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Les marbres du Parthénon emportés loin du Parthénon, un « acte créatif »?

Les marbres du Parthénon emportés loin du Parthénon, un « acte créatif »?
Imaginez que j’emporte ce Thermos, le votre Guillaume, pour le mettre chez moi. Imaginez ensuite que vous me le réclamiez et que je vous réponde que sortir ce Thermos de son environnement habituel, ce studio de radio, pour le mettre sur une de mes étagères, constitue avant tout un « acte créatif ». C’est ce qui vient de se passer, entre la Grèce (vous dans cette parabole) et le Royaume-Uni (moi). Quant au Thermos ce sont les marbres du Parthénon (frise, fronton et plaques sculptées) qui ont été saisis dans l’acropole athénienne par Lord Elgin au début du 19ème siècle, puis vendus par le même Lord au British Museum. Ces marbres, dont le patrimoine grec est privé voir amputé, font l’objet d’une bataille diplomatique depuis des années. Le feuilleton « les marbres du Parthénon » n’existe pas encore sur Netflix mais ça devrait arriver un jour. Bien sûr, l’idée que le œuvres doivent circuler et s’enrichir de contextes scénographiques et culturels différents reste essentielle.

https://www.franceculture.fr/emissions/le-billet-culturel/le-billet-culturel-du-vendredi-01-fevrier-2019

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Une tribune pour la restitution des marbres du Parthénon accuse le British Museum La frise du Parthénon, 160 m de marbre sculpté au Ve siècle avant notre ère parait la partie intérieure du monument jusqu’au début du XIXe siècle quand Thomas Bruce, plus connu sous son titre de Lord Elgin, l’a méthodiquement démontée et transportée à Londres où elle se trouve toujours. C’est une des pièces maîtresses, elles y sont pourtant nombreuses, du British Museum. Renommée alors Marbres d’Elgin, ce chef d’oeuvre fait l’objet d’une demande de restitution par les autorités grecques depuis deux siècles, sans succès.

L'Unesco demande le retour des frises du Parthénon Soutenue par l'organisation internationale, la Grèce demande le retour de son patrimoine à Athènes, conservé aujourd'hui par le British Museum de Londres. Cela dure depuis plus de trente ans. En 1983, l'actrice Melina Mercouri, alors ministre de la Culture, avait demandé officiellement le retour à Athènes des frises orientales du Parthénon, conservées par le British Museum de Londres. Cette requête qui pouvait à première vue sembler légitime est pourtant restée lettre morte. Aujourd'hui, c'est sous l'égide de l'Unesco qu'une nouvelle campagne de mobilisation voit le jour. Elle vise à ramener ce trésor emblématique de l'art hellénique à Athènes.

Marbres du Parthénon : un trésor... géostratégique L'affaire des marbres du Parthénon provoque des rapprochements parfois inattendus. La Turquie vient de se ranger aux côtés de la Grèce après l'annonce par le British Museum du prêt d'une sculpture au musée de l'Ermitage de Saint-Pétersbourg. "Nous soutenons la Grèce dans ses efforts de retour du dieu Illisos au musée de l'Acropole", a déclaré le chef du gouvernement turc Ahmet Davutoglu, lors du "Conseil de coopération bilatérale" entre les deux pays longtemps ennemis, qui s'est tenu à Athènes le 6 décembre dernier.

Parthenon - Discours de Melina MERCOURI 1986 (La traduction Hunt présentée par la suite au Comité Particulier dit : - qualche pezzi di petra - quelques morceaux de pierre). Ces instructions sont transmises aux gouverneurs et ces précisions inscrites dans le firman -- en raison des excellentes relations entre les deux pays - je cite encore: "... particulièrement parce qu'il n'y a aucun mal à ce que lesdits édifices soient ainsi vus, contemplés et dessinés". Sitôt le firman transmis à Athènes, une attaque en règle, fiévreuse, terrifiante, est menée contre un édifice que, jusqu'à nos jours, beaucoup considèrent comme le plus pur, le plus beau de la création humaine. Lorsqu'on s'attaqua au portique des Caryatides de l'Erechteion, la fièvre monta tellement que le Révérend Hunt émit l'idée que la totalité de l'édifice pourrait être emportée si seulement on pouvait dépêcher pour le prendre un gros navire de guerre britannique. Lord Elgin était enchanté de cette idée et demanda l'envoi d'un navire.

Le directeur du Grand musée égyptien souhaite le retour de la pierre de Rosette dans son pays Entrée au British Museum en 1802, la stèle qui a permis à Champollion de déchiffrer les hiéroglyphes, est réclamée depuis des années, sans succès, par l'Égypte. Aujourd'hui, Tarek Tawfik, le directeur du nouveau Grand musée égyptien, situé au pied des pyramides de Guizeh, émet le souhait de revoir ce chef-d'œuvre dans son pays. Une pomme de discorde inscrite dans le temps.

Frise du Parthénon au British Museum : la Grèce s’impatiente À la suite de 200 ans d’échecs des négociations, la Grèce pourrait recourir à l’aide internationale pour demander la restitution des frises du Parthénon. Alors que le British Muséum s’apprête à fêter les 200 ans de l’installation de la frise du Parthénon en son sein, les célébrations risquent bien de tourner court. En effet, ce que les détracteurs du musée surnomment le « Black anniversary » pourrait voir une première avancée dans les négociations entre la Grèce et le Royaume-Uni au sujet de la restitution de la frise. Ramenés en 1801 par Lord Elgin, alors ambassadeur auprès de l’Empire Ottoman, sous prétexte de « permettre au goût anglais de s’affiner », les marbres furent installés dans une dépendance de sa résidence de Park Lane. En juin 1816, criblé de dettes et mis sous pression populaire, Elgin est contraint de revendre la frise à l’État anglais, pour un prix deux fois moindre que ce qu’elle lui a coûté.

Article TV5 Monde: « Frises du Parthénon: la médiation d’abord, les tribunaux ensuite, prône la Grèce. » — Orgueil et Patrimoine L’effervescence entourant la présence depuis lundi à Athènes de l’avocate, toute nouvelle épouse de l’acteur George Clooney, a culminé pour son rendez-vous mercredi avec le Premier ministre Antonis Samaras et sa visite du musée de l’Acropole. Accompagnée des deux figures du barreau londonien chargées de faire des « propositions » à la Grèce, Me Clooney a interprété sa partition d’avocate: « il est temps que la Grande-Bretagne rende ces pièces à la Grèce » pour corriger « une injustice qui a duré trop longtemps », a-t-elle plaidé. Son confrère Geoffrey Robertson, du cabinet Doughty Street Chambers, s’est pâmé devant ces 75 mètres de plaques sculptées en marbre remontant au Ve siècle avant notre ère: « un instantané des débuts de la civilisation », a affirmé l’avocat, qui fait de leur « réunification » un enjeu « mondial ». Comment la juriste internationale libano-britannique compte-t-elle faire céder Londres qui ignore toute pression depuis trente ans ? – Voie juridique étroite –

Ligue des champions: quand les bannières politiques s'invitent au stade... Les fans de Tottenham vont-ils répliquer mercredi à l'injonction des ultras de l'Apoel Nicosie? Dans une énigmatique banderole au match aller de la phase de groupes, des supporters du club chypriote ont écrit fin septembre: "L'histoire ne peut être dérobée, rendez-nous les marbres!" Une référence aux marbres d'Elgin, qui composent la majeure partie de la frise du célèbre Parthénon d'Athènes et sont entreposés à Londres dans le prestigieux British Museum depuis le début du XIXe siècle. Des vestiges toujours considérés, près de 200 ans plus tard, comme faisant partie du patrimoine héllène... Un cas loin d'être isolé cette saison.

Athènes vs le British Museum : les négociations du Brexit relancent le débat autour de la restitution des marbres du Parthénon Le dernier projet de mandat de négociation de l’Union européenne fait mention d’une clause relative au retour dans leur pays d’origine des biens culturels volés. La Grèce tente un nouveau coup de poker dans son face-à-face avec le British Museum pour récupérer les « marbres du Parthénon ». La sortie du Royaume-Uni de l’Union européenne n’est pas sans risque.

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