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Athènes vs le British Museum : les négociations du Brexit relancent le débat autour de la restitution des marbres du Parthénon

Athènes vs le British Museum : les négociations du Brexit relancent le débat autour de la restitution des marbres du Parthénon
Le dernier projet de mandat de négociation de l’Union européenne fait mention d’une clause relative au retour dans leur pays d’origine des biens culturels volés. La Grèce tente un nouveau coup de poker dans son face-à-face avec le British Museum pour récupérer les « marbres du Parthénon ». La sortie du Royaume-Uni de l’Union européenne n’est pas sans risque. Outre de nombreuses négociations commerciales, elle vient de relancer les discussions autour de la restitution des marbres du Parthénon qui opposent depuis près de 200 ans la Grèce au British Museum. C’est du moins ce que laisse à penser un document qu’a pu se procurer la semaine dernière l’AFP, lequel ravive les craintes du British Museum de devoir se séparer de ces célèbres sculptures (frise, fronton et plaques sculptées), chefs-d’œuvre de l’art grec classique, démontées du Parthénon au début du XIXe siècle et achetées par l’institution. Une bataille diplomatique au long cours Vox populi

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La restitution des oeuvres d’art : le début d’une nouvelle politique culturelle ? – Classe Internationale Les imposantes statues moaï vont-elles bientôt quitter les musées européens et retourner sur l’île de Pâques ? Les frises du Parthénon d’Athènes conservées par le British Museum vont-elles enfin retrouver le sol grec ? Statue Moaï conservée au Musée du Quai Branly, elle représente l’esprit d’un ancien membre de l’île Ce sont des questions posées suite aux revendications de nombreux peuples qui se sentent spoliés de leur patrimoine.

Frise du Parthénon au British Museum : la Grèce s’impatiente À la suite de 200 ans d’échecs des négociations, la Grèce pourrait recourir à l’aide internationale pour demander la restitution des frises du Parthénon. Alors que le British Muséum s’apprête à fêter les 200 ans de l’installation de la frise du Parthénon en son sein, les célébrations risquent bien de tourner court. En effet, ce que les détracteurs du musée surnomment le « Black anniversary » pourrait voir une première avancée dans les négociations entre la Grèce et le Royaume-Uni au sujet de la restitution de la frise. Ramenés en 1801 par Lord Elgin, alors ambassadeur auprès de l’Empire Ottoman, sous prétexte de « permettre au goût anglais de s’affiner », les marbres furent installés dans une dépendance de sa résidence de Park Lane. En juin 1816, criblé de dettes et mis sous pression populaire, Elgin est contraint de revendre la frise à l’État anglais, pour un prix deux fois moindre que ce qu’elle lui a coûté.

L'Unesco demande le retour des frises du Parthénon Soutenue par l'organisation internationale, la Grèce demande le retour de son patrimoine à Athènes, conservé aujourd'hui par le British Museum de Londres. Cela dure depuis plus de trente ans. En 1983, l'actrice Melina Mercouri, alors ministre de la Culture, avait demandé officiellement le retour à Athènes des frises orientales du Parthénon, conservées par le British Museum de Londres. Cette requête qui pouvait à première vue sembler légitime est pourtant restée lettre morte. Aujourd'hui, c'est sous l'égide de l'Unesco qu'une nouvelle campagne de mobilisation voit le jour. Rendre les marbres grecs Analyse Ce samedi, plus de 200 personnalités internationales seront présentes à l’inauguration du nouveau musée de l’Acropole (lire les deux pages précédentes) et pourront juger cet écrin que certains surnomment déjà "le meilleur musée du monde". Mais le directeur du British museum a décliné l’invitation (comme celui du Louvre qui possède aussi quelques pièces). Ils sont en effet, mal pris car ce musée est le point d’orgue d’une vaste campagne lancée en 1982 déjà, pour obtenir la restitution des marbres du Parthenon, appelés en Angleterre, les "marbres d’Elgin". Malgré les protestations, les campagnes politiques, les pétitions, malgré ce nouveau musée, Londres est resté inflexible et, aujourd’hui, à l’étage supérieur consacré à la frise de Phidias, avec sa vue magnifique sur le rocher de l’Acropole, une bonne partie de la frise est faite de moulages, faute d’accord avec les Anglais !

Parthenon Lorsque j'ai appris qu'un de mes collègues à la Chambre des Communes, Richard Allan, archéologue de formation comme moi, avait pris l'initiative d'une vaste campagne pour la restitution des frises du Parthénon à la Grèce, j'ai aussitôt pris contact avec lui pour l'appuyer depuis la Belgique. En effet, la triste histoire de ces hauts-reliefs arrachés littéralement de leur contexte au début du XIXe siècle par Lord Elgin constitue sans doute un épisode peu glorieux de l'histoire britannique ; mais elle est surtout représentative de l'état d'esprit s'assimilant au pillage des biens culturels par les pays occidentaux, qui a sévi de façon endémique tout au long du XIXe siècle et une partie du XXe siècle. Le débat sur la restitution des frises du Parthénon a eu lieu depuis que Melina Mercouri, ministre de la culture de Grèce en a réclamé le retour en 1982.

Les marbres du Parthénon emportés loin du Parthénon, un « acte créatif »? Imaginez que j’emporte ce Thermos, le votre Guillaume, pour le mettre chez moi. Imaginez ensuite que vous me le réclamiez et que je vous réponde que sortir ce Thermos de son environnement habituel, ce studio de radio, pour le mettre sur une de mes étagères, constitue avant tout un « acte créatif ». C’est ce qui vient de se passer, entre la Grèce (vous dans cette parabole) et le Royaume-Uni (moi). Quant au Thermos ce sont les marbres du Parthénon (frise, fronton et plaques sculptées) qui ont été saisis dans l’acropole athénienne par Lord Elgin au début du 19ème siècle, puis vendus par le même Lord au British Museum. Ces marbres, dont le patrimoine grec est privé voir amputé, font l’objet d’une bataille diplomatique depuis des années.

Parthenon - Discours de Melina MERCOURI 1986 (La traduction Hunt présentée par la suite au Comité Particulier dit : - qualche pezzi di petra - quelques morceaux de pierre). Ces instructions sont transmises aux gouverneurs et ces précisions inscrites dans le firman -- en raison des excellentes relations entre les deux pays - je cite encore: "... particulièrement parce qu'il n'y a aucun mal à ce que lesdits édifices soient ainsi vus, contemplés et dessinés". Sitôt le firman transmis à Athènes, une attaque en règle, fiévreuse, terrifiante, est menée contre un édifice que, jusqu'à nos jours, beaucoup considèrent comme le plus pur, le plus beau de la création humaine. Lorsqu'on s'attaqua au portique des Caryatides de l'Erechteion, la fièvre monta tellement que le Révérend Hunt émit l'idée que la totalité de l'édifice pourrait être emportée si seulement on pouvait dépêcher pour le prendre un gros navire de guerre britannique.

Le directeur du Grand musée égyptien souhaite le retour de la pierre de Rosette dans son pays Entrée au British Museum en 1802, la stèle qui a permis à Champollion de déchiffrer les hiéroglyphes, est réclamée depuis des années, sans succès, par l'Égypte. Aujourd'hui, Tarek Tawfik, le directeur du nouveau Grand musée égyptien, situé au pied des pyramides de Guizeh, émet le souhait de revoir ce chef-d'œuvre dans son pays. Une pomme de discorde inscrite dans le temps. L'Égypte réclame à cor et à cri depuis des années à Londres la restitution de la pierre de Rosette, la stèle qui a permis à Champollion de déchiffrer les hiéroglyphes. Aujourd'hui, c'est Tarek Tawfik, le directeur du nouveau Grand musée égyptien (GEM), qui émet le souhait de voir revenir la pièce dans son pays. À lire aussi : Restitutions d'antiquités: l'Égypte hausse le ton

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