background preloader

Nous les enfants du Web

Nous les enfants du Web
Né en 1981 Piotr Czerski est un poète, auteur, musicien, informaticien et blogueur polonais. Il a publié il y a deux semaines, dans le journal local de Poméranie Dziennik Baltycki (cf image ci-dessous), un article qui a des allures de manifeste pour la nouvelle génération. Un article déjà traduit en anglais, en allemand et donc désormais aussi en français (nous avions commencé la traduction de notre côté quand nous sommes tombés sur celle de Paul Neitse dont nous nous sommes permis de reprendre de larges extraits). Entre modèles économiques obsolètes et gouvernements menacés d’archaïsme, le plus important demeure comme souvent la liberté… Il y a fort à parier que nombreux seront les manifestants actuels contre ACTA à se reconnaître dans ces quelques lignes. Nous sommes les enfants du Web We, the Web Kids. Piotr Czerski (translated by Marta Szreder) - 11 février 2012 - CC by-sa(Traduction Framalang : Clochix, Goofy et Lamessen) Premièrement Nous avons grandi avec Internet et sur Internet. Related:  mémoire suitenew world

Comment fonctionne (réellement) l’algorithme de Facebook ? Saint Graal de la portée des publications, l’algorithme de Facebook est le sujet de nombreuses conversations au sein de la communauté des social media manager et créateurs de contenus. Ce dernier évolue régulièrement et de manière soudaine au rythme de la vision stratégique de Facebook depuis maintenant 10 ans. Mais pourquoi l’algorithme de Facebook est-il sujet à tant d’attention de la part des marketeurs ? Comme nous l’évoquions dans le préambule de cet article, l’algorithme va décider quelle publication sera mise en avant selon chaque utilisateurs. Donc en somme de la portée totale du contenu et de l’engagement qui en découlera. Quelle formule mathématique se cache derrière ? La visibilité d’une publication se fait à travers 4 critères principaux auxquels s’ajoute de nombreux autres éléments de moindre importance. Ces quatre critères cumulés forment donc ce qu’on appelle l’algorithme de Facebook sous cette formule mathématique :VISIBILITÉ = CRÉATEUR x POST x TYPE x RÉCENCE Source.

Telecomix : des hacktivistes au secours du peuple syrien Par Quentin Laurent Mis à jour le , publié le Partager En Syrie, la résistance passe aussi par la Toile. Né en Europe en 2009, Telecomix est engagé au service de la liberté d’expression. Contrairement aux Anonymous, nébuleuse dont il est impossible de quantifier le nombre d’affiliés, Telecomix rassemble environ 250 membres à travers le monde, connectés entre eux en permanence. "On ne casse rien. FTVi : Quand et comment a commencé l'#OpSyria? okhin : Ça a commencé début juillet 2011, quand nous avons eu des contacts avec des journalistes ou des activistes en Syrie qui ont vu des choses étranges se passer avec leur connexion Internet. En quoi cela consiste-t-il exactement? Comme la Syrie effectue de la surveillance totale des communications, notre action à d'abord été d'en informer les Syriens. Il est nécessaire que les gens utilisent le plus possible des outils de cryptage et d’anonymisation lors de leurs communications. Quels ont été ses principaux aboutissements jusqu'à présent?

Stop ACTA : C'est l'Europe de l'Est qui ouvre la voie Pologne, République Tchèque, Slovénie, Slovaquie, Roumanie, Bulgarie… c’est clairement à l’Est de l’Europe que la contestation contre ACTA est la plus forte[1] Ils descendent massivement dans la rue, sont actifs sur Internet et finissent par semer le doute parmi leurs gouvernements (cf cette carte limpide de la situation actuelle en Europe). Même l’Allemagne commence à s’interroger. Pourquoi une telle mobilisation dans cette partie du monde et pourquoi cette mollesse en France et plus généralement en Europe occidentale où nous sommes encore loin de perturber ceux de chez nous qui ont signé le traité ? Espérons que nous rattraperons le retard lors de la prochaine manifestation prévue le samedi 25 février prochain. Les Européens de l’est à la pointe du combat pour les libertés sur Internet Eastern Europeans fuel fight for Internet freedoms Vanessa Gera - 18 février 2012 - Associated Press(Traduction Framalang : Lamessen, OranginaRouge, Goofy, Lolo le 13)

« La notion de post-vérité est beaucoup trop floue… » Comment les vérités que vous avez établies au sujet des subprimes dès 2004 ont-elles fini par s’imposer ? Quels rôles les médias ont-ils joué ? En 2009, ces mêmes économistes qui n’avaient rien vu venir sont allés expliquer dans les médias que les rares personnes qui avaient tiré la sonnette d’alarme avaient annoncé une crise « à tout hasard » Paul Jorion : Il y a eu deux vagues. [1]. La plupart des économistes n’ont donc pas vu venir cette crise et j’y vois deux raisons : au sein de la « science » économique, une pensée en silo où celui qui s’occupe de l’immobilier ne sait rien de ce qui se passe dans l’agriculture et vice versa, et davantage encore, le fait que ces économistes ont adhéré à des théories fausses sur lesquelles se reposaient les dirigeants des établissements financiers qui ont fait faillite. Comment les médias vous ont-ils accueillis ? Les économistes ne se sont pas remis en cause. Comment analysez-vous cet aveuglement et ce déni ? [3]?

«Marier les technologies d’Internet et les énergies renouvelables» C’est un flux ininterrompu de paroles deux heures durant. L’essayiste et économiste américain Jeremy Rifkin était à Paris pour le lancement de son dernier essai, la Troisième Révolution industrielle (1). Il y détaille ses solutions pour sortir de l’ère des énergies fossiles et renouer avec une croissance durable. Quel est le fil conducteur de la troisième révolution industrielle ? Mes recherches depuis trente ans m’ont amené à cette conclusion : lorsqu’un nouveau système énergétique rencontre une nouvelle technologie de communication, il se produit une transformation radicale à l’échelle de l’histoire. Parlez-nous de cette rencontre… Sa matrice, c’est la fusion des technologies de l’Internet et des énergies renouvelables. La crise actuelle serait donc énergétique, on n’en sortira pas tant que l’on n’aura pas effectué cette transition… Peu l’ont vu mais son déclenchement remonte à juillet 2008, lorsque le cours du pétrole a atteint le record de 147 dollars le baril.

Portugal : Une proposition de loi sur la copie privée en débat [Liens en portugais ou anglais] L'année 2012 voit l'apparition d’ une série d'acronymes destinés à mettre en place des moyens légaux pour l'application des lois de propriété intellectuelle et combattre la piraterie en ce domaine. Cela va de SOPA et PIPA qui sont des projets de loi américains contre la piraterie en ligne jusqu'à l'ACTA qui est un accord internationale anticontrefaçon. Il existe au Portugal un sigle proche de ces acronymes : le PL 118 ( projet de Loi 118/XII), qui envisage des protections supplémentaires en ce qui concerne la copie privée et le droit d'auteur. Le projet de Loi 118 présenté par le Parti Socialiste le 4 janvier 2012 au Parlement vise à créer de nouvelles taxes sur le prix de vente au public de tout type de support d'enregistrement, reproduction ou stockage, analogique ou digital. Dans la blogosphère, les réactions ne se sont pas fait attendre et sur Twitter le hashtag #PL118 est devenu une vedette. Les origines de PL 118 Comment l'argent est-il distribué ?

De la presse écrite à la presse numérique : qu’est-ce qui change ? – enssibmasterpbd L’expression « quatrième pouvoir » (inventée par Edmund Burke et reprise par Honoré de Balzac) pour désigner la presse montre son importance dans un pays. D’un point de vue économique, dans un pays comme la France par exemple, se pose la question de la mutation subie par la presse. La presse était traditionnellement écrite, le nom même de « presse » renvoie aux procédés d’impression de l’écrit (machine avec laquelle on pressait donc les caractères). Ce terme désigne l’ensemble des journaux et revues, et ainsi par métonymie les professionnels qui les fabriquent. Au sens classique, la presse est donc imprimée et tangible. Cependant, une nouvelle forme s’est développée en même temps que l’expansion du numérique et la globalisation des échanges : l’écrit n’est plus seulement imprimé mais aussi posé sur des écrans, ce qui interroge la viabilité de la presse imprimée traditionnelle. Quels sont les journaux les plus touchés par ce passage au numérique ? L’arrivée de la presse numérique

Comment les contenus générés par les utilisateurs menacent-ils le capitalisme La lecture de la semaine prolonge le texte d’il y a 15 jours, qui tentait de comprendre pourquoi Facebook était valorisé à 100 milliards de dollars. On se souvient que la réponse était que la valeur : c’est nous, les utilisateurs ! Le texte d’aujourd’hui est un entretien donné à Al-Jazeera par Michel Bauwens (Wikipédia, @mbauwens), le fondateur de la Peer-to-peer Fundation, qui cherche à analyser les effets à long terme de contenus générés par les utilisateurs sur le capitalisme. « Ce qui est important, explique Bauwens, c’est que Facebook n’est pas un phénomène isolé, mais participe à une tendance plus lourde de notre société : une croissance exponentielle de la valeur d’usage produite par le public. Il est important de comprendre que c’est là un énorme problème pour un système capitaliste, mais aussi pour le travail tel que nous le concevons traditionnellement. Image : Typography Power par Charis Tsevis. D’où une série de questions qu’il pose : Xavier de la Porte

ACTA : notre agriculture aussi dans le viseur ? Le traité ACTA, qui effraye depuis plusieurs semaines les défenseurs de l’Internet libre, pourrait bien menacer, dans certains cas, la liberté de semer de nos agriculteurs et l’économie des semenciers européens. Certes, les mots « semences » ou « agriculture » n’apparaissent pas dans ACTA (Accord commercial anti-contrefaçon). Mais en y regardant de plus près, le texte entend protéger « tous les secteurs de la propriété intellectuelle qui font l’objet des sections 1 à 7 de la Partie II de l’Accord sur les ‘Aspects des droits de propriété intellectuelle qui touchent au commerce’ (ADPIC), dont le brevet ». Des plantes, des animaux ou les médicaments sont eux aussi sous brevet ou d’autres titres de propriété intellectuelle. Donc, a priori, aucune différence de traitement entre des sacs à main et des sachets de semences. ACTA concernerait la quasi-totalité de ces semences agricoles. Quant à l’agriculteur, il peut garder une partie de ses semences pour l’année suivante.

Working to Stop Misinformation and False News By Adam Mosseri, VP, News Feed We know people want to see accurate information on Facebook – and so do we. False news is harmful to our community, it makes the world less informed, and it erodes trust. It’s not a new phenomenon, and all of us — tech companies, media companies, newsrooms, teachers — have a responsibility to do our part in addressing it. disrupting economic incentives because most false news is financially motivated;building new products to curb the spread of false news; andhelping people make more informed decisions when they encounter false news. Disrupting Economic Incentives When it comes to fighting false news, one of the most effective approaches is removing the economic incentives for traffickers of misinformation. Some of the steps we’re taking include: Building New Products We’re building, testing and iterating on new products to identify and limit the spread of false news. Some of the work includes: Helping People Make More Informed Decisions

Etienne Chouard n'est pas mort, il soigne les orphelins du « non » | Rue89 Présidentielle Les candidats à l’élection présidentielle draguent la « France du “non” ». En 2005, un homme avait été son porte-parole. Sept ans après, Etienne Chouard reste mobilisé. Etienne Chouard, chez lui, en mars 2012 (Mathieu Deslandes/Rue89) François Hollande et Nicolas Sarkozy sont d’accord au moins sur un point : pour l’emporter le 6 mai, il faut « réconcilier la France du “oui” et la France du “non” ». En 2005, la « France du “non” » avait un héraut : Etienne Chouard. Sept ans après, Etienne Chouard reste une référence pour de nombreux « nonistes ». Un soir, il se produit dans une MJC ou un café citoyen ; le lendemain, dans une université ; la semaine suivante, dans une antenne d’Attac ou chez des militants mi-écolos mi- « indignés ». « On est quelquefois 15, quelquefois 200. « Je fais comme Hippocrate » L’invitation est souvent lancée par « des vieux militants qui se battent contre les injustices sociales depuis trente ou quarante ans ». « Je fais comme Hippocrate. Les riches ! Parano ?

Une pirate contre ACTA OWNI a rencontré Amelia Andersdotter, eurodéputée suédoise du Parti pirate, le seul parti en Europe centré sur les libertés numériques. La jeune fille a un gros dossier sur son bureau : ACTA, l'accord anti-contrefaçon jugé liberticide. Un sujet plus débattu que jamais, comme en témoigne l'annonce ce mercredi de la saisine de la Cour de justice de l'UE par la Commission européenne et de nouvelles manifestations samedi. Amelia Andersdotter, Parti Pirate suédois, en visite à Paris, février 2012. (cc) Samuel Huron/Flickr Pantalon orange pétant, comme la salopette de son collègue élu au Parlement de Berlin, veste violette toute aussi éclatante, la parole spontanée à l’image de ses tweets, 24 ans et des études pas finies, et pour cause : la jeune Suédoise Amelia Andersdotter est très prise par son nouveau job. Élue en 2009, elle n’y est entrée qu’en décembre, après que la ratification du Traité de Lisbonne a donné un siège de plus à la Suède. En général, le processus est long.

Les algorithmes : nouvelles formes de bureaucraties Pour Real Life – dont on ne recommandera jamais assez la qualité (@_reallifemag) – l’essayiste Adam Clair (@awattobuildit) dresse une intéressante comparaison entre algorithme et bureaucratie. Les algorithmes sont paradoxaux rappelle-t-il : « ils sont conçus pour améliorer la prise de décision humaine en supprimant supposément ses biais et ses limites, mais les protocoles analytiques inévitablement réducteurs qu’ils mettent en œuvre se révèlent surtout vulnérables à des formes d’utilisation abusive. » Comme le dit très bien Cathy O’Neil dans son livre : loin d’être neutres et objectifs, « les algorithmes sont des opinions formalisées dans du code ». Pour Adam Clair, derrière l’apparente complexité de leur code, les objectifs des calculateurs ne sont pas nouveaux : ils visent à concentrer le pouvoir dans des structures ordonnées et cohérentes, à l’image des bureaucraties. Comme celles-ci, les algorithmes tendent à être impénétrables, opaques, et à renforcer les injustices existantes.

Related: