background preloader

Agence régionale du livre

Agence régionale du livre
Les métamorphoses numériques du livre Alain Giffard La lecture numérique peut-elle se substituer à la lecture classique ? La lecture numérique peut-elle se substituer à la lecture classique – j'entends ici la lecture du texte imprimé, telle qu'on l'apprend à l'école ? Le reflux de la culture écrite classique n'est pas une conséquence du numérique, mais le numérique se développe bien dans le cadre de ce reflux. Voilà posé très brièvement l'enjeu de la substitution de la lecture numérique à la lecture classique. Avec l’essai “Des lectures industrielles” paru dans Pour en finir avec la mécroissance, je propose un bilan nécessairement provisoire de la lecture numérique. L'acte de lecture numérique est compliqué et difficile : visibilité des écrans, typographie, mise en page, absence d'unité. Le problème, c'est que cet équipement n'a jamais été réalisé dans le cadre du numérique, bien que le programme en ait été posé, dès Memex, la machine à lire de Vannevar Bush *. Related:  Alberto Manguellecture numérique

Les rats de bibliothèque Recensé : Mariangela Roselli, Marc Perrenoud, Du lecteur à l’usager. Ethnographie d’une Bibliothèque Universitaire, Toulouse, Presses Universitaires du Mirail, coll. « Socio-Logiques », 2010, 283 pages, 25 euros. Avec la Bibliothèque Nationale de France et le réseau des bibliothèques territoriales (municipales et départementales), les bibliothèques universitaires (B.U.) composent le paysage français des bibliothèques publiques. Avec un nombre d’étudiants qui a quadruplé entre les années 1970 et 2000, les B.U. ont affronté l’explosion des effectifs et ont dû s’adapter à de nouveaux publics. L’ethnographie d’une bibliothèque universitaire L’enquête réalisée par Roselli et Perrenoud traite des modalités de réception et d’appropriation de l’offre et des dispositifs mis en place à la B.U. de l’Université de Toulouse Le Mirail (UTM). Les trois dimensions de l’enquête sont également exposées. Cinq catégories d’usagers Un troisième chapitre s’intéresse au groupe des « usagers de bonne volonté ».

Lecture numérique et culture écrite, par Alain Giffard François Morellet - Emprunt n°7 - 1997, gravure sur inox brossé Le débat lancé par Nicholas Carr en Août 2008 ("Is Google making us stupid?") a ouvert, en grand et soudainement, le débat sur la lecture numérique. La lecture numérique a en effet cessé d’être une simple « tendance technique », dans le sens de Leroi Gourhan. Elle est devenue une pratique culturelle, c’est-à-dire qu’un milieu humain associé s’ordonne autour d’un nouveau dispositif technique. La question de départ pourrait être: « est-il concevable de lire à l’écran? Elle devient ensuite: "la lecture numérique peut-elle se substituer à la lecture classique, comprise comme la lecture du texte imprimé, essentiellement du livre, telle qu’on l’apprend à l’école?" Plus généralement encore: comment la lecture numérique, comme culture et comme pratique, prend-elle place dans la culture écrite? Dans cette perspective, notre point de départ doit être le reflux de la culture écrite, et plus particulièrement de la lecture.

Service De Référence Virtuel Les « services de référence virtuels » (SRV ; reference desk en anglais) se sont dernièrement beaucoup développés dans les bibliothèques. Il s’agit de proposer sur internet le même service de conseil qu’à l’intérieur d’un établissement : réponse directe aux questions posées, pistes de recherche, proposition de bibliographie, etc. Le « Guichet du savoir » de la bibliothèque municipale de Lyon a été pionnier en France, mais « Rue des facs » des bibliothèques universitaires parisiennes, le réseau « BiblioSésame » piloté par la BPI ou « Sindbad » de la BnF proposent des services proches. Dans tous les cas, des bibliothécaires mettent leur expertise et leur expérience de la recherche documentaire au service des usagers. Une bibliothécaire à La Nouvelle-Orléans, en 1940 Wikipédia propose un service équivalent, appelé l’Oracle en français et Reference desk en anglais : ce ne sont plus là des professionnels qui répondent mais des wikipédiens volontaires.

Veille et Analyse TICE L’année 2018 a vu venir au grand jour une question trop souvent négligée par le passé, celle des données, en particulier personnelles. C’est la mise en place du RGPD (Règlement général pour la protection des données) qui a donné l’alerte. En éducation comme en général dans la société, la place prise par le numérique est telle que l’on est en droit de s’interroger sur ce qui se passe derrière nos claviers, nos souris et nos écrans (devenus tactiles). Or c’est bien autour des données que se situe l’ensemble des questions essentielles : dans un programme informatique on apprend à séparer le code des données. Quand, au début des années 1980, nous bricolions en langage Basic, nous avions souvent les données en grande partie mélangées au code, c’est à dire aux procédures de traitement de ces données. Reste un espace d’incertitude à propos des données en contexte scolaire : que collecte-t-on et comment ? La déshumanisation n’est pas forcément celle que l’on croit. A suivre et à débattre BD

II. 2.2 L’adolescent et la lecture, supports et pratiques nouvelles. A l’occasion de la deuxième édition du colloque Métamorphoses numériques du livre, Olivier Donnat a commenté l’enquête qu’il a dirigé sur les Pratiques culturelles des français à l’ère numérique1. Les résultats permettent de différencier nettement une tranche de la population qui suscite tout à la fois attentions et interrogations. Première génération à maitriser avec acuité les possibilités du numérique, les teenagers sont en effet devenus leaders d’opinion et dictent les stratégies marketing des entreprises de produits de consommation comme la mode. La lecture n’est plus un marqueur social On peut présumer que la baisse annoncée par les sondages de la pratique de la lecture est supérieure à la réalité. La fin du rapport au livre en tant que support Jusqu’à ces dernières années, la jeune génération arrivait à cumuler les différentes innovations et multiplier les pratiques. Pour aller plus loin:

Prospective du Livre: Critique de l'essai Le Voyageur et la Tour (Alberto Manguel) On se demande souvent dans les services marketing quels sont les déclencheurs de l'acte d'achat d'un livre. En l'occurrence, pour moi, c'est le sous-titre : "Le lecteur comme métaphore" qui m'a incité à faire l'acquisition de ce petit volume. Le voyage qu'il propose semble, en effet, passionnant. Débutant par ces mots : "A notre connaissance, notre espèce est la seule pour qui le monde semble composé de récits.", il s'achève sur ce constat : "Nous sommes des créatures qui lisons, nous ingérons des mots, nous sommes faits de mots, nous savons que les mots sont notre mode d'existence en ce monde, c'est par les mots que nous identifions notre réalité et au moyen des mots qu'à notre tour nous sommes identifiés.". De quoi le lecteur est-il la métaphore ? Comme à son habitude Alberto Manguel fait preuve d'érudition (je recommande d'ailleurs toujours chaleureusement dans mes cours et conférences, tant son Histoire de la lecture, que son prégnant essai : La bibliothèque, la nuit).

La lecture numérique vue par les enfants « C'est cool de lire sur un e-reader », s'enthousiasme un enfant interrogé sur les tablettes et liseuses. « C'est plus sympa, ça peut coûter moins cher, et ça aidera l'environnement », analyse avec esprit un petit Texan de 10 ans. Et d'autres avantages : « Tu peux tapoter un mot pour voir ce que ça veut dire », apprécie une petite demoiselle. Robynejay (CC BY-SA 2.0) Cette compilation de bonnes phrases provient de The Kids & Family Reading Report, étude semestrielle de l'éditeur Scholastic qui analyse les pratiques de lectures des membres de toute la famille. Et ère numérique oblige, s'attarde sur la lecture des enfants au travers des tablettes et autres lecteurs ebook. La sélection est orientée puisqu'elle provient de petits Américains coutumiers de l'encre électronique. En plus de ces phrases remplies de réflexions encourageants, l'étude indique que 72% des parents montrent un intérêt à ce que leurs enfants lisent en format numérique. Sources : Scholastic , Ebookfriendly Pour approfondir

Mon Memex · Changement SIGB = mécontentement du personnel Depuis le 4 septembre dernier, le nouveau catalogue de l’UQ est en service. On parle ici d’un catalogue commun aux différents établissements de la province et qui permet d’obtenir des résultats de recherche dans l’ensemble du réseau à partir du même OPAC. J’ai eu plusieurs échos cet automne sur le mécontentement du personnel à propos des nombreuses modifications qui devaient être apportées au paramétrage du SIGB. La liste des changements souhaités par le personnel était longue et j’ai choisi de ne pas la rendre publique. Vendredi dernier, j’ai pris connaissance d’une production vidéo des employés de la bibliothèque de l’UQTR, qui de façon humoristique, ont exprimé leur frustration avec ALEPH. Cette expression artistique, qui fait rire, peut donner des sueurs froides à un futur bibliothécaire qui s’oriente vers les tâches de "paramétrage" du SIGB. ;) Like this: J'aime chargement…

Les infostratèges Voici un intéressant travail d'étudiants de l'Université de Limoges, réalisé sous la direction d'un de leurs enseignants qui nous a aimablement proposé de publier cette étude qui fait bien le tour du sujet traité : le Web 3. Travail universitaire, réalisé selon les normes des synthèses universtaires. Nous n'avons pas voulu modifier le système des références ni leur présentation. Lire la suite Surveiller le Web en permanence est l'étape préliminaire essentielle pour dénicher au plus vite des propos négatifs qui pourraient à tout le moins ternir une réputation, et au pire affecter la santé économique d'une entreprise. Quelques repères bilbiographiques, classés par type de publication et par ordre chronologique inverse dans chaque catégorie. L'Internet est devenu le lieu où se font et se défont les réputations. Sans prétendre établir une typologie exhaustive, il importe de distinguer les principaux supports qui constituent les vecteurs essentiels de l'e-réputation.

I. 1.1 Pratiques de lecture et nouveaux supports numériques : des évolutions convergentes ? Dans le cadre du rendez-vous territorial du CNFPT, une rencontre stimulante se tenait à l’Enssib le 7 juin dernier autour du livre numérique. Faut-il supposer dans l’avenir une convergence entre l’évolution des pratiques de lecture et celle des nouveaux supports numériques – en particulier en bibliothèque ? Éternelle question de la poule et de l’œuf à laquelle tentait de répondre le chercheur Benoît Epron, directeur des études à l’Enssib, et le sociologue Christophe Evans, chargé d’études à la BPI. Benoît Epron analysait les trois stades de déploiement des dispositifs à l’aune de l’interdépendance des contraintes techniques, éditoriales et économiques. En moins de trois décennies, la lecture numérique passe de l’ordinateur individuel multitâche à la tablette électronique portable, exclusivement réservée à la lecture avec l’apparition de la liseuse à encre électronique, ou non avec la tablette tactile connectée.

Related:  Ressources