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L'invention de l'hétérosexualité

L'invention de l'hétérosexualité
La culture hétérosexuelle n’est qu’une construction parmi d’autres. Si elle domine dans les représentations des sociétés occidentales, elle n’est ni forcément naturelle ni universelle. Depuis des siècles, des milliers d’ouvrages ont été consacrés au mariage, à la famille, à l’amour ou à la sexualité des hétérosexuels. En fait, l’hétérosexualité en tant que telle n’apparaissait guère dans ces écrits, en général point de vue, donc point aveugle de toute vision. Dès lors, l’absence de réflexion sur l’hétérosexualité est en elle-même un fait remarquable, quoique rarement remarqué. Pourtant, le monde qui nous entoure est tout entier obsédé par l’imaginaire du couple hétérosexuel : les contes de l’enfance, les romans des adultes, le cinéma, les médias et les chansons populaires, tout célèbre à l’envi le couple de l’homme et de la femme. Sur l’hétérosexualité, les questions les plus simples n’ont guère été posées. L’hétérosexualité est-elle naturelle ? L’hétérosexualité est-elle universelle ? J. Related:  Discrimination sexisme

La sexualité des adolescents n'a pas besoin du consentement des parents Un couple d'adolescents amoureux (McAveen/flickR/cc). On a beau prétendre que l’époque est au dialogue et à la démocratisation de l’information, la sexualité des adolescents met souvent les parents dans une situation délicate. En tant que parent, j'ai essayé d'y réfléchir. Et pardon de remettre en cause la parole sacrée des experts, mais je me permets de rester sceptique devant les réflexions de certains "professionnels" du domaine… Parce que face à un(e) ado de 16 ans susceptible de s’envoyer en l’air, avec tout ce que ça suppose comme interrogations et/ou angoisses chez ses parents, les auteurs, médecins, sexologues et penseurs ne sont d’aucun secours. La sexualité des adolescents n'attend pas notre feu vert La sexualité des adolescents existe. En parler ou pas ? Pour certains parents, la sexualité de leurs enfants devenus adolescents est très difficile à admettre. Morceau choisi : Sacrée claque pour les parents. Pas d'éducation sexuelle parfaite, juste des informations à transmettre

Le viol, le quotidien des Indiennes d'Amérique «Je suis littéralement née dans la violence.» Lisa Brunner vit à White Earth Nation, la plus grande réserve indienne du Minnesota. La moitié des femmes de son peuple a un jour été violée, frappée ou traquée, rapporte Al Jazeera. Une Amérindienne sur trois sera violée dans sa vie. Lisa Brunner raconte son histoire à la chaîne qatarie: les cris de sa mère, d'abord, lorsque son beau-père la frappe avec la crosse de son fusil; la fuite dans les bois et les hurlements de celui-ci, lancé à leurs trousses; puis, des années plus tard, le viol de ses deux filles, l’aînée par un oncle lorsqu'elle n'est encore qu'une enfant, la plus jeune par quatre étrangers l'été dernier. Elle-même a survécu à des viols. Lisa est avocate et défend les survivants de violences sexuelles et domestiques à White Earth Nation. «J'ai déjà parlé de ça avec ma mère. Ce témoignage à Al Jazeera démontre l'ampleur du problème: elle dit «lorsque je suis violée», et non «si je suis violée». Célésia Barry Partagez cet article

Le Prude Shaming - Les Hystériques Les vierges femmes, ou les filles plus réservées de façon générale sur leur activité sexuelle, ont elles aussi leurs stéréotypes : une vierge est forcément un fleuron d'innocence passive, une Cécile de Volanges, qui ne connaît rien au sexe, qui attend qu'un homme conquérant vienne tout lui apprendre. Elle est passive. Douce. Innocente. Sauf que non, ça ne marche pas comme ça. J'en ai par-dessus la tête des stéréotypes sur les vierges, y compris dans la pop culture. Slut shaming versus & Prude Shaming Si le slut shaming paraît à première vue être l'opposé complet du prude shaming, les deux notions renvoient en vérité à la même chose lorsqu'il s'agit des femmes : la définition de ces dernières par leur sexualité @GethenDunwich me faisait très justement remarquer qu'on ne pouvait pas déconstruire le mythe de la Putain sans déconstruire le mythe de la Madone, car les deux font référence à la même chose. Tu as eu des partenaires sexuels, tu aimes ça, tu t'habilles court, etc. ?

Birmanie : le calvaire des Rohingyas Juin 2012 : affrontements dans l'ouest du pays. Alors que l'icône birmane est en tournée en Europe, notamment pour recevoir officiellement son prix Nobel de la Paix 1991 et promouvoir les investissements dans son pays, une région birmane s'enflamme : l'Etat occidental d'Arakan, ou Rakhine. A l'origine, une information répandue fin mai selon laquelle une femme bouddhiste arakanaise aurait été violée et assassinée par trois hommes musulmans. Quelques jours plus tard, inévitables représailles. Des villageois attaquent un bus et tuent dix musulmans qui se trouvent à bord. L'ONG Human Rights Watch l'affirme : des policiers et des soldats étaient présents au moment de l'attaque du bus.

La vulve – porno seulement À la fin du mois d’août dernier, le journal étudiant de l’Université de Sydney s’est vu censurer et retirer des bacs pour avoir osé présenter sur leur une une mosaïque de vulves. Dix-huit vulves, appartenant toutes à des femmes de l’université, et présentées de la manière la plus neutre possible. C’était l’idée : « The vaginas on the cover are not sexual. We are not always sexual. The vagina should and can be depicted in a non-sexual way » justifiaient les quatre membres du comité éditorial du journal, dans une lettre ouverte publiée sur le site du Guardian. Montrer pour dédramatiser. « We are tired of having to attach anxiety to our vaginas. Voilà qui est intéressant. Peut-être avez-vous même déjà vu le fabuleux documentaire « The perfect Vagina », réalisé en 2011 par une cinéaste britannique. Mais revenons-en à la censure de ce journal étudiant australien. Curieux. Remarquez, la vulve est omniprésente dans la culture de masse. C’est un message cruellement paradoxal à envoyer aux femmes!

De l’expression "racisme anti-blancs" Vous savez que vous ne trouverez pas cette expression validée sur ce blog. Mais j’aimerais énumérer quelques unes des choses que j’entends et que je rapporte à celle-ci: Voilà pèle-mêle certaines des idées qui résonnent dans mon esprit quand j’entends cette expression. Elle résonne dans un endroit émotionnel spécial, et l’utiliser fait de vous un mauvais allié dans la lutte antiraciste. C’est ce que j’essayais d’expliquer (entre autres) avec force et énervement (en vain) sur ce forum. Certains n’y voient qu’une bataille de vocabulaire entre discrimination raciale et racisme. Je n’en vois pas d’autre, à part redire que le blanc a raison (et alors maintenir votre privilège). Plus sur le racisme antiblanc : Excellent texte du nègre inverti que vous pouvez retrouver dans ma blogroll. Like this: J'aime chargement…

Procréation politiquement assistée En termes biologiques, affirmer que l’agencement sexuel d’un homme et d’une femme est nécessaire pour déclencher un processus de reproduction sexuelle est aussi peu scientifique que l’ont été autrefois les affirmations selon lesquelles la reproduction ne pouvait avoir lieu qu’entre deux sujets partageant la même religion, la même couleur de peau ou le même statut social. Si nous sommes capables aujourd’hui d’identifier ces affirmations comme des prescriptions politiques liées aux idéologies religieuses, raciales ou de classe, nous devrions être capables de reconnaître l’idéologie hétérosexiste mobilisant les arguments qui font de l’union sexopolitique d’un homme et d’une femme la condition de possibilité de la reproduction. Derrière la défense de l’hétérosexualité comme seule forme de reproduction naturelle se cache la confusion fallacieuse entre reproduction sexuelle et pratique sexuelle. Mais les cellules haploïdes ne se rencontrent jamais par hasard.

J'enseigne le genre. Et je continuerai à le faire. Ce sera un billet énervé. Très énervé. Fatigué aussi. Fatigué d'entendre des ignares et des incompétents baver de haine sur quelque chose qu'ils ne connaissent pas. Enervé de voir qu'on les laisse faire et que, pire encore, on leur donne raison. Enervé d'apprendre que je fais le mal. J'enseigne le genre parce que c'est ce que mon programme de Sciences économiques et sociales me demande de faire, n'en déplaise à Vincent Peillon qui double son ignorance crasse des sciences sociales - déjà étonnante pour un philosophe de profession... - d'une méconnaissance absolue de ce qui se passe dans l'administration dont il est le ministre. On étudiera les processus par lesquels l'enfant construit sa personnalité par l'intériorisation/ incorporation de manières de penser et d'agir socialement situées. De quelque façon qu'on le prenne, "la construction sociale des rôles associés au sexe", c'est le genre. J'enseigne le genre parce que c'est un fait. Aux complices des attaques néo-réationnaires

Le clitoris, on n'y connaît rien : d'où vient cet obscurantisme sexuel Clitoris - 1836 Flourens & Deschamp La connaissance de la sexualité en général et surtout de la sexualité féminine accuse beaucoup de retard par rapport au reste du corps humain. Le phénomène des femmes-fontaines n’est par exemple toujours pas scientifiquement élucidé – c’est scandaleux ! La connaissance du clitoris, quant à elle, est très limitée. Je pensais qu’il s’agissait d’un manque d’information. Mais je me trompais ! Le clitoris, un inconnu pour 1 collégienne sur 2 Dès l’Antiquité, le clitoris a été reconnu comme l’organe essentiel du plaisir féminin. Aujourd’hui, seules 50% des collégiennes de 13-14 ans connaissent l’existence du clitoris, et 16% sa fonction érogène. C’est au milieu du XVIIIe siècle qu’a démarré un obscurantisme sexuel qui allait trouver son apogée dans les années 1960. En France, le clitoris pour un usage solitaire n’est pas autorisé. Freud, exciseur psychique Ensuite, Freud a joué le rôle d’exciseur psychique. Blocage médical

Marche des fiertés LGBT : grand succès pour le char de la police Paru dans leJDD La Gay Pride, samedi, à Paris. (Reuters) Ils ont troqué leur arme de service contre des pistolets à eau, et la foule prend un malin plaisir à se faire tirer dessus. À quelques mois de l’élection présidentielle, et le jour même où l’État de New York vient d’adopter le mariage gay, cette Marche des fiertés se veut aussi festive que militante. Pour les militants en uniforme, la Gay Pride est donc l’occasion de se montrer et de se faire entendre. D’ordinaire privés du droit de manifester, en vertu du sacro-saint devoir de réserve, les policiers et militaires LGBT goûtent à l’un de leurs rares cortèges vécus de l’intérieur. LIRE AUSSI :Homosexualité : "C'est la droite la plus dure qui parle" Yann Thompson - Le Journal du Dimanche

Les enfants ne sont pas des distributeurs de bisous C’est la preuve, s’il en fallait une, que l’éducation est un terrain au moins aussi glissant que la liberté d’expression ou le droit au respect de la vie privée des politiques. Depuis plusieurs jours, la presse et les réseaux sociaux britanniques se déchirent autour du kiss-gate. Tout est parti d’une étude publiée au début du mois de janvier dans une parution destinée aux enseignants et réalisée par le Sex Education Forum, une association qui milite en faveur d’une meilleure éducation sexuelle des enfants et des adolescents. L’enquête, menée sur 890 adolescents britanniques, révélait qu’un ado sur trois n’avait pas reçu d’informations, par les enseignants, sur ce qu’est le consentement. «Je crois que l’enseignement du consentement se fait à l’âge zéro. Culture du consentement Et le contact physique du quotidien que Lucy Emmerson a en ligne de mire, c’est le bisou forcé au grand-père à la grand-mère, au tonton... Lucy Emmerson est d’abord accusée de verser dans le «politiquement correct».

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