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Tous fichés, tous surveillés : le nouveau Big Brother - Société

Tous fichés, tous surveillés : le nouveau Big Brother - Société
(Retrouver l'intégralité du dossier "Tous fichés" dans l'hebdomadaire en kiosque mercredi 19 octobre 2011) L’actualité, ces derniers jours, donne le tournis. Fermeture du site de fichage de la police Copwatch; listing du service du personnel du Sidaction contenant des renseignements privés sur la personnalité des salariés, selon Libération; mise en examen de Bernard Squarcini, directeur central du renseignement intérieur, suite à l’espionnage téléphonique d’un journaliste du "Monde" qui suivait l’affaire, inquiétudes attisées par la droite sur le recensement des votants à la primaire socialiste… Si on en doutait encore, la surveillance des citoyens n’a jamais été aussi forte et insidieuse. Extrait du dossier "Tous fichés" paru dans "le Nouvel Observateur" en kiosque le 19 octobre 2011 Votera, votera pas ? Automne 2001. 673 000 caméras sur tout le territoire Le nouveau Big Brother a mille visages. Les forces de l’ordre ont aussi des "oreilles" : les 63,8 millions de mobiles français. Related:  PROTECTION des données personnellesIndignez-vous

Vie privée : le point de vue des “petits cons” Nombreux sont ceux qui pensent que les jeunes internautes ont perdu toute notion de vie privée. Impudiques, voire exhibitionnistes, ils ne feraient plus la différence entre vie publique et vie privée. Et si, a contrario, ils ne faisaient qu’appliquer à l’internet ce que leurs grands-parents ont conquis, en terme de libertés, dans la société ? Dans « La vie privée, un problème de vieux cons ? Au-delà des problèmes d’inhibition des « vieux cons« , il est difficile d’aborder la question sans essayer de regarder de plus près comment, et pourquoi, les jeunes qui ont grandi avec le Net évoquent ainsi leurs vies privées dans des espaces publics. Pour Josh Freed, célèbre éditorialiste canadien, c’est la plus importante fracture générationelle depuis des décennies, qu’il résume ainsi : d’un côté, nous avons la « génération des parents« , de l’autre, la « génération des transparents » : La vie privée ? Dans l’arène publique, ou via une interface technique. Une génération « rock’n roll »… 1.

Aymeric Chauprade analyse le "mythe fondateur" du 11-Septembre Aymeric Chauprade s'apprête à publier la nouvelle version de son ouvrage Chronique du choc des civilisations, qui s'annonce détonante. Le géopolitologue paraît avoir affermi ses convictions sur l'événement fondateur du XXIe siècle : le 11-Septembre. Dans un récent passage radiophonique, il a pu développer quelques-unes de ses idées fortes : le terrorisme international fabriqué, le rôle de l'Etat profond aux Etats-Unis, la guerre de l'information, la faillite des oligarchies mondialistes... Géopolitiquement incorrect ! Rarement un intellectuel de ce niveau aura lâché autant de bombes d'une telle intensité en l'espace d'une seule émission. Aymeric Chauprade, né le 13 janvier 1969, est un écrivain, politologue et géopoliticien français. Aymeric Chauprade était le 24 août 2011 l’invité d’Emmanuel Ratier sur Radio Courtoisie, à l’occasion de la réédition (très augmentée, à 60% !) Petit balisage de cet entretien absolument passionnant Comment Chauprade voit-il l’avenir ?

Bientôt des lunettes pour tout savoir des gens que vous croisez ? Lorsque l'on voit à quelle vitesse l'évolution technologique balaye des siècles de protection de la vie privée de millions de citoyens, on ne peut s'empêcher de mesurer à quel point le gouvernement est à mille lieux des priorités qui devraient être les siennes lorsqu'il accorde à la CNIL un budget à peine supérieur à celui de l'Hadopi... En voici encore un exemple, avec les travaux à la fois très excitants et effrayants de chercheurs de l'Université d'Aalto, en Finlande. Les étudiants de cette toute récente Université - née en 2010 de la fusion de l'Ecole d'Economie, l'Université des Technologie, et l'Université des Arts et du Design d'Helsinki -, travaillent sur un projet baptisé UI-ART, de réalité augmentée. Le but est de fournir à l'utilisateur des informations pertinentes sur son environnement, par un système automatisé de reconnaissance des objets qui l'entourent, et de récupération des données à afficher.

G8 vs INTERNET Résistez contre le EG8 de Sarkozy – un exercice de censure et de contrôle déguisé en sommet sur la technologie “I was invited to the EG8 and declined. I believe it’s a whitewash, an attempt to get people who care about the Internet to lend credibility to regimes that are in all-out war with the free, open net. On the other hand, I now have a dandy handwriting sample from Sarkozy should I ever need to establish a graphological baseline for narcissistic sociopathy.” – Cory Doctorow « J’ai été invité au EG8 et j’ai décliné l’invitation. Internet est l’endroit où nous nous rencontrons, communiquons, créons, nous éduquons et nous organisons. Après 15 ans d’un combat contre le partage de la culture au nom d’un régime obsolète de droit d’auteur, les gouvernements du monde s’unissent afin de contrôler et censurer Internet. En tant qu’hôte du G8, le président Nicolas Sarkozy veut renforcer le contrôle centralisé d’Internet.

La vie privée en contexte ou la vertu de la réciprocité Helen Nissenbaum est chercheuse à l’université de New York. Elle intervenait récemment dans un séminaire du programme des Technologies de libération de l’université de Stanford (blog, @Liberationtech) dans une petite salle à moitié vide, raconte Alexis Madrigal pour The Atlantic. Pourtant, Helen Nissenbaum n’est pas n’importe qui. Compte tenu de l’influence intellectuelle dont elle dispose, il est important de comprendre comment ce qu’elle dit sur la vie privée est différent de ce que disent d’autres théoriciens, estime avec raison Alexis Madrigal. L’approche de Nissenbaum peut paraître simple, mais elle suggère néanmoins une autre approche face aux problèmes que les gens rencontrent avec leurs données sur l’internet. Vous vous souvenez des polémiques liées au lancement de Google Street View en Europe. Pour Nissenbaum, la vie privée n’est pas binaire. Image : Helen Nissenbaum invitée d’un petit déjeuner du Stanford Center for Internet & Society. Hubert Guillaud

Les terrasses parisiennes ne pourront plus être chauffées au gaz Le Conseil de Paris a présenté, lundi 28 mars, un nouveau règlement qui interdira, d'ici deux ans, le chauffage des terrasses parisiennes par des appareils fonctionnant au gaz. Ce règlement prohibe également des espaces bâchés par du plastique. Depuis 2008 et l'interdiction de fumer à l'intérieur des bars et des restaurants, Paris a en effet vu proliférer des chauffages sur ses terrasses. Dans un souci environnemental, la mairie a décidé d'interdire ceux qui fonctionnent au gaz. Les chauffages électriques, au contraire, sont toujours autorisés, au grand dam des élus Europe Ecologie-Les Verts. Ceux-ci prônent d'étendre l'interdiction "à tous les équipements utilisant une source d'énergie non renouvelable" et proposent que soient plutôt distribuées des couvertures aux clients. Le nouveau règlement – la dernière mouture remonte à 1990 – sera applicable "dans les deux ans", a précisé à la presse lundi Lyne-Cohen Solal, adjointe au commerce et à l'artisanat.

Peut-on être anonyme sur le Net ? Du mot « anonyme » et des notions aussi mal comprises d’appellation et d’identifiabilité en marge de la révélation de l’identité de Noisette Sociale. Notions abordéesNotion abordée : Le niveau d’identifiabilité d’une personne décrite par un ensemble d’informations ne résulte pas nécessairement de l’usage ou non d’identificateurs. Un fait divers presque banal sur le Web, dont voici la version de la journaliste Josianne Massé de Branchez-Vous ! : « Noisette Sociale a blogué sous un pseudonyme pendant deux ans. (…) Au milieu d’un conflit entre blogueurs, sous la forme d’un commentaire anonyme, la véritable identité de Noisette Sociale a été dévoilée.“Je n’avais pas de personnage, je n’inventais rien. Évidemment, l’incident a reçu moult échos dans la blogosphère. « Je me demande quoi penser de quelqu’un qui blogue de façon anonyme, pis qui ferme son blog parce qu’on l’a reconnu. » « Peut-on vraiment espérer demeurer anonyme ? En effet. « Anonyme » : mot à double sens Premier exemple.

Faut-il sortir du libéralisme Ce dont il s’agit de sortir n’est pas tant le libéralisme – mot dont les acceptions sont tellement diverses, voire divergentes – que la financiarisation qui a été mise en place dans le sillage de la révolution conservatrice, et qui a généré ces innombrables maux dont la combinaison jette à présent l’humanité toute entière dans une terrifiante impasse – et il s’agit bien de sortir de cette impasse. La Bourse de Francfort le 2 novembre 2011 (DANIEL ROLAND/AFP) La question n’est pas celle du libéralisme, mais celle du consumérisme, qui est né avec the american way of life, et dont la révolution conservatrice a extrémisé la domination – ce qui a conduit au règne d’une idéologie que l’on appelle tantôt l’ultralibéralisme, tantôt le néolibéralisme parce que c’est un retour aux erreurs qui, au nom de la pensée libérale, conduisirent à la crise de 1929. La crise nous pousse à détruire les puissances publiques Or cela ne pourra pas durer bien longtemps. Destruction des "capacités"

La vie privée, un problème de vieux cons MaJ : au vu de son succès, cet article est devenu un livre, au titre éponyme, La vie privée, un problème de « vieux cons » ?, qui peut être commandé sur Amazon, la Fnac, l’AppStore (pour iPhone & iPad), et dans toutes les bonnes librairies… Sommes-nous aussi coincés et procéduriers au regard de notre vie privée que la société de nos grands-parents l’était en matière de sexualité ? C’est la thèse esquissée dans un très intéressant article consacré aux bénéfices sociaux, personnels et professionnels du partage des données par les utilisateurs de réseaux communautaires et sociaux type « web 2.0« . Pour le professeur Ravi Sandhu, responsable de l’Institut de la cyber sécurité à l’université du Texas à San Antonio, l’absence de pudeur des « natifs du numérique » (traduction de digitals natives, le surnom donné à ceux qui ont grandi environné de technologies de l’information) serait comparable à l’attitude désinhibée avec laquelle les jeunes des années 60-70 abordaient la sexualité :

Eloge de la trahison par Denis Jeambar et Yves Roucaute. | Bir-Hacheim, le rombier octobre 7th, 2009 Des bienfondés de la trahison dans les états modernes ? Brillant essai sur la trahison par deux grandes plumes françaises. Une plongée dans l’histoire, une perspective dans le cadre de la politique française récente (avant 1990). La qualité de la réflexion est indéniable. Si la trahison est une preuve de bonne santé, de rupture avec le passé pour aller vers l’avenir, les auteurs n’en oublient pas moins les dimensions « petites » qu’elle peut parfois avoir : jalousie, individualisme, opportunisme… La trahison, qu’elle soit grande ou petite, porte en elle quelques caractéristiques que la morale réprouve même si elle se légitimise au regard de la stratégie et de l’histoire. Mais trop souvent, la trahison n’est elle pas mesquine et malsaine ? Aux éditions du Seuil en 1988. You can leave a response, or trackback from your own site.

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