
"Dessine-moi un chercheur" Dans mon billet sur la difficulté de montrer la science en train de se faire, j'écrivais : s'ils savent que les scientifiques travaillent en groupes et que ce travail leur permet d'échanger des points de vue, les élèves ont une représentation naïve de la "preuve" scientifique et de la construction d'une théorie, et une idée finalement vague des caractéristiques du travail des scientifiques. A l'appui de ce constat, des références bibliographiques anglo-saxonnes tant il semble que cette question a peu interessé les enseignants ou chercheurs français. Pourtant, je suis tombé récemment sur un encart intéressant au détour d'un article rapportant une expérience novatrice de pédagogie des sciences[1]. C'est intéressant de voir qu'en effet, les élèves font très peu la différence qualitative entre la recherche au laboratoire et la recherche à l'école. Tous les éléments de contexte y sont : le laboratoire, la blouse, le bécher, les étagères, le tableau blanc etc.
10 millions de visites et une nouvelle étape pour PhotosNormandie PhotosNormandie vient d’atteindre aujourd’hui 10 millions d’affichages cumulés. Coïncidence, le projet boucle également le 29 janvier prochain sa sixième année d’activité ininterrompue. Nous avons donc enregistré en moyenne plus de 4500 visites quotidiennes. La fréquentation globale est remarquablement stable puisque le cap des 5 millions de visites avait été franchi après 3 années d’activité, très exactement le 12 janvier 2010. Comme on le remarque sur le graphique ci-dessus, le nombre d’affichages quotidiens est par contre plus chaotique et varie grandement d’un jour à l’autre. Le pic du 6 juin 2011 Mais la véritable actualité de PhotosNormandie est ailleurs. Nous sommes en effet très heureux d’annoncer aujourd’hui le lancement d’une nouvelle étape du projet: la traduction en anglais des légendes des photos de la collection.
Une typologie du crowdsourcing appliqué aux images Plusieurs applications actives sur le web proposent un espace d'expression sur les images et sollicitent la participation des utilisateurs. L'écriture de tags non contrôlés et de commentaires libres sur des photos constitue l'activité de crowdsourcing la plus connue. Mais il en existe d'autres. Ce billet propose une typologie de ces initiatives collaboratives diverses. Cette typologie ne constitue qu'une proposition et elle est évidemment provisoire. Une dernière précision : j'ai retenu pour chaque projet sa caractéristique principale; il est donc mentionné dans une seule catégorie. Je remercie Nathalie Casemajor Loustau, Jean-Pierre Dalbéra, Anne Reydellet, Claire Scopsi, Yannick Vernet, le collectif du blog Indicommons pour leurs informations. 1. Certains projets de ce ce type sont assez anciens et ne sont donc pas "Web 2.0". 2. 3. "Un visage, un nom", projet de Bibliothèque et Archives Canada, à Ottawa. 4. 5. 6.
The power of Flickr Commons. Nicole Cama, Australian National Marit... Voir, prévoir, photographier Je donne ici le texte de l’intervention que j’ai présentée vendredi dernier en conclusion du colloque Photographier la ville contemporaine. Les noms cités entre parenthèses sont ceux des auteurs des communications (voir le détail dans le programme). L’appel à communication a suscité 75 propositions, dont seulement une vingtaine ont été présentées lors des deux journées de colloque. Je vais commencer par récapituler les différents usages de la photographie dans les recherches qui nous ont été présentées. Production de photos sur le terrain d’enquête : Analyse d’un corpus de photographies existantes : Traces du passé urbain, à Paris (Backouche ; Bonzon, Chirio, Lemire) ou sollicitant la mémoire des habitants actuels : Crète (Ballesta).Atlas photographique de Venise (Andrieux).Missions photographiques : ex-Allemagne de l’Est (Bertho) ; Beyrouth (Brones).Fonds d’un même photographe : Johannesburg (Feyder).Photos de presse (Marino, Poirier). Dessiner, photographier et/ou filmer ?
Gérer sa photothèque numérique Le programme Qualifier son fond de photographies Trier et sélectionner vos images Légender Structure et création de votre thesaurus Définir ses propres mots-clés Indexer Renseigner les métadonnées (IPTC, XMP) Recherches Export d'images Mise à disposition (FTP) Exploiter les logiciels existants de catalogage ou base de données Aperçu de logiciels de gestion de photothèque Au cours de ce stage vous apprendrez à : Identifier, classer, indexer, légender, gérer vos images numériques, pour les retrouver rapidement et les exploiter. Objectifs Créer et savoir gérer une photothèque. Participants Ce stage s'adresse à toute personne désirant acquérir les connaissances nécessaires à la gestion et à l'exploitation de ses photos et fichiers numériques (photographes, graphistes, indépendants...). Pré requis Avoir une bonne connaissance de l'environnement informatique Macintosh ou PC. La maîtrise du traitement de l'image est un plus. Sélection Une sélection des candidats pourra être effectuée lors d'un entretien préalable.
Les pratiques de communication professionnelle dans les institutions scientifiques Observer le fonctionnement des organismes de recherche, c’est nécessairement porter un regard sur les conditions de production des savoirs scientifiques et plus généralement sur les multiples rapports au savoir mobilisés dans une organisation professionnelle, précisément dédiée à la production des savoirs. Cependant, l’objectif de cette recherche ne vise pas nécessairement à expliciter le lien entre ce qui pourrait être considéré comme un « contexte de production » du savoir, et ce savoir appréhendé sous forme de connaissances publiées. Ce lien peut sans doute être postulé, éventuellement décrit et analysé, et les travaux en sociologie et histoire des sciences sur l’instrumentation scientifique ou l’histoire institutionnelle et économique de la science, par exemple, vont évidemment dans cette direction. Mais tel n’est pas l’objet que nous cherchons à construire ici, car nous discutons cette idée d’un « contexte » séparé des savoirs eux-mêmes.
La rétine du savant - André Gunthert 1 Cf. Michel Frizot, Nouvelle Histoire de la photographie, Paris, Bordas/Adam Biro, 1995, p. 273. 1Les rapports de la photographie et de la science ont fourni l'occasion de nombreux malentendus. Le plus tenace est probablement celui qui lie par nature, dès l'origine, le destin de l'enregistrement argentique à la détermination scientifique. S'il est parfaitement justifié, dans l'imaginaire actuel du médium, de décrire " toute photographie " comme appartenant potentiellement à la catégorie des " images scientifiques ", en raison de son mode de production technique1, il faut toutefois observer que cette appréciation est elle-même le fruit d'une construction historique. 2Quelles qu'aient été les possibilités descriptives ou expérimentales originaires de l'outil photographique, il faut constater que celles-ci furent d'abord peu exploitées, et surtout contrebalancées, pendant plusieurs décennies, par une appréciation globalement négative des résultats produits. 2 Cf. 8 A. 9 Discours de F.
Journée de travail (10/09/13) Fichiers numériques : production, traitement et usages. Informations et retours d’expériences. | Archives des mondes contemporains Le Consortium Archives des mondes contemporains organise une journée de travail le 10 septembre 2013 à la MSH de Dijon autour de : Fichiers numériques : production, traitement et usages. Informations et retours d’expériences. Cette journée de travail sera centrée sur la nature, les particularités et les difficultés induites par la production, le traitement et les usages des fichiers numériques (textuels, iconographiques, sonores, audiovisuels, Web). Elle proposera une articulation en deux temps. La matinée sera consacrée à une série d’informations générales portées par des spécialistes des questions en rapport avec les sciences humaines et sociales et les technologies numériques, les archives sonores et audiovisuelles, et les problématiques qui lient archives et Web. Le programme en cours d’élaboration sera bientôt publié. Imprimer ce billet Posté dans : Billets
La véritable rétine du savant ou l'IST racontée par l'image Médiatisations Comment une image trouve-t-elle son public ? Comment parvient-elle à l’intéresser ? à lui communiquer un sens ? La diffusion des images de science est le fait d’un deuxième acteur, le médiateur professionnel : documentaliste, iconographe, journaliste, pédagogue, etc. Il existe différents types de fonds iconographiques, agences, photothèques, journaux, etc. Constatons d’abord qu’au plan de l’information iconographique, jusqu’à une date récente, il y avait un hiatus considérable entre l’avalanche d’images produites par un appareillage scientifique extrêmement varié et sophistiqué et leur traitement documentaire, archaïque et inadapté, où l’instrument de pointe était la boîte à chaussures. L’image a longtemps été le parent pauvre de la documentation. Désormais, l’imagerie scientifique est devenue un marché [10]. Au plan économique, le secteur des diffuseurs d’images a été marqué par un formidable mouvement de concentration des agences photographiques. Manipulations
CNRS info - Le message de l'image dans la vulgarisation scientifique A travers les media, nous avons la preuve quotidienne que l'information qui nous arrive, celle à laquelle nous sommes sensibles, celle qui nous interpelle, est pour une grande part véhiculée par l'image. Image envoûtante bien sûr, attirante, qui sait plus que tout autre media faire appel à l'émotionnel, mais aussi, image riche dans son contenu par sa fonction de globalisation de l'information, par la persistance du message visuel qu'elle transmet... Si l'image scientifique est un outil de choix pour les media, par sa fonction d'illustration et son pouvoir de séduction, sa position privilégiée ne doit pas lui faire oublier ses "devoirs". Son mystère suscite curiosité et questionnements et il devrait conduire quiconque la regarde à une demande d'informations complémentaires, pour en préciser sa lecture, pour la décrypter... Globalement, ces images rendent compte d'échelles, de vitesses, de températures et de longueurs d'ondes qui ne sont pas familières au commun des mortels.
L'image scientifique Claire Lissdale Aborder le thème de l’« image scientifique » nécessite avant tout de définir ce que ce vaste domaine recouvre. L’image scientifique, à l’heure actuelle, comprend principalement l’image photographique et l’imagerie. Deux optiques bien différentes ; la première en effet pourrait être qualifiée de « reflet », d’observation de la réalité ou d’une réalité, d’enregistrement – comme l’étaient les gravures aux XVe et XVIe siècles ; la photographie n’est pas pour autant un simple enregistrement passif, elle met dès le début les objets « en scène », en crée même pour agir, montrer et démontrer. L’imagerie, quant à elle, plus spécifique à certaines disciplines telles que la médecine, l’astronomie, la physique, est une image fabriquée. Elle aussi peut refléter une réalité, mais c’est une certaine technicité qui la crée (images électroniques en 3D, en tout numérique), où la lumière n’intervient pas. La photographie scientifique : essai de définition Photo ET Science La photo pour preuve ?