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Quantified Self (3/3) : Les tabous de la mesure

Quantified Self (3/3) : Les tabous de la mesure
Par Hubert Guillaud le 15/12/11 | 6 commentaires | 2,785 lectures | Impression L’une des limites du Quantified Self demeure trop souvent, de rester focaliser sur la santé et le sport, notamment parce que les deux secteurs permettent d’enregistrer des données “objectives” : vitesse de course, pulsation cardiaque, localisation, prise médicamenteuse… sont autant d’actions concrètes facilement révélables par les chiffres. En ce sens, le QS demeure une mesure de la performance et de l’amélioration, même si pour cela elle observe également la maladie, la faiblesse et la dégradation. Pour s’étendre, le mouvement doit certainement chercher à dépasser ses limites originelles pour introduire la mesure dans d’autres domaines que le seul domaine du soin de soi. Mais en même temps, quand il lui arrive de glisser sur d’autres thématiques, il révèle vite ses limites et ses tabous. Peut-on tout mesurer de soi ? Peut-on tout mesurer de soi ? Comment alors parvenir à les contourner ? Hubert Guillaud

Quantified Self (2/3) : Des outils au service de soi Par Hubert Guillaud le 08/12/11 | 7 commentaires | 4,199 lectures | Impression La communauté des quantifiés n’est pas composée que de personnes sensibles à leurs propres mesures. Elle est aussi composée de geeks, de bidouilleurs, de développeurs, d’artisans, de makers, de start-upers et d’industriels qui bricolent ou codent des outils et des services pour faciliter la mesure. Des gens qui, partant le plus souvent de leurs propres besoins, développent des applications ou des prototypes, qu’ils ne cessent de perfectionner, espérant trouver le produit ou le service qui sera adopté par le plus grand nombre, qui fera passer le mouvement de la mesure de la niche des passionnés au plus grand public. Les applications sportives ou de santé ne manquent pas. Reste à trouver le capteur et l’interface qui séduira le plus grand public. La longue traine des outils Image : Rain Ashford sur la scène de la conférence Quantified Self Europe photographiée par Sebastiaan ter Burg. Le Graal de l’agrégation

Extracting Wisdom from Data Quantified Self (1/3) : Mettre l’informatique au service du corps Assister à une conférence du Quantifed Self (QS), comme c’était le cas de cette première édition européenne, qui se tenait à Amsterdam, c’est faire l’expérience étrange d’être parmi des gens obnubilés par la mesure de soi et qui interrogent sans cesse ce qu’ils mesurent d’eux-mêmes. C’est être confronté à une multitude de personnes – les « quantifiés » – qui part leurs pratiques mêmes, semblent se distinguer du commun des mortels : « Nous ne sommes pas comme les autres personnes » reconnaissait Gary Wolf en introduction de ces deux jours. Bardés d’outils, d’applications, de techniques de soi et de méthodes, que bien souvent ils inventent en faisant, ces cobayes d’eux-mêmes vous font entrer dans le monde étrange d’une pratique réflexive sur soi-même, visant à faire sens d’une accumulation de données et de chiffres. Comme le faisait remarquer Gary Wolf, le QS vise à « utiliser l’informatique utilement ». C’est un processus actif de réflexivité qui mêle informatique et données.

Le Quantified Self (QS) : le nouveau visage de l'Internet personnel ? Avec le QS, l'internet se pare d'une nouvelle couche d'usages et donc de champ business. A la couche média, communication, marchande, puis la couche sociale et communautaire, s'ajoute désormais l'internet des actions, un internet plus personnel, davantage centré sur la personne, sur le sujet. Henri Verdier (Cap digital/Etalab) à propos du Quantifield Self a pointé récemment l'idée d'un "internet des actions", un "fabernet", qui se concrétise dans des nouvelles pratiques autour de la mesure de soi. l'utilisateur en quête d'intimité et d'efficacité personnelle, réserverait un peu moins de temps aux pratiques communautaires. Aujourd'hui avec Facebook le graphe social et les centres d’intérêt de tout un chacun sont partagés.

Vers des “produits de données” Pour O’Reilly Radar, Mike Loukides, a publié un court rapport sur la nature de ce qu’il appelle les « produits de données » où il tente de dresser une esquisse d’une taxonomie des services imaginables depuis ce que produisent les données. La science des données explique-t-il, est en train de donner naissance à de nouveaux types de produits qu’on n’imaginait pas il y a encore quelques années. En fait, les données sont en train de devenir des produits, que ce soit des produits liés aux données elles-mêmes (des données de transports ou de trafic par exemple qui deviennent des services en tant que tels), ou des produits liés à l’activation des données par les utilisateurs (par exemple les produits liés au Quantified Self). Les données font naître de nouveaux types de produits Nous commençons à nous habituer aux produits virtuels à mesure qu’ils remplacent les produits physiques, explique Mike Loukides. Pour Mike Loukides, il existe néanmoins d’autres formes de livrables.

L’iPhone 5s mesurera votre santé En dévoilant son nouvel iPhone 5s mardi 10 septembre 2013, Apple a surpris certains observateurs en y intégrant des fonctionnalités de mesure des comportements de l’utilisateur. Quand Apple met un pied dans le domaine de la m-santé. De l’iPhone 5s, nul besoin de revenir ici ni sur les nouveaux coloris, la fameuse identification par empreintes digitales, ni même les prix : permettez-moi d’isoler une fonctionnalité, rapidement présentée par Phil Schiller, le directeur marketing : ce qu’il appelle lui-même « un coprocesseur de mouvement », ou Motion coprocessor by Shakespeare. Ce coprocesseur, de son vrai nom le M7, travaille étroitement avec le « vrai » processeur de l’iPhone (le A7) pour, en continu, analyser les informations remontant des différents capteurs de l’iPhone, à savoir l’accéléromètre, le gyroscope et le compas.

Et si le rapport de force Marque Conso évoluait Au début de cette semaine, Marine Catalan, Directrice du planning stratégique Plan.Net, écrivait un article très intéressant, intitulé “Consumer empowerment, la révolution en marche” , sur le nouveau statut des marques vis-à-vis de leurs consommateurs dû à l’évolution du consommateur et de son environnement. Ainsi, dans cet article, l’auteur défend le fait que le consommateur a évolué, délaissant le “consommacteur ” pour laisser davantage s’exprimer l’acteur qui est en lui et qui le pousse à vouloir les jouer les premiers rôles dans sa relation avec une marque. Participer, collaborer à l’élaboration d’une campagne ou encore d’un produit voire même à la stratégie d’une marque représentent les ambitions de ces nouveaux consommateurs qui ont donc pris la pouvoir. Il s’agit donc d’un ” empowered consumer ” qui entre directement en interaction avec la marque. Concretement, ce concept est mis en application par le gouvernement britannique et une communauté de chercheurs, développeurs.

Les limites de la mesure de soi Kevin Kelly, cofondateur du Quantified Self a prononcé la conférence de clôture de la première édition de la conférence sur la quantification de soi qui se tenait la semaine dernière à Mountain View en Californie, permettant, comme le dit Ethan Zuckerman qui en rapportait les propos, d’offrir un contexte pour comprendre les propos échangés pendant deux jours. Pour Kevin Kelly, auteur de What technology Wants (Ce que veut la technologie), la quantification de soi fait partie d’une tendance plus large vers laquelle nous allons. Cette tendance plus large consiste à être à l’écoute de la technologie, parce que « la technologie nous dit où elle va ». La quantité d’information ne cesse d’augmenter, plus rapidement que tout ce que nous faisons. Image : Gary Wolf et Kevin Kelly sur la scène de la première édition de la conférence Quantified Self, photographiés par Marc Smith. Nous n’échapperons pas au Lifestream « Nous ne voulons pas moins de données, nous voulons une plus grande symétrie »

Le phénomène du Self-tracking (Quantified Self) au Web-In 2011 J'ai eu l'occasion de présenter une courte conférence lors du Web-In 2011 sur la thématique du Self-tracking (Quantified Self). Web-In veut stimuler les artisans de l’industrie à innover et à réinventer le Web de demain. Web-In vise carrément à amener ses participants à aller au-devant des constats, voir même à sortir de leurs zones de confort et à remettre en questions leurs certitudes. Web-In est organisé par Alliance numérique, le réseau d’affaires de l’industrie des nouveaux médias et des contenus numériques interactifs du Québec, dans le cadre de MTL DGTL. Malgré une petite salle, beaucoup de sujets, plusieurs façons de le présenter, plein de gens curieux. Les vidéos de la journée seront disponible sous-peu. Voici la vidéo : LE PHÉNOMÈNE DU SELFTRACKING from Alliance numérique on Vimeo. Je vous invite à visionner l'ensemble des présentations du Web-In 2011 en vidéo. Voici ma présentation : Quelques articles post-évènement : Mention spéciale pour la performance de Alexandre Enkerli !

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