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La bibliothèque universelle, de Voltaire à Google, par Robert Darnton

La bibliothèque universelle, de Voltaire à Google, par Robert Darnton
Le XVIIIe siècle, celui des Lumières, professait une confiance totale dans le monde des idées — que les encyclopédistes appelaient la république des lettres. Un territoire sans police ni frontières et sans inégalités autres que celles des talents. N’importe qui pouvait s’y installer pour peu qu’il exerçât l’un des deux attributs de sa citoyenneté, à savoir l’écriture et la lecture. Aux écrivains de formuler des idées, aux lecteurs d’en apprécier le bien-fondé. Portés par l’autorité du mot imprimé, les arguments se diffusaient en cercles concentriques et seuls les plus convaincants l’emportaient. En cet âge d’or de l’écrit, les mots circulaient aussi par voie épistolaire. J’affectionne tout particulièrement la correspondance entre Jefferson (1743-1826) et James Madison (1751-1836). Deux futurs présidents des Etats-Unis qui discutent de livres sur la Toile des Lumières, l’image est saisissante. Les différences sociales exacerbaient les conflits personnels. Mais le fera-t-il ?

http://www.monde-diplomatique.fr/2009/03/DARNTON/16871

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A quoi sert une bibliothèque ??? Question souvent effleurée en cours, avec des réponses à chaque fois différentes selon la période pour laquelle on pose ladite question. Je voulais attirer votre attention sur plusieurs textes qui racontent tous la même chose, qui disent tous que la crise (de fréquentation, de fonction, etc …) que traversent actuellement les bibliothèques, annonce non pas la fin du « modèle » de la bibliothèque, mais plutôt son renouveau, un renouveau nécessaire. Le premier texte est celui de Jean-Michel Salaün (professeur, citant lui-même Robert Darnton – historien, professeur et directeur des bibliothèques universitaire de Harvard). Ils expliquent tous deux que la bibliothèque est un média du temps long et illustrent ce renouveau de la fonction des bibliothèques. Demba a 124 voix dans sa poche, les voix de son village Naissances, souvenirs, prières : Demba reste en contact avec son village mauritanien en échangeant des messages vocaux sur une appli. Ou comment créer une mémoire collective, explique une chercheuse. J’ai rencontré Demba au lycée Jean-Quarré, à Paris, où, depuis le 31 juillet, squattent près de 300 réfugiés, qui tentent de s’organiser tant bien que mal. Là, Demba, 36 ans, m’a parlé de son village de Niéléba, en Mauritanie, et d’un groupe de discussion sur l’appli Telegram (comme WhatsApp, elle permet, si l’on dispose d’une connexion, d’envoyer des messages sans payer). Demba appelle ce groupe « le site », mais en réalité, il s’appelle « Les enfants de Niéléba ». Aux dernières nouvelles, 124 personnes originaires du village y papotent. 124 personnes.

Lire à l’heure des écrans, par Kevin Kelly Lire d'une manière entièrement nouvelle "Reading in a Whole New Way", Kevin Kelly. Traduction Hubert Guillaud avec l'aide d'Alain Pierrot et Julien Austruy (Participez à l'amélioration de la traduction, pour ceux qui le souhaitent). L'Amérique a été fondée sur la parole écrite. Ses racines trouvent leur source dans des documents tels que la Constitution, la Déclaration d'Indépendance et, indirectement, la Bible. Le succès du pays a longtemps dépendu du niveau élevé d'alphabétisation, de la liberté de la presse, de l'allégeance à l'État de Droit (basé sur des lois et donc des documents écrits) et d'une langue commune à tout un continent.

26 000 dollars l’abonnement, par Robert Darnton (Le Monde diplom L’effacement des Lumières au début du XIXe siècle coïncide avec l’irruption du professionnalisme. On peut examiner ce processus en comparant L’Encyclopédie de Denis Diderot, qui envisageait le savoir comme un tout organique guidé par la raison, avec L’Encyclopédie méthodique de Charles-Joseph Panckoucke, qui divisait le savoir en champs autonomes et bien délimités, pareils à ceux que nous connaissons aujourd’hui : chimie, physique, histoire, mathématiques, etc. Au XIXe siècle, ces champs deviennent des professions, certifiées par des diplômes et encadrées par des académies. Au cours du XXe siècle, la réorganisation du savoir se matérialise par le découpage des universités en départements, la chimie ici, la physique là-bas, l’histoire un peu plus loin et, au milieu de ce territoire émietté, une librairie, généralement dotée de l’imposante allure d’un temple du savoir. Taille de l’article complet : 570 mots.

Un visionnaire venu des Indes Shiyali Ramamrita Ranganathan est souvent salué comme le père de la bibliothéconomie indienne, fondateur du mouvement pour les bibliothèques en Inde. Dans ce vaste pays, le rôle de ce mathématicien devenu bibliothécaire est toujours déterminant et actuel. Cependant, cette dénomination géographique devient trop restrictive dès lors que l’on considère ce que ce génie a apporté aux sciences de l’information et de la documentation dans le temps comme dans l’espace. Il mérite, en effet, de dépasser ces frontières pour entrer, à l’échelle mondiale, dans le cercle des pères fondateurs des sciences de l’information et de la documentation. Son héritage reste aujourd’hui des plus vivants, et l’influence de ses recherches des plus actuelles.

Internet a-t-il tué la hiérarchie du savoir Dans le grand public, Internet a semblé souffler un vent de liberté pour certains, car il était devenu possible de publier des textes sans avoir besoin d'un intermédiaire. Si l'on part du principe que les médias tournent en vase clos, ne choisissent pas toujours les bons interlocuteurs (ou experts) et ne représentent qu'une partie de la réflexion qui se fait jour dans la société, c'est une excellente chose. Ainsi a débuté dans les années 2000 la mode des blogs – forme dont la crédibilité a d'abord souffert de son premier usage comme journal adolescent. La victoire des moteurs de recherche (Google) sur les annuaires au début des années 2000 a marqué le triomphe de ce web mis à plat : des robots cherchent partout au lieu de se référer à une liste amoureusement concoctée par l'intelligence humaine des spécialistes. Notre web est devenu « horizontal » et cette manière même de penser a largement renouvelé les discours sur les organisations, voire sur l’éducation.

Que vont devenir les livres ? - La Feuille - Blog LeMonde.fr Que vont devenir les livres ? « What Books will become », Kevin Kelly. Traduction Hubert Guillaud. Un livre est une histoire autonome, un argument, ou un corps de connaissances qui prend plus d’une heure à lire. Bloc-notes de Jean-Michel Salaün Le cours ouvert en ligne sur l'économie du document s'est achevé fin avril. Le cours n'en est pas à sa première version. Il a précédemment été proposé en format ouvert trois fois sur le web depuis 2008. La dernière version a bénéficié des expériences précédentes, mais elle a compris aussi de nombreuses innovations. En voici un bref bilan subjectif du côté enseignant.

Trois idées simples pour des bibliothèques plus accueillantes Parfois il y des idées simples et intéressantes à partager, des bonnes idées qui ne circulent pas assez je trouve dans notre milieu professionnel (mais nous manquons d’un outil simple lui aussi pour cela, on y travaille, non on refait pas facebook). Idée 1 : le shopping book ! J’ai reçu cette proposition par email de la part de la Bibliothèque Place des fêtes à Paris ! (aucune trace sur le site de la ville de Paris, SIC). J’aime bien l’idée !

Droit à l'oubli dans l'affaire Dreyfus : Google doit-il déréférencer le "J'accuse" de Zola ? Il y a quelque chose d'absolument fascinant dans le bras de fer qui oppose Google à la CNIL et à la commission eurpéenne au sujet du droit à l'oubli, et qui commence à ressembler à un intéressant - et dangereux - paradoxe logico-mathématique. Je précise et rappelle en introduction que je me range du côté des opposants à la mise en place d'un droit à l'oubli, pour des raisons déjà détaillées dans de nombreux articles. Mon nom est personne. Précisons en préambule, pour être parfaitement clair et parce que c'est important, que les pages et les liens dont il sera question dans la suite de ce billet sont uniquement ceux renvoyés par Google à la suite d'une requête portant sur le nom d'un individu (ou sur son pseudonyme dans la mesure ou il permet facilement de remonter à son vrai nom). Déréférencer les pages parlant des pages déréférencées.

iBooks 1.2.2 : maintenant, les ebooks améliorés ActuaLitté Apple a fait récemment une mise à jour d’iBooks, le logiciel de lecture de livres numérique et de fichiers PDF pour IOS. La version précédente : iBooks 1.2 permettait d’afficher des images et plus de mots par pages, toutefois elle n’avait pas enthousiasmé les foules (notre actualitté). Aujourd’hui, la nouvelle version, iBooks 1.2.2 est disponible sur l’AppStore et devrait être plus performante grâce aux quelques améliorations qui ont été faites : Ainsi, selon Apple Insider, en plus de lire les images, iBooks 1.2.2 permet maintenant de lire les « ebooks améliorés » disponibles sur l’iBookstore, qui comprennent différentes fonctions interactives allant jusqu’à intégrer des vidéos.

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