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L'habitat coopératif : mode d'emploi d'une utopie urbaine 



L'habitat coopératif : mode d'emploi d'une utopie urbaine 


Un préalable pour comprendre la suite : la propriété est collective. Au Village Vertical, les habitants qui se nomment eux-mêmes les « Villageois », ont une double casquette : ils sont d’une part locataires de la coopérative de 14 logements, et d’autre part coopérateurs, c’est-à-dire détenteurs du capital de la société coopérative qui est l’unique propriétaire. Et dans la prise de décision, finis les tantièmes des copro’, chacun d’entre eux dispose d’une voix. 1/ Constituer un groupe de militants, plus que de copains Le noyau dur des Villageois s’est formé, il y a six ans, au gré des rencontres dans les mouvements sociaux, écolo ou altermondialistes. « L’urgence sociale et l’urgence climatique n’ont jamais été aussi fortes. Le statut coopératif collait parfaitement à leurs attentes. 2/ Aller à la pêche aux soutiens institutionnels Il a fallu également convaincre le Grand Lyon et la Ville de Villeurbanne de se porter garants de cette première nationale. Related:  Histoire du cohabitat / habitat groupé / habitat participatif

De l’utopie à la réalité. Les coopératives d’habitants au service du logement abordable | la revue études foncières Télécharger l’article au format pdf Que peut-on attendre des coopératives d’habitants ? L’auteur n’en attend pas une révolution des modes de production de l’habitat. Selon lui, les coopératives constituent toutefois des outils en capacité de rompre avec les logiques de marché traditionnelles, à même de produire des logements accessibles au plus démunis. Yann Maury , Chercheur et professeur à l’ENTPE – Université de Lyon, Yann.MAURY@entpe.fr Mots clés : coopératives d’habitants, droit au logement, exclusion sociale Face au « discours de pouvoir » des tenants de la société de marché, que nous disent les coopératives d’habitants [1] ? Ce texte se propose de démontrer la pertinence et la viabilité des coopératives d’habitants en clarifiant non seulement leurs contours, mais également leurs modes de fonctionnement. Il apparaît ainsi que cinq principes d’action commune sont identifiables et assurent une cohérence d’ensemble à ce modèle coopératif. Mobilisation et auto-organisation Finance éthique

Facebook Un tournant pour l’habitat participatif ! Qu’il soit en promotion privée, en habitat social ou coopératif, qu’il prenne la forme de coopératives d’habitants, d’habitat groupé ou encore d’autopromotion, l’habitat participatif interroge notre vision traditionnelle de faire la ville en replaçant l’habitant comme acteur à part entière de son cadre de vie. Alors que certain de nos voisins européens ont intégré depuis longtemps l’expertise d’usage au processus d’aménagement, en France ces expériences sont plus marginales. Récemment, certaines collectivités ont toutefois soutenu de tels projets, comme Strasbourg, Montreuil ou Grenoble. L’absence de cadre législatif freine ces initiatives porteuses d’innovations sociales, de valeurs anti-spéculatives, de mutualisation d’espace. Dans ce contexte de crise, il apparaît plus que jamais nécessaire d’associer l’ensemble des acteurs engagés pour envisager la fabrique d’une ville plus solidaire, plus écologique et porteuse d’un mieux vivre ensemble. Les renvois de cette tribune vers :

Des bâtiments écolos en France : ce n'est pas pour demain ! - Réglementation thermique « Le Grenelle a révolutionné le secteur de l’habitat avec l’introduction d’une réglementation thermique », assure, à l’automne, la ministre de l’Écologie, Nathalie Kosciusko-Morizet [1]. Courant 2012, la France est ainsi censée réaliser « le saut énergétique le plus important » de « ces trente dernières années ». Telle est la promesse énoncée il y a deux ans par le prédécesseur de NKM, Jean-Louis Borloo, et Benoist Apparu, secrétaire d’État en charge du Logement, lors de leur présentation de la nouvelle réglementation thermique 2012 (RT 2012), qui entre en vigueur pour la construction de nouveaux bâtiments entre fin 2011 et fin 2012. Issue du Grenelle de l’environnement, la RT 2012 impose de nouvelles normes, plus strictes que celles de la RT 2005. Intégrée dans la loi Grenelle II, la RT 2012 oblige tout déposant de permis de construire à garantir que son bâtiment ne consommera pas plus de 50 kilowattheure par m2 et par an. Pénurie de professionnels compétents Nolwenn Weiler

La nébuleuse de l’habitat participatif Dossier : Effervescences de l’habitat alternatif 19 novembre 2010. L’amphithéâtre du parlement de l’Europe est noir de monde, plus de 300 personnes se sont pressées pour assister à l’ouverture des premières Rencontres nationales de l’habitat participatif. À l’invitation de la communauté urbaine de Strasbourg et de l’association Éco-Quartier Strasbourg, les principaux acteurs français de l’habitat participatif sont présents pour trois jours d’échanges et de débats. L’ambiance est bon enfant. Les débats sont lancés et le ton est donné par le sous-titre de ces rencontres : « Inventer ensemble un habitat solidaire et durable ». Deux grandes tendances se distinguent, qui, toutes deux, proposent une alternative à la promotion immobilière traditionnelle : d’une part, celles qui se retrouvent dans l’idée de coopératives d’habitants et, d’autre part, celles qui s’inscrivent dans des démarches d’autopromotion et se rapprochent des mouvements historiques d’habitat groupé (D’Orazio 2010).

Yourtes, tipis, zomes et Habitat - Tom et Léa autorisés à vivre en Yourte - Compte rendu du procés en appel (Tom et Léa / Seuls les journalistes, quelques proches, l’ex maire d’Arrout et la famille (après avoir prouvé leurs liens de parenté) ont pu pénétrer dans la salle d’audience… La salle est petite mais aurait pu contenir encore une dizaine de personnes. Le choix avait cependant été fait de ne pas permetttre à des représentants d’associations (HALEM, VHC, DAL…) de combler les places disponibles… Le procès commence vers 14H30. Exposé des faits par l’un des trois juges En 2008, la DDEA a constaté la présence d’une yourte sur un terrain privé de la commune d’Arrout. Considérant la yourte comme une construction, la DDEA a assigné ses habitants en Correctionnelle devant le TGI de Foix le 9 février 2010. Le président demande à Tom et Léa de s’exprimer L’avocat général, procureur de la République Le témoin, Noël Mamère Il évoque l’agriculture et les problèmes du monde rural, parle de la mal-bouffe, et souligne que Léa est en projet d’installation en maraîchage bio. L’avocate, Me Caroline Mécary

Co-Habitat et Habitat Groupé en Europe. - Les diverses formes de l habitat - En Europe et dans le Monde La vie en co-habitat n’est pas un phénomène nouveau mais, pour la première fois, un modèle de communauté (dans le sens de « partage non pas de tout, mais d’éléments choisis du quotidien ») se répand à grande échelle. En effet, alors que la mondialisation tend à détruire les identités culturelles, alors que l’idée même de ‘communauté’ est ringardisée par l’individualisme de nos sociétés, la flexibilité de co-habitat lui a permis de résister et de s’adapter aux besoins des personnes, et ceci dans des contextes culturels très variés. Concernant le co-habitat, on peut distinguer 1) les pays plus nordiques (Danemark, Suède et Hollande), qui connaissent le co-habitat depuis plus de 30 ans ; 2) les pays plus méditerranéens (France, Espagne, Italie), qui commencent tout juste à apprécier les avantages de ce mode de vivre en ville. Au Danemark C’est au Danemark que le co-habitat a vu le jour. Par ailleurs, la nouvelle génération des co-habitats est beaucoup plus « verte ». Pourquoi la paille ?

maisonfeuillette.compaillons Canadian Cohousing Network Le cohabitat au Danemark : là où tout a commencé par Danny Milman The CoHousing Company, 1994 env. C’est au Danemark qu’on tenta pour la première fois de créer une communauté de cohabitat. En effet, c’est au cours de l’hiver 1964 qu’un architecte danois du nom de Jan Gudmand-Hoyer rassembla un groupe d’amis pour étudier les options existantes en matière d’habitation. Le groupe discuta pendant plusieurs mois de la possibilité de créer un milieu de vie favorisant l’entraide. Finalement, à la fin de l’année, il se porta acquéreur d’un terrain dans la banlieue de Copenhague et dessina les plans de douzes résidences en groupe attenant, rassemblées autour d’une maison communautaire et d’une piscine. En 1968, les deux groupes unirent leurs forces et dénichèrent deux emplacements : l’un à Jonstrup, petit village à l’extérieur de Copenhague, et l’autre près de Hillerod. En 1976, un autre groupe acheva également la construction d’une troisième communauté, Nonbo Hede, près de Viborg.

paille à Penhoat

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