
Explicitement Vôtre: Tout ce qu'il faut savoir sur les neuromythes - Elena Pasquinelli Voici une conférence donnée par Elena Pasquinelli, chercheuse spécialisée dans l’application des sciences cognitives à des domaines d’intérêt social. Cette prestation est passionnante tant par le contenu, clairement énoncé et argumenté, que par la forme et un discours bien senti, non dépourvu d’humour. Je vous conseille vivement de visionner le clip dans son intégralité. Aujourd’hui, la prise de décision fait l’objet de deux tendances ; certains pensent qu’elle doit s’appuyer sur nos intuitions, nos instincts, d’autres disent qu’elle doit s’aider de la science. Elena Pasquinelli fait partie de la deuxième catégorie : elle expose ici cette nécessaire rencontre entre science et société en expliquant qu’elle n’est pas sans risque. À retenir, cette définition du neuromythe : C'est une croyance fausse présentant les caractéristiques suivantes : * Est exprimée dans un langage scientifique, * Est inspirée par des résultats scientifiques qui sont : mal interprétés ou simplifiés ou périmés.
Cerveau et apprentissage, ou les bienfaits de la neuroéducation Aimeriez-vous savoir ce qui se produit dans le cerveau de vos élèves lorsqu’ils apprennent ? Aimeriez-vous connaître les effets qu’ont vos interventions pédagogiques sur le cerveau de vos élèves ? Aimeriez-vous savoir pourquoi certains élèves ont plus de difficultés que d’autres à réaliser certains apprentissages ? Aimeriez-vous appuyer vos décisions pédagogiques sur des fondations solides découlant des recherches de pointe sur le cerveau ? Voici quelques questions que pose l’Association pour la Recherche en Neurosciences (ARN) avec le groupe EDUCO et l’Université du Québec à Montréal (UQAM). Une problématique importante se pose donc : connaître le cerveau pour mieux enseigner et intervenir auprès des élèves. Cerveau et pratiques pédagogiques D’autres institutions (en France), comme le Collège des Bernardins à Paris se penchent, aussi, sur les apports que peuvent faire les sciences à l’éducation et un séminaire est prévu sur l’apport des neurosciences (1). Architecture initiale
L'inhibition cérébrale dans l'apprentissage des sciences Définition de l’inhibition cérébrale L’inhibition cérébrale est la capacité à contrôler ou bloquer nos intuitions, nos habitudes ou nos stratégies spontanées. L’inhibition est un processus qui se déroule dans le cerveau quand des groupes de neurones relâchent des hormones inhibitrices qui nuisent à l’activation d’autres neurones. la région en question a plus de mal à s’activer ou ne s’activera pas du tout. L’inhibition est surtout en lien avec les apprentissages difficiles. Inhibition et sciences Il existe des conceptions fréquentes chez les élèves qui se révèlent être des croyances fausses mais difficiles à faire évoluer. Quand ils ont comparé l”activité cérébrale de novices et d’experts face à une expérience scientifique, des neuroscientifiques se sont rendus compte que les experts activent des régions cérébrales liées à l’inhibition. Le rôle des alertes émotives Quelques recommandations pédagogiques pour développer et renforcer l’inhibition cérébrale Pour aller plus loin,
Les conférences de France Inter Deux heures avec au programme des débats et des échanges ! Cette année France Inter dédie ce cycle de conférences aux méandres du cerveau. Un podcast à télécharger via RSS ou sur iTunes, qui sera mis à jour tout au long de l'année avec de nouveaux thèmes. Abonnez-vous ! Cycle : « Cerveau » par Mathieu Vidard et Lionel Naccache Les mystères du sommeil Loin d’être en veille, les recherches récentes ont révélé que notre cerveau est au contraire très actif lorsque nous dormons. Quels sont les effets de notre sommeil sur notre mémoire et nos apprentissages ? le manque de sommeil est à l’origine de nombreux troubles : Insomnie, prise de poids, baisse de l’immunité… Et si mieux dormir passait tout simplement par une meilleure compréhension du fonctionnement de nos rythmes internes ? 1h 15min Conférence cerveau : Les mystères du sommeil Par France Inter Les invités : "Les clés de l'attention et de la concentration" Peut-on apprendre à les contrôler ? 1h 17min « Les secrets de notre mémoire » 2h Test 1 :
* Ce que vous croyez sur le cerveau humain est probablement faux Temps de lecture: 5 min À l’occasion de la Fête de la science, qui se tient du 6 au 14 octobre, notre équipe de recherche en neurosciences du CNRS et de l’Université d’Orléans propose d’invalider quelques neuromythes, en organisant une animation sous forme d’un escape game. En voici le synopsis: panique au laboratoire de neurosciences! Le professeur Ciboulot a découvert que les neuromythes se répandent très rapidement dans la population et provoquent un dysfonctionnement du cerveau de toutes les personnes atteintes. Il faut agir vite, avant que les neuromythes ne se propagent et que les dégâts soient irréversibles. Le professeur Ciboulot a besoin de vous. Vous devrez faire preuve de logique, d’observation et d’esprit critique pour découvrir la vérité sur les neuromythes. Mythe n°1: le volume du cerveau influence l’intelligence «Tu as un petit pois dans la tête!» Comparons maintenant le poids du cerveau des êtres humains modernes par rapport à leurs ancêtres. Connexions plus rapides
Neuromyths in Education: Prevalence and Predictors of Misconceptions among Teachers | Psychology Introduction There is widespread interest among teachers in the application of neuroscientific research findings in educational practice. Neuroscientific research has received a lot of attention since 1990–2000, which was declared the “Decade of the Brain” in the United States. Although neuromyths are incorrect assertions about how the brain is involved in learning, their origin often lies in genuine scientific findings. Yet, only a few studies have examined the prevalence of misunderstandings about the mind and brain. Next to examining the prevalence of neuromyths, it is important to identify the factors that predict a high susceptibility to believing in myths. Consequently, neuroscience literacy (i.e., a general understanding of the brain) may protect against incorrect ideas linking neuroscience and education. The present study investigated the neuroscience literacy and prevalence of neuromyths among primary and secondary school teachers in the UK and the NL. Materials and Methods 1.
La première cartographie complète de la latéralisation des fonctions cérébrales La latéralisation des fonctions cérébrales représentée dans un espace à 4 dimensions le long de l’axe de la communication symbolique (vert), l’axe de la « perception/action » (cyan), l’axe des émotions (rose) et l’axe de la prise de décision (jaune). ©Karoliset al./ Nature Communications Certains processus cérébraux sont réalisés préférentiellement dans l’hémisphère droit ou l’hémisphère gauche du cerveau. Mais quelles fonctions et quel hémisphère ? Une équipe de recherche franco-italienne dirigée par un chercheur CNRS de l’Institut du cerveau et de la moelle épinière (AP-HP/CNRS/Inserm/Sorbonne Université) vient de répondre à cette question en livrant la première cartographie complète de la latéralisation des fonctions cérébrales, publiée le 29 mars 2019 dans la revue Nature Communications. En 1865, le médecin français Paul Broca notait que parmi les patients souffrant d’une lésion cérébrale, seuls ceux touchés au lobe frontal gauche rencontraient des difficultés pour parler.
«Réfléchir, c'est résister à soi-même» Rencontre avec Olivier Houdé La Sorbonne, un mercredi automnal. Olivier Houdé nous reçoit dans son bureau au sein du laboratoire de psychologie du développement et de l’éducation de l’enfant du CNRS. Passionné par la peinture, les mathématiques et, avant tout, l’être humain, l’instituteur de formation voulait transmettre aux enfants son amour des images. Votre dernier livre s’intitule Apprendre à résister. Ce livre résume vingt années de recherches menées par mon laboratoire. « Résister » est le mot le plus simple, le plus évocateur, pour refléter cette capacité mentale fondamentale : notre cerveau doit savoir inhiber nos impulsions, nos automatismes. L’heuristique est une logique rapide et intuitive. C’est ce que vous avez découvert grâce à l’imagerie cérébrale ? J’avais déjà cette idée de système d’inhibition dans les années 1990. Ces trois systèmes existent-ils dès la naissance ? Quelles sont les applications pratiques de cette théorie ? Peut-on développer la capacité d’inhibition ?