background preloader

Sommeil paradoxal

Sommeil paradoxal
Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre. Polysomnographie. Encadré en rouge l'EEG lors du sommeil paradoxal, la barre rouge indique les mouvements oculaires. Le sommeil paradoxal fait suite au sommeil lent (“sommeil à ondes lentes” désignant les stades 3 et 4), et constitue le cinquième et dernier stade d'un cycle du sommeil lequel comprend de 3 à 5 cycles successifs d'une durée chacun de 7 à 9 min. Il se caractérise par des mouvements oculaires rapides, d'où le nom anglais de ce stade de sommeil REM pour rapid eye movement, une atonie musculaire, une respiration et un rythme cardiaque irréguliers, la température corporelle est déréglée. Chez une personne normale, la durée du sommeil paradoxal occupe environ 2 % de la durée d'un cycle, et s'accroît à chaque cycle jusqu'au réveil. Signes spécifiques du sommeil paradoxal[modifier | modifier le code] Le sommeil paradoxal est déclenché par l'horloge ultradienne, située dans le pont et le bulbe qui dirige trois sous-systèmes :

LE CERVEAU À TOUS LES NIVEAUX! L’électroencéphalographie est une méthode d’enregistrement de l’activité du cortex par l’entremise d’électrodes apposées sur le cuir chevelu. Grâce à cette technique, on a pu observer dans les années 1950 que l’activité du cortex durant le sommeil paradoxal était aussi intense que durant l’éveil. D’où le nom de sommeil « paradoxal » pour attirer l’attention sur ce phénomène. Mais avec le développement des techniques d’imagerie cérébrale au milieu des années 1990 (voir capsule outil à gauche), on a découvert d’autres structures cérébrales, souvent situées en profondeur sous le cortex, dont l’activité était grandement modifiée durant le sommeil paradoxal. On a pu par exemple constater que le cortex visuel primaire, première étape de décodage conscient des signaux visuels durant l’éveil, est très peu actif durant le sommeil paradoxal. D’après Neuroscience, Purves et al., d’après Hobson et al., 1998.

Sommeil : pourquoi perdons-nous notre conscience du monde extérieur ? Le sommeil correspond à une période de perte de conscience mais pas d'inconscience. Dans cette période, les réflexes, la capacité d'ouvrir les yeux ou encore la réaction aux perceptions sensorielles provenant du monde extérieur sont préservés, ce qui n'est pas le cas d'une personne dans le coma. Le sommeil correspond à une période de repos, pourtant le cerveau reste encore très actif. © Allessandro Zangrilli, Wikipédia, DP Sommeil : pourquoi perdons-nous notre conscience du monde extérieur ? - 2 Photos Tout savoir sur le sommeil avec notre dossier complet Le sommeil s'accompagne d'une réduction de notre conscience du monde extérieur et de nous-mêmes. Le sommeil lent profond est un état durant lequel notre conscience du monde extérieur et de nous-mêmes est considérablement réduite. En mesurant la quantité d’information échangée entre différentes régions cérébrales, les chercheurs ont pu montrer que le flux d’informations dans le cerveau endormi différait de celui observé à l’éveil.

le sommeil I) Quand les yeux se ferment : 1- Les besoins du sommeil à différents âges 2- Les techniques d’observation 3- Les phases du sommeil II) Lorsque le rêve s’invite 1-Fonctionnement de la vision au rêve 2-Les structures cérébrales qui nous éveillent et nous endorment 3-L’emplacement de l’horloge biologique qui régule le cycle circadien Un des phénomènes les plus surprenants, envoûtants mais aussi énigmatiques de notre vie est bel et bien le rêve. En effet, il fascine, déroute et désillusionne. Comment passe-t-on du sommeil au rêve ? Au travers de la première partie, nous expliquerons le déroulement des phases de sommeil et leurs caractéristiques, le comportement biologique de celui qui dort ainsi que les premières techniques qui ont permis de savoir quand le cerveau rêve… Dans le seconde partie, nous approfondirons les relations qu’il existe entre le système nerveux, le cerveau et le rêve… 1-Les besoins de sommeil à différent âge: Le temps consacré au sommeil varie grandement avec l’âge.

Hypersomnie idiopathique, hypersomnies centrales primaires et secondaires; somnolence, fatigue et sommeil - Psychostimulants Les psychostimulants sont des molécules qui augmentent l'attention, la concentration, diminuent la fatigue et empêchent le sommeil. Ces médicaments sont utilisés dans la narcolepsie et les hypersomnies afin de contrer la fatigue mais surtout la somnolence. Leur action est donc en premier lieu d'empêcher le patient de dormir, mais les différentes molécules agissent sur différents systèmes et certains traitements sont efficaces chez certains patients ; d'autres patients réagissent mieux à d'autres traitements. Cela indique que la cause de la narcolepsie ou de l'hypersomnie n'ait pas la même chez tout le monde et que le traitement doit se faire au cas par cas. Modafinil : Modiodal®, Provigil® Il agit plutôt au niveau de la somnolence. Il est a noter qu'une étude du modafinil et du xyrem a montré que l'association modiodal + xyrem (9g) était plus efficace que les 2 effets séparément. Il semble que le modafinil LP va être utilisé prochainement afin d'éviter de multiples prises de modafinil.

Mécanismes du cycle veille-sommeil-rêve Le sommeil calme à ondes lentes et le sommeil paradoxal sont, chacun, le produit du fonctionnement de deux réseaux de neurones: un réseau exécutif, assimilable à un pacemaker, responsable des signes du sommeil, et un réseau permissif contrôlant le déclenchement du sommeil. L'éveil résulte de l'activité d'une dizaine de structures redondantes. Les systèmes permissifs font partie du réseau de l'éveil. Depuis la fin des années 1950, nous savons que le sommeil humain se déroule par cycles composés de deux états, le sommeil calme à ondes lentes (ou sommeil lent) et le sommeil paradoxal au cours duquel survient le rêve (voir article d'Alain Besset, page 2412). L'état actuel des connaissances permet d'élaborer un schéma de fonctionnement assez simple malgré l'absence de fonction unanimement reconnue aux deux états de sommeil. Page suivante>>

La physiologie du sommeil Le déroulement d'une nuit de sommeil humain, avec l'alternance régulière de sommeil calme à ondes lentes (SL) et de sommeil paradoxal (SP), est de description assez récente, se situant vers le milieu des années cinquante. Cette périodicité et, surtout, l'association quasi systématique des souvenirs de rêves au sommeil paradoxal, ont été les facteurs décisifs de l'essor des recherches sur le sommeil. L'approche pluridisciplinaire a été et reste indispensable pour l'étude du cycle veille-sommeil-rêve. Après une période d'éveil au cours de laquelle l'activité électrique cérébrale (électroencéphalogramme ou EGG) est rapide (>20Hz) et de faible amplitude (50µV), le sujet présente les signes précurseurs du sommeil : bâillements, clignements des paupières, inattention à l'environnement. Ainsi un cycle de sommeil dure environ 90 minutes. Influences de l'hérédité et de l'environnement Les requêtes épidémiologiques ont montré qu'il y avait des familles de petits, moyens ou grands dormeurs. Éveil

La narcolepsie [dailymotion] La narcolepsie ou maladie de Gélineau débute le plus souvent à l’adolescence mais peut se déclencher plus tardivement. Maladie rare, elle touche néanmoins une personne sur 2000 en Amérique du Nord et en Europe alors qu’au Japon, elle serait de 1 pour 600. Elle n’est souvent pas reconnue au début, et il faut en moyenne 8 ans pour qu’elle soit diagnostiquée. Il existe une transmission génétique qui fait que 98% des narcoleptiques ont un groupage HLA particulier (DQB1 06-02). Dans la plupart des cas il y a une baisse de l’hypocrétine dans le liquide céphalo-rachidien (l’hypocrétine est un neuropeptide fabriqué dans le cerveau et impliqué dans la régulation du sommeil). Cette maladie se traduit par des accès de sommeil incoercibles qui surviennent d’une manière inopinée quelles que soient les circonstances (en travaillant, en parlant à quelqu’un, en bricolant, en mangeant…).

Rythme ultradien Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre. Le rythme ultradien est un rythme biologique se présentant avec une fréquence supérieure au rythme circadien (fréquence pluriquotidienne). Il est donc plus rapide qu'un rythme circadien. Par exemple, le rythme d'environ 90 minutes qui règle la périodicité du sommeil paradoxal chez l'homme est un rythme ultradien[1]. Références[modifier | modifier le code] ↑ Michel Jouvet, « Eveil, Sommeil, Rêve », Le courrier du CNRS, vol.55, pp.40-48, 1984. Liens externes[modifier | modifier le code] (fr) Les rythmes biologiques Portail de la biologie

Rêve lucide Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre. Un rêve lucide est un rêve durant lequel le rêveur a conscience d'être en train de rêver. L’utilisation de l’adjectif « lucide » en tant que synonyme de « conscient » a été introduite en 1867 par l'écrivain, sinologue et onirologue français Léon d'Hervey de Saint-Denys dans son ouvrage Les Rêves et les moyens de les diriger. Dans les années 1980, le scientifique Stephen LaBerge publie des expériences sur les rêves lucides et prouve qu'il est possible de communiquer à l'extérieur en effectuant du code morse avec ses poings alors qu'il est en état de rêve. La plupart des rêves lucides ont lieu durant la phase de sommeil paradoxal. La faculté de reconnaître l'état de rêve durant son sommeil est mentionnée dans les textes bouddhistes au VIIIe siècle ap. Définitions[modifier | modifier le code] Définitions complémentaires[modifier | modifier le code] Tous les chercheurs ne considèrent pas la définition minimale comme suffisante. Sommeil paradoxal.

Hallucination Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre. Une hallucination est définie, en psychiatrie, comme une perception sensorielle sans présence d'un stimulus détectable : par exemple voir des objets physiquement absents, ou bien entendre des voix sans que personne parle. Les hallucinations peuvent affecter l'ensemble des sens, tels la vue, l'ouïe, l'odorat, le goût et superficiellement le toucher. La modification d'une de ces perceptions se fait appeler illusion. Il faut distinguer l'hallucination (même mot, en anglais) de l'hallucinose (hallucinosis, en anglais)[1], qui est qualifiée de pseudo-hallucination (« pseudo » voulant dire: « faussement attribué(e) à » ). De plus, les « hallucinations dites psychiques » ne présentent pas suffisamment de modalités sensorielles pour être confondues avec une perception sensorielle commune. Enfin, les hallucinations doivent être aussi distinguées des interprétations délirantes, où la personne attribue un sens délirant à ses perceptions sensorielles.

Le cerveau, maître du sommeil On a découvert les neurones "responsables" de nos bonnes ou mauvaises nuits ! Ces cellules, versatiles anges gardiens de notre sommeil, s'inactivent pendant les périodes d‘éveil puis se "remettent en marche" pour la nuit… Depuis une vingtaine d'années, les scientifiques savaient que les neurones du sommeil étaient présents dans une structure bien déterminée du cerveau sans toutefois parvenir à identifier leur rôle et leur emplacement exacts. En 1996, une équipe de chercheurs américains, conduite par Chris Spers, réussit à identifier un agrégat de cellules qui s'activent quand le sommeil se déclenche. Localisée à proximité du "chiasma optique", l'endroit où les deux nerfs optiques se croisent, cette zone a été baptisée "aire pré-optique ventro-latérale (VLPO)". Une porte s'ouvrait enfin à la recherche. Les neurones du sommeil ont une forme triangulaire identifiable Et inversement les neurones de l'éveil sont maintenus au repos durant le sommeil. Ayla Seugon

Cataplexie Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre. La cataplexie est un des symptômes majeurs de la narcolepsie : c'est une perte brusque du tonus musculaire sans altération de la conscience et survenant à un moment quelconque de la journée. Elle est typiquement déclenchée par une émotion : surprise, plaisir, rire ou colère, mais certaines cataplexies semblent survenir en l'absence d'une émotion caractérisée. Généralement la cataplexie ne prend fin que lorsque cesse l'émotion qui l'a causée ou qui la maintient. La cataplexie peut concerner quelques muscles seulement (chute de la tête, impossibilité d'articuler la mâchoire et donc de s'exprimer verbalement, dérobement des genoux, effondrement des épaules) ou être beaucoup plus globale, entraînant la chute du malade. Le malade ne perd pas connaissance. Le sentiment d'impuissance vécu par le malade en cataplexie est parfois la source d'un trouble ou d'une panique intérieure qui alimente et maintient la cataplexie (statut cataplecticus).

Related: