
Neurosciences et éducation : peut-on les marier ? Inspiré du titre d’un article de Francis Schrag (professeur en philosophie de l’éducation) paru en 2013, la question du mariage entre neurosciences et éducation est au cœur des débats que suscite l’éventuelle application des résultats neuroscientifiques dans la salle de classe. Neurosciences de l’éducation, esprit, cerveau et éducation ou encore neuro-éducation, le vocabulaire ne manque pas pour désigner cette « jeune science », dont l’objectif est de mieux faire connaître le cerveau et les processus cognitifs qui lui sont attachés. La fascination qu’exercent les images du cerveau, les animations 3D ou toutes approches déclarées « brain-based » (basée sur ce que l’on sait, ou croit savoir, du fonctionnement cérébral) engendrent malheureusement de nombreux malentendus. Mais quels sont ses véritables apports au monde éducatif ? Gaussel Marie & Reverdy Catherine (2013). Un peu de neurologie pour mieux comprendre Les techniques d’imagerie cérébrale L’intelligence artificielle Les neuromythes
Apprentissage, motivation, émotion : comment apprenons-nous Le cerveau est l'objet le plus complexe de l'univers connu, et c'est de sa compréhension que dépendra l'avenir de nos technologies futures et singulièrement l'intelligence artificielle et la robotique. A l'Inria, Frédéric Alexandre dirige le projet Mnémosyne, chargé de développer des modèles computationnels de notre fonctionnement cérébral, dans le but de développer à terme des agents autonomes, robotiques ou logiciels, qui soient physiologiquement crédibles. Autrement dit, dont l'architecture sera analogue à celle du cerveau humain. Au cours d'une conférence à Bordeaux, lors d'un atelier organisé conjointement par l'expédition Bodyware de la Fing et l'Inria, Frédéric Alexandre nous a présenté quelques fondamentaux concernant les mécanismes de notre mental. Les sciences de l'esprit, sciences cognitives et neurosciences, ont fait des progrès ces dernières années et s'attaquent à des sujets de plus en plus difficiles, a-t-il expliqué en préambule. Comment garder l’information importante
Compréhension et AdaptationFonctionnement cognitif : théorie de l'esprit La théorie de l’esprit représente la capacité à attribuer un état mental aux autres et à soi-même: croyances, intérêts, intentions, désirs, sentiments, émotions…). C’est ce qui permet d’anticiper ce que les autres peuvent penser, ressentir ou faire mais aussi ce qu’on doit dire ou faire devant telle ou telle personne dans tel ou tel contexte. Les personnes avec autisme ont un défaut de théorie de l’esprit qui conduit à des difficultés pour se construire un monde social d’intentions, de désirs, de croyances, de sentiments. Les professionnels utilisent souvent le test de Sally-Anne pour comprendre le niveau de développement de cette théorie de l’esprit. Ce test est un petite bande dessinée représentant deux petites Sally et Anne dans une même pièce. Sally cache une bille dans une boîte, et sort de la pièce. Un test proche est celui de la boîte de smarties. Il existerait une association entre théorie de l’esprit et niveau de développement verbal et cognitif.
Rencontre avec Serge BOIMARE : écouter, parler, écrire autour de textes fondateurs | GFEN37 - Serge BOIMARE - LIVRE PASSERELLE - CDDP37 - empêchement de penser - textes fondateurs - collège Verlaine de Lille - | Opération réussie pour cette journée de réflexion autour de « Ces enfants empêchés de penser[1] » : près de 180 personnes y ont participé. La journée était organisée en deux temps : Le matin : échanges de pratiques autour du « nourrissage culturel » et des pistes pédagogiques préconisées par Serge BOIMARE. Préparée pour un groupe restreint (une trentaine de personnes) cette séquence a réuni des personnels de l'éducation exerçant sur différents champs : enseignants du premier et du second degré, enseignants ITEP, IEN, équipe de direction de collège, CPE, documentalistes, animatrices de l'association LIVRE PASSERELLE. Serge BOIMARE a tout d'abord présenté les hypothèses de travail sur lesquelles il fonde sa réflexion. 15% des élèves n'accèdent pas à la maîtrise de savoirs fondamentaux tels que la compréhension d'un texte simple ou le sens des opérations. 1 - L'expérience de l'association LIVRE PASSERELLE : Un « nourrissage culturel » en amont, hors et aux abords de l'école. De quelle façon ?
La fonction "pause" du cerveau Quand un événement extérieur sollicite notre attention, on pourrait s'attendre à une mobilisation générale de tous les neurones de notre cerveau. Pas du tout ! Au contraire même, un grand nombre d'entre eux se mettent carrément en veille. C'est la découverte très surprenante effectuée par une équipe de chercheurs de l'Inserm dirigée par Jean-Philippe Lachaux et Karim Jerbi (Centre de recherche en neurosciences de Lyon). Brutale déconnexion Depuis longtemps, le "réseau par défaut", identifié par Marcus Raichle en 2001, fascine les chercheurs, car il manifeste une activité lorsque son propriétaire semble au repos total. Pause salutaire Cette étude montre aussi l'existence d'une guerre sans merci entre les deux réseaux de neurones : le "réseau par défaut" et le "réseau exécutif" se disputant nos ressources attentionnelles.
P.P.R.E. : l'aide aux apprentissages - Stratégies d'apprentissage L'Inspection Générale liste un certain nombre de stratégies d'apprentissage, à travers quelques questions relatives à la façon dont l’élève construit ses apprentissages et les met en oeuvre ; parmi lesquelles : “ - Parvient-il à choisir une procédure efficace, qu’elle soit personnelle ou experte, et à mobiliser ce qu’il sait pour répondre à une question nécessitant une prise d’initiative ? - Quelles formes de raisonnements ou de démarches défectueuses peuvent l’amener à développer des conclusions inexactes, ou obtenir un résultat erroné même à partir d’éléments exacts ? - Quel est le comportement de l’élève par rapport aux erreurs qu’il commet, est-il capable de les repérer, d’en analyser l’origine ou les origines ?” Ces questions conduisent à distinguer des opérations intellectuelles à l'oeuvre dans telle ou telle procédure et des styles cognitifs qui privilégient l'une ou l'autre de ces opérations. Les opérations intellectuelles La divergence est une opération de créativité.
Mon cerveau, ce héros... et ses mythes De "l'effet Mozart' à la croyance que l'on n'utilise que 10% de son cerveau, les neuro mythes sont partout et particulièrement dans l'enseignement. Philosophe de formation mais chargée de mission à La main à la pâte et membre associée à l'Institut Nicod, Elena Pasquinelli nous invite à découvrir les neuro mythes et à les comprendre pour mieux les combattre. Un combat devenu nécessaire parce qu'ils justifient de façon banale le maintien de préjugés et qu'ils empêchent du coup l'Ecole de tirer parti des avancées scientifiques. "Ce voyage au royaume des mythes ne sera pas un voyage de tout repos et il présente des risques", écrit E Pasquinelli. Son ouvrage n'est en rien une remise en question des neurosciences. Elena Pasquinelli : " oublier que les enseignants ont un cerveau c'est risqué, non ?" Dans cet entretien, E Pasquinelli analyse plusieurs neuromythes qui ont cours dans l'éducation. Elle ne veut pas dire grand chose sauf du point de vue métaphorique. Je ne crois pas.
Définition | dubegaiementdansmaclasse Le bégaiement est un trouble de la fluence et de la communication, qui affecte le débit de la parole, se manifestant par des répétitions en excès, des blocages et par des pauses inhabituelles de durée anormale. Des mouvements accompagnateurs, parfois spectaculaires, peuvent s’y ajouter, affectant le visage, la respiration, les membres, d’une amplitude quelques fois impressionnante. Ils peuvent également se manifester par de légers tremblements ou une fixité de la mimique. Il faut être deux pour bégayer : la perturbation et la désorganisation de la parole se manifestent le plus souvent en situation de communication. Par ailleurs, l’aspect de pénibilité fait partie intégrante du trouble : pour la personne bègue qui fait l’effort, ou en donne l’impression,pour le destinataire, gêné face à un sujet bègue, ne sachant comment réagir, ni comment intervenir pour faciliter l’échange. On peut ajouter qu’un enfant bègue a souvent conscience de son trouble, et il y associe généralement une souffrance.
Itinéraire de l'adulte doué : une indicible désolation intérieure De l'errance à la révélation Nous commencerons par évoquer quelques aspects du chemin suivi par les adultes doués jusqu'à la révélation de leur don intellectuel : leur parcours et son aboutissement. Il s'agit ensuite de guider l'explorateur après la découverte, peut-être fortuite, de son don, dans des contrées tout à la fois inconnues et familières. Une indicible désolation intérieure... Cet intitulé qui paraissait s'imposer en la circonstance est un peu trop brutal, douloureux peut-être à entendre sans précautions, mais il sera repris au cours de cet exposé. Un tel sentiment de désolation est impossible à exprimer : il y a des moments où les mots, tous les mots, même les plus précis, deviennent réducteurs. Il est tellement tentant pour l'entourage de porter un diagnostic hâtif, étayé par quelques notions de psychologie et de médecine, notions largement dispensées par les medias, ce qui fait que tout le monde pense posséder au moins quelques idées sur le sujet. Difficulté à se lier ? Oxygène