ni Freud ni personne n’aurait pu prévoir.

L'inconscient est-il un autre Moi ? "Dans certaines maladies et, de fait, justement dans les névroses, que nous étudions [...] le moi se sent mal à l'aise, il touche aux limites de sa puissance en sa propre maison, l'âme. Des pensées surgissent subitement dont on ne sait d'où elles viennent ; on n'est pas non plus capable de les chasser. Ces hôtes étrangers semblent même être plus forts que ceux qui sont soumis au moi. [...] La psychanalyse entreprend d'élucider ces cas morbides inquiétants, elle organise de longues et minutieuses recherches, elle se forge des notions de secours et des constructions scientifiques, et, finalement, peut dire au moi : « Il n'y a rien d'étranger qui se soit introduit en toi, c'est une part de ta propre vie psychique qui s'est soustraite à ta connaissance et à la maîtrise de ton vouloir. [...] Tu crois savoir tout ce qui se passe dans ton âme, dès que c'est suffisamment important, parce que ta conscience te l'apprendrait alors. "L'homme est obscur à lui-même ; cela est à savoir.

Rôle de l’inconscient dans les rêves et la sexualité infantile Psychanalyse La psychanalyse est, selon la définition classique qu'en a donnée Sigmund Freud : un procédé d'investigation des processus psychiques, qui autrement sont à peine accessibles ;une méthode de traitement des troubles névrotiques ou psychotiques, qui se fonde sur cette investigation, également nommée la cure psychanalytique ;une série de conceptions ayant trait au psychisme, acquises par ces moyens et qui fusionnent progressivement en une discipline scientifique nouvelle[1]. La psychanalyse fait l'objet, depuis l'origine, de critiques et de discussions à la fois internes au mouvement psychanalytique et extérieures à ce mouvement, concernant son caractère scientifique, la pertinence de sa description du psychisme, et son efficacité thérapeutique. Histoire[modifier | modifier le code] Du temps de Freud[modifier | modifier le code] La première occurrence du mot, écrite « psychoanalyse », remonte à 1896, dans un texte écrit et publié en français, L’hérédité et l’étiologie des névroses[3],[4].

Névroses et psychoses "Les paranoïaques présentent dans leur attitude ce trait frappant et généralement connu, qu'ils attachent la plus grande importance aux détails les plus insignifiants, échappant généralement aux hommes normaux, qu'ils observent dans la conduite des autres ; ils interprètent ces détails et en tirent des conclusions d'une vaste portée. Le dernier paranoïaque que j'ai vu, par exemple, a conclu à l'existence d'un complot dans son entourage, car lors de son départ de la gare des gens ont fait un certain mouvement de la main. Un autre a noté la manière dont les gens marchent dans la rue, font des moulinets avec leur canne, etc. Freud, Psychopathologie de la vie quotidienne, 1901, trad. "Même lorsqu'on sentait que ce qui était dit émanait d'un individu, le fragment du moi, d'où venaient les mots et les actes, n'était pas Julie.

Qu'est-ce que l'inconscient ? Comment fonctionne-t-il ? "Mademoiselle Elisabeth v. R… Au cours de l'automne 1892, un médecin de mes amis me demanda d'examiner une jeune fille qui, depuis plus de deux ans, souffrait de douleurs dans les jambes et marchait avec difficulté. Je l'interrogeai donc sur les circonstances et les causes de la première apparition de ses douleurs. J'avais compris depuis longtemps de quoi il s'agissait. Freud, Études sur l'hystérie (1893), tr. "Il n'y a dans ce système ni négation, ni doute, ni degré dans la certitude. Il y règne une plus grande mobilité des intensités d'investissement. Les processus du système Ics sont intemporels, c'est-à-dire qu'ils ne sont pas ordonnés dans le temps, ne sont pas modifiés par l'écoulement du temps, n'ont absolument aucune relation avec le temps. Pas davantage les processus Ics n'ont égard à la réalité. Freud, Métapsychologie (« l'inconscient »), 1915, tr. fr. Wilhelm Reich, La Psychologie de masse du fascisme (1933), trad. Shri Aurobindo, Lettres sur le yoga, 1926-1942, II, p. 146.

Psychiatrie Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre. La psychiatrie est la seule discipline médicale ayant créé un hôpital spécialement dédié à sa matière nommé « hôpital psychiatrique » isolé souvent des laboratoires ainsi que des facultés. La psychiatrie se distingue de la psychanalyse et de la psychologie. Après la Seconde Guerre mondiale, la psychiatrie reste cependant très impopulaire du part du fait de son isolement géographique partiel dans les "hôpitaux psychiatriques" et idéologique de la neurologie, de la psychologie ainsi que de la psychanalyse et d'autre part du manque de prévention par les psychiatres préférant laisser cette action à la neurologie le plus souvent qui prend en charge ce rôle pour elle. Origines[modifier | modifier le code] Emil Kraepelin a étudié et proposé des idées de classification des maladies mentales. L'histoire de la psychiatrie est relativement récente. De l'aliénisme à la psychiatrie[modifier | modifier le code] L'ergothérapie[modifier | modifier le code]

Les neurones , la conscience, l'inconscient Accueil Menu général Aller au menu cite des science Fil d'ariane Menu local Aller au contenu Bas de page Raccourcis accès au calendrier Raccourci vers les ressources (menu de gauche) Raccourci vers la partie agenda Raccourcis accès aux étages Raccourcis accès au calendrier Raccourci vers les ressources (menu de gauche) Raccourci vers la partie agenda universcience.fr La Cité des sciences Accueil Au programme Préparer ma visite Le Palais de la découverte Nous connaître Connaître universcience Connaître la Cité Connaître le Palais Connaître la Géode Domaines d'activité Se documenter Bibliothèque Conférences de la Cité Conférences du Palais Ressources thématiques universcience-vod Editions Cité des métiers Cité de la santé Carrefour numérique Laboratoire Lexique S'informer Science Actualités universcience.tv à la Une des régions Visite + Recherche Accueil > Se documenter > Conférences > Saison 2008 - 2009 > Les neurones , la conscience, l'inconscient Le programme de septembre 2011 à août 2012 Calendrier Qui sommes nous ?

La notion de refoulement chez Freud "Dans tous les cas observé on constate qu'un désir violent a été ressenti, qui s'est trouvé en complète opposition avec les autres désirs de l'individu, inconciliable avec les aspirations morales et esthétiques de sa personne. Un bref conflit s'en est suivi ; à l'issue de ce combat intérieur, le désir inconciliable est devenu l'objet du refoulement, il a été chassé hors de la conscience et oublié. Puisque la représentation en question est inconciliable avec « le moi » du malade, le refoulement se produit sous forme d'exigences morales ou autres de la part de l'individu. L'acceptation du désir inconciliable ou la prolongation du conflit auraient provoqué un malaise intense ; le refoulement épargne ce malaise, il apparaît ainsi comme un moyen de protéger la personne psychique. Je me limiterai à l'exposé d'un seul cas, dans lequel les conditions et l'utilité du refoulement sont clairement révélées.

LACAN en AMERIQUE Ce texte examine la place occupée par Lacan aux USA tant au sein du monde universitaire que dans le champ clinique. Alors qu’à l’université Lacan a été critique pour son penchant phallocratique, les idées de Lacan sont perçues par les psychanalystes américains comme intellectualistes et éloignées des enjeux de la clinique. Ce texte examine la place occupée par Lacan aux USA tant au sein du monde universitaire que dans le champ clinique. Alors qu’à l’université Lacan a été critique pour son penchant phallocratique, les idées de Lacan sont perçues par les psychanalystes américains comme intellectualistes et éloignées des enjeux de la clinique. Tenant compte de ces objections, ce texte entreprend de remettre sur le travail la théorie lacanienne en insistant sur l’idée que l’ordre symbolique ne saurait être assimilé à la phallocratie. La psychanalyse américaine a posé un ensemble de problèmes différents relatifs à la transmission de la théorie lacanienne.

L'inconscient N'oubliez pas de cliquer sur les liens des différentes problématiques, afin d'accéder à un choix de textes relatifs à cette problématique particulière. Introduction : conscience et inconscient - L'inconscient permet-il autant que la conscience de définir l'homme ? I. L'inconscient existe-t-il ? - Peut-on ne pas savoir ce que l'on fait ? - "L'inconscient parle en nous." 1. 2. 3. 4. 5. 6. 7. a. 8. III. - Peut-il y avoir une science de l'inconscient ? IV. 1. - Admettre l'existence de l'inconscient est-ce rendre vain tout effort de lucidité à l'égard de soi-même ? 2. - Suis-je responsable de ce dont je n'ai pas conscience ? 3. - L'hypothèse de l'inconscient exclut-elle toute connaissance de soi ? V. Retour au programme des séries générales

le rêve et la résistance 4 discours Freud dans Malaise dans la civilisation, nous montre que les institutions des sociétés, la manière dont les hommes se gouvernent, établissent des lois, dirigent leurs échanges – au premier rang desquels, comme le montrent les anthropologues, figurent ceux qui déterminent l'alliance et la filiation – ne peuvent aboutir à un résultat pleinement satisfaisant, malgré les sacrifices pulsionnels exigés. Même la sécurité, la permanence de la vie, n'est garantie que dans des limites étroites et au prix d'efforts constants. Les satisfactions libidinales autorisées sont toujours marquées d'inaccomplissement. La logique du signifiant, mise en évidence par Lacan, permet de concevoir que ce Malaise n'est pas la conséquence d'une sorte d'imperfection, d'immaturité des hommes, qu'un surcroît de civilisation, d'éducation, de police, pourrait réduire. Au contraire, cette souffrance de l'homme est liée à ce qui le cause comme sujet. Le "malaise dans la civilisation" s'origine ici.

Textes sur l'inconscient Dès le XVIIe siècle, Spinoza soulignait que nous ignorons « ce que peut le corps », anticipant ainsi l’idée d’inconscient : Personne n’a jusqu’à présent déterminé ce que peut le Corps, c’est-à-dire que, jusqu’à présent, l’expérience n’a enseigné à personne ce que le Corps est en mesure d’accomplir par les seules lois de la Nature, considérée seulement en tant que corporelle, et ce qu’il ne peut accomplir sans y être déterminé par l’Esprit. Car personne jusqu’ici n’a acquis une connaissance assez précise de la structure du Corps pour en expliquer toutes les fonctions, et nous ne dirons rien de ce que l’on observe souvent chez les animaux et qui dépasse de loin la sagacité humaine, ou des nombreuses actions qu’accomplissent les somnambules pendant leur sommeil et qu’ils n’oseraient pas entreprendre pendant la veille ; tout cela montre assez que le Corps, par les seules lois de sa nature, a le pouvoir d’accomplir de nombreuses actions qui étonnent son propre Esprit. Freud, Métapsychologie

Related: