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Céline Dunoyer : Quand les élèves font le cours de français

Céline Dunoyer : Quand les élèves font le cours de français
« De quelles connaissances pensez-vous avoir besoin pour étudier cette œuvre de Maupassant ? Quelles activités pourrions-nous mener autour de cette nouvelle ? Quels extraits de Boule de Suif vous semblent intéressants à analyser ? …» : voici quelques-unes des questions posées par Céline Dunoyer à ses 2ndes du lycée Schuman à Charenton-le-Pont dans l’académie de Créteil. La séquence se construit à partir de leurs réponses et les élèves se lancent alors, en groupes, dans le travail sur l’œuvre : ils mènent les recherches nécessaires, étudient les textes choisis, réalisent des productions créatives, partagent leurs travaux à l’oral et en ligne. La séquence montre comment, en français aussi, on peut adopter une démarche de « classe inversée » ou de « classe accompagnée » : les élèves sont conduits à faire la classe, à concevoir la séquence et à se mettre à la tâche ; l’enseignante cesse de faire cours pour mener un précieux travail d’accompagnement. Un binôme a choisi chanter une chanson.

http://www.cafepedagogique.net/lexpresso/Pages/2018/11/19112018Article636782097704434308.aspx

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Jean-Charles Bousquet : Un "journal de séquence " en français au lycée Comment fortifier la mémoire et le sens des apprentissages ? C’est le but du journal de séquence que met en œuvre Jean-Charles Bousquet, professeur de français au lycée Alexis Monteil à Rodez. Par ce dispositif, l’enseignant invite l’élève à faire le récit de ce qu’il a fait, appris et compris. Le journal comprend diverses rubriques : un lexique ; un article réflexif sur les notions abordées ; un dossier, éventuellement numérique, sur un auteur, des lectures ou un mouvement littéraire ; des productions créatives. Le travail mené éclaire et interroge aussi le « carnet de lecture et de formation culturelle » qu’il s’agira bientôt de tenir au lycée et qui servira de support à l’oral du bac de français : n’y a-t-il pas danger de faire d’un espace de travail un outil d’évaluation ?

Actions éducatives liées à l'histoire et à la mémoire - Concours national de la Résistance et de la Déportation Description de l'action Institué en 1961 par Lucien Paye, ministre de l'éducation nationale, à la suite d'initiatives d'associations d'anciens résistants et déportés, le Concours national de la Résistance et de la Déportation (CNRD) est un concours scolaire destiné à susciter une réflexion civique chez les élèves en s'appuyant sur l'enseignement de l'histoire - et notamment de l'histoire des mémoires - de la Résistance et de la Déportation. Chaque année, un thème est défini, pouvant faire l'objet d'un véritable travail interdisciplinaire. Ce travail s'appuie souvent sur des rencontres (anciens résistants et déportés, survivants de la Shoah...), des partenariats (associations mémorielles, ONACVG, archives départementales....) et des visites de lieux de mémoire. Les élèves peuvent s'engager dans ce concours de façon individuelle ou collective. Leur travail est évalué et valorisé à l'échelon académique puis national.

Claire Ridel : Réviser le brevet en réseau Un réseau social peut-il devenir un espace d’apprentissage et même de préparation à un examen ? C’est le pari d’un projet lancé par Claire Ridel au collège Henri Matisse à Grand-Couronne (76) et mené en collaboration avec plusieurs professeures de français de l’académie de Rouen. L’idée est simple : via le réseau Twitter, en utilisant le hashtag #TwittDNB, plusieurs classes de 3ème échangent régulièrement sur des notions vues en cours. Un système de flashcards est aussi utilisé pour regrouper les tweets et réviser plus efficacement. Le profit semble grand : pour les élèves, qui fixent mieux les connaissances en les partageant, qui travaillent simultanément à un bon usage de la langue et d’internet ; pour les enseignantes elles-mêmes, qui échangent sur leurs pratiques et mutualisent leurs ressources. Et Claire Ridel lance l’appel : « nous souhaitons désormais un élargissement vers les autres académies, avec de nouveaux participants.

L'Imbloglio A l'origine du projet... ...Une remarque de mes élèves de 2nde, au milieu du 2e trimestre : "Madame, on va faire des lectures analytiques toute l'année? On ne peut pas faire autre chose?" Oups. Comment dire? Et surtout, comment faire faire des lectures analytiques sans que ça en ait l'air? Françoise Cahen : Il faut sauver l’écrit d’appropriation Il faut sauver Boule de suif ! Telle est la mission lancée par Françoise Cahen à ses 2ndes du lycée Maximilien Perret d’Alfortville. Les élèves se sont immiscé.es dans une fameuse nouvelle de Maupassant pour proposer des dénouements alternatifs, rétablir un peu de justice, publier un livre numérique enrichi de leurs variations et de musiques. Il faut sauver ce qu’il y a à sauver dans les futurs programmes de français au lycée ? Le travail mené éclaire une belle modalité de « l’écrit d’appropriation » que le projet préconise de faire pratiquer en classe « le plus régulièrement possible » pour « faciliter la compréhension approfondie » des œuvres : il viendra nourrir le « carnet personnel de lectures et de formation culturelle » qui sera le support de l’entretien à l’oral du bac de français. Et si, pour s’alléger de la « pesanteur prescriptive » de ces instructions, on y pratiquait à notre tour « l’écriture interventionniste » ?...

Accompagnement à l'orientation au collège et au lycée - Cordées de la réussite et parcours d'excellence Objectifs Les "Cordées de la réussite" et les "Parcours d'excellence" sont des dispositifs interministériels visant à accroître l'ambition scolaire des jeunes lycéens et collégiens issus de milieux sociaux modestes. Leur objectif est de lever les obstacles psychologiques, sociaux et/ou culturels qui peuvent freiner l'accès des jeunes aux formations de l'enseignement supérieur, notamment aux filières les plus sélectives. Chaque année, une note de cadrage fixe les grandes orientations des "Cordées de la réussite" et "Parcours d'excellence".Télécharger la note de cadrage pour l'année scolaire et universitaire 2018-2019

Nicolas Bannier : Vers des lycéens encyclopédistes ? De l’Encyclopédie des Lumières à l’encyclopédie Wikipédia : comment aider des lycéens de 2018 à mieux naviguer dans ces océans de savoirs ? C’est l’objet d’un travail mené en seconde par Nicolas Bannier à Bischheim en Alsace. Ses élèves ont exploré l’Encyclopédie de Diderot et d’Alembert via le projet ENCCRE qui propose une édition numérique de ses 17 volumes d’articles et 11 volumes de planches, permet d'y effectuer des recherches variées, invite à consulter les éclairages de nombreux spécialistes. Les lycéens ont comparé le travail des Encyclopédistes avec celui des internautes dans l’encyclopédie contributive Wikipédia, celle qu’ils fréquentent le plus sans forcément bien la connaitre.

faire dialoguer une œuvre littéraire et un tableau : de L’École des femmes à La Dentellière Le peintre : Johannes Vermeer (1632-1675) Nous ne savons presque rien de sa formation. Il aurait été l'élève de Carel Fabritius, lui-même un disciple de Rembrandt, mais la seule certitude est qu'il fut admis, à vingt et un ans, comme maître peintre, à la guilde de Saint-Luc de Delft, ce qui supposait un apprentissage de six ans auprès d'un maître reconnu.

Jean-Michel Le Baut : Ecrire pour s’approprier les œuvres et internet L’écrit d’appropriation est une recommandation des nouveaux programmes de français au lycée. Comment la mettre en œuvre en classe ? Comment faire aussi de cet écrit d’appropriation d’une œuvre littéraire un travail de réappropriation d’internet ? Des lycéenn.nes de l’Iroise à Brest ont tenté de reconstituer l’identité d’un personnage de Sylvie Germain en créant les traces qu’il aurait pu laisser en ligne sur les réseaux sociaux, moteurs de recherche, sites de vente, répondeurs, plateformes de streaming... Partagé sur leur blog i-voix, le travail créatif renforce le plaisir de la lecture et l’intelligence de l’œuvre. La pratique réflexive permet même aux élèves de construire une distance critique par rapport à leurs propres usages numériques.

Classe média : les caricatures Dans le cadre de la classe média, on ne pouvait pas passer à côté des événements tragiques de mercredi dernier. D’autant plus que dans le collège, nous avons eu certaines réactions très particulières, de type « bien fait pour eux » (pour rester soft). Toutes les classes ont bien entendu eu un moment d’explication et de recueillement jeudi, mais des incompréhensions demeures. Les élèves font des confusions, s’en tiennent à des brides d’informations. Nouveaux programmes de français au lycée : Réalistes ? Comment vont ils faire ? Les projets de programme de français du lycée et le programme de l’enseignement de spécialité « Humanités, littérature et philosophie » sont parus. Par rapport à la première version, dévoilée par le Café pédagogique le 9 octobre, le texte a été sérieusement amélioré. Mais quel empilement de finalités, d'objets d’étude, d'œuvres à lire, de modalités de travail, d’évaluation et parfois même de matières ! Et si, faute de choix clairs, les experts avaient additionné leurs préférences en prenant le risque de programmes qui semblent au final infaisables ? Inflexions

lettres - littérature et cinéma : enseigner le cinéma en cours de lettres Quelle place le professeur de Lettres peut-il accorder au cinéma ? Quel dialogue peut-il établir entre un film et un texte ? L’intégration du 7e art dans le cours de français paraît légitime à bien des égards : épreuve optionnelle de cinéma au CAPES de Lettres modernes, épreuve obligatoire à l’agrégation interne, similitudes entre le récit littéraire et la construction d’une fiction audiovisuelle, profusion des adaptations d’œuvres littéraires. Pauline Auffret : Faire de sa classe une communauté interprétative L’étude des textes condamne-t-elle enseignant.es et élèves au face-à-face ? Peut-on imaginer d’autres dispositifs de travail, plus actifs et collaboratifs, que le traditionnel cours dialogué ? Au lycée Malraux à Allonnes dans la Sarthe, Pauline Auffret amène ainsi ses élèves à travailler sur les textes en trois phases : des groupes d’« experts » sont d’abord constitués autour d’une question spécifique, des « ambassadeurs » vont ensuite expliquer à leurs pairs le résultat de leurs recherches, une question enfin amène les élèves à réaliser à l’écrit un bilan individuel.

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