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Internet, enfant de la contre-culture: Interview du sociologue Dominique Cardon (Part 1)

Internet, enfant de la contre-culture: Interview du sociologue Dominique Cardon (Part 1)
Sociologue au Laboratoire des usages d’Orange Labs en France, Dominique Cardon se penche depuis plus de dix ans sur ce que nous faisons d’Internet. Dans La démocratie Internet, il ausculte les mutations démocratiques provoquées par le réseau. Mais tout débute par un retour aux sources. Aujourd’hui, on a l’impression qu’Internet n’a jamais été autant lié à la politique. Vous soulignez également que la genèse même d’Internet a engagé une forte dose de politique. Pourquoi ? Dans l’histoire du protocole de communication qu’est Internet, le financement d’origine vient de l’ARPA, une agence de recherche du ministère de la défense, qui a monté l’ARPA-Ipto, une petite équipe de recherche pour créer un réseau décentralisé au début des années 60. Ce qui les a emballé, aussi, c’est le fait que l’ordinateur devienne un objet personnel. Que se passe-t-il après le déclin des communautés hippies, à la fin des années 70? L’amertume est telle que certains veulent redéployer le projet ailleurs. Related:  O.T.C.Internet, généralités

Internet : enfant de la contre-culture – Interview du sociologue Dominique Cardon (Part 2) | geek politics Dans cette deuxième partie d’interview, Dominique Cardon, sociologue au Laboratoire des usages d’Orange Labs, nous explique comment Internet joue en marge de la démocratie représentative plutôt que contre elle. Moteur pour activer la société civile et inciter à ne pas se fier à l’Etat pour tout, le réseau, selon Cardon, ne modifie les sociabilités que d’une façon marginale. Attention, toutefois, car il serait bien en passe de devenir une boîte noire que le commun des mortels ne parviendra bientôt plus à ouvrir. Geek Politics : Il y a-t-il un moment déclencheur de l’utilisation d’Internet à des fins politiques ? Dominique Cardon : Si l’on remonte à l’histoire des pionniers, c’est venu tout de suite. A titre personnel, le moment où j’ai commencé à me plonger dedans, c’est avec Indymedia, en 1999, et l’articulation qui s’est créée entre le mouvement altermondialiste et l’usage d’Internet. Depuis Wikileaks, on peut avoir l’impression que l’activisme en ligne a pris un élan nouveau…

L'éducation n'est pas une marchandise L’EDUCATION N’EST PAS UNE MARCHANDISEAntoine Boulangé Introduction Dans l’éducation, le marché veut tout dominer. A Vancouver s’est tenu en mai 2000 le premier World Education Market. Taux de chômage (mars 1999) Salaire médian 1999 BTS 11,2 % 7200 F DUT 10,4 % 7200 F Niveau licence maîtrise (sans diplôme) 10 % 8000 F Titulaire licence ou maîtrise 9 % 9000 F ( source Centre d’Etudes et de Recherche sur les Qualifications) Ce tableau montre pourtant que c’est bien l’enseignement général qui protège le mieux du chômage et qui garantit de meilleurs salaires. Plus que partout ailleurs, la France a connu de très intenses luttes politiques touchant l’éducation : la Révolution française, la lutte pour la laïcité, mai 68, décembre 86… Aujourd’hui encore, suite aux nombreuses résistances de ces dernières années, la privatisation de l’éducation n’est pas aussi avancée en France que dans le reste de l’Europe. « Elle trouve son origine dans les conditions économiques de l’époque.

Makers (2/2) : Refabriquer la société Le mouvement makers est en plein essor, comme le montre la multiplication des lieux qui leurs sont dédiés (voir la première partie de ce dossier). L’éclosion des TechShops, des foires, des ateliers, qui sont pour beaucoup dans une logique de développement et d’essaimage du modèle y participe pleinement. A certains endroits, à San Francisco, le TechShop est au cœur de la réhabilitation d’un quartier (comme c’est le cas à South Market). Mais surtout, ces lieux s’implantent au coeur d’un écosystème qui favorise leur développement : écoles, musées, start-ups et grands acteurs de l’internet qui souhaitent redéployer leur activité en centre-ville… Faire société : des lieux et de leurs enjeux Pour Michael Shiloh, l’enjeu va bien au-delà des lieux. On devine derrière ce mouvement makers, un véritable enjeu pour un apprentissage différent. Reprendre confiance dans sa capacité à créer Image : visite du Maker Space avec Michael Shiloh. Image : la voiture-oeuvre en forme de maison victorienne…

Technologies et coopération Internet ne nous rend pas seul, soulignions-nous dernièrement. Mais en quoi nous aide-t-il à coopérer entre nous ? Dans son nouveau livre, Ensemble : les plaisirs rituels et la politique de la coopération (Amazon, extraits), le sociologue Richard Sennett, enseignant à la l’école d’économie de Londres et à l’université de New York, s’est intéressé à la coopération. Pour comprendre pourquoi elle se produit – et parfois, pourquoi elle ne se produit pas. Après Craftman (L’artisan, traduit en français sous le titre Ce que sait la main : La culture de l’artisanat), qui s’intéressait à l’impulsion innée que nous avons à bien faire les choses, ce livre est le second d’une trilogie (baptisée homo faber) sur les compétences dont les humains ont besoin pour une coexistence heureuse (le suivant, annoncé, portera sur les villes). La valeur de la coopération réside dans l’informel Face à la crise, estime le sociologue, les règles formelles s’avèrent souvent insuffisantes. Dialectique contre dialogique

FAI alternatifs : Internet sans passer par Orange, Free ou SFR, ça existe ! | Rue89 Eco Un femme a l’air agréablement surprise sur une publicité pour un grille-pain (Retrospace) Si vous devez ouvrir une ligne internet, il est très probable que vous fassiez comme la quasi-totalité des Français et que vous optiez pour un des principaux fournisseurs d’accès à Internet (FAI) du marché (Free, Orange, SFR...). Pourtant, des solutions alternatives existent. En France, ils sont environ un millier à avoir fait le choix des FAI associatifs. Aussi vieux que l’Internet grand public Ces petites structures associatives voient le jour quand Internet commence à s’implanter en France, vers le début des années 90. « L’Internet de l’époque n’avait rien à voir avec celui d’aujourd’hui », explique Benjamin Bayart, le président de FDN (French Data Network), le plus ancien FAI français encore en activité : « Il y avait des “bouts” d’Internet, présents dans certaines universités ou certaines grandes écoles, mais il n’y avait pas de système informatique capable de faire un véritable réseau.

Internet et politique : un entretien avec le sociologue Dominique Cardon Dominique Cardon : Pourquoi l’internet n’a-t-il pas changé la politique ? On ne présente plus Dominique Cardon, sociologue au laboratoire des usages SENSE d’Orange Labs. Il publie au Seuil, dans la collection “la République des Idées”, un petit livre synthétique, stimulant, lucide et informé sur La Démocratie internet. Un ouvrage où il tente de nous expliquer pourquoi le grand soir électronique n’a pas eu lieu. Pourquoi l’internet n’a-t-il pas changé la politique ? Peut-être parce que la politique sur internet n’est pas là où, par habitude, on va la chercher, suggère-t-il. InternetActu.net : Depuis l’origine de l’internet, on a beaucoup fantasmé sur la démocratie électronique et son avènement. Dominique Cardon : Elle vient tout droit de son histoire. L’appropriation personnelle, le bidouillage, le do-it-yourself a défini un cadre nouveau pour investir les technologies qui étaient si mal aimées à l’époque en raison de leur connivence avec les pouvoirs militaire et marchand.

Les difficultés de l'enquête de terrain - SoCio Voici un devoir que j'ai rédigé durant ma licence de sociologie, sur le sujet suivant : « En vous appuyant sur des enquêtes et méthodes choisies parmi celles du cours, vous exposerez les difficultés rencontrées par le sociologue dans son enquête de terrain. Aux prémisses de la sociologie, les sociologues étaient, pour la plupart, sédentaires : ils ne pratiquaient pas l'enquête directe de terrain. Ils travaillaient à l'explication des descriptions que faisaient les explorateurs, les ethnologues ou les historiens. Mais ce sont certains de ces sociologues sédentaires qui formèrent toute une génération de sociologues de terrain. Aujourd'hui, les enquêtes de terrain sont usuelles en sociologie, mais ce n'est pas sans difficultés que les sociologues se confrontent à la réalité, et ce à tous les stades de l'enquête. Avant de se lancer sur le terrain, le sociologue se prépare en effectuant un recueil de données, de façon à connaître son terrain et à mieux envisager sa méthode.

Makers (1/2) : Faire société “We are all makers” (Nous sommes tous des artisans). Le credo de Dale Dougherty, fondateur de Make Magazine et de Maker Faire, le plus grand événement dédié au mouvement “makers”, est en passe de devenir le nom de référence d’une communauté extrêmement diverse et dynamique, en pleine expansion. Derrière ce sigle rassembleur, inventé par Make Magazine il y a plus de 10 ans au sein même d’O’Reilly Media, géant de l’édition orientée techno fondée par Tim O’Reilly l’un des gourous de l’internet à l’origine du concept de Web 2.0, on trouve une idée clé : il faut encourager la créativité individuelle car elle est porteuse de plus de conscience et responsabilité sociale, comme l’exprimait Dale Dougherty sur la scène de TED. Profitant de la vague du DIY (Do it yourself, pour “Fais le toi-même !”) Qui sont les makers ? La place particulière de San Francisco dans ce monde des makers est peut être à trouver dans le fait que les gens, ici, ont eu le talent d’initier le réseau. Image : Noisebridge.

Enregistrements de Bernard Stiegler En fonction de mon temps libre (!), je mettrai ici des enregistrements audio et video de prise de parole de Bernard Stiegler : radio, association, séminaire, colloque, intervention évènementielle, etc. Si vous-même possédez de tels enregistrements, merci de m’envoyer un message afin d’enrichir le catalogue, pour le plaisir de tous. Et n’oubliez pas les nombreux enregistrements disponibles sur la page personnelle de Bernard Stiegler sur le site d’Ars Industrialis Dans la première partie, Bernard Stiegler introduit son mémoire intitulé “Pour une théorie de l’attention”. Enregistré en Mars 2007. Emmanuel Moreira et Amandine Andre me signalent leur documentaire audio : « En compagnie de Bernard Stiegler« .Bernard Stiegler est intervenu au printemps 2008 dans le cadre de la conférence » Ce que nous attendons de la gauche en Europe ». Introduction : 1. 2. 3. Les questions / réponses : L’entretien est divisé en plusieurs parties : Un entretien sur l’enfance et la télévision :

Les liens faibles, moteurs de notre diversité informationnelle Les chercheurs de Facebook, menés par Eytan Bakshy, ont publié une nouvelle étude s’intéressant à comment les gens recevaient et réagissaient à l’information dans le cadre du réseau social. Une étude qui nous invite à « Repenser la diversité de l’information dans les réseaux (voir le papier de recherche, intitulé, lui, plus modestement, « Le rôle des réseaux sociaux dans la diffusion de l’information »). Pourquoi « repenser la diversité de l’information dans les réseaux sociaux » ? Les liens faibles sont les gens les plus influents de nos réseaux sociaux L’expérience de Bakshy était relativement assez simple. Image : Illustration des liens forts et des liens faibles issue de l’étude d’Eytan Bakshy. L’expérience a permis à Bakshy de voir comment l’information nouvelle (l’information que vous n’auriez pas partagée si vous ne l’aviez pas vue sur Facebook) voyage à travers les réseaux. C’est exactement ce qu’a trouvé Bakshy. Notre réseau relationnel est-il hétérogène ? Hubert Guillaud

Vertus démocratiques de l’Internet Ce texte est issu d’une présentation à la table ronde « Internet et renouveau démocratique » (avec Daniel Bougnoux et Patrice Flichy), animée par Caroline Broué au forum « Réinventer la démocratie » (organisé par La République des idées à Grenoble le 9 mai 2009). À la question de la place d’Internet dans le renouvellement des figures de la démocratie, beaucoup de réponses très diverses et contradictoires peuvent être apportées. Car, à considérer Internet comme un tout, à la fois objet technique, média, espace public, support ou instrument politique, on prend le risque de fondre ensemble des choses si différentes que toute généralisation glisse sur cet improbable objet, sans parvenir à le spécifier. Je voudrais cependant prendre ce risque en avançant, sans beaucoup de précautions, six propositions relatives à l’expérience de la démocratie sur Internet. Les six vertus politiques d’Internet 1. L’exclusion des immobiles 2. La dépolitisation narcissique 3. La fin de la vie privée 4. 5. 6.

Empowerment Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre. La microfinance constitue une forme d'empowerment financier dans les pays en développement. Ici, une banque d'épargne communautaire au Cambodge. L’empowerment[1] est l'octroi de plus de pouvoir aux individus ou aux groupes pour agir sur les conditions sociales, économiques, politiques ou écologiques qu'ils subissent[2]. Origine de la notion en Amérique du Nord[modifier | modifier le code] Selon Bernard Vallerie, on repère la première utilisation du terme empowerment aux États-Unis, au début du XXe siècle. Au Québec, des associations de lutte contre la pauvreté effectuent la promotion de l’empowerment pour alléger le fardeau social et économique de certains milieux en perdition. Accueil en France[modifier | modifier le code] Malgré son introduction au Québec dans les années 1960, l’empowerment est resté très longtemps une notion difficile à traduire en France. Institutions internationales[modifier | modifier le code] Empowerment écologique

La gratuité est-elle l’avenir de l’économie La gratuité est l’avenir de l’économie clame Chris Anderson (blog) qui prépare dans cet article pour la revue Wired, dont il est rédacteur en chef, son prochain livre intitulé Free. Chris Anderson rappelle tout d’abord que la gratuité s’inscrit dans un processus commercial classique, comme l’a exploré avec succès Gillette, en offrant ses rasoirs et en faisant payer ses lames. Mais avec l’internet, une nouvelle gratuité s’est développée, fondée sur des coûts de reproduction nuls du fait de la numérisation, et sous la pléthore de l’offre qui tire encore plus les prix vers le zéro absolu. Un peu comme si Gillette devait maintenant offrir le rasoir et la lame et percevoir son argent sur autre chose. « Il n’y a jamais eu un marché plus concurrentiel que l’internet, et chaque jour le coût marginal de l’information devient plus proche de rien du tout », explique le brillant éditorialiste. La gratuité est inexorable 6 grands modes de financement de la gratuité L’immédiateté.

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