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La conception psychanalytique de la création artistique

La conception psychanalytique de la création artistique
"Avant de terminer cette leçon, je voudrais encore attirer votre attention sur un côté des plus intéressants de la vie imaginative. Il existe notamment un chemin de retour qui conduit de la fantaisie à la réalité : c'est l’art. L'artiste est en même temps un introverti qui frise la névrose. Animé d'impulsions et de tendances extrêmement fortes, il voudrait conquérir honneurs, puissance, richesses, gloire et amour des femmes. Mais les moyens lui manquent de se procurer ces satisfactions. C'est pourquoi, comme tout homme insatisfait, il se détourne de la réalité et concentre tout son intérêt, et aussi sa libido, sur les désirs créés par sa vie imaginative, ce qui peut le conduire facilement à la névrose. Freud, Introduction à la psychanalyse, 1916, trad. "Il existe notamment un chemin de retour qui conduit de la fantaisie à la réalité : c'est l'art. Freud, Introduction à la psychanalyse, 1916, tr. fr. Retour au menu sur l'inconscient Retour au menu sur l'art

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La psychanalyse peut-elle apporter quelque chose au monde contemporain? Pour pouvoir apporter quelque chose de précieux au monde contemporain, la psychanalyse doit être en constante effervescence ou, si l’on veut, en bouleversement permanent—à cause des changements ou des révolutions qui surviennent dans les mentalités, les attitudes de vie et de société, dans la structure de la famille, dans l’histoire des nations et des continents, etc. Ainsi, la psychanalyse classique de Freud—fondée essentiellement sur les vicissitudes inconscientes tout à la fois structurantes et déstructurantes des pulsions, voire des complexes issus de notre psychosexualité infantile refoulée—ne s’invalide pas. Et pourtant, en tant qu’analystes ou chercheurs en psychanalyse, nous devons la restreindre dans son extension et dans son universalité devant, entre autres choses, l’irruption d’événements historiques et les contraintes de notre vie quotidienne a l’orée du XXIe siècle—événements et contraintes que naturellement ni Freud ni personne n’aurait pu prévoir.

Qu'est-ce que l'inconscient ? Comment fonctionne-t-il ? "Mademoiselle Elisabeth v. R… Au cours de l'automne 1892, un médecin de mes amis me demanda d'examiner une jeune fille qui, depuis plus de deux ans, souffrait de douleurs dans les jambes et marchait avec difficulté. Il ajouta qu'il s'agissait, d'après lui, d'une hystérie, bien qu'aucun des symptômes habituels de cette névrose ne soit décelable. Il connaissait un peu la famille de la malade et savait que les années écoulées lui avaient apporté beaucoup de malheurs et peu de joie.

L'inconscient est-il un autre Moi ? "Dans certaines maladies et, de fait, justement dans les névroses, que nous étudions [...] le moi se sent mal à l'aise, il touche aux limites de sa puissance en sa propre maison, l'âme. Des pensées surgissent subitement dont on ne sait d'où elles viennent ; on n'est pas non plus capable de les chasser. Ces hôtes étrangers semblent même être plus forts que ceux qui sont soumis au moi. [...] Psychanalyse Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre. La psychanalyse est, selon la définition classique qu'en a donnée Sigmund Freud : un procédé d'investigation des processus psychiques, qui autrement sont à peine accessibles ;une méthode de traitement des troubles névrotiques ou psychotiques, qui se fonde sur cette investigation, également nommée la cure psychanalytique ;une série de conceptions ayant trait au psychisme, acquises par ces moyens et qui fusionnent progressivement en une discipline scientifique nouvelle[1].

La notion de refoulement chez Freud "Dans tous les cas observé on constate qu'un désir violent a été ressenti, qui s'est trouvé en complète opposition avec les autres désirs de l'individu, inconciliable avec les aspirations morales et esthétiques de sa personne. Un bref conflit s'en est suivi ; à l'issue de ce combat intérieur, le désir inconciliable est devenu l'objet du refoulement, il a été chassé hors de la conscience et oublié. Puisque la représentation en question est inconciliable avec « le moi » du malade, le refoulement se produit sous forme d'exigences morales ou autres de la part de l'individu.

L'inconscient existe-t-il ? "Après avoir assez longtemps lu entre les lignes des philosophes et épié tous leurs tours et détours, j'en arrive à la conclusion que la majeure partie de la pensée consciente doit être imputée aux activités instinctives, s'agît-il même de la pensée philosophique ; sur ce chapitre nous devons réviser nos jugements, comme nous avons dû les réviser en matière d'hérédité et de « qualités innées ». De même que le fait de la naissance ne tient aucune place dans l'ensemble du processus de l'hérédité, de même la « conscience » ne s'oppose jamais à l'instinct d'une manière décisive, pour l'essentiel, la pensée consciente d'un philosophe est secrètement guidée par des instincts qui l'entraînent de force dans des chemins déterminés. A l'arrière-plan aussi de toute la logique et de son apparente liberté de mouvement, se dressent des évaluations, ou pour parler plus clairement, des exigences physiologiques qui visent à conserver un certain mode de vie. *en français dans le texte

Psychiatrie Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre. La psychiatrie est la seule discipline médicale ayant créé un hôpital spécialement dédié à sa matière nommé « hôpital psychiatrique » isolé souvent des laboratoires ainsi que des facultés. La psychiatrie se distingue de la psychanalyse et de la psychologie. Après la Seconde Guerre mondiale, la psychiatrie reste cependant très impopulaire du part du fait de son isolement géographique partiel dans les "hôpitaux psychiatriques" et idéologique de la neurologie, de la psychologie ainsi que de la psychanalyse et d'autre part du manque de prévention par les psychiatres préférant laisser cette action à la neurologie le plus souvent qui prend en charge ce rôle pour elle.

L'inconscient N'oubliez pas de cliquer sur les liens des différentes problématiques, afin d'accéder à un choix de textes relatifs à cette problématique particulière. Introduction : conscience et inconscient - L'inconscient permet-il autant que la conscience de définir l'homme ? LACAN en AMERIQUE Ce texte examine la place occupée par Lacan aux USA tant au sein du monde universitaire que dans le champ clinique. Alors qu’à l’université Lacan a été critique pour son penchant phallocratique, les idées de Lacan sont perçues par les psychanalystes américains comme intellectualistes et éloignées des enjeux de la clinique. Ce texte examine la place occupée par Lacan aux USA tant au sein du monde universitaire que dans le champ clinique.

Névroses et psychoses "Les paranoïaques présentent dans leur attitude ce trait frappant et généralement connu, qu'ils attachent la plus grande importance aux détails les plus insignifiants, échappant généralement aux hommes normaux, qu'ils observent dans la conduite des autres ; ils interprètent ces détails et en tirent des conclusions d'une vaste portée. Le dernier paranoïaque que j'ai vu, par exemple, a conclu à l'existence d'un complot dans son entourage, car lors de son départ de la gare des gens ont fait un certain mouvement de la main. Un autre a noté la manière dont les gens marchent dans la rue, font des moulinets avec leur canne, etc. Alors que l'homme normal admet une catégorie d'actes accidentels n'ayant pas besoin de motivation, catégorie dans laquelle il range une partie de ses propres manifestations psychiques et actes manqués, le paranoïaque refuse aux manifestations psychiques d'autrui tout élément accidentel. Freud, Psychopathologie de la vie quotidienne, 1901, trad.

4 discours Freud dans Malaise dans la civilisation, nous montre que les institutions des sociétés, la manière dont les hommes se gouvernent, établissent des lois, dirigent leurs échanges – au premier rang desquels, comme le montrent les anthropologues, figurent ceux qui déterminent l'alliance et la filiation – ne peuvent aboutir à un résultat pleinement satisfaisant, malgré les sacrifices pulsionnels exigés. Même la sécurité, la permanence de la vie, n'est garantie que dans des limites étroites et au prix d'efforts constants. Les satisfactions libidinales autorisées sont toujours marquées d'inaccomplissement.

Le complexe d'Oedipe "D'après mes observations, déjà fort nombreuses, les parents jouent un rôle essentiel dans la vie psychique de tous les enfants qui seront plus tard atteints de psychonévroses. La tendresse pour l'un, la haine pour l'autre appartiennent au stock immuable d'impulsions formées à cet âge, et qui tiendront une place si importante dans la symptomatologie de la névrose ultérieure. Mais je ne crois pas que les névropathes se distinguent en cela des individus normaux, il n'y a là aucune création nouvelle, rien qui leur soit particulier. Il semble bien plutôt, et l'observation des enfants normaux paraît en être la preuve, que ces désirs affectueux ou hostiles à l'égard des parents ne soient qu'un grossissement de ce qui se passe d'une manière moins claire et moins intense dans l'esprit de la plupart des enfants. Je veux parler de la légende d'Œdipe-roi et du drame de Sophocle. Freud, L'interprétation des rêves, 1900, tr. fr.

La psychanalyse au service de la pédagogie - Espace de la Francophonie et des Sciences de l'éducation L’échec scolaire est principalement de nature inhibitoire et, souvent, en relation avec la problématique oedipienne de l’enfant. Si la pulsion sexuelle (le désir) vise une satisfaction qui ne peut être réalisée ou qui est dangereuse, l’enfant adopte différentes stratégies psychiques inconscientes, comme : - L’inhibition de la pulsion ; - Le refoulement des représentations liées à cette pulsion, qui débouche sur la création du symptôme en tant que solution de compromis ; - La décharge motrice immédiate (le passage à l'acte) ;

Textes sur l'inconscient Dès le XVIIe siècle, Spinoza soulignait que nous ignorons « ce que peut le corps », anticipant ainsi l’idée d’inconscient : Personne n’a jusqu’à présent déterminé ce que peut le Corps, c’est-à-dire que, jusqu’à présent, l’expérience n’a enseigné à personne ce que le Corps est en mesure d’accomplir par les seules lois de la Nature, considérée seulement en tant que corporelle, et ce qu’il ne peut accomplir sans y être déterminé par l’Esprit. Car personne jusqu’ici n’a acquis une connaissance assez précise de la structure du Corps pour en expliquer toutes les fonctions, et nous ne dirons rien de ce que l’on observe souvent chez les animaux et qui dépasse de loin la sagacité humaine, ou des nombreuses actions qu’accomplissent les somnambules pendant leur sommeil et qu’ils n’oseraient pas entreprendre pendant la veille ; tout cela montre assez que le Corps, par les seules lois de sa nature, a le pouvoir d’accomplir de nombreuses actions qui étonnent son propre Esprit. Freud, Métapsychologie

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