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L’affaire Mila expliquée : insultes contre l’islam, menaces contre une lycéenne et réaction politique « maladroite »

L’affaire Mila expliquée : insultes contre l’islam, menaces contre une lycéenne et réaction politique « maladroite »
Cela aurait pu rester une vidéo en live postée par une adolescente sur Instagram un samedi. C’est devenu ce que l’on appelle désormais « l’affaire Mila ». Cette lycéenne homosexuelle aux cheveux mauves a été insultée et menacée de mort, pour avoir tenu, le 18 janvier en live sur Instagram, des propos insultants envers l’islam. La première enquête ouverte, du chef de « provocation à la haine à l’égard d’un groupe de personnes, à raison de leur appartenance à une race ou une religion déterminée », vient d’être classée sans suite par le parquet de Vienne. Mais, face à la gravité des menaces qui continuent d’être proférées contre elle, Mila a dû être déscolarisée. Avant le rétropédalage de la ministre, qui a « précisé » ses propos en reconnaissant une expression « maladroite », des personnalités politiques de tous bords se sont indignées sur Twitter, comme la sénatrice socialiste de l’Oise Laurence Rossignol. Il n’en fallait pas moins pour raviver le débat autour de ce sujet sensible.

https://www.lemonde.fr/societe/article/2020/01/29/affaire-mila-la-ministre-de-la-justice-accusee-de-vouloir-legitimer-le-blaspheme_6027715_3224.html

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« Avec l’affaire Mila, un vent mauvais s’abat sur la liberté d’expression » Tribune. En France, il est permis – comme chacun sait – de dire, d’écrire ou de chanter qu’on « déteste la religion », que la religion « c’est de la merde », et que Dieu, « on lui met un doigt dans le trou du cul, merci, au revoir ». Ce genre de déclaration, sous une forme souvent plus sophistiquée mais parfois plus brutale, scande depuis des siècles l’histoire culturelle et politique de notre pays. Et pourtant… Ces propos, diffusés sur Instagram le 18 janvier, par une adolescente qui entendait riposter à des attaques homophobes fulminées par des dévots, ont mis le feu aux réseaux sociaux. Affaire Mila : cinq personnes jugées en juin, dont deux pour « menaces de mort » Le parquet de Paris a annoncé, jeudi 11 février, que cinq personnes seraient jugées le 3 juin par le tribunal correctionnel de Paris pour « harcèlement moral » et, pour deux d’entre elles, « menaces de mort » contre l’adolescente iséroise Mila, qui avait publié une nouvelle vidéo polémique sur l’islam au mois de novembre. Les cinq personnes, âgées de 18 à 29 ans, avaient été interpellées mardi en Loire-Atlantique, en Moselle, dans le Calvados, la Marne et les Hauts-de-Seine, par les services de police et de gendarmerie locaux. L’opération était placée sous la coordination opérationnelle de la division de lutte contre les crimes de haine de l’Office central de lutte contre les crimes contre l’humanité, les génocides et les crimes de guerre (OCLCH).

Asia Bibi, chrétienne condamnée à mort pour blasphème puis acquittée au Pakistan, souhaite s’installer en France C’est une femme menue, vêtue d’une tunique brune ornée de bijoux, une perle dans le nez, qui n’en revient pas de l’honneur qui lui est fait dans ce salon de l’Hôtel de Ville de Paris baigné par la lumière du jour tombant mardi 25 février : la Pakistanaise Asia Bibi, 48 ans, une revenante du couloir de la mort, reçoit des mains de la maire Anne Hidalgo le diplôme de citoyenne d’honneur de la Ville de Paris, une distinction qui lui avait été attribuée en 2015, in absentia – au côté, cette année-là, de Charlie Hebdo. Tout un symbole : Asia Bibi, une paysanne catholique analphabète de la province pakistanaise du Pendjab, mère de deux filles, fut condamnée à mort en 2010 pour blasphème, après que des femmes musulmanes de son village l’ont accusée d’avoir bu l’eau du puits dans leur gobelet, un jour de juin 2009 où elles participaient ensemble à la cueillette de fruits, et de l’avoir ainsi souillée parce qu’elle était chrétienne.

« Séparatisme » : les députés s’acheminent vers l’adoption d’un texte clivant L’examen en première lecture du projet de loi « confortant les principes républicains » s’est achevé, samedi 13 février, après 135 heures de débat réparties sur un mois entre le passage du texte en commission spéciale puis en séance, à l’Assemblée nationale. Plus de 300 amendements ont été adoptés, portant sur les 51 articles du texte. Un vote solennel des députés aura lieu mardi. Ce texte emblématique du tournant régalien voulu par Emmanuel Macron à quinze mois de l’élection présidentielle donne lieu à des modifications substantielles de plusieurs lois totémiques du droit français. Lire le décryptage : Ce que contient le projet de loi sur les « principes républicains » Les députés se sont longuement attardés sur l’article premier, qui étend l’obligation de neutralité aux agents de droit privé exerçant des missions de service public (transports…).

Nue à Lourdes, prière punk, Jésus en érection… Quand l’art provoque l’Eglise Juin 2020 : chère tenue d’Ève Deux mille euros. C’est le montant de l’amende requise, le 25 juin, par le parquet de Tarbes à l’encontre de Deborah De Robertis. Mauritanie : dernière chance pour le blogueur condamné à mort pour apostasie Accusé d'avoir écrit un article à caractère blasphématoire, Cheikh Ould Mohamed Ould Mkheitir a été condamné à la peine capitale. La Cour Suprême doit rendre son ultime jugement mardi prochain. Le blogueur mauritanien Cheikh Ould Mohamed Ould Mkheitir, condamné à mort pour apostasie, devrait connaître son sort le 31 janvier prochain, dans une décision donnée par la Cour suprême. Cet homme aujourd'hui âgé de 30 ans, est détenu depuis le 2 janvier 2014. Il est accusé d'avoir écrit un article à caractère blasphématoire envers le prophète de l'Islam, publié sur le site d'information mauritanien Aqlame, rapporte l'Organisation Human Rights Watch dans un communiqué.

De « Charlie » à Dieudonné, jusqu'où va la liberté d'expression ? « Pourquoi Dieudonné est-il attaqué alors que Charlie Hebdo peut faire des “unes” sur la religion » ? La question est revenue, lancinante, durant les dernières heures de notre suivi en direct de la tuerie à Charlie Hebdo et de ses conséquences. Elle correspond à une interrogation d'une partie de nos lecteurs : que recouvre la formule « liberté d'expression », et où s'arrête-t-elle ? La liberté d'expression est encadréeLa particularité des réseaux sociauxLe cas complexe de l'humourCharlie, habitué des procèsDieudonné, humour ou militantisme ? 1. La liberté d’expression est encadrée Ce que contient le projet de loi contre le « séparatisme » examiné par l’Assemblée Les débats dans l’hémicycle promettent d’être mouvementés. Encadrement plus sévère de l’instruction à domicile, délit de « séparatisme », répression de la haine en ligne, contrôle renforcé des associations, financement des cultes… Après un prologue d’une cinquantaine d’heures d’auditions, puis autant pour le passage en revue des mesures en commission spéciale, l’Assemblée nationale entame, lundi 1er février, le premier acte de l’examen du projet de loi qui entend lutter contre l’islamisme radical, réputé être l’un des derniers grands textes du quinquennat Macron. « Notre pays est malade d’un séparatisme, dont le premier d’entre eux, l’islamisme, gangrène notre unité nationale », a déclaré le ministre de l’intérieur, Gérald Darmanin. « Il faut savoir nommer la maladie, il faut trouver les médicaments », a-t-il ajouté, en ouvrant les débats, alors qu’une partie de l’opposition de gauche, notamment Jean-Luc Mélenchon, accuse le gouvernement de vouloir « stigmatiser » les musulmans. Cultes

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