background preloader

Joanna Marques : Travailler la littérature avec un bot

Joanna Marques : Travailler la littérature avec un bot
Peut-on utiliser la programmation informatique pour travailler autrement la langue et la littérature ? Professeure de lettres au collège Robert Doisneau à Clichy-sous-Bois, Joanna Marques a relevé le défi : ses élèves ont réalisé un « bot » qui chaque jour publie des vers originaux, générés aléatoirement à partir d’une structure et de mots tirés de poèmes d’Apollinaire sur la guerre. Le travail invite à des manipulations grammaticales et littéraires qui paraissent fructueuses et formatrices. L’initiation au code favorise aussi une meilleure compréhension de notre environnement numérique. Qu’est-ce qu’un « bot » ? Dans le contexte de Twitter, un « bot » (robot) crée des publications automatisées (répondre à certains mots, retweeter certains #, …). Techniquement, comment tout cela se fabrique-t-il ? Tout d’abord il faut avoir ou créer un compte twitter, celui sur lequel sera publié le bot. Vous avez quant à vous lancé un bot autour d’Apollinaire : pourquoi ce choix ? Le projet Apollinr18 Related:  BotsHumanités numériquesbots

Concevoir des bots : un usage contextualisé des langages de programmation au service des… Après une rencontre avec Antoine Courtin à l’Atelier Canopé 94 en juin 2017, j’ai pu rencontrer son extension numérique : le #BotInfoCom. Ce robot produit de courts messages sur Twitter. De manière aléatoire, il invente des titres de conférences en mixant les mots clés des problématiques liées à la recherche en info-com avec des noms de chercheurs et de penseurs influents sur la question. Le résultat est tour à tour étonnant, jubilatoire, voir brillant d’inventivité. La démarche, elle, est pour le moins stimulante pour qui s’intéresse à la contextualisation des apprentissages du code et au nécessaire décloisonnement d’un travail généralement réduit au champ des sciences ou des mathématiques. Bien plus encore qu’une oeuvre de pop-culture, le travail romanesque des auteurs au programme peut être revisité, remixé par des élèves aux commandes d’un bot. Depuis bientôt 6 mois le #LynchBot propose quotidiennement son interprétation du lynchland.

Comment concevoir un bot en classe ? | by Joanna Marques | Medium La conception de bot est un travail collaboratif. L’idée est de créer une œuvre commune. Il faudra alors répartir le travail entre les élèves pour que chacun apporte sa contribution au travail final. Nous vous recommandons de faire travailler les élèves par groupes et que chaque groupe d’élèves soit dans un premier temps responsable d’une liste de propositions. La constitution des groupes dépend de votre structure. Pour un exercice qui implique des rimes, il est possible de faciliter l’exercice en utilisant l’outil de recherche de votre logiciel de lecture. Avant de se lancer dans le travail de recherche pour les élèves, il convient de déterminer les contraintes pour chaque liste. Qu’est-ce que je dois chercher ? Chaque groupe d’élèves complète la liste dont il a la charge sur le document collaboratif. Les élèves vont travailler tous ensemble, collaborativement et simultanément sur le même document. Il est temps de faire les premiers tests avec les élèves et de générer le code du bot. 4.

Réseau des lettres : Travailler les conjugaisons avec un bot Peut-on apprendre à mieux écrire grâce à l’intelligence artificielle ? Trois professeurs de français ont tenté l’aventure du « bot » pour faire travailler et interagir leurs élèves autour des conjugaisons. Les élèves proposent des verbes à conjuguer pour constituer une base de données. Le programme génère ensuite de multiples combinaisons pour des milliers d’exercices différents, publiés de manière aléatoire sur le réseau Twitter, et autant de possibles défis à relever. Le « bot » paraît plus stimulant que les exercices mécaniques d’antan : « Les élèves sont actifs dans la conception du bot et des révisions. Ils s’approprient les dispositifs (matchs, bot) pour s’entraîner et réviser. » Éclairages conjoints de Grégory Devin dans le Cotentin, Cyril Mistrorigo en Corrèze et Lionel Vighier dans les Yvelines ... Pouvez-vous expliquer ce qu’est un « bot » ? Sur le plan technique, par qui et comment le bot est-il réalisé ? La liste des verbes est conçue par les élèves.

Connaître aujourd’hui. L’épistémologie problématique des humanités numériques. Connaître aujourd’hui. L’épistémologie problématique des humanités numériques. Conférence inaugurale d’Aurélien Berra (U. Paris Ouest). Présentation Si l’épistémologie a pour rôle de dire comment nous connaissons ce que nous connaissons, les façons d’envisager le sujet connaissant et sa relation avec ses objets varient selon les époques et les champs de savoir. Une telle épistémologie est-elle seulement possible ? À travers ces questions, plutôt qu’à un nouveau paradigme, je propose de réfléchir à l’intérêt de décrire les éléments d’une culture épistémique.

La pédagogie des bots littéraires – Julia Dumont Maîtrise de la langue Pouvoir générer des tweets cohérents à partir de listes de variables nécessite un solide travail sur la syntaxe et la grammaire : les élèves sont amenés à se demander quel mot peut être déplacé, inséré et selon quelles conditions dans la phrase. Dès les premiers essais de générations de tweets, il faut souvent modifier ses propositions : tous les noms ne vont pas avec tous les adjectifs ; des problèmes de genre et de nombre se posent ; les verbes transitifs avec les COI ou les COD, etc. Faire travailler des élèves à la création de bot participe au travail d’appropriation de la langue. Les outils permettant de générer des exemples de tweets avant publication permettent une détection et une remédiation directe des incorrections grammaticales. On trouve ici un des principaux intérêts du travail du bot : l’élève a un retour direct sur ce qu’il crée grâce à la génération aléatoire. Ainsi syntaxe, lexique, conjugaison sont au service de la production d’énoncés.

« L’intelligence artificielle va bouleverser notre façon d’écrire » En mars 2017, Ross Goodwin a sillonné, au volant d’une Cadillac, les routes de l’Est américain, de New York à la Nouvelle-Orléans. Un road trip a priori classique… sauf que cette fois, sa voiture était équipée d’une intelligence artificielle, chargée de coucher sur papier le contenu du voyage en vue d’une future publication. Présenté comme le « premier véritable livre écrit par une IA », 1 The Road est sorti en septembre dernier. Nous avons rencontré son « créateur » à Paris. « Il était 9h17 du matin, et la maison était dense. » L’incipit de 1 the Road ressemble à s’y méprendre à celui de n’importe quel roman. De passage à Paris, Ross Goodwin a pris le temps de nous répondre, confiant sa joie d’avoir réalisé son « rêve depuis toujours ». Usbek & Rica : Avant de rentrer dans le vif du sujet, pourriez-vous nous expliquer comment exactement ce livre a-t-il été écrit ? « En substance, l’exercice consistait à écrire avec une voiture à place d’un stylo » Non, je n’ai rien touché ! Oui.

Thread by @Jul_Dum: "Un nouveau éraire est né à @ORME2 aujourd’hui et il vous réserve des surprises ! Le @BotCid a des envies de voyage et de collaborati […]" #BotLittéraire #ClasseContributive #CulturesRemix #BIN ¿Cuál es la situación amaneciendo este domingo? Primero, una noche y madrugada con muchos rumores, ruidos, carrerones y hasta (dicen que) tiroteos. En resumen,la masa no está "pa' bollos" y los sabe hasta "María la bollera". Luego, lo interesante, la situación del régimen... #BIN El régimen veinteañero (cumple 20 años en 5 días), que tanto se ufanó de ser "pacífico pero armado", ahora recién descubre que quedó reducido "a tiros de salva". #BIN#ElEstadoDeLaNación 1.

Les humanités numériques, un enjeu de transdisciplinarité - Doc'Poitiers - Le site des professeurs documentalistes Humanités Numériques : enjeu de transdisciplinarité et pistes d’actions pédagogiques Le mardi 15 mai 2018, les collègues des GTL de Charente ont été invités à se retrouver afin d’assister à une journée de travail sur les Humanités numériques. A l’invitation d’Hélène Pantéris, Julie Javelas, et de Canopé Charente, Elie Allouche, chef de projet à la DNE au service Numéri’lab, a consacré la matinée à un temps de présentation de ce champ de recherche récent. Caractérisé par son approche universitaire interdisciplinaire qui mobilise des axes de recherche théorique et pratique, les humanités numériques ont pour ambition de connecter les réflexions théoriques et les avancées pratiques de différentes disciplines avec les nouveaux modes de production et de diffusion des connaissances.  Voir la présentation en trois temps. A l’issue de ces premiers échanges, une thématique autour de la veille semble s’être dégagée. Ressources sur les Humanités numériques

Exemples divers 5 | 2021 · Appel à contribuer au numéro « Enseigner et apprendre les humanités numériques » Humanités numériques est une revue francophone publiée en libre accès et consacrée aux usages savants du numérique en sciences humaines et sociales. Éditée par l’association francophone Humanistica et diffusée sur la plateforme OpenEdition Journals, elle offre un lieu de réflexion, de débat scientifique et d’expression aux chercheurs et enseignants dont les travaux s’inscrivent dans ce champ. La revue s’adresse ainsi aux spécialistes des sciences humaines, des sciences sociales et des disciplines liées aux technologies de l’information, ainsi qu’à toutes celles et tous ceux qui se sentent concernés par les transformations numériques des savoirs. Le numéro 5 de la revue, dont la publication est prévue en janvier 2022, sera intitulé « Enseigner et apprendre les humanités numériques ». Comment enseigne-t-on les humanités numériques ? À quels besoins les dispositifs éducatifs mis en œuvre répondent-ils ? Repères bibliographiques Clivaz, Claire, et Dominique Vinck. 2014. « Introduction.

Related: