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Une tribune pour la restitution des marbres du Parthénon accuse le British Museum

Une tribune pour la restitution des marbres du Parthénon accuse le British Museum
La frise du Parthénon, 160 m de marbre sculpté au Ve siècle avant notre ère parait la partie intérieure du monument jusqu’au début du XIXe siècle quand Thomas Bruce, plus connu sous son titre de Lord Elgin, l’a méthodiquement démontée et transportée à Londres où elle se trouve toujours. C’est une des pièces maîtresses, elles y sont pourtant nombreuses, du British Museum. Renommée alors Marbres d’Elgin, ce chef d’oeuvre fait l’objet d’une demande de restitution par les autorités grecques depuis deux siècles, sans succès. C’est donc une controverse qui dure entre la Grèce et le Royaume Uni. Mélina Mercouri, alors Ministre de la Culture, avait fait une campagne poignante au milieu des années 1980 pour en obtenir la restitution. Une tribune ravive le débat sur la propriété Robertson défend l’instruction du dossier sur la base du droit des droits de l’Homme et non pas dans le cadre des juridictions nationales, proposition qu’il développe dans son ouvrage intitulé : Whos own History ?

https://www.franceculture.fr/emissions/le-journal-de-lhistoire/le-journal-de-lhistoire-du-vendredi-08-novembre-2019

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Les marbres du Parthénon emportés loin du Parthénon, un « acte créatif »? Imaginez que j’emporte ce Thermos, le votre Guillaume, pour le mettre chez moi. Imaginez ensuite que vous me le réclamiez et que je vous réponde que sortir ce Thermos de son environnement habituel, ce studio de radio, pour le mettre sur une de mes étagères, constitue avant tout un « acte créatif ». C’est ce qui vient de se passer, entre la Grèce (vous dans cette parabole) et le Royaume-Uni (moi). Quant au Thermos ce sont les marbres du Parthénon (frise, fronton et plaques sculptées) qui ont été saisis dans l’acropole athénienne par Lord Elgin au début du 19ème siècle, puis vendus par le même Lord au British Museum. Ces marbres, dont le patrimoine grec est privé voir amputé, font l’objet d’une bataille diplomatique depuis des années. Le feuilleton « les marbres du Parthénon » n’existe pas encore sur Netflix mais ça devrait arriver un jour.

L'Unesco demande le retour des frises du Parthénon Soutenue par l'organisation internationale, la Grèce demande le retour de son patrimoine à Athènes, conservé aujourd'hui par le British Museum de Londres. Cela dure depuis plus de trente ans. En 1983, l'actrice Melina Mercouri, alors ministre de la Culture, avait demandé officiellement le retour à Athènes des frises orientales du Parthénon, conservées par le British Museum de Londres. Cette requête qui pouvait à première vue sembler légitime est pourtant restée lettre morte. Aujourd'hui, c'est sous l'égide de l'Unesco qu'une nouvelle campagne de mobilisation voit le jour. Elle vise à ramener ce trésor emblématique de l'art hellénique à Athènes.

Enseignement - Athènes et Londres se disputent les frises du Parthénon Publication : 26 nov. 2013 A qui les Frises du Parthénon appartiennent-elles ? En 1806, l'Empire Ottoman offre au diplomate britannique Lord Elgin un ensemble comprenant 12 statues, 156 dalles de la frise du Parthénon, 15 métopes (la frise du temple d'Athéna Niké qui jouxte le Parthénon), et une cariatide servant de pilier en remerciement de son soutien contre les Français en Egypte ; au total la moitié des ornements du Panthéon. Lord Elgin les emporte en Angleterre avant de les céder au British Museum. Ministre de la Culture grecque de 1981 à 1989 (puis en 1993-1994), Melina Mercouri essaie d'obtenir la restitution de cette œuvre du patrimoine mondial mais également du patrimoine grec. Elle met sa notoriété personnelle et celle de son mari le réalisateur Jules Dassin au service de cette cause, organisant une campagne de sensibilisation internationale.

Le musée de l’Acropole à Athènes : un musée dans l'attente - Ép. 2/4 - Les objets de la discorde : comment restituer les trésors culturels spoliés ? Au début du XIXe siècle, la crainte de voir disparaître les racines de la civilisation européenne provoque l’apparition d’aventuriers qui se lancent dans le rapt d’œuvres de l’Antiquité grecque. Lord Elgin se voit en « sauveur » des marbres du Parthénon, postulant que le pays qu’il pille n’est pas capable de prendre la mesure de leur valeur. Ce discours de « s’approprier pour sauver » appartient-il au passé ? Benoît de l’Estoile : On pourrait croire que le rapt des frises est de l’histoire ancienne mais en fait les termes du débat n’ont pas beaucoup évolué depuis 1801. L'idée selon laquelle les objets seront mieux préservés dans les musées occidentaux court des débats sur les antiquités égyptiennes jusqu’à celui sur la restitution des œuvres d’art africain à leurs pays d’origine aujourd’hui. François Queyrel : Mais même à l’époque, il ne faut pas penser que le geste de Lord Elgin n’a suscité que de l’exaltation face à un héros venu sauver des œuvres en péril.

Marbres du Parthénon : un trésor... géostratégique L'affaire des marbres du Parthénon provoque des rapprochements parfois inattendus. La Turquie vient de se ranger aux côtés de la Grèce après l'annonce par le British Museum du prêt d'une sculpture au musée de l'Ermitage de Saint-Pétersbourg. "Nous soutenons la Grèce dans ses efforts de retour du dieu Illisos au musée de l'Acropole", a déclaré le chef du gouvernement turc Ahmet Davutoglu, lors du "Conseil de coopération bilatérale" entre les deux pays longtemps ennemis, qui s'est tenu à Athènes le 6 décembre dernier.

Le trésor de Béhanzin et le sabre d’Oumar Tall appartiennent de nouveau aux Africains Pour ne rien manquer de l’actualité africaine, inscrivez-vous à la newsletter du « Monde Afrique » depuis ce lien. Chaque samedi à 6 heures, retrouvez une semaine d’actualité et de débats traitée par la rédaction du « Monde Afrique ». Le trésor du roi Béhanzin et le sabre attribué à El Hadj Oumar Tall, chef spirituel et fondateur de l’empire toucouleur, n’appartiennent plus aux collections publiques françaises. Les députés ont définitivement adopté, jeudi 17 décembre, le projet de loi actant le transfert de propriété de ces objets au bénéfice du Bénin et du Sénégal, par dérogation au principe d’inaliénabilité du code du patrimoine. Il s’agit des premières restitutions à l’Afrique d’objets spoliés pendant la colonisation, comme s’y était engagé le président Emmanuel Macron dans son discours à la jeunesse africaine prononcé à l’université de Ouagadougou, en novembre 2017.

Pékin soutient Athènes dans son combat pour récupérer les frises du Parthénon Cet article date de plus d'un an. Le président chinois Xi Jinping, en visite à Athènes, a déclaré soutenir la Grèce pour le retour des fameuses frises du Parthénon, conservées au British Museum à Londres. Article rédigé par France Télévisions Rédaction Culture Entre réclamations et restitutions — Orgueil et Patrimoine Depuis les années soixante-dix, de nombreux pays anciennement colonisés réclament la restitution de leur patrimoine culturel « pillé », ceci en raison de son importance dans la construction identitaire des nouveaux États. Ainsi, la question des objets « d’art premier », Africains par exemple, qui ont quitté leurs pays d’origine légalement ou illégalement, est parfois devenue la source de contentieux entre les États détenteurs et les États d’origines. L’ampleur de ces réclamations est telle que l’UNESCO a mis en place un instrument de lutte contre le trafic illicite de biens culturels et souhaite favoriser les restitutions. Dans cette étude, nous présenterons dans un premier temps cette convention, ainsi que ses limites, puis dans un second temps nous présenterons deux exemples de restitutions avant de nous intéresser en dernier lieu aux réclamations de restitution non abouties à l’instar des marbres du Parthénon.

Frise du Parthénon au British Museum : la Grèce s’impatiente À la suite de 200 ans d’échecs des négociations, la Grèce pourrait recourir à l’aide internationale pour demander la restitution des frises du Parthénon. Alors que le British Muséum s’apprête à fêter les 200 ans de l’installation de la frise du Parthénon en son sein, les célébrations risquent bien de tourner court. En effet, ce que les détracteurs du musée surnomment le « Black anniversary » pourrait voir une première avancée dans les négociations entre la Grèce et le Royaume-Uni au sujet de la restitution de la frise. Ramenés en 1801 par Lord Elgin, alors ambassadeur auprès de l’Empire Ottoman, sous prétexte de « permettre au goût anglais de s’affiner », les marbres furent installés dans une dépendance de sa résidence de Park Lane. En juin 1816, criblé de dettes et mis sous pression populaire, Elgin est contraint de revendre la frise à l’État anglais, pour un prix deux fois moindre que ce qu’elle lui a coûté.

Patrimoine - La Chine souhaite récupérer ses biens En Chine, des experts en œuvre d’art entament un programme de recensement de tous les sites archéologiques ou historiques pillés, et des trésors culturels volés entre 1840 et 1949. Ils comptent rapatrier sur le sol chinois les pièces appartenant à leur patrimoine, témoignant de la grandeur de l’empire du Milieu. La Chine se réveille et s’affole : mais où donc est passé son patrimoine ? l’Unesco estime à 1,67 millions les biens culturels détenus par plus de deux cents musées de 47 pays. Quant à l’évaluation des trésors détenus par des particuliers étrangers, elle serait dix fois supérieure.

Panorama de l'art Au Ve siècle av. J.-C., les cités grecques sortent victorieuses des guerres Médiques, menées contre l’Empire perse. À leur tête, Athènes, pillée en 480, se relève. Pour faire disparaître les traces du saccage, Périclès, stratège de la ville, engage de grands travaux de restauration. Le directeur du Grand musée égyptien souhaite le retour de la pierre de Rosette dans son pays Entrée au British Museum en 1802, la stèle qui a permis à Champollion de déchiffrer les hiéroglyphes, est réclamée depuis des années, sans succès, par l'Égypte. Aujourd'hui, Tarek Tawfik, le directeur du nouveau Grand musée égyptien, situé au pied des pyramides de Guizeh, émet le souhait de revoir ce chef-d'œuvre dans son pays. Une pomme de discorde inscrite dans le temps.

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