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Alain Giffard Critique de la lecture numérique

Alain Giffard Critique de la lecture numérique
Paru en 2009 dans la revue Atlantic Monthly, l’article de Nicholas Carr, « Is Google making us stupid ? 1 », connut un vif succès, significatif du nouvel esprit de dissensus qui caractérise les affaires numériques. C’est probablement dans les pays de langue allemande que le débat est le plus vif, notamment autour de l’ouvrage de Susanne Gaschke sur « l’abrutissement numérique 2 ». Un an plus tard, Nicholas Carr publiait, sous le titre The Shallows : What the Internet is Doing to Our Brains 6, l’enquête et la démonstration qui sous-tendent l’article d’Atlantic Monthly. La question de la lecture L’entrée de Nicholas Carr – selon moi, le principal mérite de l’ouvrage –est la question de la lecture. D’emblée, l’auteur associe lecture et réflexion, à partir de son expérience personnelle. L’analyse de Carr, qui s’appuie sur les travaux déjà nombreux de psychologues et de cogniticiens, repose sur la notion de surcharge cognitive. La surcharge cognitive Une vision déterministe de la technique

Alain Giffard lecture numérique et culture écrite Ce texte est une reprise largement remaniée de ma communication au séminaire général de l'ITEM, " De l'archive manuscrite au scriptorium électronique ", à l'invitation d'Aurèle Crasson, en 2005. Je remercie mes amis de l'ITEM de m'avoir incité à ce retour sur une expérience qu'ils avaient si bien accompagnée. précédents Le projet de " Poste de Lecture Assistée par l'Ordinateur " de la Bibliothèque de France - souvent désigné à l'époque par l'acronyme " P.L.A.O " - n'était pas sans précédents. Le plus célèbre était le dispositif imaginé par Vannevar Bush au tournant de la seconde Guerre Mondiale et intitulé " Memex ". En réalité, le projet de Bush lui même avait été précédé d'une station de lecture de microfiches, conçue par Golberg, avec le parrainage de Paul Otlet, une des grandes figures du monde des bibliothèques. Evidemment la liste organisée de la collection est une des pièces maîtresses de son système. prospective bibliothèque numérique épisodes pratiques fonctionnalités lecture numérique

Agence régionale du livre Les métamorphoses numériques du livre Alain Giffard La lecture numérique peut-elle se substituer à la lecture classique ? La lecture numérique peut-elle se substituer à la lecture classique – j'entends ici la lecture du texte imprimé, telle qu'on l'apprend à l'école ? Le reflux de la culture écrite classique n'est pas une conséquence du numérique, mais le numérique se développe bien dans le cadre de ce reflux. Voilà posé très brièvement l'enjeu de la substitution de la lecture numérique à la lecture classique. Avec l’essai “Des lectures industrielles” paru dans Pour en finir avec la mécroissance, je propose un bilan nécessairement provisoire de la lecture numérique. L'acte de lecture numérique est compliqué et difficile : visibilité des écrans, typographie, mise en page, absence d'unité. Le problème, c'est que cet équipement n'a jamais été réalisé dans le cadre du numérique, bien que le programme en ait été posé, dès Memex, la machine à lire de Vannevar Bush *.

Lecture numérique et culture écrite, par Alain Giffard François Morellet - Emprunt n°7 - 1997, gravure sur inox brossé Le débat lancé par Nicholas Carr en Août 2008 ("Is Google making us stupid?") a ouvert, en grand et soudainement, le débat sur la lecture numérique. La lecture numérique a en effet cessé d’être une simple « tendance technique », dans le sens de Leroi Gourhan. Elle est devenue une pratique culturelle, c’est-à-dire qu’un milieu humain associé s’ordonne autour d’un nouveau dispositif technique. La question de départ pourrait être: « est-il concevable de lire à l’écran? Elle devient ensuite: "la lecture numérique peut-elle se substituer à la lecture classique, comprise comme la lecture du texte imprimé, essentiellement du livre, telle qu’on l’apprend à l’école?" Plus généralement encore: comment la lecture numérique, comme culture et comme pratique, prend-elle place dans la culture écrite? Dans cette perspective, notre point de départ doit être le reflux de la culture écrite, et plus particulièrement de la lecture.

Les métamorphoses du livre... numérique — éduscol, le site des professionnels de l'éducation Cette prochaine édition aura lieu les 17, 18 et 19 novembre 2014, à la BnF, pour les deux premières journées et au Lycée Jean Zay, Paris 16e, pour le troisième jour. Après avoir centré les précédentes éditions du Rendez-vous des Lettres sur les transformations du livre, de la lecture, de l’écriture et de l’image à l’heure du numérique, il a semblé intéressant d’aborder cette année ces transformations du point de vue de la parole et des pratiques de l’oral en classe. C’est en effet à la parole comme expression orale, verbale, de la pensée qu’est consacré ce séminaire, et aux voies nouvelles que lui ouvre le numérique par les transformations de la relation entre l’écrit et l’oral qu’il favorise. Une bibliographie - sitographie couvrant les thématiques abordées dans les différentes éditions de ce séminaire et celles qui, dans leur prolongement, pourront faire l'objet de séminaires dans les prochaines années est proposée.

Coagulation dans la communication Le Monde.fr | • Mis à jour le | Par Thibaud Vuitton (@thibo) "Je suis en train de manger un sandwich." Ce type de message représenterait 40 % de ce qui est publié sur Twitter. D'après une étude du cabinet américain Pear Analytics, la plus grandes partie des tweets ("gazouillis", en français) sont, en effet, des "bavardages sans intérêt" relatant des faits anodins. Si l'étude a été réalisé sur un tout petit échantillon – 2 000 messages en anglais ont été analysés –, elle révèle finalement une chose : la consigne de base de Twitter, répondre à la question "Que faites-vous actuellement ?" "Pourtant cette consigne est complètement absurde. Membre actif de l'Ars Industrialis (Association internationale pour une politique industrielle des technologies de l'esprit) du philosophe français Bernard Stiegler et blogueur depuis plus de cinq ans, Alain Giffard est venu à Twitter parce qu'il cherchait un moyen de faire "circuler de l'information". Agrandir le plan

Qu'est-ce que comprendre un texte ? Véronique DRAI ZERBIB est docteur en Psychologie cognitive, chercheur au Living Lab Européen du LUTIN ( Laboratoire des Usages en Technologie d’Information Numérique, Cité des Sciences, Paris) dont le Directeur scientifique est le Thierry BACCINO, professeur à l’Université Paris 8. ATER au Laboratoire Adaptations Travail Individu de l’Université Paris-Descartes où elle enseigne l’ergonomie, Véronique DRAI ZERBIB a, lors du colloque organisé par l’association Lecture Jeunesse " les jeunes et les inégalités numériques" centre de ressources et de formation sur la littérature destinée aux adolescents et jeunes adultes, présenté une conférence sur « les compétences mobilisées par la lecture sur écran ». La deuxième partie de cette conférence porte sur les mécanismes perceptifs visuels qui contraignent notre prise d’information : Les saccades sont des mouvements rapides échappant au contrôle volontaire.

Christian Vandendorpe Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre. Christian Vandendorpe Christian Vandendorpe, né en 1943 à Blandain (Tournai), est professeur émérite de l'Université d'Ottawa. Biographie[modifier | modifier le code] Christian Vandendorpe obtient son doctorat en didactique de l'Université Laval en 1988. En 1987-1988, il devient professeur remplaçant au Département des lettres françaises de l'Université d'Ottawa, puis professeur adjoint de 1988 à 1992, professeur agrégé de 1992 à 1998 et professeur titulaire de 1998 à 2007. De 1993 à 2007, il a été directeur du Centre d’écriture de la Faculté des arts de l'Université d'Ottawa. En 2008, il reçoit le prix de la SDH/SEMI pour ses réalisations[1]. De 2008 à 2011, il a été vice-président, diffusion de la recherche, de la Fédération canadienne des sciences humaines (en). Christian Vandendorpe fait partie, ou a fait partie, du comité de rédaction de plusieurs revues : Applied Semiotics / Sémiotique appliquée[3], ALSIC. Du papyrus à l'hypertexte.

Site - Alain Giffard Lire d’'une tout autre manière Xavier de la Porte, producteur de l’émission Place de la Toile sur France Culture, réalise chaque semaine une intéressante lecture d’un article de l’actualité dans le cadre de son émission. Désormais, vous la retrouverez toutes les semaines aussi sur InternetActu.net. La lecture de la semaine, il s’agit d’un article de Kevin Kelly trouvé sur le site du Smithsonian Magzine qui paraîtra sur papier en août prochain. “L’Amérique est fondée sur l’écrit”, commence Kevin Kelly. Image : Kevin Kelly, photographié par Michelle Mila. Mais, continue Kelly, la lecture et l’écriture, comme toutes les technologies, sont dynamiques. Après 1440 et l’invention de l’imprimerie par Gutenberg, la production massive de livres changea la manière dont les gens lisaient et écrivaient. Aujourd’hui, poursuit-il, plus de 4,5 milliards d’écrans numériques illuminent nos vies. Mais, précise Kelly, il n’agit pas là de la lecture de livres. Et tout cela, précise Kelly, exige plus que nos yeux. Xavier de la Porte

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