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Le Radeau de la Méduse

Le Radeau de la Méduse
Œuvre majeure dans la peinture française du XIXe siècle, Le Radeau de la Méduse fait figure de manifeste du Romantisme. Il représente un fait divers qui intéressa beaucoup Géricault pour ses aspects humains et politiques, le naufrage d’une frégate en 1816 près des côtes du Sénégal, avec à son bord plus de 150 soldats. Le peintre se documenta précisément puis réalisa de nombreuses esquisses avant de camper sa composition définitive qui illustre l’espoir d’un sauvetage. Un fait d'actualité Géricault s’inspira du récit de deux rescapés de La Méduse, frégate de la marine royale partie en 1816 pour coloniser le Sénégal. La dissection du sujet Géricault a beaucoup préparé la composition de ce tableau qu’il destinait au Salon de 1819. Un parfum de scandale Le Radeau de Géricault est la vedette du Salon de 1819 : « Il frappe et attire tous les regards », (Le Journal de Paris) et divise les critiques. Bibliographie

Le_Radeau_de_la_Meduse_02.pdf La Mort de Sardanapale Ce tableau confirme le désir de Delacroix de s’inscrire dans la lignée des maîtres tout en se permettant des audaces. La fusion de la couleur et de l’arabesque et l’énergie qui s'en dégage, peuvent occulter, à première vue, la méthodique et douloureuse préparation qui a précédé l’exécution. Magnifique et si gigantesque qu’il échappe aux petites vues, selon Victor Hugo, il marque un tournant décisif dans la carrière de l’artiste et de son époque. Mon massacre n°2 Inspiré par le Sardanapale de Byron, Delacroix élabore ce tableau à partir d’autres sources antiques (Diodore de Sicile), contemporaines (Victor Hugo ou Rossini) et plus subtiles comme la sculpture étrusque, la miniature persane et les mœurs indiennes. Une des plus belles plumes de mon chapeau Opposées à l’immobilité du maître, pareilles à celles de Corrège ou de Rubens, convulsées d’horreur, les femmes se donnent la mort avant d’être égorgées par officiers et esclaves. Mon Waterloo, ou le Beau sublime contre le Beau idéal

Un manifeste du Romantisme - l'hisoire par l'image Contexte historique En juin 1816, la Méduse amirale, frégate de quarante-quatre canons, quitte l'île d'Aix sous les ordres du comte de Chaumareix, un émigré qui ne navigue plus depuis des années. A son bord, le gouverneur Schmaltz, envoyé par Louis XVIII pour reprendre le Sénégal, restitué à la France par l'Angleterre après le traité de Vienne de 1815. Mal dirigée, elle s’échoue le 2 juillet sur le banc d'Arguin au nord du cap Blanc dans l'océan Atlantique. Le comte de Chaumareix comparaît devant le Conseil de guerre à Paris. Analyse de l'image Le tableau a été traité longuement et passionnément dans un grand atelier de Neuilly. Géricault peint avec verve, par touches serrées et avec peu de moyens l'épisode final, la victoire de la vie sur la mort. A l'ombre de la voile déchirée, près du mât, Corréard montre à Savigny un point infime à l'horizon : le brick salvateur. La scène mouvementée reste académique : nus classiques, plastique et reliefs vigoureux, contours précis. Interprétation

Le 28 Juillet : La Liberté guidant le peuple L'insurrection populaire du 27, 28 et 29 juillet 1830 à Paris, ou Les Trois Glorieuses, suscitée par les républicains libéraux contre la violation de la Constitution par le gouvernement de la seconde Restauration, renverse Charles X, dernier roi bourbon de France et met à sa place Louis Philippe, duc d'Orléans.Témoin de l'évènement, Delacroix, y trouve un sujet moderne qu'il traduit méthodiquement en peinture mais avec la même ferveur romantique que pour la Guerre d'Indépendance grecque. Un acte patriotique Tout, que ce soit dans la nature, dans une croisée d'ogive gothique, dans un félin, dans un voyage, dans une passion humaine, ou dans un événement qui change le cours de l'histoire et inverse les rapports de force artistiques, exalte l'imagination de Delacroix et le plonge dans une émotion profonde qui s'exprime aussitôt dans la peinture d'une manière personnelle et chaque fois renouvelée. Une Révolution parisienne Un sujet moderne Bibliographie

Géricault, reporter du naufrage de la "Méduse" - Le Monde LE MONDE | • Mis à jour le | Par Philippe Dagen ((Clermont-Ferrand, envoyé spécial)) Le 2 juillet 1816, la frégate La Méduse s'échoue sur un banc de sable au large des côtes sénégalaises à la suite d'une erreur de navigation. Elle a près de 400 personnes à son bord – l'équipage, des fonctionnaires et deux compagnies de soldats. La Méduse fait partie d'une flottille envoyée de France au Sénégal pour y affirmer l'autorité du roi Louis XVIII. Après avoir essayé de remettre à flot le navire, il est décidé de l'abandonner et de construire un radeau, les canots étant trop peu nombreux pour la foule des passagers. Sur le naufrage et sur ce qui s'est passé sur le radeau, deux rescapés, l'ingénieur-géographe Corréard et le chirurgien Savigny, publient, dès novembre 1817, un récit, réédité en 1818. On peut imaginer l'effet de ce livre, les implications politiques, l'émoi de l'opinion publique. De même que l'on connaît le détail des événements, on connaît celui de la genèse de la peinture.

le Radeau de la Méduse - Larousse Peinture de Théodore Géricault (1819). 4,91 x 7,16 m. Louvre, Paris. Un drame terrible Le 2 juillet 1816, « la Méduse », l'une des meilleures frégates de la flotte française, échoua sur le banc d'Arguin, à 160 km au large de la côte du Sénégal. Un radeau de 20 m de long sur 7 m de large fut hâtivement construit comme complément indispensable aux canots et aux barques de sauvetage, destinés à l'évacuation des 400 personnes présentes à bord. Tout espoir de renflouer le navire ayant été abandonné, soldats et simples membres de l'équipage reçurent l'ordre de monter sur le radeau, qui fut pris en remorque. Que se passa-t-il alors ? Du sujet à l'œuvre Tel est le drame qu'immortalise la peinture de Géricault. Géricault rencontra Corréard et Savigny (les deux seuls gradés, avec l'aspirant Coudin, embarqués sur le radeau) et c'est à partir de leur témoignage qu'il travaillera, quittant son atelier de la rue des Martyrs, trop petit pour la réalisation d'une toile atteignant un pareil format.

Radeau de la Méduse : l'horreur devient allégorie romantique - france culture "S'il faut être fou, de toute évidence, pour déambuler en plein jour en pressant contre son cœur une tête coupée (...), ce n'est rien en comparaison de l'univers de folie dans lequel s'est plongé Théodore Géricault." C'est ainsi que commence le livre qu'a consacré l'essayiste et historien britannique Jonathan Miles au Radeau de la méduse. L'écrivain se plaît à imaginer le jeune Géricault, 27 ans en 1819, au moment de la réalisation de son plus grand tableau : pour s'imprégner au mieux de l'atmosphère qui devait régner sur l'embarcation, le peintre rapporte et expose des bouts de cadavre dans son atelier. Deux ans avant cette scène, Géricault était en Italie, où il s'était enfui après s'être empêtré dans une sulfureuse affaire avec son oncle et sa tante : il s'était épris de cette dernière, âgée de six ans de plus que lui, et leur liaison avait engendré un scandale familial. C'est finalement en France qu'il va trouver sa grande inspiration. Une histoire fascinante de morbidité 13 min

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