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Une discipline interrogée : Géographie : vers une transformation profonde ?

Une discipline interrogée : Géographie : vers une transformation profonde ?
Par Jeanne-Claire Fumet La question était posée à l'Institut de Géographie de Paris, le 11 janvier, à l'occasion d'un séminaire de didactique proposé par Didagéo : l’histoire-géographie face aux changements passés, présents et à venir, avec François Audigier, Professeur à l'Université de Genève (UNIGE), responsable de l’équipe ERDESS (recherche en didactique et en épistémologie des sciences sociales) , et Pascal Clerc, Maitre de conférences, à l'Université de Lyon – IUFM, UMR Géographie-cités, équipe E.H.GO, en présence du géographe François Durand-Dastès. Pascal Clerc revenait sur les propositions de réforme de l'enseignement géographique dans les années 1860 : « Réformer pour transformer le monde ». Comment la géographie s'est-elle constituée en objet d'enseignement, à la faveur de quel contexte et avec quelles difficultés ? Une géographie « plus utile à l’action dans le monde » Un changement de paradigme, aujourd'hui ? Présupposés et implicites performatifs Dans quel sens va-t-on ? Related:  Qu'est-ce que la géographie ?

Quand le géographe laisse sa trace sur le territoire 1La géographie est considérée comme une « science qui a pour objet l’espace des sociétés » (Levy et Lussault, 2003), avant de formuler progressivement la notion de territoire. C’est ce territoire qui devient l’enjeu pour les géographes, lorsqu’ils s’intéressent de plus près à l’action publique. Les connaissances qui leur sont spécifiques en terme de fonctionnement du territoire, de logiques spatiales, d’organisation des sociétés, se sont vite avérées intéresser les responsables de la gestion des territoires. Les géographes sont alors devenus les conseillers, les « éminences grises des politiques » (Philipponneau, 1999). Leur intervention dans les affaires publiques a parfois été très visible lorsqu’elle a permis de remodeler les frontières internationales ou d’initier un cycle de plusieurs décennies de réformes décentralisatrices. L’influence des géographes est cependant plus importante au niveau local et régional.

Qu'est-ce que la géographie ? Si l’on se fie à l’étymologie, la Terre (Gaïa ou Ge, en grec) est l’objet d’étude de la géographie. Sa structure et ses mouvements sont étudiés par des disciplines connexes (géophysique et astronomie), que le géographe ne peut totalement ignorer pour prétendre connaître et comprendre sa surface. La surface de la Terre est une interface entre une planète essentiellement minérale, la lithosphère, une enveloppe gazeuse, l’atmosphère, de l’eau sous diverses formes, l’hydrosphère, et des éléments organiques et vivants, la biocénose. Les écosystèmes, emboîtés à diverses échelles, sont le cadre des échanges entre tous ces éléments. L’écologie, comme science, étudie les écosystèmes. On se repère à la surface de la Terre par rapport aux pôles et à l’équateur, qui sont eux-mêmes relatifs à l’axe de rotation de la Terre sur elle-même. Le monde est l’objet d’étude effectif de la géographie, dans deux acceptions distinctes : Un territoire est un espace approprié, limité et géré par un groupe humain.

Géographie des interfaces. Une nouvelle vision des territoires 1Littéralement, une interface est une surface de séparation entre deux états distincts de la matière. Le terme, ayant cheminé de la physique à la biologie, et aussi désormais d’usage répandu en informatique. En géographie, l’usage du mot s’est développé dans les années 1980 et peut être défini comme un espace permettant la mise en relation de deux espaces/territoires différents, influencé par des échanges entre l’un et l’autre, et se distinguant par là-même des deux espaces contigus. Intégrant la notion de contact (« plan ou ligne de contact entre deux systèmes ou deux ensembles distincts », R. 2L’ouvrage Géographie des interfaces. 3Une fois ce préalable posé, les huit textes qui composent le cœur du livre présentent divers exemples de systèmes localisés, les interfaces pouvant être de type horizontal (articulation entre espaces de même niveau d’organisation) ou vertical (niveaux d’organisation différents).

aggiornamento hist-geo | Réflexions et propositions pour un renouvellement de l'enseignement de l'histoire et de la géographie du primaire à l'université www.wheresciences.com/articles.php?id=60 L'anticartogramme et ses interprétations Patrick Poncet «Antigéographie» est une expression forte pour une idée qui n’est pas anodine : les évolutions épistémologiques et théoriques de la géographie contemporaine tendent à laisser de côté certains aspects de la dimension spatiale du social, des aspects qui, «en face» de la géographie du visible, des évidences, des discours proclamés ou des identités revendiquées, se développent dans la discrétion et la furtivité des réseaux. Partager Imprimer Télécharger «Antigéographie» est une expression forte pour une idée qui n’est pas anodine : les évolutions épistémologiques et théoriques de la géographie contemporaine tendent à laisser de côté certains aspects de la dimension spatiale du social, des aspects qui, «en face» de la géographie du visible, des évidences, des discours proclamés ou des identités revendiquées, se développent dans la discrétion et la furtivité des réseaux. L’anticartogramme Rappel sur les cartogrammes Anamorphose et cartogramme

lexique géographie La géographie (du grec ancien γεωγραφία - geographia, composé de « η γη » (hê gê) la Terre et « γραφειν » (graphein) graver) est l’étude de la planète, ses terres, ses caractéristiques, ses habitants, et ses phénomènes. Une traduction littérale serait « décrire ou à écrire sur la Terre". La première personne à utiliser le mot « géographie » fut Eratosthène (276-194 avant J.-C.) pour un ouvrage aujourd’hui perdu... Longtemps les géographes se sont donc posé quatre questions majeures lorsqu’ils regardaient la Terre, s’inscrivant en cela dans une démarche descriptive et analytique : Qui ? La géographie a beaucoup changé depuis le début du XXe siècle, et à présent, c’est la science qui étudie avant tout les dimensions spatiales du social : elle analyse donc la manière dont les sociétés jouent de l’espace pour s’organiser et se structurer. Une division de la géographie en quatre branches principales s’est imposée à l’usage : A de Aber à Azonal ABER ou ABERS Champ cultivé, gagné sur la forêt.

Hakim El Karoui ou l'archétype d'une nouvelle génération d'immigrés Ce n'est pas tous les jours que le Journal du Dimanche, hebdomadaire français à grand tirage, consacre toute une page (la quatrième, en plus) à un "tunisien par son père, français par sa mère, banquier chez Rothschild". Sa mère Nicole El Karoui est la grande référence universiatire en mathématiques financières. Même si son parcours peut paraître atypique, Hakim représente de plus en plus l'archétype d'une nouvelle génération d'immigrés loin d'être " réductible au cliché du Maghrébin des cités déscolarisé ". Fondateur du Young Mediterranean Forum qui, après Tunis en 2008, tiendra à Séville du 4 au 7 novembre sa deuxième session, il cultive les réseaux. Extraits: Les extraordinaires mains de Frédéric Chopin couraient sur les touches du piano jusqu’à ce qu’elles trouvent la fameuse "note bleue": un absolu. Pressé et occupé. Un parcours exemplaire. Hakim El Karoui, normalien et agrégé de géographie, parle d’une scolarité en dents de scie. Le tournant. La politique reste sa passion.

Cybergeo : European Journal of Geography Bernard Debarbieux 04 mai 2020 Paru dans Débats , Le grand confinement : avant, pendant, et après ? Kahina Ikni, Samira Debache-Benzagouta et Philippe Woloszyn article 942, 30 avril 2020 Yunliang Meng article 941, 29 avril 2020 Jérôme Monnet 27 avril 2020 Paru dans Débats , Le grand confinement : avant, pendant, et après ?

Compte-rendu de la séance d’ouverture du séminaire | Vers une géographie littéraire Le rôle des mathématiques dans une « révolution » théorique et quantitative : la géographie française depuis les années 1970 Si l’usage du nombre n’a jamais été absent de la géographie, malgré de sérieuses critiques engagées contre la statistique (en ce qu’elle a de réducteur de la richesse des faits humains), il n’a longtemps été utilisé que sous forme de tableaux de valeurs brutes ou de pourcentages (superficies et population des pays, densités de population, accroissements démographiques, volumes de productions…), attestant simplement, pour ainsi dire, de la réalité d’un « fait géographique », comme le faisaient de leur côté les photographies ou autres documents censés témoigner de la véracité d’une assertion relative à un pays ou à un paysage. En géographie physique, des essais de morphométrie, des analyses sédimentologiques, des recherches en climatologie, feraient exception. Géographie et mathématiques : se former et produire Un ensemble d’événements convergents permet de dater des années 1970-1972 un tournant significatif dans la géographie française. Tableau 1 - Stages de formation

Histoire des pensées sociales – géographie – Bailly Histoire des pensées sociales – géographie – Bailly More HEI polycopiés 1. La naissance de la géographie, à travers des auteurs grecs, romains, arabes: géographie des découvertes et des voyages. Le renouveau de la géographie et de la cartographie à l’époque de la Renaissance: le pouvoir des cartes. La naissance de la géographie La géographie dans la civilisation grecque Géographie littéraire: Homère, « Le bouclier d’Achille » Ulysse, « L’Odyssée » On parle des conquêtes et des voyages d’Alexandre-le-Grand (géographie militaire). Naissance des cartes: de la terre, mais aussi du ciel: è Géographie scientifique: Le cosmos de Ptolémée: document scientifique qui incluait des symboles mythologiques: eau, air, terre, fer (ces symboles seront aussi retrouvés chez les Chinois et les Indiens). Cette caractéristique est commune à toutes les connaissances des civilisations jusqu’à la Renaissance: un mélange de scientificité, de religion et de littérature. Le monde arabe Cf. 1. 2.

Colloque Le tournant global des sciences humaines, 23 au 25 septembre 2010, Paris Depuis les années 1960 est apparue dans certains secteurs des sciences humaines et sociales une prise de conscience de la transformation spatiale du monde. On en trouve les échos chez Arnold Toynbee, Marshall McLuhan, Wilbert Moore ou Kostas Axelos par exemple. Cependant, c’est véritablement à partir du milieu des années 1980 que cette prise de conscience s’impose dans les sciences humaines et sociales anglophones – anthropologie et sociologie – avant de se diffuser sur l’ensemble de la planète académique par l’intermédiaire du substantif « globalization » et de l’adjectif « global ». Cette « découverte » du « global » a évidemment profondément transformé notre vocabulaire et notre vision du monde, mais il a aussi eu un impact profond sur les contours des différentes sciences sociales ainsi que sur leurs relations réciproques. Le colloque est cofinancé par les écoles doctorales EOS (E.D. 396), CLM (E.D. 139), l’Institut Universitaire de France et le laboratoire Sophiapol. 09h50-12h45

Le regard d'un géographe sur la mondialisation - Information - F Jacques Lévy Mélanie Chalandon©Radio France Dans les salles du musée des Beaux Arts de Rouen, on peut découvrir un beau portrait signé du maître espagnol Diego Vélasquez... Cette toile représente un homme jovial, qui tend l'index de la main gauche vers une mappemonde. Le géographe qui entend saisir et comprendre notre monde dans toutes ses dimensions... Nous recevons aujourd'hui une grande figure de la géographie contemporaine, Jacques Lévy, géographe, professeur à l’école polytechnique fédérale de Lausanne et professeur à Sciences-Po Paris. Jacques Lévy qui s'est notamment fait connaître pour ses travaux sur la mondialisation. Qu'est-ce que la géographie, discipline souvent mal-aimée, peut nous dire de notre monde de 2010... Vivons-nous la fin de la mondialisation heureuse ? Ce matin, nous allons faire comme le géographe de Vélasquez, nous allons regarder le monde de haut... Vous n'avez pas accès à cette Ressource multimédia.

La question était posée à l'Institut de Géographie de Paris, le 11 janvier, à l'occasion d'un séminaire de didactique proposé par Didagéo : l’histoire-géographie face aux changements passés, présents et à venir, avec François Audigier, Professeur à l'Université de Genève (UNIGE), responsable de l’équipe ERDESS (recherche en didactique et en épistémologie des sciences sociales) , et Pascal Clerc, Maitre de conférences, à l'Université de Lyon – IUFM, UMR Géographie-cités, équipe E.H.GO, en présence du géographe François Durand-Dastès. by franz42 Jan 20

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