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Débat : Google est‑il l’ami de la production et de la circulation des idées ?

Débat : Google est‑il l’ami de la production et de la circulation des idées ?
Tandis que le PDG de Google France annonce d’importants recrutements, le géant de l’Internet poursuit une tournée auprès de 100 villes de France sous le signe de la formation au numérique. Or, les résultats de travaux de plus en plus nombreux à se pencher sur le pouvoir exercé par les GAFAM (Google, Amazon, Facebook, Apple, Microsoft) sur nos sociétés vont à l’encontre de la perception très positive dont témoignent bon nombre d’utilisateurs à l’égard de Google (universitaires y compris). Accéder à la vie numérique par le petit bout de l’entonnoir Dès 2009, Google a été ouvertement qualifié d’entonnoir. Hervé Le Crosnier explique le choix de cette métaphore en ces termes : « La métaphore de l’entonnoir, comme toutes celles auxquelles on peut penser, ne peut représenter qu’une partie du Google-monde. C’est sur la base d’un constat similaire qu’Olivier Ertzscheid – reprenant l’idée de Dirk Lewandowski – martèle l’appel à constituer un index indépendant pour les contenus du web.

http://theconversation.com/debat-google-est-il-lami-de-la-production-et-de-la-circulation-des-idees-85940

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Défi : une semaine sans écran pour des écoliers Une semaine sans écran. C'est le défi lancé par une école de Moselle à ses élèves. C'est l'heure du déjeuner pour Asma et sa maman. L’identité numérique, la face cachée de notre identité ? « Tout le monde ment : le big data, les nouvelles données, et ce que l’Internet peut nous apprendre sur qui nous sommes vraiment » est un livre de Seth Stephens-Davidowitz analysant nos recherches Google. Cet ancien salarié du géant américain nous interpelle sur notre identité numérique. L’existence et l’analyse de ces données cachées sous-entendent que notre identité numérique ne résulterait pas simplement de ce que nous diffuserions mais révélerait aussi notre présence masquée sur Internet.

Éducation aux médias et à l'information La lecture critique et distanciée, la capacité à publier, produire de l'information, s'informer, relèvent d'une pratique citoyenne des médias qui nécessite le développement de littératies multiples. L'éducation aux médias et à l'information : pourquoi ? Permettre aux élèves d'exercer leur citoyenneté dans une société de l'information et de la communication, former les « cybercitoyens » actifs, éclairés et responsables de demain.Permettre la compréhension et l'usage autonome des médias par les élèves et les enseignants qui sont à la fois lecteurs, producteurs et diffuseurs de contenus. L'éducation aux médias et à l'information : c'est quoi ? L'éducation aux médias et à l'information : comment ?

Il faut repenser l’éthique de la recherche des réseaux sociaux La recherche sur les réseaux sociaux est en plein essor, alimentée par des outils de calcul et de visualisation de plus en plus puissants. Mais elle fait surgir des enjeux éthiques et déontologiques qui échappent largement aux cadres réglementaires existants. Le poids économique des grandes plateformes de données, la participation active des membres des réseaux, le spectre de la surveillance de masse, les effets sur la santé, la place de l’intelligence artificielle : autant d’interrogations en quête de solutions. Un workshop organisé les 5 et 6 décembre 2017 à Paris-Saclay, en collaboration avec trois associations internationales de recherche, ambitionne à faire avancer la réflexion. Réseaux sociaux, de quoi parle-t-on ? L’expression « réseau social » est devenue courante, mais ceux qui l’emploient pour désigner des médias sociaux comme Facebook ou Instagram, ignorent souvent son origine et sa véritable signification.

Sur le Web, «à aucun moment nos émotions ne doivent devenir un levier économique» Dans Le Web affectif (éditions INA), paru ce vendredi, Camille Alloing, maître de conférences et enseignant-chercheur en information numérique à l’université de Poitiers, et Julien Pierre, professeur à Audencia Business School à Nantes, se penchent sur le traitement et l’utilisation des émotions des internautes par les grands acteurs du Web, à travers les différentes variantes du J’aime de Facebook ou l’usage de la reconnaissance faciale. Camille Alloing a répondu aux questions de 20 Minutes. Vous parlez de « capitalisme affectif » pour désigner l’économie autour des émotions en ligne.

Professeur documentaliste et EMI Ressources et présentation proposés lors de la journée de réseau des professeurs documentalistes nord Franche Comté à Canopé Belfort le 28 janvier 2016. Textes de référence : Référentiels et matrice : Usurpation d'identité, bots, personnes décédées... : les dérives de la bataille sur la neutralité du net - Tech Alors que le régulateur des télécoms américains (FCC) s'apprête à revenir sur la neutralité du net, la bataille de l'opinion publique donne lieu à des dérives. Entre les nombreux messages postés par des bots et l'usurpation d'identité de personnes vivantes ou décédées pour poster des messages de soutien à la réforme, la consultation de la FCC perd en légitimité. Aux États-Unis, la bataille en cours autour de la neutralité du net se joue désormais à l’aide de bots spammeurs et de citoyens décédés. Ce principe, qui garantit un traitement égal de tout le trafic sur le web, sans limitation ou interférence de tout ordre selon les services consultés ou l’abonnement des internautes, interdit par exemple de faire payer plus cher les internautes qui souhaiteraient en contrepartie s’offrir un débit plus rapide sur Netflix ou Spotify.

Mobile-déprime et e-anxiété, quand les réseaux sociaux nous rendent malades Si le smartphone fait partie de notre quotidien et rend de nombreux services, de récentes recherches montrent qu’il présente des risques dont ses utilisateurs doivent se méfier. Les personnes qui l’utilisent très fréquemment, adolescents comme adultes, seraient davantage anxieuses et déprimées. Il peut également rendre « addict ». Le smartphone est aujourd’hui omniprésent dans nos vies : 58 % des Français déclarent avoir leur mobile 24 h sur 24 h avec eux ; 41 % le consultent même au milieu de la nuit et 7 % vont jusqu’à répondre à leurs messages dans leur lit. Dans une récente synthèse des recherches menées sur les grands usagers des smartphones et des réseaux sociaux, les chercheurs ont mis en évidence une plus grande probabilité de souffrir de certains problèmes psychologiques : anxiété, dépression et addiction. Les réseaux sociaux sont l’objet d’un étonnant paradoxe.

L’éducation aux médias et à l’information dans les programmes : une avancée On ne peut que se réjouir de voir apparaître une éducation aux médias et à l’information (EMI) dans les nouveaux programmes, alors même que l’infâme terreur de début janvier faisait (re) surgir la nécessité absolue de mieux former nos élèves dans ce domaine. Je me suis efforcé, dans ma contribution aux travaux du Conseil supérieur des programmes sur le cycle 4, de donner consistance à cette éducation, inscrite dans l’article 53 de la loi de Refondation de 2013. Ainsi l’EMI, telle que le groupe de travail que j’ai mené l’a pensée, s’appuie sur le triptyque suivant : « une connaissance critique de l’environnement informationnel et documentaire du XXIe siècle », « une maîtrise progressive de sa démarche d’information, de documentation », « un accès sûr, légal et éthique des possibilités de publication et de diffusion ». Des professeurs-documentalistes par l’intermédiaire de la FADBEN ont réagi à ces propositions. J’aimerais y répondre ici.

Débat : Intelligence artificielle, robots, transhumanisme… du bonheur ou la planète des singes ? Cet article et publié dans le cadre du forum Une époque formidable qui se tient à Lyon le 14 novembre 2017 et dont The Conversation France est partenaire. Pascal Picq intervient lors de cet événement. Le développement fulgurant annoncé de l’intelligence artificielle inquiète de plus en plus les cercles de discussion « connectés ». Est-ce que les robots animés – c’est le terme – par l’intelligence artificielle vont supplanter les humains ? Il y a de fortes chances que la réponse soit oui si l’on continue à ignorer que la tendance actuelle à abrutir et asservir les humains avec les objets connectés amplifie le délitement anthropologique en cours, ce que j’appelle le « syndrome de la planète des singes ». En fait, sommes-nous préparés à comprendre et à vivre avec les intelligences artificielles ?

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