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Fausses évidences sur la population mondiale, par Gérard-François Dumont

Fausses évidences sur la population mondiale, par Gérard-François Dumont
Démographie, que de poncifs on répand en ton nom... « L’humanité connaît une natalité débridée. » Non, car depuis plusieurs décennies les taux de natalité diminuent nettement et partout, sous l’effet de ce qu’il est convenu d’appeler la « transition démographique » (voir le glossaire), période durant laquelle une population voit baisser une natalité et une mortalité auparavant très élevées. « Il faut craindre une véritable explosion démographique. » Qu’on se rassure : la bombe ne sautera pas. « Nous allons vivre sur une Terre écrasée par la surpopulation. » Non, à nouveau, car la concentration humaine sur de petits territoires, induite par l’urbanisation, entraîne le dépeuplement d’autres régions. « Les vagues migratoires Sud-Nord vont nous submerger. » C’est ignorer que les nouvelles logiques migratoires engendrent des mobilités dans tous les sens, dont de très importantes migrations Sud-Sud. Taille de l’article complet : 2 145 mots. Vous êtes abonné(e) ? Vous n'êtes pas abonné(e) ? Related:  AnalysesCarte du Monde

Etude de cas : dynamiques de population et développement durable en Chine 5ème Le 7 milliardième humain est né. Est-il menacé par la faim? Le PAM développe ses programmes pour soutenir les petits agriculteurs afin d'augmenter la productivité agricole et répondre aux besoins alimentaires croissants. Copyright: WFP/Vanessa Vick Cette semaine, la population mondiale a passé le cap des 7 milliards d’êtres humains. Le sept milliardième habitant de notre planète est né dans un monde où une personne sur sept souffre déjà de la faim et où l’humanité est confrontée à de nombreux défis comme la hausse des prix alimentaires, l’urbanisation et le changement climatique. Nous comptons désormais 7 milliards de personnes sur la Terre, dont une personne sur sept ne mange pas à sa faim. Face à cette croissance démographique qui, sans doute, augmentera la pression sur les ressources mondiales, le PAM s’appuie sur de nouveaux outils innovants pour améliorer la productivité agricole et offrir aux populations vulnérables un accès à la nourriture. La faim face aux nouveaux enjeux

Une planète trop peuplée ?, par Georges Minois Le spectre de la surpopulation a refait surface en 2008, à la faveur d’une baisse des stocks alimentaires mondiaux et en raison de la dégradation accélérée de l’environnement. Un coup d’œil à certains chiffres n’a rien de rassurant : 218 000 bouches supplémentaires à nourrir chaque jour dans le monde, 80 millions chaque année, un effectif global de presque 7 milliards, une consommation qui augmente... La population semble peser bien lourd sur les ressources de la planète. L’humanité n’a pourtant pas attendu le début du XXIe siècle pour s’inquiéter du surpeuplement. Quatre siècles avant notre ère, alors que le monde comptait moins de 200 millions d’habitants, Platon et Aristote recommandaient aux Etats de réglementer strictement la natalité : c’est dire que la notion de surpeuplement est plus une question de culture que de chiffres. Depuis le « Croissez et multipliez » biblique, on voit s’affronter populationnistes et partisans d’une maîtrise de la natalité.

Le monde accueille son 7 milliardième habitant en pleine instabilité des prix alimentaires | Venez débattre avec nous des questions traitées lors des réunions de la Banque La tourmente ne frappe pas seulement Wall Street et les places boursières de la planète. La volatilité affecte aussi les prix alimentaires mondiaux et, avec eux, des millions d’êtres humains dans les pays en développement. Alors que le monde fête la naissance du 7 milliardième terrien cette semaine, la famille de ce nouveau-né ne mange pas forcément à sa faim. Les prix record atteints en 2008 d’abord, puis la nouvelle flambée de février 2011 ont surtout frappé les pauvres des pays les plus vulnérables. Même si la tension sur les cours alimentaires mondiaux est retombée depuis, avec un recul marginal en septembre, le niveau des prix dépasse encore de 19 % celui de septembre 2010 et la volatilité est plus forte que jamais, en particulier dans les pays les plus pauvres. Vous pensez peut-être que ces mouvements haussiers et baissiers sont préférables à une situation où tous les prix crèveraient le plafond ? Comment la situation va-t-elle évoluer ?

Quelques citations (Le Monde diplomatique, juin 2011) Aristote « Ce qui résulte clairement aussi de l’examen des faits, c’est qu’il est difficile et peut-être impossible pour un Etat dont la population est trop nombreuse d’être régi par de bonnes lois. En tout cas, parmi les Etats ayant la réputation d’être sagement gouvernés, nous n’en voyons aucun se relâcher de sa vigilance en ce qui touche le chiffre de sa population. Ce point est encore rendu plus évident sur la foi d’arguments théoriques. La Politique (VII, 4), IVe siècle av. Nicolas Machiavel « Une nation ne peut être complètement remplie d’habitants, et ceux-ci ne peuvent conserver entre eux une égale répartition car tous les lieux ne sont pas également salubres et fertiles : les hommes abondent dans un endroit et manquent dans l’autre. Histoires florentines, 1520-1526. Thomas Robert Malthus « Si elle n’est pas freinée, la population s’accroît en progression géométrique. Essai sur le principe de population, 1798. Pierre-Joseph Proudhon Frédéric Dard « Les naissances stoppées.

Population et Sociétés L'humanité s'accroît rapidement, suscitant la crainte de la surpopulation. Les projections des démographes annoncent une poursuite de la croissance pendant encore quelques décennies, mais à un rythme décélérant d'année en année. Comme nous l'explique Gilles Pison, l'humanité n'échappera pas à un surcroît de 1 à 4 milliards d'habitants d'ici un siècle, mais elle ne devrait alors plus guère augmenter. Résumé (cliquez sur +) La population mondiale franchit le seuil de 7 milliards cette année (2011) et devrait atteindre 8 milliards vers 2025. Sommaire (cliquez sur +) La croissance est liée à la transition démographiqueLa croissance démographique va se poursuivre tout en décélérantUne surprise : la chute rapide de la fécondité en Asie et en Amérique latine L'essor démographique de l'Afrique malgré le sida

Nous sommes 7 milliards d'êtres humains - Afrique Quelle mère patrie pour le sept milliardième enfant de la Terre ? Les Philippines ont tiré les premiers. Le plus jeune Terrien d'un court instant est une fille, née à Manille, dimanche 30 octobre, à 23h58. Le premier cri à peine poussé qu'il est déjà une star, cet enfant de la planète bleue. Car il a été désigné comme le sept milliardième humain. Une fois n'est pas coutume, les fonctionnaires encravatés de l'ONU se sont transformés en papa gâteau et sont venus souffler les bougies à l'hôpital. Danica May Camacho, c'est son nom, porte sur ses épaules le poids d'une démographie mondiale galopante. Mais déjà un problème diplomatique se profile pour Danica. Sauf que voilà, pourquoi l'enfant de la Terre ne serait pas un garçon de Kaliningrad ou du Kamtchatka, puisque ces deux régions russes revendiquent également la paternité ? Difficile de trancher, étant donné que le rythme mondial des naissances s'élève à deux par seconde. (Avec AFP)

ited Nations Day, 24 October 2011 "Let us unite, seven billion strong, in the name of the global common good." Message for UN Day 2011 by Secretary-General Ban Ki-moon On 31 October 2011, the world's population reached 7 billion. A world of 7 billion poses many challenges: in fighting poverty and disease, in securing education and sustainable livelihoods and in mitigating climate change. A campaign spearheaded by the UN Population Fund (UNFPA), called 7 Billion Actions, seeks to inspire change that will make a difference by highlighting positive action by individuals and organizations around the world. As part of the annual outreach programme, UN4U, on 24 October Secretary-General Ban Ki-moon visited the New Explorations into Science, Technology and Math High School in New York City. Current World Population

La population mondiale culminera à 10 milliards d'ici 2100 La croissance de la population mondiale ralentit déjà, montre cette étude biannuelle intitulée "Tous les pays du monde": alors qu'il aura fallu 12 ans pour passer de six à sept milliards de Terriens, il en faudra 14 pour passer de sept à huit milliards, un seuil qui devrait être franchi en 2025. L'Onu a fixé au 31 octobre la date symbolique du franchissement du cap des sept milliards de Terriens, sur la base des données et tendances disponibles au début de l'année. Mais ses experts jugent peu probable une stabilisation de la population globale à moyen ou long terme. La croissance démographique a atteint son niveau maximum (2% par an) il y a déjà 50 ans, précise l'Ined, et elle a été divisée par deux depuis pour tomber à 1,1% en 2011. "Elle devrait continuer de baisser jusqu'à la quasi-stabilisation de la population mondiale dans un siècle autour de neuf à 10 milliards d'habitants", poursuit l'Ined. Par

Population mondiale : le siècle des records - Laurent Testot, article Démographie 7 milliards d’humains fin 2011, peut-être 10 en 2100… L’explosion démographique se poursuit… Le lundi 31 octobre 2011, la population mondiale a franchi un nouveau cap, celui des 7 milliards de Terriens. « Elle a été multipliée par 7 au cours des deux derniers siècles, et devrait continuer à croître jusqu’à atteindre 9 à 10 milliards à la fin du XXIe siècle », résume sobrement le dernier numéro de Population & Sociétés (1). Compilant les données collectées par l’organisme indépendant Population Reference Bureau, l’Ined souligne que les 7 pays les plus peuplés totalisent aujourd’hui 3,59 milliards d’habitants, soit plus de la moitié du total mondial (tableau ci-dessous). Quant à l’optimum démographique, le moment où la population mondiale devait atteindre son maximum avant de décroître, un rapport de l’Onu estime désormais nécessaire de reporter son échéance (2). Asie : un féminicide Entre autres conséquences, il va devenir possible de mieux cerner le déficit féminin. • Sida.

L’« explosion démographique » n’aura pas lieu, par Philippe Rekacewicz Après quelques millénaires d’une très lente évolution, la population mondiale est passée de 1 milliard à désormais 7 milliards en deux petits siècles. Cet emballement démographique a fait craindre une apocalypse, si la planète ne pouvait nourrir les 15 ou 20 milliards envisagés par les pires scénarios élaborés dans les années 1950 et 1960 – et désormais complètement obsolètes. Toujours spectaculaire, la croissance de la population mondiale n’est plus exponentielle. Les tendances récentes indiquent même un net ralentissement. Le « sursaut » démographique se manifeste au tout début du XIXe siècle. Quel que soit l’environnement socioculturel ou religieux, le degré de richesse ou de pauvreté, l’instauration ou non d’une politique de contrôle des naissances, la fécondité baisse inexorablement partout dans le monde, de manière plus ou moins marquée selon les pays, mais d’une manière qui semble irréversible. « Hiver démographique »

La tectonique des plaques Rating: 3.9/5 (12 votes cast) Animation Wikipédia: la dérive des continents, à partir de la Pangée Petit point de vocabulaire pour commencer : la tectonique est une partie de la géologie qui étudie les déformations des ensembles rocheux de la lithosphère terrestre (qui signifie littéralement « la sphère de pierre »). La lithosphère est l’enveloppe terrestre rigide de la surface (constituée de la croûte terrestre et une partie du manteau supérieur) La tectonique des plaques est une théorie scientifique qui propose que les déformations de la lithosphère sont l’expression des forces internes de la Terre, ces déformations se traduisant par un découpage de la lithosphère en un certain nombre de plaques tectoniques (ou plaques lithosphériques), 14 pour être précis, qui bougent les unes par rapport aux autres. Petit historique rapide Pourtant, entre son rejet en masse et son acceptation universelle, les faits qui validaient cette théorie étaient les mêmes. Conséquences d’une structure en plaques 1.

Face aux périls écologiques, les urgences d'une planète surpeuplée LE MONDE | • Mis à jour le | Par Rémi Barroux, Marie-Béatrice Baudet, Paul Benkimoun, Sophie Landrin et Gilles van Kote La Terre souffre de l'homme qui lui demande de plus en plus de ressources pour survivre et combler ses aspirations à la consommation. Les progrès technologiques permettront-ils d'éviter un épuisement total de notre planète ? Selon l'Organisation des Nations unies pour l'alimentation et l'agriculture (FAO), la croissance démographique nécessitera une augmentation de la production agricole de 50 % d'ici à 2030 et de 70 % d'ici à 2050. Mais à quel prix ? Le premier cas de figure entraîne une hausse de 590 millions d'hectares des surfaces cultivées ou utilisées pour l'élevage (un milliard et demi d'hectares sont exploités aujourd'hui), une perte de biodiversité, une montée des problèmes environnementaux et une accélération du changement climatique. Autant de phénomènes évités par le scénario alternatif. Une personne sur deux vit en ville. C'est une bombe à retardement.

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