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Mais qui sont donc ces économistes

Mais qui sont donc ces économistes
La théorie économique en débat Avant-propos par Wojtek Kalinowski La crise financière a ébranlé quelques certitudes et déclenché une vague de critiques à l’encontre des économistes qui, comme on le dit souvent, n’auraient « rien vu venir ». C’est dans ce contexte qu’il faut situer l’article de James K. « Bien entendu, il y avait quelques économistes qui contestaient l’idée d’un comportement rationnel et se demandaient si l’on pouvait réellement faire confiance aux marchés, se référant au temps long des crises financières aux conséquences économiques dévastatrices. Amen. Et pourtant, le rôle de ces quelques phrases, noyées dans un essai de plus de 6 500 mots, semble pour le moins étrange. L’article de Krugman est entièrement consacré à deux groupes, tous deux solidement installés au sommet (ou ce qu’ils considèrent être le sommet) de la science économique. Ces deux groupes ont une perspective commune, une préférence partagée pour un même cadre de pensée. 1. 2. 3. 4. 5. 6. Related:  Pluralisme

Edmond Malinvaud, grand économiste français, est décédé Son nom a circulé pendant des années pour le prix Nobel. Edmond Malinvaud, économiste d'envergure internationale, est décédé le 7 mars à Paris à l'âge de 91 ans, révèle une annonce parue mardi 9 mars dans Le Figaro. Né en 1923 à Limoges, ce polytechnicien et ancien élève puis directeur de l'Ecole nationale de la statistique et de l'administration économique (ENSAE) a dirigé pendant 13 ans, de 1974 à 1987, l'Institut national de la statistique et des études économiques, qu'il avait intégré en 1946. Dans des déclarations rendues à l'AFP, Jean-Luc Tavernier, actuel directeur général de l'institut, lui rend honneur en ces termes : "Il a été le gardien de l'intégrité de l'Insee, il a contribué à assoir (sa) crédibilité." Auteur de plusieurs centaines d'articles, Edmond Malinvaud est le cofondateur de la "théorie du déséquilibre", qui admet l'existence de situations de déséquilibre entre offre et demande sur le marché du travail comme sur celui des biens et des services.

Economistes : la guerre entre orthodoxes et hétérodoxes est déclarée Rien ne va plus dans le petit monde des économistes divisés entre orthodoxes – les tenants d’une vision néolibérale de l’économie – et les hétérodoxes – les autres. Objet de cette guerre ouverte à coup de courriers au ministère ou de tribunes publiées dans les médias ? La création d’une nouvelle section d’économie au sein du Conseil national des universités (CNU) qui délivre, entre autres, les sésames pour enseigner. Cette nouvelle section souhaitée par l’Association française d’économie politique (AFEP) – qui regroupe les hétérodoxes – a tout d’abord été soutenue par la ministre de l’éducation Najat Vallaud-Belkacem avant qu'elle fasse volte-face sous pression des orthodoxes. Lesquels sont vent debout contre une nouvelle section "fourre-tout" qui va servir à caser les "ratés" ou "frustrés" du système universitaire. Ambiance. Les économistes hétérodoxes sont-ils en voie de disparition ? Orthodoxe ? Frédéric Lordon sur notre plateau Le drôle de CNU Les orthodoxes contre-attaquent

Lettre ouverte à Jean Tirole - AFEP Cher Monsieur, La diversité intellectuelle n’est pas source d’obscurantisme et de relativisme mais d’innovations et de découvertes ! La dépêche AFP du jeudi 23 janvier fait état d’un courrier que vous avez adressé au ministère de l’Éducation nationale. Cette lettre, a-t-on dit, aurait joué un rôle dans le recul du ministère concernant son intention de créer une nouvelle section en économie. Il nous semble utile d’y répondre car vos propos illustrent les motivations qui nous poussent à souhaiter quitter la section de « sciences économiques » pour une nouvelle section « Économie et société », ouverte et interdisciplinaire. Vous écrivez que « les critiques […] sur le manque d’interdisciplinarité, de scientificité et d’utilité sociale de l’économie moderne sont infondées » et vous ajoutez que compte tenu de vos travaux faisant appel à la psychologie, vous mériteriez de « faire partie de cette nouvelle section ». Bref, vous pensez qu’il n’y a qu’une manière de faire de la science économique.

Les revues de sciences humaines et sociales (2) : l’évaluation de la recherche et des chercheurs La bibliométrie et les SHS L’instrument privilégié de l’étude de la production scientifique, la bibliométrie, consiste à mesurer cette production à partir des articles publiés dans les revues et à l’évaluer à partir des citations de ces articles dans les autres revues. À l’origine il ne s’agissait pas de classer les revues et les chercheurs (et par extension, les laboratoires de recherche, les universités, etc.). Dans les années 1920 et 1930, à la suite de l’explosion du nombre de revues scientifiques, et parfois de leur prix, les bibliothécaires ont cherché des méthodes de sélection plus objectives que les demandes des chercheurs pour choisir les abonnements utiles à ces derniers. La bibliométrie s’est affirmée alors comme un outil permettant de repérer les revues les plus citées, la progression dans le temps du nombre de ces citations et en conséquence de choisir celles qui pouvaient intéresser les chercheurs dans un domaine particulier. Les classements et l’AERES Jean Pérès

Nouvelle section d’économie : risques et opportunités Des rumeurs contradictoires ont couru sur la création d’une nouvelle section d’économie au Conseil national des universités (CNU), qui suscite des controverses. L’existence de plusieurs sections du CNU pour une même discipline n’est pas, a priori, une aberration : il existe trois sections pour le droit ou la chimie par exemple. Cette pluralité peut se justifier par l’éloignement thématique ou méthodologique : les spécialistes de l’économétrie non linéaire des taux de change ont peu de choses en commun avec ceux de l’analyse institutionnelle de la relation salariale. Mais la véritable raison est autre. C’est la volonté de préserver la diversité des approches, menacée par un courant théorique de plus en plus dominant dans la discipline. Parmi les opposants à la création d’une nouvelle section se trouvent ceux qui estiment qu’il y a suffisamment de diversité comme ça au sein du courant dominant. La demande de renouvellement des sciences économiques émane aussi des étudiants.

Tout le monde n’est pas Bernard Maris ! Bernard Maris, en 2011, après l'incendie des locaux de "Charlie Hebdo" - REVELLI-BEAUMONT/SIPA Bernard Maris est mort avec ses amis dans le massacre de Charlie Hebdo. Chez les économistes, il est donc de bon ton de saluer la mémoire de l’ancien collègue. Cliquez sur la photo pour la visualiser en grand - DR Et puis il y a ceux qui enterreront Bernard Maris en espérant mettre une pelletée de terre sur l’héritage qu’il nous laisse, celui d’une pensée alerte, critique, toujours en éveil.

A Bernard Maris L’attentat qui a décimé la rédaction de Charlie Hebdo, et provoqué la mort de deux policiers, nous remplit d’horreur et de dégoût. Certains de ces journalistes étaient connus de tous. La mort de Cabu laisse le Grand Duduche (et la fille du proviseur…) orphelin ; celle de Wolinski signe la fin des années de « l’après-1968 ». L’invention de Cactus-Man (l’homme aux épine rétractiles…), mais aussi de Paulette et de bien d’autres personnages me reste en mémoire. Tout ceci est désormais comme carbonisé devant la sauvagerie de sang froid du fanatisme militant. Bernard Maris avait 68 ans. Il a été un grand directeur de collection chez Albin Michel. Bernard Maris, et ceci est moins connu, était aussi un romancier. Son engagement politique l’avait conduit des socialistes vers EELV, et à chacune de nos récentes rencontres, il ne cessait de fulminer contre le gouvernement et le président. Il est mort à son bureau, tué par le fanatisme imbécile qu’il avait en horreur. Respect, oncle Bernard !

Europe : quels économistes s’expriment dans Le Monde ? Les banquiers ! « Touche pas au grisbi ! ». Cette réplique des Tontons Flingueurs est bien connue dans les couloirs de la rédaction du Monde dès qu’il s’agit d’aborder la question européenne. Alors que nous pointions du doigt la tendance qu’avait le journal Le Monde à interviewer des économistes au service des banques dès lors qu’il s’agissait de la « zone euro » [1] ou du chômage [2], une journaliste du quotidien du soir (Marie Charrel) – mise en cause dans nos articles – a sursauté et a tweeté : « @acrimed_info. Notre méthode a permis d’obtenir des résultats presque exhaustifs. Avec cette méthodologie, on obtient un corpus de 43 articles publiés. Le premier constat est terrible : seulement trois femmes apparaissent parmi les 37 « économistes » conviés. Ensuite, chaque économiste a été affecté à l’une des catégories suivantes : Avec cette répartition et en pondérant les économistes par leur nombre d’apparitions (75 au total), on obtient le graphique suivant : Mathias Reymond et Denis Souchon

Universités: guerre ouverte chez les profs d’économie Recevez nos newsletters : La décision de Najat Vallaud-Belkacem de créer une deuxième section d’économie intitulée « Institutions, économie, territoire et société » hérisse les doyens de facultés. Certains y voient un coup de pouce aux chercheurs proches de la gauche. Les économistes français brillent de mille feux dans le monde avec un Jean Tirole Prix Nobel et un Thomas Piketty succès d’édition aux États-Unis. Pour accomplir une promesse de son prédécesseur, Benoît Hamon, Najat Vallaud-Belkacem vient de décider de créer une deuxième section d’économie au sein du Conseil national universitaire (CNU) - l’instance toute-puissante qui décide des carrières des professeurs - intitulée «Institutions, économie, territoire et société». Offusqué, Alain Ayong Le Kama, président de la 5e section du CNU, celle des sciences économiques, a convoqué une réunion extraordinaire ce lundi 5 janvier pour demander à ses membres «de se prononcer sur une démission collective».

Jean Tirole : «La concurrence peut servir la gauche» Après Thomas Piketty, lundi, Jean Tirole, Prix Nobel d’économie, et Etienne Wasmer, professeur à Sciences-Po, proposent, à une gauche qui semble paralysée en attendant que la croissance advienne et que le chômage baisse enfin, une autre vision d’une politique économique. Les derniers chiffres montrent que l’inversion de la tendance n’est pas pour demain : 3,536 millions de chômeurs en avril, + 0,7 % sur un mois, + 5,1 % sur un an. L’OCDE évoque 2015… Pourtant, tous les paramètres semblent au vert : un euro au plus bas, un pétrole autour de 60 dollars et des taux d’intérêt historiquement bas. Résultat : une croissance de 0,6 % au premier semestre. Nous avons donc demandé à plusieurs économistes qui se revendiquent à gauche quels seraient les outils propres à réduire le chômage et les inégalités. Etre progressiste au XXIe siècle, c’est partager un socle de valeurs et d’objectifs redistributifs. Première idée reçue : la concurrence desservirait l’idéal progressiste.

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