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Le CAC40 entre dans les “fab labs”

Le CAC40 entre dans les “fab labs”
Des grands groupes industriels s'intéressent aux "fab labs", ces mini-usines collaboratives, citoyennes, ouvertes à tous et permettant de créer ou de fabriquer des objets à la demande. Avec quelques arrières-pensées. Robots du hackerspace de Toulouse (cc) Ophelia Noor Les industriels des télécoms, de l’énergie et de la grande distribution lorgnent du côté des fab lab (fabrication laboratory), c’est-à-dire un lieu citoyen ou universitaire, non lucratif, dédié aux fabrications d’objets à la demande. Cet été, Orange a montré les premiers résultats de Thinging, un fab lab expérimental autour de l’internet des objets. Autant de projets dont l’inscription dans la philosophie des fab labs, définie par une charte, semble assez naturelle : ouverture, partage, éducation, et donc logiciels open source, publication sous licence Creative Commons, etc. Business : des activités commerciales peuvent être initiées dans les fab labs, mais elles ne doivent pas faire obstacle à l’accès ouvert. pour Owni

Outils numériques artisanalement modifiés Des designers conçoivent leurs propres outils de production et systèmes de pilotage, modifiant leur rapport aux circuits industriels classiques et à leur métier. Un phénomène notoire est en train de se développer avec le numérique : la fabrication de la part des designers de leurs propres outils et protocoles de production. Tandis que le designer est dans une large mesure associé à un concepteur, celui qui imagine et fait projet, voilà qu’il se met à élaborer des machines « maison » et à bidouiller les programmes qui vont les piloter. En effet, depuis quelques années, plusieurs designers se tournent vers la création artisanale de machines à commandes numériques. Dès lors, comment interpréter ce phénomène ? On peut émettre l’hypothèse d’une insatisfaction de la part des designers des systèmes productifs existants, les poussant à mettre la main à la pâte et à endosser des activités qui initialement relèvent davantage du bricolage, de l’artisanat et de l’ingénierie que du design.

Comment comptent les Extraterrestres Nos (vaines) tentatives de communication avec les extraterrestres [1] reposent sur l'idée que les mathématiques forment un langage universel. Par exemple cette page du message "Cosmic Call" [2] émis en 1999 nous semble assez clairement concerner Pi et √2, mais est-ce le cas pour un Klingon ? page 5 du "Cosmic Call". Cliquer dessus pour les 22 autres Et d'abord, quels sont les pré-requis mathématiques nécessaires pour reconstituer cette "image" à partir du message émis point par point ? La notion la plus élémentaire des maths est certainement celle de nombre entier. C'est ainsi qu'en recevant un message composé d'une combinaison de 1681 signaux, il devrait rapidement avoir l'idée de les arranger en tableau de 41 negils par 41 neloncos, ou le contraire, ou l'inverse . Jusqu'ici nous n'avons pas eu besoin de la notion de " base ". (si vous ne comprenez pas la blague, cliquez dessus) Il y a donc 10 sortes de civilisations : celles qui connaissent le binaire et les autres. Références Pi-Search

Mode d’emploi pour démarrer une civilisation Et si l'esprit du libre qui est déjà en place dans la société de la connaissance et de la créativité pouvait se propager à l'univers du matériel, des outils du fermier, de l’ouvrier, de l’entrepreneur ou du producteur. Dans un récent billet intitulé Open Source Ecology ou la communauté Amish 2.0 nous nous faisions l’écho d’un projet assez extraordinaire consistant à placer sous licence libre les spécifications d’une cinquantaine de machines agricoles permettant théoriquement à un village d’accéder à l’autosuffisance. Un projet qui méritait bien les honneurs d’une conférence TED que nous avons choisi de vous reproduire ci-dessous. Soit dit en passant, les conférences Ted, au format court caractéristique et de plus en plus souvent sous-titrées en français, constituent avec le temps une véritable mine d’or pour tout internaute curieux de mieux comprendre et appréhender les enjeux d’aujourd’hui et de demain. Leur slogan est : « des idées qui méritent d’être diffusées ». Merci.

Leroy-Merlin se paye les labos citoyens Leroy-Merlin se passionne pour le phénomène des fab labs, ces lieux citoyens dédiés au partage d'outils de fabrication et de production. Par pur amour du client et de son développement (financier) durable. Imaginons : il s’appelle Jean, il pousse les portes de son Leroy-Merlin avec en tête un plan de bibliothèque spéciale bandes dessinées. Direction le fab lab (pour fabrication laboratory, c’est-à-dire un lieu citoyen ou universitaire, non lucratif, dédié aux fabrications d’objets). Pour l’heure, Leroy-Merlin ne dispose pas encore de fab lab, l’idée intéresse de plus en plus le groupe Adeo, dont la chaîne de magasins de bricolage fait partie. « Nous avons mis un petit groupe de travail dessus », explique Michel Fargeon, directeur métier en charge des Produits et Achats et de la Supply Chain de ce groupe fort de 80.000 salariés dans 24 entreprises, présents dans onze pays. Le comité de direction emmené en visite Permettre aux chefs de produit de mettre la main à la pâte facilement

Des maisons en téléchargement open source La révolution industrielle qui se joue actuellement fait des petits chaque jour. Dernier né en date : Wikihouse, site collaboratif de partage d’informations sur la construction d’habitation. Moins humanitaire que Marcin Jakubowski et ses outils pour reconstruire une civilisation, Wikihouse veut donner les clefs de compréhension et de fabrication de maisons au plus grand nombre. De quoi ravir les DIYourselfers, qui à l’aide de Google Sketchup (outil gratuit de modélisation 3D), pourront assouvir leur fringale de bricolage (en 24h). Pourquoi ce genre d’initiatives provient-il des utilisateurs?

Partage, P2P… bienvenue dans l’économie collaborative! Boostés par les outils web et la crise, la consommation collaborative émerge comme une véritable alternative à une société propriétaire. De la voiture partagée au booksurfing, Antonin Léonard dissèque les nouvelles tendances. Un jour, nous regarderons le XXe siècle et nous nous demanderons pourquoi nous possédions autant de choses affirmait récemment Bryan Walsh dans TIME Magazine qui consacrait la Consommation Collaborative comme l’une des dix idées amenées à changer le monde. Alors que plus de 3 millions de personnes dans 235 pays ont déjà « couchsurfé », ce sont plus de 2,2 millions de trajets en vélo libre-service (tels que le Velib’ à Paris) qui sont effectués chaque mois dans le monde. Tandis qu’Airbnb annonçait il y a quelques mois avoir dépassé le million de nuits réservées sur son site, en France, c’est covoiturage.fr qui a récemment franchi la barre du million de membres inscrits. On se rend compte que ce mouvement n’est pas qu’une tendance passagère. Du bien au lien Sterneck ;

Changer le paradigme de l'éducation Déjà Ministre de l'Ecologie entre avril 1992 et mars 1993, Ségolène Royal reprend les rênes de ce ministère, désormais élargi au développement durable et à la Transition énergétique. De son précédent passage au ministère de l'Ecologie, on retiendra 3 mesures : la loi sur le traitement et le recyclage des déchets de 1992, la loi de lutte contre le bruit, ainsi que la loi sur la « reconquête des paysages », obligeant à la prise en compte des paysages dans les permis de construire. Aujourd'hui, de nouveaux dossiers, plutôt épineux, attendent la nouvelle ministre : Gaz de schiste, nucléaire ou Notre-Dame-des-Landes, quelles sont les positions de la nouvelle ministre sur ces sujets ? 1er sujet sensible, le nucléaire. Pendant la primaire socialiste en 2011, Ségolène Royal souhaitait ramener le nucléaire « à une énergie d'appoint». Autre projet sensible, celui de l'aéroport de Notre-Dame-des-Landes. A Bure, le nucléaire touche le fond

Le WiFi libre dans les actes Et si l'accès à l'internet, en mode sans fil, était un "bien commun" librement partagé par tous ? C'est ce que proposent de plus en plus de réseaux comunautaires associatifs, dont Guifinet en Catalogne, et Freifunk à Berlin. Juillet 2011. Sur un terrain de football perdu au milieu des volcans pyrénéens la Guifineta profite du soleil pour se recharger. Une trentaine de hackers, informaticiens et associatifs se sont réunis dans ce camp d’été de Garrotxa, crée en 2008 par Blackhold, une administratrice système de Guifi.net. Guifi.net est né en 2004 en Catalogne, de la réunion de plusieurs projets qui cherchaient des moyens de connecter les habitants des zones blanches, ces régions rurales, montagneuses ou désertiques non desservies par les infrastructures des opérateurs par manque de rentabilité : “Nous avions commencé à bidouiller des installations en WiFi chacun dans notre coin dès le début des années 2000, explique Jose Legido, un des leaders de la communauté. Berlin, août 2011.

Imprimer le réel à portée de main Les imprimantes 3D, c'est-à-dire des machines capables de fabriquer des objets, intéressent désormais de puissants investisseurs, comme l'un des fondateurs d'Amazon. La démocratisation de ces machines ne relève plus de l'utopie. Fin août, MakerBot Industries, un des principaux fabricants d’imprimante 3D grand public, a levé [en] 10 millions de dollars. À ses débuts en 2009, la société avait 75.000 dollars en poche. Dans son tour de table, Jeff Bezos, un des fondateurs d’Amazon. La petite entreprise y croit : l’impression 3D va connaître une destinée similaire au PC, devenir un outil grand public, et MakerBot Industries compte bien s’en donner les moyens : Nous embauchons pour faire grossir notre équipe et démocratiser la fabrication et rendre l’impression 3D plus accessible à tout le monde ! Elles vous permettent de construire des objets physiques à partir d’un modèle virtuel, conçu grâce à un logiciel de conception assistée par ordinateur (CAO). Une technique à parfaire Images Cc Flickr

Imprimantes 3D : une vidéo pour comprendre les enjeux Si cette dernière décennie commencée avec Napster a vu naître la révolution du partage de fichiers et des créations collaboratives (Wikipedia, les œuvres sous Creative Commons, les plateformes comme SourceForge ou Github…), celles qui s’ouvrent pourraient bien en reprendre les principes, et les adapter au monde matériel et industriel. Le mois dernier, nous avions vu comment les imprimantes 3D avaient connu leur première affaire de piratage, avec la reproduction matérielle d’un objet du film Super 8 produit par Paramount. Mais il ne faudrait surtout pas prendre les imprimantes 3D pour une simple usine personnelle de clonage d’objets. Ce film espagnol réalisé par Carles Mora et Mariona Omedes, déniché par Jean-Michel Billaut, explique parfaitement les enjeux de la révolution industrielle en cours. L’an dernier, HP a lancé sa première imprimante 3D dédiée au grand public.

Bricoler, jardiner, coudre... Et si on réapprenait à autoproduire ? Une trousse à couture (photographerpandora/Flickr/CC). La persistance d’un taux élevé de chômage en France tend à enfermer les populations les plus précaires dans un cercle vicieux d’exclusion économique et sociale. Cela en dépit des multiples politiques de retour à l’emploi mises en place par les pouvoirs publics. Depuis quinze ans, le Pades (programme d’autoproduction et développement social) promeut une nouvelle approche, l’« autoproduction accompagnée », dont le mot d’ordre est : « Faire, et en faisant, se faire. » L’idée Relevant de l’économie non-monétaire, « l’autoproduction englobe toutes les activités destinées à produire des biens et des services pour soi et son entourage, sans contrepartie monétaire ». Pourtant, les bénéfices économiques et sociaux de l’autoproduction sont évidents, selon Le Labo de l’ESS (économie sociale et solidaire) : Comment la mettre en pratique ? A Sevran (Seine-Saint-Denis), Joël Humbert anime les jardins familiaux de développement social des Beaudottes :

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