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Genre : état des lieux

Genre : état des lieux
La Vie des idées : « Gender studies », « théorie du genre », « théorie du gender », « théorie du genre sexuel » : les associations catholiques et les députés accablent ces théories de tous les maux, sans jamais les définir. Peut-on définir les gender studies, ou études de genre ? Laure Bereni : L’expression « études sur le genre » (on parle aussi, indifféremment, d’« études genre » ou d’« études de genre ») s’est diffusée au cours des dernières années en France pour désigner un champ de recherche qui s’est autonomisé dans le monde académique depuis une quarantaine d’années, et qui prend pour objet les rapports sociaux entre les sexes. La première réaction que m’inspirent les discours des contempteurs du genre, c’est qu’il est faux de laisser penser qu’il existerait une théorie du genre. Ce label utilisé par les adversaires des recherches sur le genre laisse entendre qu’il existerait un corpus idéologique homogène et doté d’une stratégie politique déterminée.

http://www.laviedesidees.fr/Genre-etat-des-lieux.html

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Mettons fin à la catégorie sexe Plutôt que d’indiquer «sexe neutre», comme vient de le faire le TGI de Tours à la demande d’une personne née avec une «ambiguïté sexuelle», il serait plus juste de faire tout simplement disparaître la mention «sexe» dans les actes de naissance. Comme cela fut le cas pour la «race» ou la «religion», l’Etat devrait cesser de prendre en considération le sexe pour l’identification des personnes. Les nouvelles formes de reconnaissance biométrique permettent d’individualiser d’une manière plus fine les personnes sans les classer sexuellement. L’utilisation du terme sexe dans les registres de l’état civil présuppose une réalité biologique première, ce qui implique de reconnaître cet enfermement des individus et de cautionner une pérennisation des identités obligatoires dont sont victimes non seulement les hermaphrodites mais également tous ceux et celles qui ne se reconnaissent pas dans le sexe assigné à leur naissance (transsexuels, queers…). (1) «Les Actes de l’état civil», Paris, A.

Le genre est une construction sociale: qu’est-ce que cela veut dire? « Le genre est une construction sociale »: c’est là un élément de base de la définition du genre, sans lequel on ne peut comprendre le concept. Je l’ai mentionné plusieurs fois, et expliqué, sans y consacrer de billet entier; l’idée de ce billet m’est venue suite à un commentaire lu sur la page Facebook de ce blog. Je me suis rendu compte que la notion de construction sociale était loin d’être comprise par tout le monde – et pour cause: ce n’est pas une notion évidente, surtout quand on l’applique à des sujets aussi sensibles que la différence des sexes et les rapports entre les sexes. Je vais donc évoquer quelques-unes des erreurs commises au sujet de cette notion de construction sociale, avant de revenir sur sa définition.

Oppression et libération de la grosseur Introduction des éditions turbulentes Un certain nombre d’entre vous doit se demander "Mais pourquoi faire une brochure sur ce sujet ?", "Il y a quand même d’autres luttes plus importantes !", "C’est la dernière mode Politiquement Correcte ou quoi ?" un bruit de grelot… » Responsabilité affective On parle beaucoup, dans le TransPédéGouineFéministe-World anarchisant, de relations affectives… On développe des outils rudimentaires pour relationner de certaines manières “autres” que le Couple-Famille-Labrador : non-exclusivité, polyamour, collectifs, etc. Soit. Ce n’est pas forcément une mauvaise chose. Mais d’une manière ou d’une autre, l’idée est la même : faire d’avantage, de manière durable. Avec “faire d’avantage” comme synonyme de “non-exclusivité, polyamour et autres trucs du genre” et “de manière durable” comme synonyme de “vague réflexion sur le consentement”.

Le mythe dangereux de la « virginité » L’hymen, ce faux indice Les “technicien·ne·s” nous répondront qu’on n’est plus vierge si notre hymen est rompu. Voilà, c’était pas si compliqué, et c’est indéniablement objectif, non ? Le plus dérangeant dans cette réponse ce n’est pas tant qu’elle oublie une bonne partie de l’humanité (les propriétaires de pénis) mais plutôt qu’elle repose sur une vision erronée de ce qu’est l’hymen. Contrairement à ce que certain·e·s pensent, l’hymen n’est pas une sorte de membrane épaisse qui “bouche” l’entrée du vagin et qui “se brise” lors du premier rapport sexuel.

«Dites écrivaine, pas écrivain» : le guide pour lutter contre les stéréotypes de sexe Présenté par le Haut conseil à l'égalité entre les femmes et les hommes, ce document liste une dizaine de recommandations parmi lesquelles la disparition des expressions «chef de famille» et «nom de jeune fille» dans les documents administratifs. Ne dites plus «Madame le préfet» mais «Madame la préfète». Dans un guide pratique d'une trentaine de pages, le Haut conseil à l'égalité entre les femmes et les hommes (HCEfh), rattaché aux services du premier ministre, lance ce jeudi une dizaine de recommandations pour «lutter contre les stéréotypes de sexe» dans la communication publique. Affiches, spots télévisés, sites web... «Les représentations auquelles les citoyen.ne.s sont constamment exposé.e.s renforcent les stéréotypes de sexe et les inégalités entre les femmes et les hommes», justifie la rapporteure de ce guide, Gaëlle Abily. Présenté ce jeudi matin au ministère de la Santé, ce manuel s'adresse aux administrations de l'État et des collectivités territoriales.

Comment j'ai compris que le débat sur «Mademoiselle» et les jouets roses, c'est fondamental Qu’il faut que les femmes aient le même salaire que les hommes pour le même travail, ça me paraît évident. Qu’elles puissent avoir le droit de vote, le droit d’avorter, qu’elles soient traitées en égales, c’est la putain de moindre des choses. Evidemment, il faut se bagarrer pour. Nos ancêtres (merci à elles) se sont déjà bien bagarrées, et elles ont fait un énorme boulot. On est quand même pas si mal loties que ça en France au vingt et unième siècle grâce à elles, même s’il y a encore des combats à mener.

Autrice ou auteure ? L'heure d'-eure, par Andrea Valentini Andrea Valentini enseigne la linguistique historique à l’Université Sorbonne nouvelle Paris 3. Il est un spécialiste de la langue et de la littérature du Moyen Âge, auxquelles il applique, entre autres, une approche inspirée des études de genre. Il travaille en particulier sur Christine Pizan, première femme de la littérature occidentale à vivre de sa plume (vers 1365-vers 1430) et souvent considérée comme la première féministe d’Europe : elle est l’auteure d’une sorte de texte utopique où elle décrit une ville habitée exclusivement par de grandes femmes du passé et du présent : La Cité des dames (trad. en français moderne E. Hicks/T. Moreau, Paris, Stock, 1986).

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