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Les mémoires de la guerre d’Algérie

Les mémoires de la guerre d’Algérie
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La bataille d'Alger, film de Gillo Pontecorvo, censuré en France Proposé par Institut national de l’audiovisuel Date de diffusion : 03 juin 1970 Des associations d'anciens combattants et des pieds-noirs demandent le retrait des écrans français du film La Bataille d'Alger de Gillo Pontecorvo. Ils n'ont pas vu le film, mais estiment a priori qu'il salit la mémoire de l'action de la France pendant la guerre d'Algérie. Contexte historique La bataille d'Alger est le film le plus célèbre de son réalisateur, Gillo Pontecorvo (1919-2006), et l'un des films les plus marquant de la période de la guerre d'Algérie. Gillo Pontecorvo a un parcours de journaliste, avant de s'intéresser au cinéma. Pourtant, il attend six ans avant de réaliser son film suivant, La Bataille d'Alger (1965), coproduction italo-algérienne. Le film est récompensé dans plusieurs festivals internationaux, dont un Lion d'or au festival de Venise en 1966 contre l'avis de la délégation française et du Centre National de la Cinématographie (CNC). Éclairage média Dans ce contexte, M.

La mémoire des appelés de la guerre d’Algérie Proposé par Institut national de l’audiovisuel Date de diffusion : 13 mars 2012 Contexte historique La guerre d’Algérie a été une guerre d’appelés. Les régiments français en Algérie ont par conséquent été principalement composés de jeunes hommes âgés entre 18 et 22 ans, sans aucune expérience du combat. 80 % d’entre eux ont pourtant pris part à des opérations. Les conscrits ressortent ainsi profondément marqués par l’expérience du conflit algérien. De son côté, l’Union nationale des combattants et des anciens d’Afrique du Nord (UNC-AFN), créée en 1956 comme émanation de l’Union nationale des combattants, réunit quelque 250 000 membres. Quelles que soient leurs différences, ces associations ont toutes œuvré en faveur de l’obtention d’un statut pour les soldats d’Algérie et leur reconnaissance comme anciens combattants. Toutefois, à partir du début des années 1990, la parole des appelés d’Algérie se libère « de la chape de silence qui la recouvrait » (Claire Mauss-Copeaux). Bibliographie

Algérie : peut-on vraiment comparer la colonisation française à l’occupation ottomane ? « Est-ce qu’il y avait une nation algérienne avant la colonisation française ? C’est ça la question (…) Moi, je suis fasciné de voir la capacité qu’a la Turquie à faire totalement oublier le rôle qu’elle a joué en Algérie et la domination qu’elle a exercée. » Les propos, rapportés par Le Monde,d’Emmanuel Macron face à dix-huit « petits-enfants » de la Guerre d’Algérie n’ont pas choqué que les Algériens. Dans les rangs des historiens aussi c’est la sidération. Un président devrait-il dire ça ? Les propos d’Emmanuel Macron sur l’inexistence de la nation algérienne avant la colonisation empruntent directement à la rhétorique de la colonisation : avant les Français, il n’y avait rien. « Le fait que le sentiment national algérien ne se soit généralisé qu’au moment de la guerre est une réalité. Trois siècles de domination ottomane → EXPLICATION. « Cette influence s’exerçait sous la forme d’États vassaux (des « beylik ») comme celui d’Alger. Ottomans et Français, deux poids deux mesures

GUERRE D'ALGÉRIE | de la colonisation à l'indépendance... - La frise chronologique - francetv éducation 18 mars 1962 Les accords d'Evian sont signés, le 18 mars 1962, entraînant le cessez-le-feu dès le lendemain avant d'être approuvés massivement par les Français, le 8 avril 1962 (90 % de oui au référendum) puis soumis aux Algériens (1er juillet 1962). La France reconnaît la souveraineté de l'Etat algérien, mais conserve un statut privilégié, notamment sur le Sahara et ses ressources pétrolières et en conservant sa base militaire de Mers-el-Kébir. Le 5 juillet, l'Algérie est indépendante. En contrepartie, la France s'engage à aider économiquement l'Algérie en continuant de réaliser le plan de Constantine de 1958 (attributions de terres, construction de logements, scolarisation, etc.). Dans les textes, les Européens d'Algérie (« pieds-noirs ») ont trois ans pour choisir entre la nationalité française ou algérienne. L'Algérie, fraîchement indépendante, est en proie aux divisions.

Interview du général Aussaresses à propos de la torture pendant la guerre d’Algérie Proposé par Institut national de l’audiovisuel Date de diffusion : 23 nov. 2000 Contexte historique La torture a été utilisée pendant la guerre d’Algérie par l’armée française comme une « arme de guerre, une violence employée à dessein, pour gagner » (Raphaëlle Branche, La Torture et l’armée pendant la guerre d’Algérie, Gallimard, 2001). Bien que couverte par les autorités militaires et politiques, elle est révélée à l’opinion française dès l’époque même du conflit. Éclairage média Cet entretien de Claude Sérillon avec le général Paul Aussaresses a été diffusé en direct le 23 novembre 2000 dans le journal télévisé de vingt heures de France 2. Rapport Stora : les grandes lignes du rapprochement mémoriel franco-algérien

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Polémique sur le « rôle positif » reconnu à la colonisation par la loi du 23 février 2005 Proposé par Institut national de l’audiovisuel Date de diffusion : 28 nov. 2005 Une proposition de loi socialiste vise à abroger l’article 4 de la loi du 23 février 2005 stipulant que « les programmes scolaires reconnaissent (…) le rôle positif de la présence française outre-mer. » Défendu par Christian Vanneste, député UMP du Nord, cet article est critiqué par l’historien Pascal Blanchard et le président du groupe socialiste à l’Assemblée nationale, Jean-Marc Ayrault. Contexte historique La loi du 23 février 2005 portant reconnaissance de la Nation et contribution nationale en faveur des Français rapatriés visait principalement à rendre hommage « aux femmes et aux hommes qui ont participé à l’œuvre accomplie par la France » dans ses anciennes colonies. Éclairage média Ressources pédagogiques utilisant ce média

France-Algérie : peut-on construire une mémoire commune “sans repentance ni excuses” ? En commandant le rapport, Emmanuel Macron – premier chef d’État français à être né après la fin de la guerre d’Algérie (1954-1962) – “s’est aventuré sur un terrain sensible où les six derniers présidents français avaient hésité à mettre les pieds”, observe le New York Times. “Le passé colonial de la France en Algérie est un traumatisme qui continue de façonner la France moderne”, poursuit le quotidien américain. “Les millions de résidents français qui, à des degrés divers, ont des liens avec l’Algérie, ont des vues divergentes de l’histoire coloniale et de la guerre, rendant risquée toute clarification politique officielle”. “L’histoire de la colonisation et de la guerre ne se raconte pas de la même façon à Alger qu’à Paris”, confirme El País. D’où la proposition phare du rapport Stora : la création d’une commission “Mémoire et Vérité” à laquelle il reviendra “d’impulser des initiatives communes entre la France et l’Algérie sur les questions de mémoires”. “Regarder l’histoire en face”

La mémoire divisée des pieds-noirs Contexte historique Les « pieds-noirs », terme à l’origine incertaine désignant les Européens d’Algérie, formaient une communauté nombreuse. Quelque 984 000 Européens vivaient sur le sol algérien en 1954 lorsque la guerre a éclaté, représentant 10 % de la population totale. À partir du 19 mars 1962, ils quittent en masse l’Algérie (voir Les rapatriés d'Algérie). Devenus « les rapatriés d’Afrique du Nord », ils s’installent un peu partout en France mais leur choix se porte principalement sur les régions méditerranéennes. Leur mémoire est rapidement prise en charge par des associations. Ces associations luttent essentiellement pour l’indemnisation des pertes subies par les rapatriés et la reconnaissance de leurs souffrances. La « nostalgérie » est très forte chez les pieds-noirs : la plupart cultivent la nostalgie d’une Algérie d’avant la guerre, idéalisée. Les pieds-noirs ont aussi leurs lieux de mémoire. Bibliographie Dalisson R., Guerre d’Algérie. Éclairage média

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