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Édition - Note de lecture - La société numérique

Édition - Note de lecture - La société numérique
Le numéro anniversaire des 50 ans de la revue Communications et intitulé « Cultures du numérique » dresse un panorama des différentes mutations initiées par le numérique dans notre vie quotidienne. Celles-ci concernent tout aussi bien l’audiovisuel que l’administration, le management, la santé, le marketing, le droit, ou encore le rapport aux autres autant qu’à soi. Le numérique avec ses innovations régulières, rapides, globales, rythme et induit de nouveaux usages et outils d’organisation. Au-delà de la technique, quelles pratiques et intentions le numérique fait-il apparaître ? Il s'agit tout d'abord d'observer la transition numérique telle qu'elle transforme l'individu. La présentation électronique de soi est à la fois intrapersonnelle, en ce qu’elle est propice au récit de soi (...) ; interpersonnelle, parce qu’elle permet d’intégrer des liens vers d’autres pages ; et dynamique puisqu’elle peut être enrichie et réactualisée à l’envie. Related:  tendance et pratique web*doc 00

- Comment les médias accentuent la marchandisation des relations sociales Au coin le gratuit… ©ansik via Flickr.com Notre société, sous l’effet du capitalisme et de la mondialisation a modifié notre rapport aux autres. Le lien qui nous unit à autrui est de moins en moins gratuit et traduit au plan personnel, ce qui se produit à l’échelle des pays : la grande compétition. La maîtrise de la communication, elle, devient un critère de sélection plus important que jamais. Nous vivons dans une société de compétition larvée. Avant même que nous ayons ouvert la bouche, nous sommes jaugés et jugés. Aujourd’hui, le prix de la “panoplie” joue moins depuis que les plus modestes brouillent les pistes en s’achetant des marques. Si les frontières entre les classes sociales traditionnelles se sont estompées, elles n’ont pas disparu (pdf). La massification scolaire et la croissance d’une classe moyenne à niveaux de revenus médians a de fait augmenté la concurrence pour les fonctions économiques et symboliques les plus prisées. Critères de sélection, dés pipés ? Cyrille Frank

La mort du cyberflâneur La lecture de la semaine est un très beau, et très nostalgique, texte publié récemment par Evgeny Morozov dans le New York Times. On connaît Morozov pour ses écrits dénonçant toutes les formes de technophilie béate (notamment The Net Delusion : The Dark Side of Internet Freedom). Ce texte s’intitule “La mort du cyberflâneur” et je remercie Eric Dobler, fidèle auditeur de l’émission, de nous l’avoir signalé. Evgeni Morozov raconte être tombé récemment sur un petit essai obscur datant de 1998. Dans ce texte, était célébrée l’émergence du “cyberflâneur”, et dépeint un avenir numérique plein de promesses, débordant de joie, de surprise et de sérendipité. Cette vision du futur semblait garantie à une époque où “ce que la ville et la rue étaient au Flâneur, l’Internet et les autoroutes de l’information sont en train de le devenir pour le Cyberflâneur”. “Intrigué, dit Morozov, j’ai entrepris de découvrir ce qui était arrivé au cyberflâneur. Il s’est passé la même chose sur Internet.

Les leviers d’innovation du web pour les 5 prochaines années J’étais le mois dernier invité à Montréal pour donner une conférence sur l’avenir du web (le support est disponible ici : A quoi ressemblera le web de demain). Un sujet périlleux, car il est toujours difficile de faire le bon dosage entre anticipation (les tendances qui vont se concrétiser l’année prochaine) et futurologie (ce que nous devions être en mesure de faire dans 10 ans si le rythme d’innovation se poursuit). Je me suis tout de même prêté volontiers à cet exercice de style, car les ingrédients du web de demain sont déjà là. Du web 1.0 au web 3.0 Le moins que l’on puisse dire, c’est qu’en 10 ans, tout à changé… ou pas ! Je pense ne pas me tromper en disant que l’histoire du web s’écrit par cycles de 5 ans marqués par la domination d’acteurs sur-puissants. Puisque nous évoquons l’histoire de l’évolution du web, impossible de faire l’impasse sur les grands stades d’évolution (aussi bien technologiques que d’usages) : La mobilité. Mobile + Social = Géolocalisation.

De l’intelligence artificielle aux humanités numériques Milad Doueihi est historien des religions, titulaire de la Chaire de recherche sur les cultures numériques à l’université Laval au Québec. Il a publié Pour un humanisme numérique (Seuil, 2011), La grande conversion numérique (Seuil, 2011), Solitude de l’incomparable, Augustin et Spinoza (Seuil, 2009), Le Paradis terrestre : Mythes et philosophies (Seuil, 2006), Une histoire perverse du cœur humain (Seuil, 1996). Il prépare un nouveau livre sur le concept d’intelligence. Jean-Gabriel Ganascia est informaticien et philosophe, spécialiste d’intelligence artificielle et de sciences cognitives, professeur à l’université Pierre et Marie Curie (UPMC) et chercheur au LIP6. Il est aussi directeur adjoint du Labex OBVIL au sein duquel son équipe collabore avec les équipes de littérature de l’université Paris-Sorbonne pour promouvoir le versant littéraire des humanités numériques. Ce qui m’a intéressé, c’est l’évolution de ce modèle de l’intelligence vis-à-vis de la technique.

Veille sur la recherche en journalisme Comment la gauche et la contre-culture sont tombées dans le piège de l'utopie numérique Pour l'historien Fred Turner, qui retrace la filiation entre les idéaux communautaires des années 60 et la vision d'un Internet comme espace de salut pour l'individu et le collectif, le pouvoir de fascination des réseaux est plus vivant que jamais et nourrit l'idéologie de l'économie numérique autant que les marges d'Internet. Selon lui, tant que la politique sera laissée de côté, aucun ordinateur ne changera le monde. L’historien américain Fred Turner, de passage à Paris pour donner deux conférences, revient sur sa thèse iconoclaste: selon ce chercheur qui enseigne au département des sciences de la communication de l’université de Stanford, tous les éléments de l’utopie numérique, qui voit dans l’avènement de la micro-informatique et des réseaux dématérialisés le moyen pour l’individu de s’émanciper d’une société hiérarchique, bureaucratique et aliénante, remontent à la contre-culture développée par les hippies de la côte Ouest dans les années 60. Fred Turner Jean-Laurent Cassely

- Nouveaux modèles de la presse : innovons, mais sachons aussi rester de « vieux cons » ! La presse doit aussi être un peu “vieux con” – Credit ©deepblue66 via Flickr.com Lundi 10 décembre à Science Po, s’est tenue une conférence de haut niveau sur les nouvelles pratiques du journalisme. On y a beaucoup parlé de modèles économiques et des tendances à ne pas rater pour les années à venir. La première tendance totalement incontournable est celle de la forte progression de la consommation média sur mobiles. Julia Beizer du Washington Post, est venue nous confirmer l’importance des mobiles pour le secteur des médias. 4 lecteurs sur 10 disent consulter davantage de news depuis qu’ils sont sur mobiles. 31% des mobinautes américains passent en priorité par le mobile selon l’étude 2012 du Pew Rearch Center, même si, sur l’ensemble des internautes, 60% préfèrent un autre mode d’accès (PC de bureau, portable, tablette…). Julian Beizer nous renseigne sur la manière dont ces nouveaux lecteurs consomment de l’info en mobilité. Le multi-écrans dans tous les foyers ? Cyrille Frank

futurelearn What you will need: a packet of post-it notes or a pad of paper a sharp pencil good quality black art pen (optional) coloured pens (optional) We would like you to make a ball bounce. Take your post-it note or pad and turn to the last page. Draw the ball in the first position, you may also like to draw the horizon. Make sure your images are in the bottom third of the page. Turn to the next page. There is an amazing Post-it note Flipbook animation available on YouTube. Once you have completed the task you can film it and upload it to YouTube, posting the link in the comments section. Tips As the ball progresses it will lose momentum and height. According to Disney animators, Frank Thomas & Ollie Johnston, in their book The Illusion of Life there are twelve principles of animation. Bouncing ball Arcs (fig.2) When objects move, they very often follow a curve. Ease In and Ease Out (fig.3) Most objects need time to accelerate and slow down; so to make realistic animation we need to emulate this.

Webdoc, web reportage, POM : les nouveaux modes narratifs en ligne Selon une récente étude menée par les régies publicitaires 4 chantiers majeurs au fort potentiel de développement ont été identifiés pour les années à venir : les réseaux sociaux, le mobile, le local et la vidéo. Autour de cette thématique de la vidéo on a vu aussi émerger le web documentaire, mode narratif parmi les plus prestigieux, non linéaire. Le web reportage, issu des techniques classiques du secteur audiovisuel privilégie le mode de narration linéaire, ainsi que d’autres formats hybrides qui mixent les savoir-faire de la photo et de l’audiovisuel tout en utilisant les outils web. On peut notamment citer les POM, Petites Œuvres Multimédia, au parti-pris sonore très travaillé. Virginie Terrasse, photographe, réalisatrice et co-fondatrice du studio de création Hans Lucas et Alexandre Brachet, fondateur de l’agence Upian étaient les invités du CFPJ Lab du 10 février pour partager leur expérience. Raconter de nouvelles histoires autour de formats innovants Internet, un média de niche

Quand les troubadours mouraient à cause du livre - Ceci n'est pas un blog Le web est un lieu merveilleux où l’on tombe, si l’on cherche bien, sur des documents magnifiques. Ainsi hier, mes déambulations numériques m’ont-elles amené jusqu’à ce texte, qui fait miraculeusement échos à notre conversation. Il date du début du 16ème siècle, je l’ai un peu modernisé. « Nous, troubadours et trouvères, alertons les populations sur la disparition prochaine de notre profession. Notre ennemi n’a pas de corps ni d’âme, notre ennemi ne mange ni ne boit, notre ennemi ne souffre pas ni ne meurt, notre ennemi s’appelle livre. Le livre, petit à petit, envahit tout. Savez-vous ce que vous faites ? Et puis, que sait-on d’un conte quand la voix n’est pas là pour le porter. Le livre est un maître trop exigent. Nous troubadours et trouvères, alertons par ailleurs les populations sur les dangers qu’il y à laisser poèmes et chansons dans les mains de ces ouvriers sans conscience qui ne cherchent que le profit. Signature : Et un Post-Scriptum particulièrement déchirant

Quelles tendances pour 2013? Crédit: Flickr/CC/jacilluch Au rayon journalistico-numérique, les paris sont ouverts sur les mutations qui vont marquer l’année à venir. Outre le mot “moment”, en passe de devenir le terme-valise pour qualifier une actualité/un partage/une expérience médiatique, sur quoi miser? Crise en ligne L’année dernière, à la même date, j’avais parié – bien sûr sans le souhaiter – sur des disparitions parmi les médias du Web. Le retour du paywall Ce serpent de mer n’a jamais vraiment disparu, mais en 2013, «on verra une grande quantité de producteurs de contenus passer d’un modèle économique basé sur la publicité à un modèle d’abonnements ou de paiement à la consultation», annonce le rapport «Digital and Media predictions 2013» publié par l’agence Millward Brown. «Il ne s’agit pas tant de faire en sorte que les gens paient pour consulter des contenus. Qui n’a pas sa conférence? Le Guardian a sa conférence, «The Changing Media Summit». A quoi cela sert-il, pour un média, d’organiser des événéments?

Pourquoi et comment le monde devient numérique (Chaire d'Innovation technologique Liliane Bettencourt) - Algorithmes, machines et langages - Gérard Berry - Collège de France - 17 janvier 2008 Après avoir rappelé les très nombreux effets du passage au numérique et l’ignorance généralisée de ses causes, j’ai présenté ma vision sous la forme d’une conjonction de quatre points : 1. L’idée de numériser de façon homogène toutes sortes de données et de phénomènes.2. Les fantastiques progrès de la machine à informations, faite de circuits et logiciels.3. L’idée de numérisation systématique est née dans les années 1950, avec une contribution fondamentale de Shannon qui a défini son sens et ses limites. — des algorithmes génériques, indépendants du contenu, pour stocker, copier, comprimer (faiblement), encrypter et transporter l’information sans aucune perte, ce qui est impossible avec les représentations analogiques classiques. La possibilité d’appliquer effectivement ces algorithmes à bas coût repose sur les progrès exponentiels des circuits électroniques et les avancées scientifiques dans leur conception et dans celle des logiciels.

Étude : l'usage d'Internet dans le monde en 2012 De nombreuses études sont publiées chaque année sur les usages d’Internet. Malheureusement, dans beaucoup de cas, la population étudiée est exclusivement américaine et ne permet pas d’avoir une vision globale de l’utilisation du réseau. L’enquête mondiale sur l’utilisation de l’Internet proposée par Internet Society va plus loin, en élargissant son analyse à 20 pays, dont la France. Au total, pas moins de 10 000 personnes ont été interrogées. Les thèmes abordés vont de la liberté d’expression à l’impact d’Internet sur l’économie et plus globalement la société. Une utilisation quotidienne d’Internet, les réseaux sociaux au top Les internautes sont 96% à accéder à Internet tous les jours. 90% des internautes utilisent régulièrement les réseaux sociaux, 60% le font chaque jour. la vitesse de connexion (73%),la fiabilité de la ligne (69%),et le prix de l’abonnement (68%). Internet, censure et liberté d’expression La problématique des Conditions générales d’utilisation (CGU)

Nicolas Carr : “Est-ce que Google nous rend idiot ?” En introduction à un dossier à paraître sur le papier contre l’électronique, il nous a semblé important de vous proposer à la lecture Is Google Making Us Stupid ?, l’article de Nicolas Carr, publié en juin 2008 dans la revue The Atlantic, et dont la traduction, réalisée par Penguin, Olivier et Don Rico, a été postée sur le FramaBlog en décembre. Dans cet article, Nicolas Carr (blog), l’auteur de Big Switch et de Does IT matter ?, que l’on qualifie de Cassandre des nouvelles technologies, parce qu’il a souvent contribué à un discours critique sur leur impact, part d’un constat personnel sur l’impact qu’à l’internet sur sa capacité de concentration pour nous inviter à réfléchir à l’influence des technologies sur notre manière de penser et de percevoir le monde. Rien de moins. « Dave, arrête. Moi aussi, je le sens. Je crois savoir ce qui se passe. Je ne suis pas le seul. Les anecdotes par elles-mêmes ne prouvent pas grand chose. Mais la machine eut un effet plus subtil sur son travail.

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