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Le défi des transclasses

Le défi des transclasses

Les socialisations Notre rapport aux autres, dont découlent nos interactions sociales, est au cœur de notre vie en société. Cet environnement social façonne la personnalité de chaque individu, influence ses comportements et représentations du monde, et contribue à lui donner une place dans la société, sans jamais être parfaitement déterminant. Pour comprendre le lien qui relie l'individu à la société, les sociologues ont introduit le concept de socialisation, qui désigne l'ensemble des processus par lesquels les individus font l'apprentissage des normes, valeurs, rôles sociaux, et plus largement de traits culturels qui organisent la vie sociale. Comment les différentes instances de socialisation primaire s'articulent-elles dans le processus de formation de l'identité sociale ? La socialisation professionnelle : de l'orientation dans un métier aux possibles bifurcations professionnelles La socialisation aujourd'hui, dans et hors des programmes de SES Les perceptions enfantines de l'ordre social

Coronavirus : comment l'épidémie a augmenté la charge à domicile pour les femmes Nettoyage, rangement, cuisine : la crise sanitaire a poussé la population à rester chez soi et les tâches ménagères sont donc devenues davantage nécessaires et fréquentes. Si chacun contribue à ses repas et coups d'aspirateurs supplémentaires, le travail n'est pas équitablement réparti, selon un rapport publié par l'Organisation des nations unies (ONU). 60% des femmes interrogées à travers le monde ont affirmé avoir augmenté leur temps consacré aux tâches ménagères depuis le début de la pandémie, contre 54% des hommes. La différence est plus nette lorsque l'on observe des comportements spécifiques : par exemple, 45% des femmes disent passer plus de temps à faire le ménage, contre 35% d'hommes, et 32% affirment cuisiner davantage, pour 18% d'hommes. Avec des cours de plus en plus souvent en distanciel, la garde d'enfants exige elle aussi de plus en plus de temps. Plus de femmes quittent le marché du travail

La lutte des «transclasses» – Libération C'est un passe-classe, un «migrant» social, dit-on même parfois. Celui qui saute les frontières et fait mentir la loi de la reproduction sociale. Il y a quelques années, la philosophe Chantal Jaquet a forgé un concept pour le dire : le «transclasse» (1). «Celui qui passe d'une classe sociale à l'autre», explique-t-elle. Un mot qu'elle préfère à la notion d'ascension sociale, «qui suppose qu'être médecin est forcément mieux qu'être ouvrier», comme à celle de «transfuge de classe», qui sent le traître : «Pourquoi devrait-on s'excuser de ne pas être resté dans la misère avec les "siens" ?» Le mot de transclasse, adaptation du concept anglo-saxon de class-passing, désigne aussi bien l'enfant d'ouvrier devenu grand bourgeois que le fils du juge établi à l'usine. Chantal Jaquet renoue avec le sujet dans la Fabrique des transclasses, qui vient de paraître aux PUF. A 9 ans, le propre père de Chantal Jaquet était berger. La philosophe se frotte aussi à Bourdieu. Recueilli par Thibaut Sardier

Voyage transclasse, histoires de ceux qui ont quitté leur milieu d’origine (2/4) : Inverser la courbe du destin Première diffusion 19 septembre 2017 Dans leur trajectoire les personnages de ces deux récits ont traversé tous les défis, tous les obstacles de la réussite non programmée. Coup de génie, coup du hasard, tchatche, ambition démesurée, voilà ce qui a jalonné les deux itinéraires d’une réussite sociale hors du commun. Ramdane Touhami, créatif, inventeur de tendance, entrepreneur vit sa vie comme une épopée des temps modernes. Aujourd'hui vous me donnez 5000 € par mois et je dis que je suis pauvre. Aude de Thuin, autodidacte, multi-entrepreneuse a construit son identité sociale en changeant son prénom pour changer son destin. Quand mon mari m'a demandé en mariage, j'ai dit non parce que j'avais peur de ne pas être à la hauteur de ce qu'il était lui. Merci à Victoire de Taillac, Ramdane Touhami de Bully 1803 et à Aude de Thuin Prise de son : Yves Lehors , Laurent Lucas Merci à Anne-Lise Signoret pour la documentation Une série documentaire de Leïla Djitli, réalisée par Vincent Decque

L’inégale répartition des tâches domestiques entre les femmes et les hommes En moyenne, les femmes consacrent 3h26 par jour aux tâches domestiques (ménage, courses, soins aux enfants, etc.) contre 2h pour les hommes, selon l’Insee [1] (données 2010). À la maison, les hommes s’adonnent volontiers au bricolage (20 minutes quotidiennes contre 5 pour les femmes). Mais les femmes passent deux fois plus de temps que les hommes à faire le ménage et à s’occuper des enfants. En schématisant, les femmes s’occupent, au quotidien, des tâches les moins valorisées et les hommes de ce qui se voit et dure. Durée moyenne au cours d'une journée (du lundi au dimanche). L’évolution En onze ans, le temps moyen journalier consacré par les femmes au travail domestique a baissé de 22 minutes, passant de 3h48 en 1999 à 3h26 en 2010, celui des hommes a augmenté d’une minute, de 1h59 à 2h. Durée moyenne au cours d'une journée (du lundi au dimanche). – Pour en savoir plus : « Depuis 11 ans, moins de tâches ménagères, plus d’Internet » - Insee Première n°1377, novembre 2011. Faire un don

untitled "Famille, dispute et politique" Parler en famille serait plus fréquent qu’entre amis et entre collègues de travail. Et moins explosif puisque deux Français sur trois sont du même bord que leurs parents. Naît-on en étant déjà de gauche ou de droite ? Non, bien sûr. Mais, comme l’expliquent les enfants, parents et grands-parents interrogés dans ce sympathique document, l’histoire familiale transmet aux générations successives des idéaux, des croyances, des valeurs, dont chacun s’imprègne. Des choix ou des attirances politiques qui peuvent rassembler comme séparer. Chez ces viticulteurs, à droite de père en fils et fille, l’aînée raconte : « Enfants, on entendait toujours : « On paie trop d’impôts ! La suite après la publicité « Je me sentais mal la première fois que j’en ai mis aux pieds, se souvient la fille de la famille, aujourd’hui adulte. Sylvie Véran

Ni Rastignac ni déserteur : l'invention du mot "transclasse" pour parler mieux de mobilité sociale Les médias, comme le monde politique d’ailleurs, parlent volontiers d’”égalité des chances”, parfois de “mérite” et de “méritocratie”, ponctuellement encore de “mobilité sociale”. Beaucoup plus rarement, de “transclasses” pour évoquer ceux dont la trajectoire consiste à quitter leur milieu d’origine pour en changer. Le terme “transclasse” commence pourtant à essaimer, depuis que la philosophe Chantal Jacquet l’a forgé. Elle l’avait d’abord assis à l’occasion d’un premier livre, Les Transclasses ou la non-reproduction, sorti en 2014 aux PUF. Entre Rastignac et une tribu de superhéros de la résilience Avec ce néologisme de “transclasse” qui faisait écho à l’anglais “class passing”, Chantal Jacquet jouait coup double. l’image d’un ascenseur social (en panne ou pas, selon)le mantra de la démocratisation des chancesl’amulette du “Quand on veut on peut”la machine à sous de la méritocratie comme un jackpot Le mouvement plutôt que le mérite Écouter 29 min 55 min

Rose pour les filles, bleu pour les garçons : dans les rayons "jouets" des magasins, une lucrative distinction Les rayons "jouets" sont-ils toujours colorés en rose et bleu ? Oui. Il suffit de se promener dans les grands magasins ou les boutiques de jouets pour se faire une idée. Du rose d’un côté, du bleu de l’autre, et une question : en 2017, les filles n’ont-elles d’autre choix que de jouer aux princesses et les garçons aux aventuriers ? Pourquoi conserver cette distinction ? Les catalogues ont en revanche un peu évolué. Le JT JT de 20h du mardi 19 décembre 2017 L'intégrale Les autres sujets du JT Les rayons "jouets" sont-ils toujours colorés en rose et bleu ? Pourquoi conserver cette distinction ? Les catalogues ont en revanche un peu évolué. Le JT JT de 20h du mardi 19 décembre 2017 L'intégrale Les autres sujets du JT

reportage 2 (vidéo) document 9 - Le parcours hors du commun de Mohed Altrad, meilleur patron du monde Cet article date de plus de six ans. Publié le 08/06/2015 21:52 Durée de la vidéo : 2 min. Article rédigé par Cet homme d'affaires français a reçu le prix mondial de l'entrepreneur de l'année. Il s'appelle Mohed Altrad, il est français, et il a reçu le titre mondial d'entrepreneur de l'année. Dans les années 1980, il rachète une entreprise d'échafaudages qu'il fructifie. Milliardaire, le businessman est exigeant mais aussi généreux. Partager : actualités analyses vidéos Prolongez votre lecture autour de ce sujet tout l'univers Entreprises reportage 1 (vidéo) Le textile, une affaire de famille pour les Denis Cet article date de plus de quatre ans. Publié le 30/10/2016 15:28 Mis à jour le 30/10/2016 16:10 Durée de la vidéo : 3 min. Article rédigé par France 2 vous emmène ce 30 octobre en Mayenne à la rencontre de la famille Denis. Même après vingt ans de retraite, Patrice Denis n'a pas perdu le fil. Avant d'être leur lieu de travail, c'était leur terrain de jeu. Partager : actualités analyses vidéos Prolongez votre lecture autour de ce sujet tout l'univers Entreprises

"Le transclasse connaît la lutte des classes à l'intérieur de lui-même" Chantal Jaquet est une philosophe française, spécialiste de Spinoza, de l'histoire de la philosophie moderne et de la philosophie du corps. Elle est professeur à l'université Paris-I Panthéon-Sorbonne. Avec "les Transclasses ou la non-reproduction" (PUF, 2014.), son dernier ouvrage, elle s’est orientée vers la philosophie sociale. Chantal Jaquet (PUF) Qu’est-ce qu’un transclasse ? J’ai forgé ce néologisme pour qualifier "celui qui passe de l’autre côté", le préfixe "trans" accentuant cette idée d’un passage d’une classe à l’autre. Pourquoi devient-on un transclasse ? On ne quitte pas un milieu social si on en est parfaitement satisfait. Souvent, on pense trouver des réponses dans la personnalité, la force de l’individu. Pourquoi cette figure du self-made-man est-elle si forte ? C’est une fiction qui, en rendant l’individu responsable de ce qui lui advient, permet d’exalter l’individu qui réussit… et de culpabiliser ceux qui échouent. Un certain type de classe ouvrière a bien disparu. Oui.

Inégalité hommes-femmes : les préjugés commencent dès le plus jeune âge Publié le 14/04/2015 22:00 Mis à jour le 15/04/2015 12:15 Temps de lecture : 1min - vidéo : 6min Alors que l'égalité hommes-femmes est sur toutes les lèvres, la géographe Édith Maruéjouls s'est rendue dans une école primaire de Mont-de-Marsan afin d'étudier les relations entre les filles et les garçons. Depuis cinq ans, elle observe comment les deux sexes se partagent l'espace de jeux dans la cour de récréation. Son constat est formel : les garçons occupent le centre, un ballon entre les jambes, alors que les filles sont reléguées au bord du terrain. "Je leur ai dit 'j'ai envie de jouer au foot', mais ils ne veulent pas", déplore une élève au micro de France 2. Alors, pour déconstruire ces stéréotypes, la géographe travaille main dans la main avec les enseignants de l'école.

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