« Si les peuples ne bougent pas, il y aura une guerre générale »

Annie Lacroix-Riz est professeur d’histoire contemporaine. Elle était à Montpellier le 18 mai. L’occasion d’évoquer le rôle des élites économiques françaises dans la défaite de 1940. Et de faire le lien entre la crise des années 30 et celle d’aujourd’hui. Pour elle, celle-ci « est bien plus grave que les crises précédentes ». Elle a quelques pages de notes dactylographiées devant elle. « Le haut patronat a sacrifié les Français » La semaine passée, elle a évoqué le sujet d’un de ses livres, Le choix de la défaite (1), où elle soutient qu’en 1940, « les Français n’ont pas été simplement vaincus en cinq jours par une Wehrmacht invincible ; le haut patronat les a sacrifiés à son plan de « réforme de l’État » copié sur les voisins fascistes et à son obsession d’accord avec le Reich ». L’historienne explique aussi sa méthode de travail consistant à aller chercher ses informations dans les sources (policières notamment). « Le grand capital domine la société du bas jusqu’en haut »
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