background preloader

Le terroir est-il soluble dans le vin bio ?

Issu de cépages et de pratiques viticoles et œnologiques d’une diversité étonnante, le vin est devenu un produit de consommation de première importance au niveau mondial. Le film Gaillac : Faire du bio, faire du terroir ? qui donne largement la parole aux viticulteurs, apporte un éclairage particulier sur un terroir viticole du Sud-ouest de la France qui, comme d’autres, s’est « mis au bio », du moins pour partie. Situé à 50 km au Nord-est de Toulouse, Gaillac (Tarn) s’inscrit parmi les vignobles du Sud-ouest français. Il illustre les orientations prises par nombre de ces vignobles à partir des années 1970 : le renforcement de la discipline collective (interprofessions), la préservation de spécificités dans la conduite de la vigne et la vinification, l’amélioration des chais et le retour à de plus fortes proportions de cépages locaux, quelquefois oubliés. Mais à Gaillac comme ailleurs, le modèle AOC est mis en question et de nouvelles voies sont explorées. Durée : 55’

Quand le musée devient une marque commerciale Le musée et la marque répondent à deux anciennes préoccupations des sociétés relevant de deux mondes différents et de deux philosophies difficilement compatibles, la culture pour l’un, le commerce pour l’autre. Le musée est structuré autour de ses collections et de ses missions premières : conserver et montrer. Des dispositifs juridiques de droit public organisent cette logique d’intérêt général, notamment autour de mesures interdisant la vente des objets composant les collections publiques (principe d’inaliénabilité). À l’opposé, la marque est issue du champ de l’entreprise. Pourtant, bien qu’improbable, la rencontre du musée et de la marque a bien eu lieu. Regourd M., dir., 2018, Marques muséales. D’une rencontre improbable à une union annoncée CC Pxhere La désignation des musées en 2006 comme fers de lance de l’économie de l’immatériel par le rapport L’économie de l’immatériel : la croissance de demain (dit « Rapport Lévy-Jouyet ») est une étape décisive dans cette évolution.

Des abeilles et des hommes Selon Albert Einstein, « Si l’abeille disparaissait de la surface du globe, l’homme n’aurait plus que quatre années à vivre ». Bien qu’aucune source fiable ne confirme son attribution au grand physicien allemand, cette célèbre citation a de quoi faire frémir. Sans doute à juste titre, car le dernier rapport de l’Intergovernmental Panel on Biodiversity and Ecosystem Services (IPBES) a lancé récemment un cri d’alarme qui a renforcé celui de nombreux chercheurs : la population mondiale d’abeilles ne cesse de décliner. Quel est le rôle des abeilles dans l’écosystème ? IPBES, 2016. Un acteur essentiel dans les écosystèmes Un écosystème est une unité écologique constituée, dans un milieu naturel, par l’ensemble de ses vivants et de ses constituants non vivants, qui y établissent des interactions multiples. Les relations bénéfiques entre les abeilles et les plantes sont mutualistes, puisque ces insectes assurent la reproduction sexuée des plantes en transportant le pollen de fleur en fleur.

Transférer une capitale, l’expérience allemande La décision du président américain Donald Trump, fin 2017, de reconnaître Jérusalem comme capitale d’Israël et d’y installer l’ambassade des États-Unis illustre l’actualité des rapports complexes, chargés d’une symbolique évidente, qu’entretiennent certaines villes avec la politique, voire la géopolitique. Catégorie urbaine incontournable et atypique, la capitale d’État voit pourtant son rôle questionné en contexte de mondialisation, du fait de la redéfinition du rôle de l’État et de l’apparition d’un « archipel métropolitain mondial », qui repose davantage sur les grands réseaux de transport et d’information. Dans les deux décennies qui suivent la réunification, l’Allemagne se trouve en situation de refonder son rapport à sa capitale, notamment par le choix, en 1991, de transférer ses institutions de Bonn, le centre politique de l’Allemagne de l’Ouest (RFA), à Berlin, ancienne capitale du Reich et de l’Allemagne de l’Est (RDA). Laporte A., 2016, De Bonn à Berlin. CC Mondes Sociaux

Les grands ensembles ont leurs raisons En France, entre 1950 et 1970, élus, architectes, entreprises et artisans œuvrent pour loger dans des villes des milliers de familles. Cette démarche, qui donne naissance à ce que l’on a très rapidement appelé les « grands ensembles », est un phénomène d’une ampleur sans précédent dans l’histoire des villes et de l’urbanisme en raison de la quantité de logements construits, du nombre de villes et de personnes concernées et, chose ignorée, de l’originalité de chacune des réalisations : « Nous avons emménagé le 21 mai 1967. Mon mari était rentré du travail un soir en nous annonçant la bonne nouvelle : on nous avait trouvé un logement ! Un quatre pièces, avec beaucoup de lumière et tous les équipements modernes. Trois ans que nous attentions ! ». Courbebaisse A., 2018, Le sens caché des grands ensembles, Toulouse : PUM, coll. CC Gallica Villemot, Bernard De nombreuses villes sont d’ailleurs peu touchée par les destructions de guerre. CC Pxhere CC Pixabay Zorro4

Saint-Auvent, le pèlerinage des tsiganes du Limousin C’est bien connu et d’ailleurs très médiatisé, les Saintes-Maries-de-la-Mer (Camargue) accueillent plusieurs fois par an des pèlerinages de Gitans, Manouches, Roms et Tsiganes vénérant Sara la Noire, leur sainte. Mais que savez-vous du pèlerinage des « gens du voyage » organisé chaque année au centre de la France pour honorer le « Devel » (Dieu en manouche) et la « Petite Sainte » (Marie) ? C’est en effet dans le Limousin, près du petit village de Saint-Auvent, sur le bord de la rivière Gorre, au sanctuaire de Notre-Dame-de-la-Paix qui imite la grotte de Lourdes, que se déroule chaque lundi de Pâques un pèlerinage dit « des gens du voyage », que la plupart des participants préfèrent appeler « pèlerinage manouche ». Les familles manouches ou de voyageurs demeurées catholiques, souvent implantées de longue date dans la région, s’y retrouvent pour une journée à la fois cultuelle, festive et conviviale, animée au son des guitares par une figure d’aumônier hors du commun. Durée : 52 minutes

Choisir sa religion en Suisse au XVIe siècle Destructions d’image saintes, refus de célébrer la messe, invectives contre les clercs ou interruptions de prêches : dès 1520, les cantons suisses sont confrontés aux tensions suscitées par la diffusion des idées de la Réforme, dont les promoteurs veulent replacer la Bible et le Christ au cœur de la vie spirituelle. Les cantons relèvent ce défi de deux manières : – par le vote, où la sagesse de la majorité montre la voie du juste choix confessionnel ; – par la dispute de religion, qui prend la forme d’un débat d’arguments et d’où la Vérité émerge de l’assemblée inspirée par Dieu. Le recours à ces dispositifs s’avère directement influencé par la nature républicaine des États helvétiques, au sein desquels la décision procède des conseils élus et des assemblées d’hommes libres. Flückiger F., 2018, Dire le vrai. L’idéal de la décision collective CC Patrick Mignard pour Mondes Sociaux À cette époque, deux modèles coexistent dans l’Ancienne Confédération. Voter sur la foi

Les enfants d’agriculteurs sont-ils opprimés ? Lorsque l’on est fils ou fille d’agriculteur, on entend d’abord parler des pratiques de ses parents. C’est normal : la famille constitue le premier cadre de socialisation. Les pratiques sont donc racontées à travers les difficultés du métier et la fierté à l’exercer. La socialisation familiale n’est toutefois pas la seule que reçoivent les enfants : une socialisation en complète une autre. Les agriculteurs ne représentant plus que 3% de la population active, le nombre des enfants d’agriculteurs a donc fortement baissé au sein des écoles et collèges, y compris ruraux. Le lycée offre néanmoins la possibilité de poursuivre des études dans un lycée agricole puisque le ministère de l’agriculture supervise un système d’enseignement de second degré spécifique, en partie public, en partie privé. Tous droits réservés Philippe Sahuc Pour étudier ce paradoxe, il est nécessaire de passer du temps auprès de jeunes scolarisés dans des lycées agricoles. CC SVG Silh CC Pixabay OpenClipart-Vectors

La Croix et la bannière Donner la parole aux acteurs d’une procession en s’attachant, à travers des entretiens en occitan limousin et en marchois, à l’expression de la dévotion populaire, mais aussi de la dimension profane, et à rendre compte de l’importance de la relation au territoire et au paysage rural. Tels sont les objectifs du film La crotz e la banière consacré à la procession des Neuf lieux de Magnac-Laval (Haute-Vienne), qui se déroule le lundi de Pentecôte en l’honneur de Saint-Maximin. Cette cérémonie est remarquable par son ancienneté, sa longueur (52 km), son organisation (laïcs), son programme cultuel (prières en français et en latin, hymne et cantiques entièrement en latin) et enfin l’investissement de la population locale. CC Pixabay Alexas_Fotos Enfin le film s’attache à montrer, sans contredire ce qui précède, la sociabilité festive qui d’ailleurs dure bien trop de temps pour qu’il soit possible, au moins pour le simple pèlerin, d’y rester recueilli tout du long. Montage : Jean-Louis Cros

Related:  Géographie de la France